Hervé Tilmont, Patrice Caradec du SETO, Achraf Fayda et Jihad Chakib de l'ONMT lors de la conférence de presse organisée en marge du Forum du SETO - Photo CE
L’hiver aura été globalement positif pour les tour-opérateurs français.
Portées par de généreuses chutes de neige dans les stations hexagonales, les réservations ont été soutenues.
D’après le dernier baromètre du voyage à forfait du SETO, le chiffre d’affaires des adhérents, pour des départs compris entre le 1er novembre 2025 et le 30 avril 2026, s’est établi à 1,798 milliard d’euros.
Les revenus progressent de +5,3%, avec une recette unitaire moyenne en légère hausse à 1 728 euros (+1,2%). Le nombre de clients augmente également de 4%, pour atteindre 1 040 368 voyageurs.
Ces statistiques, arrêtées au 28 février 2026, représentent 95% du volume de la saison hiver.
Cette dynamique s’explique à la fois par la bonne tenue des stations françaises et par la progression de plusieurs destinations à fort volume, comme l’Égypte (+41,4%), la République dominicaine (+7,6%), le Maroc (+4,8%) ou encore l’Italie (+19,5%).
Portées par de généreuses chutes de neige dans les stations hexagonales, les réservations ont été soutenues.
D’après le dernier baromètre du voyage à forfait du SETO, le chiffre d’affaires des adhérents, pour des départs compris entre le 1er novembre 2025 et le 30 avril 2026, s’est établi à 1,798 milliard d’euros.
Les revenus progressent de +5,3%, avec une recette unitaire moyenne en légère hausse à 1 728 euros (+1,2%). Le nombre de clients augmente également de 4%, pour atteindre 1 040 368 voyageurs.
Ces statistiques, arrêtées au 28 février 2026, représentent 95% du volume de la saison hiver.
Cette dynamique s’explique à la fois par la bonne tenue des stations françaises et par la progression de plusieurs destinations à fort volume, comme l’Égypte (+41,4%), la République dominicaine (+7,6%), le Maroc (+4,8%) ou encore l’Italie (+19,5%).
Voyages à forfait – Top 10 en trafic (au 28 février 2026)
Voyages à forfait — Top 10 destinations en trafic
Au 28 février 2026 · Évolution par rapport à l'année précédente
Destination
Volume
Voyageurs
Évol.
Forte croissance (≥ +20%)
Croissance modérée
Légère hausse
Recul
Source : données internes — au 28 février 2026
Hiver : la Tunisie en forte baisse, les Antilles françaises en croissance
À noter que sur l’hiver, l’Espagne est à la fête… mais surtout sur le continent.
Les Canaries (-5%) et les Baléares (-3%) reculent. Sans doute l’effet cumulé des nombreux articles sur le surtourisme, des manifestations d’habitants hostiles au développement de l’activité et des politiques de régulation mises en place pour contenir les flux.
Sur le long-courrier, il faut souligner les bonnes performances des Antilles françaises (Martinique +8,8%), du Vietnam (+8,5%), en dynamique depuis plusieurs mois, et du Japon (+8,6%), véritable star de l’après-Covid.
Parmi les pays en recul chez les tour-opérateurs pour l’hiver 2025/26, on retrouve, sans grande surprise, la Tanzanie (-15,9%) et les États-Unis (-11,4%).
A lire : Crise en Iran : les tour-opérateurs refusent de payer seuls la facture
La première est pénalisée par la hausse des taxes visant les touristes et par la décision de l’Union européenne d’inscrire les compagnies tanzaniennes sur liste noire.
Les seconds pâtissent d’un président qui se révèle un VRP peu efficace… et dissuasif pour bien des voyageurs.
Plus étonnant en revanche, la Tunisie accuse une forte baisse (-8,9%).
Les Canaries (-5%) et les Baléares (-3%) reculent. Sans doute l’effet cumulé des nombreux articles sur le surtourisme, des manifestations d’habitants hostiles au développement de l’activité et des politiques de régulation mises en place pour contenir les flux.
Sur le long-courrier, il faut souligner les bonnes performances des Antilles françaises (Martinique +8,8%), du Vietnam (+8,5%), en dynamique depuis plusieurs mois, et du Japon (+8,6%), véritable star de l’après-Covid.
Parmi les pays en recul chez les tour-opérateurs pour l’hiver 2025/26, on retrouve, sans grande surprise, la Tanzanie (-15,9%) et les États-Unis (-11,4%).
A lire : Crise en Iran : les tour-opérateurs refusent de payer seuls la facture
La première est pénalisée par la hausse des taxes visant les touristes et par la décision de l’Union européenne d’inscrire les compagnies tanzaniennes sur liste noire.
Les seconds pâtissent d’un président qui se révèle un VRP peu efficace… et dissuasif pour bien des voyageurs.
Plus étonnant en revanche, la Tunisie accuse une forte baisse (-8,9%).
Été 2026 : un fort démarrage plombé par la guerre
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Et cette belle dynamique semblait devoir se prolonger sur l’été.
Pour rappel, les chiffres dévoilés ont été arrêtés au 28 février 2026, soit le jour même du déclenchement de la guerre en Iran.
À cette date, les revenus affichaient une hausse de +5,4% et le trafic progressait de 4,1%. Parmi les zones plébiscitées par les clients des tour-opérateurs membres du SETO figurait notamment le Moyen-Orient.
Les destinations de la région enregistraient une croissance globale de +28,5% en trafic.
