La web application a été pensée pour répondre aux contraintes spécifiques des colonies de vacances, séjours linguistiques et autres accueils collectifs de mineurs - DepositPhotos.com, AndrewLozovyi
Les professionnels des séjours éducatifs sont de plus en plus confrontés à des situations liées à la santé mentale des jeunes.
C'est ce constat, remonté par les adhérents de l'UNOSEL (Union nationale des organisations de séjours éducatifs, linguistiques et de formation en langues), qui a conduit l'association à développer un outil dédié aux animateurs et directeurs de séjour.
Après une première version lancée en mars 2025, l'organisation dévoile aujourd'hui une web application entièrement repensée, réalisée en partenariat avec la Fédération des Aroéven, Familles Rurales et les CEMEA, avec le soutien du ministère de la Jeunesse.
Accessible gratuitement, la web application a été pensée pour répondre aux contraintes spécifiques des colonies de vacances, séjours linguistiques et autres accueils collectifs de mineurs.
"Nous avons constaté, grâce aux retours de nos organismes adhérents, que les animateurs et directeurs de séjour étaient confrontés à des jeunes présentant de plus en plus de difficultés sur le plan de la santé mentale, particulièrement depuis la période post-Covid", explique Sabine Bonnaud, déléguée générale de l'UNOSEL.
C'est ce constat, remonté par les adhérents de l'UNOSEL (Union nationale des organisations de séjours éducatifs, linguistiques et de formation en langues), qui a conduit l'association à développer un outil dédié aux animateurs et directeurs de séjour.
Après une première version lancée en mars 2025, l'organisation dévoile aujourd'hui une web application entièrement repensée, réalisée en partenariat avec la Fédération des Aroéven, Familles Rurales et les CEMEA, avec le soutien du ministère de la Jeunesse.
Accessible gratuitement, la web application a été pensée pour répondre aux contraintes spécifiques des colonies de vacances, séjours linguistiques et autres accueils collectifs de mineurs.
"Nous avons constaté, grâce aux retours de nos organismes adhérents, que les animateurs et directeurs de séjour étaient confrontés à des jeunes présentant de plus en plus de difficultés sur le plan de la santé mentale, particulièrement depuis la période post-Covid", explique Sabine Bonnaud, déléguée générale de l'UNOSEL.
Un outil conçu pour les réalités du terrain
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L'objectif n'est pas de transformer les équipes d'animation en professionnels de santé, mais de leur fournir des repères simples pour adopter les bons réflexes.
"L'idée est de donner aux animateurs un premier bagage en une vingtaine de minutes pour comprendre ce qu'est la santé mentale, connaître les principales pathologies et surtout savoir comment réagir," explique Sabine Bonnaud.
L'application rassemble des fiches pratiques, des vidéos, des ressources complémentaires et des liens vers des organismes spécialisés.
Les utilisateurs peuvent la consulter avant leur départ en séjour pour se former rapidement, mais également pendant le séjour, directement depuis leur smartphone.
En cas de doute face à une situation, ils peuvent accéder en quelques clics à des fiches thématiques, notamment sur les troubles alimentaires ou les comportements à risque, ainsi qu'aux démarches à suivre et aux interlocuteurs à contacter.
"L'idée est de donner aux animateurs un premier bagage en une vingtaine de minutes pour comprendre ce qu'est la santé mentale, connaître les principales pathologies et surtout savoir comment réagir," explique Sabine Bonnaud.
L'application rassemble des fiches pratiques, des vidéos, des ressources complémentaires et des liens vers des organismes spécialisés.
Les utilisateurs peuvent la consulter avant leur départ en séjour pour se former rapidement, mais également pendant le séjour, directement depuis leur smartphone.
En cas de doute face à une situation, ils peuvent accéder en quelques clics à des fiches thématiques, notamment sur les troubles alimentaires ou les comportements à risque, ainsi qu'aux démarches à suivre et aux interlocuteurs à contacter.
