Dans cette période d’attentisme du côté des agences de voyages, certains en profitent pour mettre à jour les connaissances de leurs équipes, à travers la formation, les éductours et d’autres actions, tandis que d'autres tirent profit de ce moment plus calme pour lancer des projets.
Voyageurs du Monde a décidé de ne pas laisser l’actualité dicter son tempo.
Le cinquième plus important tour-opérateur français, selon notre classement réalisé à partir des chiffres de 2024, a choisi cette période plus calme pour mettre en ligne son site mondial en anglais.
"C’est une plateforme à destination de la clientèle mondiale anglophone. Auparavant, nous avions un site dédié à la clientèle anglaise, mais nous n’avions pas d’interface mondiale accessible depuis n’importe où dans le monde et adaptée à nos différents produits.
Nous avons de plus en plus de clients anglophones qui ne vivent pas dans les pays où nous sommes déjà implantés, comme c’est le cas au Royaume-Uni, au Canada et aux États-Unis.
Nous avons donc voulu apporter une réponse à ces clients", nous explique Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du Monde.
Encore en phase de test, cette opération, qui peut paraître anecdotique, ne l’est pas vraiment, car elle constitue la première étape d’une stratégie visant à donner une dimension encore plus internationale au groupe.
Voyageurs du Monde a décidé de ne pas laisser l’actualité dicter son tempo.
Le cinquième plus important tour-opérateur français, selon notre classement réalisé à partir des chiffres de 2024, a choisi cette période plus calme pour mettre en ligne son site mondial en anglais.
"C’est une plateforme à destination de la clientèle mondiale anglophone. Auparavant, nous avions un site dédié à la clientèle anglaise, mais nous n’avions pas d’interface mondiale accessible depuis n’importe où dans le monde et adaptée à nos différents produits.
Nous avons de plus en plus de clients anglophones qui ne vivent pas dans les pays où nous sommes déjà implantés, comme c’est le cas au Royaume-Uni, au Canada et aux États-Unis.
Nous avons donc voulu apporter une réponse à ces clients", nous explique Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du Monde.
Encore en phase de test, cette opération, qui peut paraître anecdotique, ne l’est pas vraiment, car elle constitue la première étape d’une stratégie visant à donner une dimension encore plus internationale au groupe.
Internationalisation de la marque : "une étape importante pour Voyageurs du Monde"
L’enjeu est donc d’introduire la marque sur des marchés où elle n’est pas encore physiquement présente.
Cela peut être la Scandinavie, Hong-Kong, Singapour, l’Afrique du Sud ou tout autre territoire disposant d’une clientèle pour ce type de produits.
"Nous allons lancer, d’ici quinze jours, une communication plus forte autour de la marque Voyageurs du Monde à l’international. Nous avons des conseillers anglophones partout dans le monde, donc il sera facile de répondre à la demande.
C’est une étape importante pour Voyageurs du Monde. Nous changeons un peu de dimension. Nous lançons véritablement la marque à l’international, notamment en matière de relations presse, où nous nous appuyions jusque là surtout sur le bouche-à-oreille en dehors de nos frontières. Cette fois-ci, nous avons une campagne dédiée", nous confie le PDG de l’entreprise.
D’ailleurs, la filiale anglaise du groupe va devenir Original Travel by Voyageurs du Monde, afin d’asseoir l’image de la marque outre-Manche.
Et si les exemples d’entreprises françaises du voyage se lançant à l’international sont plutôt rares, même si FRAM s’est récemment implanté au Benelux, pour l’entreprise de Jean-François Rial, l’internationalisation du groupe est une réalité depuis longtemps.
Dès 2008, VDM a ouvert une antenne à Bruxelles, puis trois ans plus tard à Genève. En 2016, la marque s’est implantée outre-Atlantique, au Canada, avant de s’installer aux États-Unis en 2022, avec le rachat d’Extraordinary Journeys.
Cela peut être la Scandinavie, Hong-Kong, Singapour, l’Afrique du Sud ou tout autre territoire disposant d’une clientèle pour ce type de produits.
"Nous allons lancer, d’ici quinze jours, une communication plus forte autour de la marque Voyageurs du Monde à l’international. Nous avons des conseillers anglophones partout dans le monde, donc il sera facile de répondre à la demande.
