Il lui aura fallu deux années pour dompter son nouvel univers et s’y sentir pleinement épanoui.
Début 2024, François Lévêque rachète Centrale Voyages. Son quotidien, qu’il imaginait fait de rêveries sur des plages lointaines et découvertes de cultures étrangères, se heurte à la réalité du métier de spécialiste de la billetterie d’affaires.
Il nous confiait alors se familiariser avec des termes inconnus, des marges infinitésimales et un métier de "besogneux, très technique".
Deux ans plus tard, celui qui a l’entrepreneuriat dans le sang souffle enfin.
"Ce métier me fatigue, mais je me sens heureux et épanoui. J’ai enfin mis en place ce que je voulais, insufflé une direction et, même si j’ai encore des choses à apprendre, je m’y sens bien.
Et la semaine dernière, j’ai eu l’immense honneur de prendre un petit-déjeuner avec Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, et de visiter le Quai d’Orsay. Une expérience incroyable", nous déroule, avec une joie non feinte, celui qui peut, avec Raphaël Torro, sans nul doute se glorifier d’être le plus grand patron du tourisme... au moins par la taille.
L’industrie et ses rencontres ouvrent des portes insoupçonnées. Elle permet aussi de voyager et, finalement, de garder cette âme d’explorateur et de grand enfant qui sommeille au fond de nous.
Surtout, le secteur reste un formidable terrain de jeu pour les entrepreneurs, à commencer par François Lévêque.
Début 2024, François Lévêque rachète Centrale Voyages. Son quotidien, qu’il imaginait fait de rêveries sur des plages lointaines et découvertes de cultures étrangères, se heurte à la réalité du métier de spécialiste de la billetterie d’affaires.
Il nous confiait alors se familiariser avec des termes inconnus, des marges infinitésimales et un métier de "besogneux, très technique".
Deux ans plus tard, celui qui a l’entrepreneuriat dans le sang souffle enfin.
"Ce métier me fatigue, mais je me sens heureux et épanoui. J’ai enfin mis en place ce que je voulais, insufflé une direction et, même si j’ai encore des choses à apprendre, je m’y sens bien.
Et la semaine dernière, j’ai eu l’immense honneur de prendre un petit-déjeuner avec Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, et de visiter le Quai d’Orsay. Une expérience incroyable", nous déroule, avec une joie non feinte, celui qui peut, avec Raphaël Torro, sans nul doute se glorifier d’être le plus grand patron du tourisme... au moins par la taille.
L’industrie et ses rencontres ouvrent des portes insoupçonnées. Elle permet aussi de voyager et, finalement, de garder cette âme d’explorateur et de grand enfant qui sommeille au fond de nous.
Surtout, le secteur reste un formidable terrain de jeu pour les entrepreneurs, à commencer par François Lévêque.
Rachat de Centrale Voyages : "la mariée est toujours un peu plus belle que la réalité"
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Comme nous vous l’indiquions, le groupe réalisait en 2024 un volume d’affaires de 33 millions d’euros, pour 33 salariés, et visait à terme les 50 millions.
Ce cap n’a pas changé, mais il a fallu passer par une phase qui en aurait découragé plus d’un.
"Quand on reprend une boîte, la mariée est toujours un peu plus belle que la réalité.
Et on connaît toujours un trou d’air derrière. Quand la boîte fait 100, elle baisse à 90 ou 80, le temps de restructurer, et que les clients et les salariés très liés à l’ancien propriétaire partent.
L’erreur à ne pas commettre, c’est d’attendre que cette tempête passe et que tout revienne à la normale. Nous nous sommes retroussé les manches", recontextualise le dirigeant.
Il recrute alors une directrice commerciale, en la personne de Christelle François, puis Didier Caliari devient le nouveau business developer de l’entreprise. De son côté, Valérie Jacomino, collaboratrice historique, prend la direction générale du groupe.
A lire : Centrale Voyages étoffe ses équipes pour "décoller"
Une fois le trou d’air passé et la structuration des équipes actée, Centrale Voyages se porte bien et a même pu rattraper son retard, de l’ordre de 15 %, après le rachat.
"Nous sommes dans une phase où nous signons énormément de contrats dans le business travel.
C’est une bonne dynamique, même si je dois noter que les marges sont nettement inférieures à ce qu’on m’avait annoncé lorsque j’ai signé le rachat.
Je n’ai pas été trompé, c’est juste que le marché est plutôt sur une pente glissante, à cause notamment des acteurs digitaux. À cela s’ajoute une tension économique très claire en France", nous dresse comme tableau l’heureux propriétaire.
Ce cap n’a pas changé, mais il a fallu passer par une phase qui en aurait découragé plus d’un.
"Quand on reprend une boîte, la mariée est toujours un peu plus belle que la réalité.
