Depuis le 28 février 2026 et le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le monde du tourisme est à la peine.
Même les réseaux de distribution et les tour-opérateurs dont les destinations ne sont pas concernées par le conflit enregistrent des baisses d’activité. Freinés par l’attentisme des clients et le manque de visibilité sur une résolution de la crise, les professionnels rongent leur frein, attendant que les voyageurs se projettent enfin sur l’été à venir.
Au-delà des difficultés économiques de la distribution et de la production, ce sont les compagnies aériennes qui subissent les impacts les plus directs.
Le détroit d’Ormuz constitue en effet une plaque tournante pour la distribution mondiale de carburant, notamment du kérosène utilisé en Europe et en Asie.
Selon le commissaire européen à l’Énergie, près de 40 % du kérosène consommé en Europe dépend de ce passage stratégique. Or, depuis un mois, rares sont les navires à quitter la zone.
D’ailleurs, le dernier tanker chargé de kérosène en provenance du golfe Persique doit arriver en Europe le 9 avril.
Dans ces conditions, le risque de tension sur l’approvisionnement se précise. L’Italie est la première à connaître des difficultés.
Même les réseaux de distribution et les tour-opérateurs dont les destinations ne sont pas concernées par le conflit enregistrent des baisses d’activité. Freinés par l’attentisme des clients et le manque de visibilité sur une résolution de la crise, les professionnels rongent leur frein, attendant que les voyageurs se projettent enfin sur l’été à venir.
Au-delà des difficultés économiques de la distribution et de la production, ce sont les compagnies aériennes qui subissent les impacts les plus directs.
Le détroit d’Ormuz constitue en effet une plaque tournante pour la distribution mondiale de carburant, notamment du kérosène utilisé en Europe et en Asie.
Selon le commissaire européen à l’Énergie, près de 40 % du kérosène consommé en Europe dépend de ce passage stratégique. Or, depuis un mois, rares sont les navires à quitter la zone.
D’ailleurs, le dernier tanker chargé de kérosène en provenance du golfe Persique doit arriver en Europe le 9 avril.
Dans ces conditions, le risque de tension sur l’approvisionnement se précise. L’Italie est la première à connaître des difficultés.
Kérosène : limitation d’emport sur 4 aéroports en Italie
Quatre aéroports italiens ont décidé d’imposer des restrictions aux compagnies aériennes.
En raison de la baisse des stocks de kérosène, à Milan Linate, Bologne, Venise et Trévise, parmi les infrastructures les plus fréquentées du pays, les appareils ne peuvent embarquer que 2 000 litres, soit environ une heure d’autonomie pour un Boeing 737 ou un Airbus A320, comme le rapporte Euronews.
Ce sont les premiers aéroports européens à mettre en place ce type de restriction en raison d’un problème d’approvisionnement.
La semaine dernière, le commissaire européen à l’Énergie avait d’ailleurs alerté les 27 États membres, exhortant les gouvernements à adopter des politiques de limitation des déplacements, en privilégiant le télétravail et en réduisant l’usage de l’avion.
« Plus on peut économiser le pétrole, en particulier le diesel et le kérosène, mieux on se porte », avait-il expliqué. Selon Dan Jørgensen, l’Europe doit se préparer à une crise énergétique de longue durée.
Concernant les quatre aéroports italiens, la priorité est donnée aux vols sanitaires et à ceux d’une durée supérieure à trois heures. Les vols plus courts se voient donc imposer la limite d’emport mentionnée.
Le groupe SAVE, gestionnaire des aéroports de Venise et de Trévise, a tenté de dédramatiser la situation, expliquant que « le problème concerne un fournisseur unique et, dans les aéroports du groupe, d’autres fournisseurs approvisionnent la majorité des compagnies aériennes ».
En raison de la baisse des stocks de kérosène, à Milan Linate, Bologne, Venise et Trévise, parmi les infrastructures les plus fréquentées du pays, les appareils ne peuvent embarquer que 2 000 litres, soit environ une heure d’autonomie pour un Boeing 737 ou un Airbus A320, comme le rapporte Euronews.
Ce sont les premiers aéroports européens à mettre en place ce type de restriction en raison d’un problème d’approvisionnement.
