Un cours de géographie grandeur nature et un grand exercice physique. C’est en payant de sa personne que l’on profitera le mieux de l’un des plus impressionnants paysages montagneux de La Gomera : Les Roques, quatre pitons volcaniques dressés au dessus de versants semi-arides ponctués d’arbustes et de résineux.
En près de 6h de marche, ce parcours en boucle commence et se termine à La Laja, à quinze kilomètres de San Sebastián, la principale ville de La Gomera.
En près de 6h de marche, ce parcours en boucle commence et se termine à La Laja, à quinze kilomètres de San Sebastián, la principale ville de La Gomera.
Randonnée : la Laja, hameau niché dans un ravin
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Passées les dernières maisons de ce hameau niché dans un ravin, le sentier grimpe sèchement dans le relief, en direction du mirador d’El Bailadero.
Rapidement, la nature volcanique du terrain s’impose. Quelques dizaines de mètres plus loin se dresse, à droite du chemin, un haut mur naturel de pierre brun rouille.
Dans le langage local, on l’appelle un taparucha, une petite colonne de remontée de magma solidifiée et dégagée par l’érosion.
Rapidement, la nature volcanique du terrain s’impose. Quelques dizaines de mètres plus loin se dresse, à droite du chemin, un haut mur naturel de pierre brun rouille.
Dans le langage local, on l’appelle un taparucha, une petite colonne de remontée de magma solidifiée et dégagée par l’érosion.
Filons verticaux et paysages volcaniques
En termes géologiques, il s'agit un dyke. Certains se sont détachés du substrat, comme celui-ci. D’autres sont enfermés dans les rochers et constituent des filons verticaux, « rayant » le paysage.
Au fur et à mesure que le sentier s’élève - il faut parfois se repérer aux cairns, petits tas de cailloux jalonnant l’itinéraire - la vue s’ouvre sur le premier roque.
C’est un obus rocheux et conique, il s’agit d’Ojila. Perché à 1 171 mètres d’altitude, il est constitué de trachybasalte. Reliquat également de l’activité ancienne de l’île, il y a 2 millions d’années, ce pain de sucre est en réalité une ancienne et large cheminée d’éruption sculptée par l’usure des roches plus malléables qui le cernaient.
Au fur et à mesure que le sentier s’élève - il faut parfois se repérer aux cairns, petits tas de cailloux jalonnant l’itinéraire - la vue s’ouvre sur le premier roque.
C’est un obus rocheux et conique, il s’agit d’Ojila. Perché à 1 171 mètres d’altitude, il est constitué de trachybasalte. Reliquat également de l’activité ancienne de l’île, il y a 2 millions d’années, ce pain de sucre est en réalité une ancienne et large cheminée d’éruption sculptée par l’usure des roches plus malléables qui le cernaient.
La Gomera : repos bienvenue à El Bailadero
Cette randonnée confirme l’origine volcanique de La Gomera. Les sommets et les pentes ont par la suite été forgés par l’érosion de l’eau et se sont recouverts d’une végétation différente selon l’exposition aux vents et au soleil. Après 2 heures et près de 500 mètres de dénivelé positif, la fatigue se fait sentir.
Dans un silence tout juste perturbé par le carillon de clochettes ovines remontant du fond de la vallée, le mirador d’El Bailadero, à 1 050 m d’altitude, offre un repos bienvenu.
Tous visibles en direction du sud, les quatre roques constituent assurément l’un des plus beaux points de vue de la randonnée : Ojila, Agando, la Zarcita et Carmona se découpent dans le ciel azur.
Dans un silence tout juste perturbé par le carillon de clochettes ovines remontant du fond de la vallée, le mirador d’El Bailadero, à 1 050 m d’altitude, offre un repos bienvenu.
Tous visibles en direction du sud, les quatre roques constituent assurément l’un des plus beaux points de vue de la randonnée : Ojila, Agando, la Zarcita et Carmona se découpent dans le ciel azur.
Vue sur le Teide, point culminant de l’Espagne
S’ensuit un cheminement assez long dans la forêt humide, avant de parvenir au point culminant de la balade, à près de 1 250 mètres d’latitude. Le pic de Teide, sommet de l’île voisine de Tenerife, surgit à l’horizon. Ce volcan actif, perché à 3 715 mètres, sert de fond d’écran à de multiples panoramas de l’île de la Gomera. C’est le point culminant de l’Espagne.
Après un nouvelle pause au belvédère du roque d’Agando, le plus haut des quatre (1 251 mètres d’altitude), l’itinéraire redescend dans la vallée de La Laja, une plongée rapide dans une forêt de pins des Canaries qui laisse en arrière les quatre plus célèbres pains de sucre de la Gomera.
Après un nouvelle pause au belvédère du roque d’Agando, le plus haut des quatre (1 251 mètres d’altitude), l’itinéraire redescend dans la vallée de La Laja, une plongée rapide dans une forêt de pins des Canaries qui laisse en arrière les quatre plus célèbres pains de sucre de la Gomera.
Pratique
Office de tourisme de la Gomera :
lagomera.travel/fr
Randonnée à La Gomera
lagomera.travel/fr/chemins-de-randonnee-la-gomera
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