Et on connaît toujours un trou d’air derrière. Quand la boîte fait 100, elle baisse à 90 ou 80, le temps de restructurer, et que les clients et les salariés très liés à l’ancien propriétaire partent.
L’erreur à ne pas commettre, c’est d’attendre que cette tempête passe et que tout revienne à la normale. Nous nous sommes retroussé les manches", recontextualise le dirigeant.
Il recrute alors une directrice commerciale, en la personne de Christelle François, puis Didier Caliari devient le nouveau business developer de l’entreprise. De son côté, Valérie Jacomino, collaboratrice historique, prend la direction générale du groupe.
A lire : Centrale Voyages étoffe ses équipes pour "décoller"
Une fois le trou d’air passé et la structuration des équipes actée, Centrale Voyages se porte bien et a même pu rattraper son retard, de l’ordre de 15 %, après le rachat.
"Nous sommes dans une phase où nous signons énormément de contrats dans le business travel.
C’est une bonne dynamique, même si je dois noter que les marges sont nettement inférieures à ce qu’on m’avait annoncé lorsque j’ai signé le rachat.
Je n’ai pas été trompé, c’est juste que le marché est plutôt sur une pente glissante, à cause notamment des acteurs digitaux. À cela s’ajoute une tension économique très claire en France", nous dresse comme tableau l’heureux propriétaire.
Centrale Voyages : "Mon principal challenge est de développer le loisir"
Que ce soit dans le business travel ou dans la société civile, en l’espace de deux ans, le monde a changé vite, voire très vite.
L’IA n’était alors qu’un buzzword, Donald Trump n’était même pas sûr de pouvoir se présenter à l’élection présidentielle américaine et Jordan Bardella n’était encore qu’un TikTokeur.
"À l’époque, la profession et les entreprises n’avaient qu’un mot à la bouche : RSE.
Aujourd’hui, plus personne n’en parle. Les seuls mots que les patrons et les donneurs d’ordre ont à la bouche sont prix et commission. Ce sont nos seuls sujets avec nos clients.
Sur cette partie du business travel, nous sommes en ordre de marche. Maintenant, mon principal challenge est de développer le loisir", recentre-t-il.
Cette dernière activité n’est pas totalement anecdotique, mais elle ne représente pas plus de 15 % de son volume et doit gagner en consistance très rapidement.
L’enjeu de diversification de l’activité est vital, notamment quand les crises s’enchaînent. Sauf que cela n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît. En reprenant Centrale Voyages, François Lévêque s’est rapidement rendu compte que les deux activités, le loisir et le business travel, étaient totalement hermétiques.
Il découvre que les personnes qui adorent la billetterie d’affaires, ou celles qui aiment le loisir, ne font jamais les deux. Elles restent spécialistes d’un segment. Alors, pour croître, il développe et structure son activité en interne.
"En termes de marge et de trésorerie, le loisir est nettement plus avantageux. Puis, ensuite, nous irons sur le MICE, pour avoir une sorte de tabouret à trois pieds sur lequel avancer.
Nous travaillons sur la création d’un site internet. i[Pour la partie tourisme classique, nous n’avions aucune plateforme en ligne.
Nous allons réparer cette anomalie dans le courant de l’été. Et depuis le début du mois de mai, nous sommes présents sur les réseaux sociaux, où nous sommes accompagnés par Virginie Faivet, nous confie-t-il.
L’enjeu est donc de générer des leads pour les agents de voyages. Surtout, François Lévêque se rend compte que, pour aller vite, il est indispensable de passer par de la croissance externe.
L’IA n’était alors qu’un buzzword, Donald Trump n’était même pas sûr de pouvoir se présenter à l’élection présidentielle américaine et Jordan Bardella n’était encore qu’un TikTokeur.
"À l’époque, la profession et les entreprises n’avaient qu’un mot à la bouche : RSE.
Aujourd’hui, plus personne n’en parle. Les seuls mots que les patrons et les donneurs d’ordre ont à la bouche sont prix et commission. Ce sont nos seuls sujets avec nos clients.
Sur cette partie du business travel, nous sommes en ordre de marche. Maintenant, mon principal challenge est de développer le loisir", recentre-t-il.
Cette dernière activité n’est pas totalement anecdotique, mais elle ne représente pas plus de 15 % de son volume et doit gagner en consistance très rapidement.
L’enjeu de diversification de l’activité est vital, notamment quand les crises s’enchaînent. Sauf que cela n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît. En reprenant Centrale Voyages, François Lévêque s’est rapidement rendu compte que les deux activités, le loisir et le business travel, étaient totalement hermétiques.
Il découvre que les personnes qui adorent la billetterie d’affaires, ou celles qui aiment le loisir, ne font jamais les deux. Elles restent spécialistes d’un segment. Alors, pour croître, il développe et structure son activité en interne.
