Présent au congrès annuel des EDV 2026 à Disneyland Paris, Mumtaz Teker, le président de l'APST (à droite sur la photo) a indiqué que le fonds de garantie était "en très bonne santé financière, avec un niveau de fonds inédit de 40 M€, et environ 70 M€ de trésorerie" - Photo : CE
Avec plus de soixante années au compteur, l'APST joue désormais la carte de la sécurité financière.
En effet, près de sept ans après la chute de Thomas Cook - et ses 42 M€ de sinistre - l'association a réussi à renflouer ses fonds propres.
Fin 2025, ils atteignaient 39,7 M€, contre 31,3 M€ un an plus tôt, selon le tout dernier rapport moral et financier 2025, qui sera présenté aux adhérents le 24 juin prochain, lors de la 61e Assemblée Générale Ordinaire, au sein des Salons Hoche à Paris.
En 2026, nul doute que la barre symbolique des 40 millions sera atteinte, comme l'a confirmé le président de l'APST, Mumtaz Teker, lors d'une intervention au congrès annuel des Entreprises du Voyage (EDV), évoquant "un niveau de fonds inédit de 40 millions d’euros, et environ 70 millions d’euros de trésorerie".
"Les résultats obtenus dépassent les prévisions budgétaires", s'enthousiasme-t-il à ce sujet, en introduction du rapport moral, attribuant notamment cette performance à "la croissance des volumes d’activité" réalisés par les adhérents et à "une gestion rigoureuse de nos charges".
Il précise également que l'association "a conforté sa position de leader sur le marché de la garantie financière des opérateurs de voyages et de séjours, avec environ 52% de parts de marché en nombre d’opérateurs garantis, représentant près de 70% du volume d’affaires du secteur."
Au 31 décembre 2025, le fonds de garantie comptabilise donc 3 413 adhérents, contre 3 454 en 2024 (-1,2%), tandis que le nombre d’établissements garantis progresse fortement, atteignant 6 590 contre 5 648 en 2024 (+14,2 %).
Une tendance qui reflète à la fois une consolidation du secteur, couplée à une implantation plus large de ses acteurs.
En effet, près de sept ans après la chute de Thomas Cook - et ses 42 M€ de sinistre - l'association a réussi à renflouer ses fonds propres.
Fin 2025, ils atteignaient 39,7 M€, contre 31,3 M€ un an plus tôt, selon le tout dernier rapport moral et financier 2025, qui sera présenté aux adhérents le 24 juin prochain, lors de la 61e Assemblée Générale Ordinaire, au sein des Salons Hoche à Paris.
En 2026, nul doute que la barre symbolique des 40 millions sera atteinte, comme l'a confirmé le président de l'APST, Mumtaz Teker, lors d'une intervention au congrès annuel des Entreprises du Voyage (EDV), évoquant "un niveau de fonds inédit de 40 millions d’euros, et environ 70 millions d’euros de trésorerie".
"Les résultats obtenus dépassent les prévisions budgétaires", s'enthousiasme-t-il à ce sujet, en introduction du rapport moral, attribuant notamment cette performance à "la croissance des volumes d’activité" réalisés par les adhérents et à "une gestion rigoureuse de nos charges".
Il précise également que l'association "a conforté sa position de leader sur le marché de la garantie financière des opérateurs de voyages et de séjours, avec environ 52% de parts de marché en nombre d’opérateurs garantis, représentant près de 70% du volume d’affaires du secteur."
Au 31 décembre 2025, le fonds de garantie comptabilise donc 3 413 adhérents, contre 3 454 en 2024 (-1,2%), tandis que le nombre d’établissements garantis progresse fortement, atteignant 6 590 contre 5 648 en 2024 (+14,2 %).
Une tendance qui reflète à la fois une consolidation du secteur, couplée à une implantation plus large de ses acteurs.
306 nouvelles adhésions en 2025
Quant aux démissions et radiations, elles étaient également en hausse en 2025, respectivement 162 et 83, "reflétant une dynamique d’ajustement du portefeuille dans un cadre de gestion plus exigeant", commente l'association.