A lire : Les tour-opérateurs plongés dans l'incertitude, entre attentisme et plans de relance
Mais depuis le début du conflit, la tendance s’est brutalement inversée. Les réservations reculent, non seulement dans la zone concernée, mais aussi sur l’ensemble des marchés.
La baisse atteint environ -15% lors de la première semaine de mars, puis -25% lors de la deuxième.
La dégringolade semble même s’accentuer, tandis que l’attentisme s’installe chez les Français. L’impact se concentre logiquement sur les neuf pays directement concernés, avec un effet domino sur la Turquie et l’Égypte.
Quelques destinations parviennent toutefois à tirer leur épingle du jeu. Des valeurs refuges émergent : la France, les Outre-mer, le Canada, le Cap-Vert ou encore l’Europe du Sud. "C'est globalement le côté Ouest qui fonctionne, mis à part les USA. Avec cette crise ce sont aussi les vols point à point qui vont tirer leur épingle du jeu." précise Patrice Caradec, Président du SETO, lors d'une conférence de presse organisée en marge du SETO.
"Nous allons nous préparer pour les mois d'avril et mai. Nous espérons rattraper la baisse de prises de commandes de ces dernières semaines. Nous espérons un phénomène de revenge travel. Je pense que nous allons perdre l'avance que nous avons sur l'été, et nous devrions être en recul fin mars" ajoute-t-il.
Cette baisse des réservations enregistrée ses 3 dernières semaines impacte l'ensemble des marchés européen.
"Tous les marchés en Europe ont des prises de commande en retrait. Les tour-opérateurs français ne se feront pas piquer les places" estime le Président du SETO.
Concernant le marché français, Alexis Gardy, Président de Belambra a également quelques craintes. Si l'hexagone pourrait apparaitre comme une destination refuge, il rappelle que "le prix à la pompe impacte le pouvoir d'achat des Français et il y a un travail à faire sur l'attractivité de la France, car l'Espagne et l'Italie tirent aussi leur épingle du jeu."
Comme le résume Achraf Fayda, Directeur Général de l'ONMT présent au Forum du SETO : "l'ambiance globale qui règne n'est pas propice au voyage. Nous regardons de près la courbe du pétrole, le coût des voyages va augmenter et il risque d'y avoir des arbitrage."
Pour rappel, les chiffres dévoilés ont été arrêtés au 28 février 2026, soit le jour même du déclenchement de la guerre en Iran.
À cette date, les revenus affichaient une hausse de +5,4% et le trafic progressait de 4,1%. Parmi les zones plébiscitées par les clients des tour-opérateurs membres du SETO figurait notamment le Moyen-Orient.
Les destinations de la région enregistraient une croissance globale de +28,5% en trafic.
A lire : Les tour-opérateurs plongés dans l'incertitude, entre attentisme et plans de relance
Mais depuis le début du conflit, la tendance s’est brutalement inversée. Les réservations reculent, non seulement dans la zone concernée, mais aussi sur l’ensemble des marchés.
La baisse atteint environ -15% lors de la première semaine de mars, puis -25% lors de la deuxième.
La dégringolade semble même s’accentuer, tandis que l’attentisme s’installe chez les Français. L’impact se concentre logiquement sur les neuf pays directement concernés, avec un effet domino sur la Turquie et l’Égypte.
Quelques destinations parviennent toutefois à tirer leur épingle du jeu. Des valeurs refuges émergent : la France, les Outre-mer, le Canada, le Cap-Vert ou encore l’Europe du Sud. "C'est globalement le côté Ouest qui fonctionne, mis à part les USA. Avec cette crise ce sont aussi les vols point à point qui vont tirer leur épingle du jeu." précise Patrice Caradec, Président du SETO, lors d'une conférence de presse organisée en marge du SETO.
"Nous allons nous préparer pour les mois d'avril et mai. Nous espérons rattraper la baisse de prises de commandes de ces dernières semaines. Nous espérons un phénomène de revenge travel. Je pense que nous allons perdre l'avance que nous avons sur l'été, et nous devrions être en recul fin mars" ajoute-t-il.
Cette baisse des réservations enregistrée ses 3 dernières semaines impacte l'ensemble des marchés européen.
"Tous les marchés en Europe ont des prises de commande en retrait. Les tour-opérateurs français ne se feront pas piquer les places" estime le Président du SETO.
Concernant le marché français, Alexis Gardy, Président de Belambra a également quelques craintes. Si l'hexagone pourrait apparaitre comme une destination refuge, il rappelle que "le prix à la pompe impacte le pouvoir d'achat des Français et il y a un travail à faire sur l'attractivité de la France, car l'Espagne et l'Italie tirent aussi leur épingle du jeu."
Comme le résume Achraf Fayda, Directeur Général de l'ONMT présent au Forum du SETO : "l'ambiance globale qui règne n'est pas propice au voyage. Nous regardons de près la courbe du pétrole, le coût des voyages va augmenter et il risque d'y avoir des arbitrage."
Top 10 Été 2026 (au 28 février 2026)
Voyages à forfait — Top 10 destinations Été 2026
Au 28 février 2026 · Évolution par rapport à l'année précédente
Destination
Volume
Voyageurs
Évol.
▲
Bonnes surprises
Égypte
+51,9%
Espagne continentale
+25,6%
France
+15,2%
Maurice
+12,2%
Grèce continentale
+9,7%
▼
Destinations en recul
États-Unis
-33,3%
Canaries
-13,4%
Baléares
-4,1%
Portugal
-4,3%
Tunisie
-3,4%
Forte croissance (≥ +20%)
Croissance modérée
Légère hausse
Recul
Source : données internes — au 28 février 2026

