"En termes de marge et de trésorerie, le loisir est nettement plus avantageux. Puis, ensuite, nous irons sur le MICE, pour avoir une sorte de tabouret à trois pieds sur lequel avancer.
Nous travaillons sur la création d’un site internet. i[Pour la partie tourisme classique, nous n’avions aucune plateforme en ligne.
Nous allons réparer cette anomalie dans le courant de l’été. Et depuis le début du mois de mai, nous sommes présents sur les réseaux sociaux, où nous sommes accompagnés par Virginie Faivet, nous confie-t-il.
L’enjeu est donc de générer des leads pour les agents de voyages. Surtout, François Lévêque se rend compte que, pour aller vite, il est indispensable de passer par de la croissance externe.
Centrale Voyages reprend l’agence Agis de Montigny-le-Bretonneux...
Centrale Voyages reprend l’agence Agis de Montigny-le-Bretonneux... - Crédit photo : Centrale Voyages
En tant que nouveau venu, les propositions de vente affluent.
Certaines lui filent sous le nez et, pour en avoir parlé avec d’autres dirigeants du secteur, il est surtout relativement compliqué de flairer la bonne affaire.
"Lors d’un congrès régional des EDV, sous forme de boutade, François Calvino lance devant tout le monde qu’il cède gratuitement un point de vente à qui le veut, car cela lui coûte moins cher de l’offrir que de fermer l’agence.
Dans ses locaux, sous ses plateaux affaires, à Montigny-le-Bretonneux, il avait créé une agence. Ce n’est pas son dada et il ne s’est jamais vraiment attardé sur le sujet pour développer l’affaire.
Nous participions à une table ronde, nous avons échangé, nous sommes tous les deux chez Manor, le deal a été conclu rapidement", nous raconte sans détour le nouveau propriétaire.
L'agence Agis de Montigny-le-Bretonneuxde réalise un volume d’affaires de 1,2 million d’euros par an. Centrale Voyages a repris le fonds de commerce et une salariée, mais la structure est amenée à s’étoffer. D’ailleurs, une première embauche est prévue d’ici quinze jours.
Des opérations de marketing vont être mises en place et la devanture sera refaite pour redynamiser l’activité de ce local.
De plus, dans quelques semaines, une nouvelle acquisition devrait être totalement finalisée, toujours dans le loisir. Cette fois-ci, l’agence est un peu plus conséquente, avec quatre salariés et près de 3 millions d’euros d’activité en autoproduction.
D’autres pistes sont à l’étude, comme le rachat d’un mini-réseau.
"Les marges se cassent la figure et la conjoncture économique est plutôt négative... Malgré tout, je pense que c’est justement dans ces périodes-là qu’il faut essayer de renforcer la boîte.
De plus, nous voyons bien que le secteur est un peu à la croisée des chemins, avec bon nombre de dirigeants qui vont partir à la retraite, sans avoir de repreneur, et qui préfèrent parfois tout simplement fermer leurs points de vente, sans même les vendre.
J’essaie de tirer parti de cela pour faire croître la partie tourisme du groupe, tout en me questionnant sur l’avenir des agences de voyages physiques", nous explique François Lévêque.
Certaines lui filent sous le nez et, pour en avoir parlé avec d’autres dirigeants du secteur, il est surtout relativement compliqué de flairer la bonne affaire.
"Lors d’un congrès régional des EDV, sous forme de boutade, François Calvino lance devant tout le monde qu’il cède gratuitement un point de vente à qui le veut, car cela lui coûte moins cher de l’offrir que de fermer l’agence.
Dans ses locaux, sous ses plateaux affaires, à Montigny-le-Bretonneux, il avait créé une agence. Ce n’est pas son dada et il ne s’est jamais vraiment attardé sur le sujet pour développer l’affaire.
Nous participions à une table ronde, nous avons échangé, nous sommes tous les deux chez Manor, le deal a été conclu rapidement", nous raconte sans détour le nouveau propriétaire.
L'agence Agis de Montigny-le-Bretonneuxde réalise un volume d’affaires de 1,2 million d’euros par an. Centrale Voyages a repris le fonds de commerce et une salariée, mais la structure est amenée à s’étoffer. D’ailleurs, une première embauche est prévue d’ici quinze jours.
Des opérations de marketing vont être mises en place et la devanture sera refaite pour redynamiser l’activité de ce local.
De plus, dans quelques semaines, une nouvelle acquisition devrait être totalement finalisée, toujours dans le loisir. Cette fois-ci, l’agence est un peu plus conséquente, avec quatre salariés et près de 3 millions d’euros d’activité en autoproduction.
D’autres pistes sont à l’étude, comme le rachat d’un mini-réseau.
"Les marges se cassent la figure et la conjoncture économique est plutôt négative... Malgré tout, je pense que c’est justement dans ces périodes-là qu’il faut essayer de renforcer la boîte.