La semaine dernière, le commissaire européen à l’Énergie avait d’ailleurs alerté les 27 États membres, exhortant les gouvernements à adopter des politiques de limitation des déplacements, en privilégiant le télétravail et en réduisant l’usage de l’avion.
« Plus on peut économiser le pétrole, en particulier le diesel et le kérosène, mieux on se porte », avait-il expliqué. Selon Dan Jørgensen, l’Europe doit se préparer à une crise énergétique de longue durée.
Concernant les quatre aéroports italiens, la priorité est donnée aux vols sanitaires et à ceux d’une durée supérieure à trois heures. Les vols plus courts se voient donc imposer la limite d’emport mentionnée.
Le groupe SAVE, gestionnaire des aéroports de Venise et de Trévise, a tenté de dédramatiser la situation, expliquant que « le problème concerne un fournisseur unique et, dans les aéroports du groupe, d’autres fournisseurs approvisionnent la majorité des compagnies aériennes ».
Lufthansa envisage une baisse des capacités
De son côté, Lufthansa anticipe l’immobilisation d’une partie de sa flotte pour faire face à la hausse des coûts.
Un plan de crise prévoit l’immobilisation de 40 appareils. Dans un premier temps, 20 avions seraient cloués au sol, avant un éventuel doublement en cas d’aggravation de la situation.
Cela conduirait la compagnie à réduire ses capacités d’environ 2,5 %.
Ces immobilisations concerneraient principalement des appareils anciens, proches de la retraite, car plus gourmands en carburant.
Dans l’hémisphère sud, où les distances sont importantes, Air New Zealand est déjà passée à l’action.
Après une première réduction de capacité d’environ 5 % jusqu’au début mai, la compagnie a annoncé ce mardi 7 avril une nouvelle baisse de 4 % de son programme de vols, en raison du prix du kérosène et de la fermeture des hubs du Moyen-Orient, qui servaient de points de correspondance vers l’Asie et l’Europe.
Un plan de crise prévoit l’immobilisation de 40 appareils. Dans un premier temps, 20 avions seraient cloués au sol, avant un éventuel doublement en cas d’aggravation de la situation.
Cela conduirait la compagnie à réduire ses capacités d’environ 2,5 %.
Ces immobilisations concerneraient principalement des appareils anciens, proches de la retraite, car plus gourmands en carburant.
Dans l’hémisphère sud, où les distances sont importantes, Air New Zealand est déjà passée à l’action.
Après une première réduction de capacité d’environ 5 % jusqu’au début mai, la compagnie a annoncé ce mardi 7 avril une nouvelle baisse de 4 % de son programme de vols, en raison du prix du kérosène et de la fermeture des hubs du Moyen-Orient, qui servaient de points de correspondance vers l’Asie et l’Europe.
Le patron de Ryanair alerte : "10 à 20 % de l’approvisionnement menacés"
Ryanair n’envisage pas encore de réduction immédiate de son activité.
Michael O’Leary estime toutefois que l’approvisionnement en carburant en Europe devrait rester stable jusqu’à fin mai. Mais si le conflit devait se prolonger au-delà de la mi-avril, son impact se ferait ressentir dès le mois suivant.
Il estime que "10 à 20 % de l’approvisionnement en carburant pourraient être menacés en juin, juillet ou août".
Dans ce scénario, les compagnies n’auraient d’autre choix que de supprimer certains vols ou de réduire leurs capacités en pleine haute saison estivale, rapportent nos confrères de Reuters.
Les coupes seraient opérées en fonction des niveaux de stocks et des restrictions en vigueur dans les différents aéroports.
Michael O’Leary estime toutefois que l’approvisionnement en carburant en Europe devrait rester stable jusqu’à fin mai. Mais si le conflit devait se prolonger au-delà de la mi-avril, son impact se ferait ressentir dès le mois suivant.
Il estime que "10 à 20 % de l’approvisionnement en carburant pourraient être menacés en juin, juillet ou août".
Dans ce scénario, les compagnies n’auraient d’autre choix que de supprimer certains vols ou de réduire leurs capacités en pleine haute saison estivale, rapportent nos confrères de Reuters.
Les coupes seraient opérées en fonction des niveaux de stocks et des restrictions en vigueur dans les différents aéroports.