Les équipes du garant ont aussi eu du pain sur la planche avec les renouvellements de garantie - 576 décisions contre 161 en 2024 et 18 en 2023. Une hausse due à l’arrivée à échéance d’un volume important d’adhésions accordées les années précédentes.
A noter que 19 entreprises ont quitté l’APST pour aller chez un autre garant l'an passé ; un chiffre qui s'équilibre avec les 17 entreprises déjà immatriculées qui ont demandé leur adhésion au garant.
Ainsi, entre la hausse de ses fonds propres et une gestion plus stricte du risque porté par ses adhérents, l'association sort grandie de la dernière décennie et des épreuves qu'elle a dû affronter.
Avec près de 2 milliards d'engagements bruts théoriques au 31 décembre 2025 (1 988 840 300 € exactement), elle dispose d'un total de contre-garanties (de toutes natures) de 1 184 417 183 €, dont 93 095 324 € de contre-garanties bancaires.
"Dans ce montant sont comprises les lettres de confort données par des sociétés garantissant un montant d’engagements théoriques de 402 484 863 €", ajoute le rapport.
27 sinistres en 2025, dont celui de Jacqueson Tourisme
Cette gestion plus rigoureuse n'empêche pas le fonds d'être exposé à la défaillance de certains de ses adhérents. Et ce, malgré la baisse générale de 12,8% du nombre de défaillances sur le secteur par rapport à 2024.
Ainsi, sur les 123 survenues en 2025, 27 cas concernent l'APST.
La plus importante, selon le rapport, est celle de Jacqueson Tourisme, pour laquelle le fonds a pris en charge en service près de 500 dossiers pour un peu plus de 2 000 clients.
Au global, le système de prise en charge en service appliqué par l'APST lui "a permis la réalisation d’une économie de plus de 1 million d’euros par rapport à des remboursements qui auraient dû être effectués", se félicite à ce sujet l'association.
Quant à la prise en charge en deniers des dossiers de clients, le fonds a procédé à 625 remboursements durant l’exercice 2025, dont 539 concernaient Jacqueson Tourisme (516 752,41 €) et 10 Yam's (84 647,62 €), pour un montant total de 761 643,83 €.
Néanmoins, "les défaillances des entreprises adhérentes à l’APST sont en baisse de 30,7% en 2025 par rapport à 2024", nuance dans le rapport financier Michèle Laget Herbaut, la trésorière de l’APST. Au global, elles représentent 22% des défaillances du secteur.
Résultat pour l'APST : si le montant des cotisations encaissées en 2025 est supérieur aux prévisions de 11,3%, il reste inférieur de 2,9% à celles perçues en 2024.
"Les barèmes de cotisations n’ayant pas été modifiés, cette légère baisse s’explique à 90% par un volume d’affaires réalisé par nos adhérents moins important qu’en 2024, et par une augmentation des bonus accordés avec en 2025 un nouveau bonus octroyé aux adhérents ayant de petits volumes d’affaires", analyse la trésorière.
Ainsi, le fonds de garantie a généré un résultat net positif de 8,3 M€ (et de 15 M€ hors coûts des sinistres et charges exceptionnelles s’élevant à 6,7 M€). Il s'agit du "troisième meilleur résultat réalisé depuis 2019", souligne Michèle Laget Herbaut.
Ainsi, sur les 123 survenues en 2025, 27 cas concernent l'APST.
La plus importante, selon le rapport, est celle de Jacqueson Tourisme, pour laquelle le fonds a pris en charge en service près de 500 dossiers pour un peu plus de 2 000 clients.
Au global, le système de prise en charge en service appliqué par l'APST lui "a permis la réalisation d’une économie de plus de 1 million d’euros par rapport à des remboursements qui auraient dû être effectués", se félicite à ce sujet l'association.
Quant à la prise en charge en deniers des dossiers de clients, le fonds a procédé à 625 remboursements durant l’exercice 2025, dont 539 concernaient Jacqueson Tourisme (516 752,41 €) et 10 Yam's (84 647,62 €), pour un montant total de 761 643,83 €.