De plus, nous voyons bien que le secteur est un peu à la croisée des chemins, avec bon nombre de dirigeants qui vont partir à la retraite, sans avoir de repreneur, et qui préfèrent parfois tout simplement fermer leurs points de vente, sans même les vendre.
J’essaie de tirer parti de cela pour faire croître la partie tourisme du groupe, tout en me questionnant sur l’avenir des agences de voyages physiques", nous explique François Lévêque.
... un autre rachat en vue, avec pour objectif de détenir entre 15 et 20 agences !
L’enjeu est simple, outre de développer l’entreprise et atteindre un volume d’affaires de 50 millions d’euros, il souhaite aussi donner un sens et un avenir au groupe.
Pour cela, le dirigeant semble avoir une idée assez claire de la marche à suivre.
"Je dois faire grossir mon portefeuille clients, tout en ayant comme stratégie de prémiumiser les produits. Je voudrais atteindre un réseau d’agences loisirs compris entre 15 et 20 points de vente.
Ma conviction, depuis le début, c’est d’aller chercher les personnes qui ont de l’argent, aiment le voyage, mais n’ont pas trop de temps pour organiser leurs vacances ou ne souhaitent pas s’en charger.
Ces gens sont prêts à payer pour cela. En contrepartie, ils doivent recevoir un service hors norme, avec une disponibilité permanente et un dévouement total", imagine le patron de Centrale Voyages.
Une fois ce développement terminé, d’ici quelques années, il pourra alors souffler un peu et se fixer de nouveaux objectifs.
En attendant, la bataille n’est pas encore totalement remportée. Le nouveau venu du tourisme se bat sur chaque dossier pour se démarquer et obtenir les signatures nécessaires à la pérennisation de l’activité.
"Mon rôle, en tant qu’entrepreneur, c’est de développer commercialement l’entreprise, de faire rentrer de l’argent pour que la boutique tourne. Puis, ensuite, c’est de structurer, pour qu’une fois l’impulsion donnée, le groupe tourne sans toi.
Cela permet de se dégager du temps pour mettre en place de nouveaux projets, comme le MICE, qui sera le prochain gros chantier, et de prendre de la hauteur.
Mon rêve est que, dans cinq ans, la boîte soit parfaitement structurée, qu’elle se développe toute seule, que je ne sois nécessaire à aucun poste et que j’en profite pour voyager.
En attendant, comme je le dis souvent, je suis heureux et je suis les préceptes d’un de mes grands amis du secteur, qui m’a dit : tu vas bosser comme un forçat, tu ne seras jamais riche, mais profites-en pour découvrir le monde et saisir les opportunités qui se présentent pour voyager.
J’ai clairement décidé de suivre son bon conseil," conclut le dirigeant.
Pour cela, le dirigeant semble avoir une idée assez claire de la marche à suivre.
"Je dois faire grossir mon portefeuille clients, tout en ayant comme stratégie de prémiumiser les produits. Je voudrais atteindre un réseau d’agences loisirs compris entre 15 et 20 points de vente.
Ma conviction, depuis le début, c’est d’aller chercher les personnes qui ont de l’argent, aiment le voyage, mais n’ont pas trop de temps pour organiser leurs vacances ou ne souhaitent pas s’en charger.
Ces gens sont prêts à payer pour cela. En contrepartie, ils doivent recevoir un service hors norme, avec une disponibilité permanente et un dévouement total", imagine le patron de Centrale Voyages.
Une fois ce développement terminé, d’ici quelques années, il pourra alors souffler un peu et se fixer de nouveaux objectifs.
En attendant, la bataille n’est pas encore totalement remportée. Le nouveau venu du tourisme se bat sur chaque dossier pour se démarquer et obtenir les signatures nécessaires à la pérennisation de l’activité.
"Mon rôle, en tant qu’entrepreneur, c’est de développer commercialement l’entreprise, de faire rentrer de l’argent pour que la boutique tourne. Puis, ensuite, c’est de structurer, pour qu’une fois l’impulsion donnée, le groupe tourne sans toi.
Cela permet de se dégager du temps pour mettre en place de nouveaux projets, comme le MICE, qui sera le prochain gros chantier, et de prendre de la hauteur.
Mon rêve est que, dans cinq ans, la boîte soit parfaitement structurée, qu’elle se développe toute seule, que je ne sois nécessaire à aucun poste et que j’en profite pour voyager.
En attendant, comme je le dis souvent, je suis heureux et je suis les préceptes d’un de mes grands amis du secteur, qui m’a dit : tu vas bosser comme un forçat, tu ne seras jamais riche, mais profites-en pour découvrir le monde et saisir les opportunités qui se présentent pour voyager.
J’ai clairement décidé de suivre son bon conseil," conclut le dirigeant.







Publié par Romain Pommier 