France : les compagnies aériennes alertent le gouvernement
En France, pour l’heure, les dirigeants des compagnies ne se montrent pas alarmistes, mais souhaitent disposer d’un état des lieux précis.
Nous révélions la semaine passée que plusieurs dirigeants avaient demandé au gouvernement de faire un point détaillé afin d’évaluer l’ampleur du risque.
"Il n’y a, pour l’heure, pas vraiment de discussion formalisée au sein des compagnies. Mais nous avons soulevé le risque sur l’approvisionnement, car les niveaux de stocks sont très faibles.
Le gouvernement a plutôt tendance à minimiser cette réalité. Il adopte une vision très optimiste, ce qui peut se comprendre.
Nous manquons de visibilité," nous expliquait un dirigeant préférant conserver l’anonymat.
Une étude a été menée par la DGAC auprès des huit plus grandes plateformes aéroportuaires françaises.
Le ministère des Transports a tenu à rassurer, assurant qu’il n’y a, à ce stade, pas de risque de pénurie pesant sur les approvisionnements.
Nous révélions la semaine passée que plusieurs dirigeants avaient demandé au gouvernement de faire un point détaillé afin d’évaluer l’ampleur du risque.
"Il n’y a, pour l’heure, pas vraiment de discussion formalisée au sein des compagnies. Mais nous avons soulevé le risque sur l’approvisionnement, car les niveaux de stocks sont très faibles.
Le gouvernement a plutôt tendance à minimiser cette réalité. Il adopte une vision très optimiste, ce qui peut se comprendre.
Nous manquons de visibilité," nous expliquait un dirigeant préférant conserver l’anonymat.
Une étude a été menée par la DGAC auprès des huit plus grandes plateformes aéroportuaires françaises.
Le ministère des Transports a tenu à rassurer, assurant qu’il n’y a, à ce stade, pas de risque de pénurie pesant sur les approvisionnements.
En Asie, les compagnies sabrent dans les programmes
Autres articles
-
Guerre au Moyen-Orient : après le Covid, une nouvelle tempête pour le voyage ? [ABO]
-
Hausse carburant : ÔVoyages / Thalasso n°1 prend des mesures pour limiter l'impact
-
FRAM absorbe les hausses carburant sur les dossiers déjà vendus
-
L'impact de la guerre au Moyen-Orient sur l'aérien en Europe [ABO]
-
Qatar Airways renforce progressivement son programme de vols jusqu’à mi-mai 2026
En Asie, la dépendance au kérosène en provenance du Golfe n’est pas sans conséquence sur l’exploitation des compagnies.
Près de 80 % du carburant asiatique provient de cette région.
Dès le mois de mars, plusieurs pays ont mis en place des mesures pour limiter la consommation de pétrole. Vietnam Airlines a ainsi annoncé la suppression de 23 vols par jour afin d’économiser du kérosène.
En Birmanie, des transporteurs suspendent des dessertes domestiques, tandis qu’Air India effectue des arrêts techniques à Kolkata sur la liaison Yangon–Delhi en raison des tensions sur l’approvisionnement.
Au Pakistan, les pilotes sont invités à embarquer le maximum de carburant possible à l’étranger avant de se poser dans le pays.
Près de 80 % du carburant asiatique provient de cette région.
Dès le mois de mars, plusieurs pays ont mis en place des mesures pour limiter la consommation de pétrole. Vietnam Airlines a ainsi annoncé la suppression de 23 vols par jour afin d’économiser du kérosène.
En Birmanie, des transporteurs suspendent des dessertes domestiques, tandis qu’Air India effectue des arrêts techniques à Kolkata sur la liaison Yangon–Delhi en raison des tensions sur l’approvisionnement.
Au Pakistan, les pilotes sont invités à embarquer le maximum de carburant possible à l’étranger avant de se poser dans le pays.
Guertre au Moyen-Orient : le taux de reprise des vols des compagnies du Golfe
Effondrement du trafic aérien dans le Golfe
Vols quotidiens · 26 Fév – 6 Avr 2026 · Source Flightradar24
26 Fév
● NORMAL
Total vols
2 114
100%
Données : Flightradar24




