C’est une étape importante pour Voyageurs du Monde. Nous changeons un peu de dimension. Nous lançons véritablement la marque à l’international, notamment en matière de relations presse, où nous nous appuyions jusque là surtout sur le bouche-à-oreille en dehors de nos frontières. Cette fois-ci, nous avons une campagne dédiée", nous confie le PDG de l’entreprise.
D’ailleurs, la filiale anglaise du groupe va devenir Original Travel by Voyageurs du Monde, afin d’asseoir l’image de la marque outre-Manche.
Et si les exemples d’entreprises françaises du voyage se lançant à l’international sont plutôt rares, même si FRAM s’est récemment implanté au Benelux, pour l’entreprise de Jean-François Rial, l’internationalisation du groupe est une réalité depuis longtemps.
Dès 2008, VDM a ouvert une antenne à Bruxelles, puis trois ans plus tard à Genève. En 2016, la marque s’est implantée outre-Atlantique, au Canada, avant de s’installer aux États-Unis en 2022, avec le rachat d’Extraordinary Journeys.
Voyageurs du Monde ouvrira une première agence en Allemagne
Ce nouveau chapitre marque donc l’aboutissement de ce développement.
"Nous réalisons près de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’international, soit environ 30 % de notre activité, ce qui est significatif. Nous n’avons pas d’objectif parfaitement arrêté, même si nous aimerions qu’à moyen terme l’international représente près de 50 % de nos revenus", fixe comme cap, sans échéance précise, le dirigeant.
Pour y parvenir, outre le lancement du site et sa campagne de relations presse à grande échelle, les produits vont être quelque peu adaptés selon la provenance du client.
Ce n’est pas tout. Car même si cette opération ne s’accompagne pas de l’ouverture de nouveaux bureaux dans un pays anglophone, une nouvelle agence Voyageurs du Monde ouvrira prochainement en Europe.
"En septembre 2026, nous allons ouvrir une agence à Munich, pour compléter celle de Zurich. Les agences sont plutôt des bureaux pour les vendeurs.
Elles ne servent plus vraiment à mailler le territoire ou à aller chercher de la clientèle, mais plutôt de lieux pour rencontrer les clients, les voyageurs, et accueillir des événements," nous détaille Jean-François Rial.
Et l’international passera aussi par de nouveaux bateaux de croisière.
"Nous réalisons près de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’international, soit environ 30 % de notre activité, ce qui est significatif. Nous n’avons pas d’objectif parfaitement arrêté, même si nous aimerions qu’à moyen terme l’international représente près de 50 % de nos revenus", fixe comme cap, sans échéance précise, le dirigeant.
Pour y parvenir, outre le lancement du site et sa campagne de relations presse à grande échelle, les produits vont être quelque peu adaptés selon la provenance du client.
Ce n’est pas tout. Car même si cette opération ne s’accompagne pas de l’ouverture de nouveaux bureaux dans un pays anglophone, une nouvelle agence Voyageurs du Monde ouvrira prochainement en Europe.
"En septembre 2026, nous allons ouvrir une agence à Munich, pour compléter celle de Zurich. Les agences sont plutôt des bureaux pour les vendeurs.
Elles ne servent plus vraiment à mailler le territoire ou à aller chercher de la clientèle, mais plutôt de lieux pour rencontrer les clients, les voyageurs, et accueillir des événements," nous détaille Jean-François Rial.
Et l’international passera aussi par de nouveaux bateaux de croisière.
Voyageurs du Monde va accueillir deux nouveaux navires
Après le Steam Ship Sudan et les deux dahabiehs qui voguent déjà sur le Nil, Voyageurs du Monde va compléter sa flotte dans les prochaines années.
"En 2028, nous allons inaugurer deux nouveaux sublimes bateaux, dans l’esprit du Steam Ship Sudan.
Ce sont des navires à vapeur vieux de près d’un siècle. Comme les autres bateaux de la flotte, ils seront positionnés en Égypte. Cette commande a pour objectif de répondre à la demande de la clientèle internationale, car le Steam Ship Sudan affiche complet", se réjouit le PDG de Voyageurs du Monde.
Pour rappel, son premier navire à vapeur est directement issu de la flotte de Thomas Cook & Son, feu la société à l’origine des agences de voyages et de l’industrie touristique moderne.
C’est d’ailleurs ce même bateau qui aurait servi d’inspiration à Agatha Christie pour son célèbre roman Mort sur le Nil, à l’issue d’une croisière réalisée avec son mari en 1933.
