La forêt de lauriers de La Gomera, un écosystème unique aux Canaries
La laurisylve, ou forêt de lauriers.
Tel est le nom à consonance scientifique utilisé pour qualifier ce type de forêt, trempée quasiment en permanence par les brouillards intenses issus des nuages s’élevant le long des versants de la Gomera.
Répartie entre 800 m et 1 487 m d’altitude, point le plus haut de l’île, cette forêt est en majorité incluse dans le Parc national de Garajonay, créé en 1981 pour protéger cet écosystème sensible.
A lire aussi : La Gomera : randonnée spectaculaire des Roques au cœur de l’île volcanique des Canaries
Tel est le nom à consonance scientifique utilisé pour qualifier ce type de forêt, trempée quasiment en permanence par les brouillards intenses issus des nuages s’élevant le long des versants de la Gomera.
Répartie entre 800 m et 1 487 m d’altitude, point le plus haut de l’île, cette forêt est en majorité incluse dans le Parc national de Garajonay, créé en 1981 pour protéger cet écosystème sensible.
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Un site UNESCO et réserve de biosphère au cœur de La Gomera
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L’UNESCO l’a également inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1986 avant de la déclarer réserve de biosphère en 2012.
Si elle jure avec le décor si sec observable par ailleurs sur l’île, c’est que cette sylve vit sous l’effet des vents, en particulier sous le régime des alizés.
Venus du nord-est, ils propulsent les nuages chargés de vapeur d’eau vers les pentes sommitales.
Ils se délestent ensuite de leurs gouttes d’eau sur les arbres et les arbustes, formant un sous-bois subtropical humide d’une incomparable richesse végétale.
Si elle jure avec le décor si sec observable par ailleurs sur l’île, c’est que cette sylve vit sous l’effet des vents, en particulier sous le régime des alizés.
Venus du nord-est, ils propulsent les nuages chargés de vapeur d’eau vers les pentes sommitales.
Ils se délestent ensuite de leurs gouttes d’eau sur les arbres et les arbustes, formant un sous-bois subtropical humide d’une incomparable richesse végétale.
Une randonnée de 3 heures dans la forêt humide de Garajonay
Histoire de voir le phénomène de près, direction el monte, nom donné par les résidents de la Gomera à cette forêt d’altitude.
Depuis l’ouest de l’île et le village d’Arure, un itinéraire pédestre de près de 3h, formant une boucle, démarre au niveau du hameau d’Acardece.
En s’élevant dans les différents niveaux de la laurisylve, l’entame de l’itinéraire, tournée vers le sud, révèle une belle végétation de broussaille, mariant bruyères et arbustes divers.
Depuis l’ouest de l’île et le village d’Arure, un itinéraire pédestre de près de 3h, formant une boucle, démarre au niveau du hameau d’Acardece.
En s’élevant dans les différents niveaux de la laurisylve, l’entame de l’itinéraire, tournée vers le sud, révèle une belle végétation de broussaille, mariant bruyères et arbustes divers.
Des paysages de forêt primaire façonnés par les alizés
À l’entrée du parc national de Garajonay, le paysage se modifie radicalement.
Le chemin s’enfonce soudain dans une forêt dense formée de bruyères arborescentes, de houx, de lauriers et de près d’une vingtaine d’autres espèces arborées.
D’aspect plutôt sèche, elle s’humidifie au fur et à mesure que l’on s’élève le long du parcours, quittant progressivement l’influence méridionale pour aller se confronter aux vents venus du nord.
Le chemin s’enfonce soudain dans une forêt dense formée de bruyères arborescentes, de houx, de lauriers et de près d’une vingtaine d’autres espèces arborées.
D’aspect plutôt sèche, elle s’humidifie au fur et à mesure que l’on s’élève le long du parcours, quittant progressivement l’influence méridionale pour aller se confronter aux vents venus du nord.
Mousses, fougères et lichens : une ambiance digne de Tolkien
À l’endroit appelé Raso de la Bruma, le sentier traverse une route et bascule nettement au septentrion. Nouvelle ambiance !
Les troncs torturés et les branches de bruyères, dont certains spécimens atteignent 20 mètres de haut – une sorte de record mondial –, s’enveloppent de mousses et de lichens, humides et pendants.
Mélangée aux sols de fougères, cette pilosité émeraude dessine un paysage très Tolkien, dans une fraîcheur surprenante.
Les troncs torturés et les branches de bruyères, dont certains spécimens atteignent 20 mètres de haut – une sorte de record mondial –, s’enveloppent de mousses et de lichens, humides et pendants.
Mélangée aux sols de fougères, cette pilosité émeraude dessine un paysage très Tolkien, dans une fraîcheur surprenante.
Le changement climatique menace la forêt de Garajonay
Ce secteur est régulièrement noyé sous la brumasse l’hiver, de novembre à mars. Mais depuis vingt ans, le changement climatique touche aussi La Gomera.
Pas si éloignée de l’Afrique et de sa frange océanique dunaire, l’île est de plus en plus fréquemment soumise à la calima, le nom local donné au sirocco, un vent chargé de sable.
Au parc national, les spécialistes s’interrogent car les plantes qui forment cette biodiversité si unique ne sont pas adaptées à la sécheresse.
Pas si éloignée de l’Afrique et de sa frange océanique dunaire, l’île est de plus en plus fréquemment soumise à la calima, le nom local donné au sirocco, un vent chargé de sable.
Au parc national, les spécialistes s’interrogent car les plantes qui forment cette biodiversité si unique ne sont pas adaptées à la sécheresse.
Pourquoi il faut découvrir cette forêt de La Gomera dès maintenant
La baisse du contexte humide est problématique car dans ces conditions, les lauriers ne peuvent plus prospérer. Conséquence, la forêt s’appauvrit jusqu’à parfois disparaitre au profit d’arbustes plus secs.
Il faut donc se dépêcher de venir pour en apprécier les splendides portions restantes. Elles sont encore les mieux protégées de l’archipel canarien.
Une fois dépassé le lieu appelé Las Creces, le chemin plonge à nouveau dans une laurisylve toujours vivace avant de ressortir sous la chaleur du sud.
Il faut donc se dépêcher de venir pour en apprécier les splendides portions restantes. Elles sont encore les mieux protégées de l’archipel canarien.
Une fois dépassé le lieu appelé Las Creces, le chemin plonge à nouveau dans une laurisylve toujours vivace avant de ressortir sous la chaleur du sud.





