Néanmoins, "les défaillances des entreprises adhérentes à l’APST sont en baisse de 30,7% en 2025 par rapport à 2024", nuance dans le rapport financier Michèle Laget Herbaut, la trésorière de l’APST. Au global, elles représentent 22% des défaillances du secteur.
Résultat pour l'APST : si le montant des cotisations encaissées en 2025 est supérieur aux prévisions de 11,3%, il reste inférieur de 2,9% à celles perçues en 2024.
"Les barèmes de cotisations n’ayant pas été modifiés, cette légère baisse s’explique à 90% par un volume d’affaires réalisé par nos adhérents moins important qu’en 2024, et par une augmentation des bonus accordés avec en 2025 un nouveau bonus octroyé aux adhérents ayant de petits volumes d’affaires", analyse la trésorière.
Ainsi, le fonds de garantie a généré un résultat net positif de 8,3 M€ (et de 15 M€ hors coûts des sinistres et charges exceptionnelles s’élevant à 6,7 M€). Il s'agit du "troisième meilleur résultat réalisé depuis 2019", souligne Michèle Laget Herbaut.
Des projets dans les cartons
Parmi les autres mesures ou projets importants mis en place par l'APST en 2025 figurent "la modernisation de notre fonctionnement, notamment à travers la dématérialisation des échanges via l’espace adhérents (déclarations de volume d’affaires, adhésions en ligne)", souligne Mumtaz Teker.
Ces avancées informatiques concernent aussi la digitalisation des demandes d’adhésion - les prospects pouvant dorénavant compléter en ligne leur dossier et suivre son état d’avancement ; mais aussi la signature des actes de cautionnement via Docusign ; ou encore le démarrage d'une réflexion autour de l'intelligence artificielle.
Dans la même veine, des projets seront déployés cette année, telle la dématérialisation des factures d’ici le deuxième trimestre.
Par ailleurs, afin de faciliter le règlement des prestataires de services touristiques dans le cadre de la libération en services de la garantie APST, une interface doit être créée, afin d’automatiser les flux bancaires.
Enfin, un "projet IA axé sur l’évaluation et la gestion préventive du risque des adhérents", permettant "d’avoir des outils concrets à disposition en 2026" est dans les tuyaux.
Ces avancées informatiques concernent aussi la digitalisation des demandes d’adhésion - les prospects pouvant dorénavant compléter en ligne leur dossier et suivre son état d’avancement ; mais aussi la signature des actes de cautionnement via Docusign ; ou encore le démarrage d'une réflexion autour de l'intelligence artificielle.
Dans la même veine, des projets seront déployés cette année, telle la dématérialisation des factures d’ici le deuxième trimestre.
Par ailleurs, afin de faciliter le règlement des prestataires de services touristiques dans le cadre de la libération en services de la garantie APST, une interface doit être créée, afin d’automatiser les flux bancaires.
Enfin, un "projet IA axé sur l’évaluation et la gestion préventive du risque des adhérents", permettant "d’avoir des outils concrets à disposition en 2026" est dans les tuyaux.
"La prudence reste de mise pour 2026"
Grâce à ces mesures et ces outils d'accompagnement, l’APST ambitionne de renforcer encore la proximité avec ses adhérents, ainsi que ses fonds propres.
Car, "si 2025 a été une année encore très positive, la prudence reste de mise pour 2026. Les perspectives du tourisme international s’orientent à la baisse, sous l’effet d’une conjoncture internationale incertaine qui impacte fortement notre secteur", rappelle Mumtaz Teker.
"Nous avons prévu en 2026 de poursuivre cet effort d’amélioration de notre situation financière, mais de façon plus mesurée qu’en 2025 compte tenu du contexte géopolitique et des conséquences économiques en découlant", ajoute Michèle Laget Herbaut.
Elle poursuit : "le budget 2026 de l’APST a été établi sur des hypothèses prudentes avec un montant de cotisations estimé à 18,2 M€ contre 19,3 M€ d’encaissements en 2025.
Sachant que 71% des adhérents en nombre, représentant 84% du total des volumes d’affaires déclarés, clôturent leurs comptes le 31 décembre de chaque année, les cotisations 2026 ne devraient être impactées que partiellement par la conjoncture actuelle.