Assemblé en 1920 par le chantier naval de Bulaq, en Égypte, le navire a été racheté par Voyageurs du Monde, qui lui a offert une cure de jouvence en 2007.
Il se compose de cinq suites et de 18 cabines. Ces développements s’inscrivent dans un contexte difficile pour l’industrie touristique française.
"En 2028, nous allons inaugurer deux nouveaux sublimes bateaux, dans l’esprit du Steam Ship Sudan.
Ce sont des navires à vapeur vieux de près d’un siècle. Comme les autres bateaux de la flotte, ils seront positionnés en Égypte. Cette commande a pour objectif de répondre à la demande de la clientèle internationale, car le Steam Ship Sudan affiche complet", se réjouit le PDG de Voyageurs du Monde.
Pour rappel, son premier navire à vapeur est directement issu de la flotte de Thomas Cook & Son, feu la société à l’origine des agences de voyages et de l’industrie touristique moderne.
C’est d’ailleurs ce même bateau qui aurait servi d’inspiration à Agatha Christie pour son célèbre roman Mort sur le Nil, à l’issue d’une croisière réalisée avec son mari en 1933.
Assemblé en 1920 par le chantier naval de Bulaq, en Égypte, le navire a été racheté par Voyageurs du Monde, qui lui a offert une cure de jouvence en 2007.
Il se compose de cinq suites et de 18 cabines. Ces développements s’inscrivent dans un contexte difficile pour l’industrie touristique française.
Voyageurs du Monde : une activité "assez moyenne" et pas de redémarrage avant l'été
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"C’est assez moyen, sans être catastrophique. Nous sommes sur une tendance moins mauvaise que celle de nos confrères. Ce que je ressens, c’est que le BtoB accélère considérablement le phénomène de ralentissement des ventes : quand nous sommes à -10 %, eux sont à -30 %.
Mai démarre très mal. Je pense que la reprise de l’activité n’aura pas lieu avant l’été. Selon moi, l’été est compromis, il sera très moyen.
Je ne suis pas vraiment inquiet pour la suite, car soit un accord de paix sera signé dans le mois qui vient et cela repartira, sans pour autant compenser totalement le manque à gagner, soit il n’y en aura pas et les clients s’adapteront. Ils composeront avec le conflit et ses conséquences.
L’année 2026 sera sans doute moins bonne que les précédentes, mais nous sommes solides financièrement. Nous n’avons pas de dette et nous disposons de fonds propres.
Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter. D’ailleurs, nous n’envisageons absolument pas le chômage partiel", conclut un dirigeant serein.
À noter que les États-Unis, qui figuraient en tête de liste des destinations les plus vendues par l’opérateur au sortir de la crise sanitaire, limitent la casse ces dernières semaines.
Si le pays n’est pas une destination refuge, la saignée semble jugulée : la baisse n’est plus de 70 %, comme elle a pu l’être par le passé, mais tourne désormais autour de 20 %.
Comme quoi les clients ne sont pas rancuniers et s’adaptent très vite aux crises, qu’elles soient politiques, géopolitiques ou économiques.
Mai démarre très mal. Je pense que la reprise de l’activité n’aura pas lieu avant l’été. Selon moi, l’été est compromis, il sera très moyen.
Je ne suis pas vraiment inquiet pour la suite, car soit un accord de paix sera signé dans le mois qui vient et cela repartira, sans pour autant compenser totalement le manque à gagner, soit il n’y en aura pas et les clients s’adapteront. Ils composeront avec le conflit et ses conséquences.
L’année 2026 sera sans doute moins bonne que les précédentes, mais nous sommes solides financièrement. Nous n’avons pas de dette et nous disposons de fonds propres.
Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter. D’ailleurs, nous n’envisageons absolument pas le chômage partiel", conclut un dirigeant serein.
À noter que les États-Unis, qui figuraient en tête de liste des destinations les plus vendues par l’opérateur au sortir de la crise sanitaire, limitent la casse ces dernières semaines.
Si le pays n’est pas une destination refuge, la saignée semble jugulée : la baisse n’est plus de 70 %, comme elle a pu l’être par le passé, mais tourne désormais autour de 20 %.
Comme quoi les clients ne sont pas rancuniers et s’adaptent très vite aux crises, qu’elles soient politiques, géopolitiques ou économiques.







Publié par Romain Pommier 