Des situations de plus en plus fréquentes
Selon l'UNOSEL, les difficultés rencontrées par les équipes d'animation se sont multipliées ces dernières années. "Nous avons eu des retours terrain très marqués de la part de nos adhérents, qui nous expliquaient accueillir de plus en plus de jeunes n'allant pas bien, parfois sans que leur situation n'ait été signalée sur la fiche sanitaire", souligne Sabine Bonnaud.
Certaines situations concernent des jeunes déjà suivis avant leur départ, mais dont les traitements ou les difficultés n'ont pas été communiqués aux organisateurs.
D'autres apparaissent directement pendant le séjour. "Le mal-être ne s'arrête pas parce qu'on prend sa valise et qu'on monte dans un train. Tout ce qui peut se passer dans la vie quotidienne peut aussi se produire en colonie de vacances."
L'éloignement du cadre familial peut parfois favoriser l'expression de difficultés jusque-là invisibles. "Des jeunes font énormément d'efforts pour masquer leur souffrance au quotidien. En séjour, dans un nouvel environnement, ils peuvent davantage se confier ou laisser apparaître des signes qui n'avaient pas été repérés auparavant."
Dans les situations les plus préoccupantes, les familles sont informées et les procédures sanitaires habituelles sont mises en œuvre.
Certaines situations concernent des jeunes déjà suivis avant leur départ, mais dont les traitements ou les difficultés n'ont pas été communiqués aux organisateurs.
D'autres apparaissent directement pendant le séjour. "Le mal-être ne s'arrête pas parce qu'on prend sa valise et qu'on monte dans un train. Tout ce qui peut se passer dans la vie quotidienne peut aussi se produire en colonie de vacances."
L'éloignement du cadre familial peut parfois favoriser l'expression de difficultés jusque-là invisibles. "Des jeunes font énormément d'efforts pour masquer leur souffrance au quotidien. En séjour, dans un nouvel environnement, ils peuvent davantage se confier ou laisser apparaître des signes qui n'avaient pas été repérés auparavant."
Dans les situations les plus préoccupantes, les familles sont informées et les procédures sanitaires habituelles sont mises en œuvre.
Un outil gratuit ouvert à tous les organisateurs
La première version de l'outil, développée en 2025, avait déjà été largement adoptée par plusieurs organisateurs de séjours, qui l'ont intégrée à leurs formations.
"Être animateur, c'est énormément de responsabilités. Beaucoup ont 16 ou 17 ans, viennent tout juste d'obtenir leur BAFA et peuvent se retrouver confrontés à des situations très complexes. Leur apporter un outil simple et ludique est un véritable soutien".
L'application est gratuite et ne nécessite pas d'être adhérent de l'UNOSEL ou des autres associations partenaires pour y accéder. Le contenu a été élaboré avec l'organisme de formation spécialisé INFIPP, chargé d'apporter son expertise scientifique et de valider les contenus diffusés.
L'UNOSEL prévoit déjà de faire évoluer la plateforme en fonction des retours des utilisateurs après les vacances d'été et les prochains séjours.
"Nous sommes demandeurs de retours de terrain afin d'enrichir progressivement l'application avec de nouveaux cas pratiques et des situations rencontrées par les équipes," affirme Sabine Bonnaud.
"Être animateur, c'est énormément de responsabilités. Beaucoup ont 16 ou 17 ans, viennent tout juste d'obtenir leur BAFA et peuvent se retrouver confrontés à des situations très complexes. Leur apporter un outil simple et ludique est un véritable soutien".
L'application est gratuite et ne nécessite pas d'être adhérent de l'UNOSEL ou des autres associations partenaires pour y accéder. Le contenu a été élaboré avec l'organisme de formation spécialisé INFIPP, chargé d'apporter son expertise scientifique et de valider les contenus diffusés.
L'UNOSEL prévoit déjà de faire évoluer la plateforme en fonction des retours des utilisateurs après les vacances d'été et les prochains séjours.
"Nous sommes demandeurs de retours de terrain afin d'enrichir progressivement l'application avec de nouveaux cas pratiques et des situations rencontrées par les équipes," affirme Sabine Bonnaud.







Publié par Amelia Brille 