L’impact devrait donc plutôt se ressentir dans les cotisations qui seront encaissées en 2027".
Car, "si 2025 a été une année encore très positive, la prudence reste de mise pour 2026. Les perspectives du tourisme international s’orientent à la baisse, sous l’effet d’une conjoncture internationale incertaine qui impacte fortement notre secteur", rappelle Mumtaz Teker.
"Nous avons prévu en 2026 de poursuivre cet effort d’amélioration de notre situation financière, mais de façon plus mesurée qu’en 2025 compte tenu du contexte géopolitique et des conséquences économiques en découlant", ajoute Michèle Laget Herbaut.
Elle poursuit : "le budget 2026 de l’APST a été établi sur des hypothèses prudentes avec un montant de cotisations estimé à 18,2 M€ contre 19,3 M€ d’encaissements en 2025.
Sachant que 71% des adhérents en nombre, représentant 84% du total des volumes d’affaires déclarés, clôturent leurs comptes le 31 décembre de chaque année, les cotisations 2026 ne devraient être impactées que partiellement par la conjoncture actuelle.
L’impact devrait donc plutôt se ressentir dans les cotisations qui seront encaissées en 2027".
Un résultat courant de 14,5 M€ attendu pour 2026
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Dans ces conditions, le Conseil d’administration de l’APST a décidé, à risque équivalent, de conserver pour la quatrième année consécutive les mêmes barèmes de cotisations.
Il a également maintenu pour 2026 le bonus pour les adhérents donnant une contre-garantie couvrant à 100% le risque théorique (à minima), ainsi que le bonus "écologique" pour les adhérents certifiés ou ayant lancé une démarche RSE et/ ou de transition écologique.
A noter également que la mesure d’allègement des contre-garanties pour les petits dossiers a été étendue en 2026 aux dossiers plus importants remplissant des critères d’éligibilité.
Enfin, les adhérents de la catégorie A réalisant un très petit volume d’affaires global (inférieur à 75 K€ sur l’année) continueront à bénéficier de la mesure relative au rabais qui sera calculé en fin d’exercice 2026 et qui sera imputé sur la cotisation 2027.
"L’objectif étant de mener en 2026 une politique de cotisation alliant prise en compte du risque et consolidation de notre situation financière, commente la trésorière. Le budget 2026 a donc été élaboré afin de générer un résultat courant de 14,5 M€ (hors sinistres et charges exceptionnelles) en diminuant les dépenses d’exploitation (-13%) et en continuant à optimiser la gestion de notre trésorerie".
De nouveaux éléments pourraient être annoncés d'ici un mois, lors de l'AG du 24 juin, qui verra également l'élection de trois nouveaux administrateurs, parmi les huit candidats en lice.
Il a également maintenu pour 2026 le bonus pour les adhérents donnant une contre-garantie couvrant à 100% le risque théorique (à minima), ainsi que le bonus "écologique" pour les adhérents certifiés ou ayant lancé une démarche RSE et/ ou de transition écologique.
A noter également que la mesure d’allègement des contre-garanties pour les petits dossiers a été étendue en 2026 aux dossiers plus importants remplissant des critères d’éligibilité.
Enfin, les adhérents de la catégorie A réalisant un très petit volume d’affaires global (inférieur à 75 K€ sur l’année) continueront à bénéficier de la mesure relative au rabais qui sera calculé en fin d’exercice 2026 et qui sera imputé sur la cotisation 2027.
"L’objectif étant de mener en 2026 une politique de cotisation alliant prise en compte du risque et consolidation de notre situation financière, commente la trésorière. Le budget 2026 a donc été élaboré afin de générer un résultat courant de 14,5 M€ (hors sinistres et charges exceptionnelles) en diminuant les dépenses d’exploitation (-13%) et en continuant à optimiser la gestion de notre trésorerie".
De nouveaux éléments pourraient être annoncés d'ici un mois, lors de l'AG du 24 juin, qui verra également l'élection de trois nouveaux administrateurs, parmi les huit candidats en lice.






Publié par Anaïs Borios 















