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Aérien : les capacités revues à la baisse en Europe pour mai et juin, quid de l'été ?

Une baisse de 2 % des vols prévus pour mai-juin 2026


Pendant que le gouvernement et les instances du secteur aérien tentent de rassurer les clients, les compagnies ajustent leurs programmes de vols pour supprimer les lignes qui ne seraient plus rentables en raison de la flambée des cours. Si les annulations ne sont pas massives, Eurocontrol relève néanmoins une baisse des capacités aériennes pour l’été qui arrive.


Rédigé par le Mercredi 13 Mai 2026 à 14:41

L’aérien est en pleine tourmente.

Confronté à une crise énergétique violente et durable, qui a vu le prix de la tonne de kérosène plus que doubler, passant de 600 dollars à 1 286 dollars selon les dernières données de l’IATA, le secteur tente de rassurer.

Le début d’année reste globalement positif, d’après la FNAM, avec une hausse du trafic passagers au premier trimestre 2026 de 1,1 %, portée notamment par les lignes internationales (+7,8 %).

L’activité se maintient et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, alors que le kérosène représente désormais 45 % des charges des compagnies, contre 25 % en temps normal, les prix ne suivent pas la courbe des cours du carburant.


"L’intervention militaire en Iran fragilise durablement notre secteur.

Les compagnies françaises doivent désormais faire face simultanément à une explosion de leurs coûts opérationnels, à un environnement réglementaire de plus en plus contraignant et à une concurrence internationale toujours plus forte.

Dans ce contexte, le dialogue engagé avec les pouvoirs publics doit rapidement déboucher sur des réponses concrètes
", a déclaré Pascal de Izaguirre, président de la FNAM.

Face à cette crise durable, les transporteurs s’organisent.

Une baisse de 2 % des vols prévus pour mai-juin 2026

Alors que les compagnies low cost frémissent à l’idée de voir leur promesse de petits prix compromise par cette flambée des charges, certaines ont déjà opéré des ajustements.

Nous vous avions relaté en exclusivité le cas de Volotea, qui a sabré dans ses vols les moins rentables, ou encore celui de Transavia, qui a fait le choix de supprimer moins de 2 % de son programme de vols sur la période mai-juin. Ces compagnies ne seraient pas les seules.

Selon les dernières données d’Eurocontrol, les programmes de vols actualisés des compagnies aériennes européennes montrent une baisse de 2 % des vols prévus pour mai-juin 2026 par rapport aux programmes d’avril 2026 : les opérateurs se recentrent sur les lignes à plus forte marge.

Une baisse qui pourrait toutefois être effacée à mesure que les semaines passent, à condition que les réservations redémarrent.

Ainsi, en juillet, selon OAG, les capacités des transporteurs seraient en hausse un peu partout par rapport à celles en vigueur en février 2026. En Europe de l’Ouest, elles progresseraient de 0,9 %, et même de 2,2 % en Europe de l’Est.

Même au Moyen-Orient, les dirigeants semblent optimistes quant à une reprise du marché, puisque les capacités n’y seraient en repli que de 5 %.

Europe : 18,5 millions de sièges supplémentaires pour l’été 2026

Ce n’est pas tout, car par rapport à l’été 2025, la capacité des vols internationaux en Europe occidentale devrait progresser de 3,6 %, soit 18,5 millions de sièges supplémentaires.

Sans surprise, les pays du bassin méditerranéen sont les principaux bénéficiaires de cette hausse, notamment du côté des compagnies low cost. Le trio Espagne-Italie-Grèce concentre à lui seul 72 % de ces nouvelles capacités.

Seule la Turquie affiche une programmation estivale en baisse parmi les dix principaux marchés européens. En tête, on retrouve le Royaume-Uni avec 103 millions de sièges, devant l’Espagne avec 88,7 millions, puis l’Allemagne, qui en affichera 78,9 millions.

L’Italie occupe la quatrième place grâce à la plus forte croissance du panel, avec +8,9 % et 67,2 millions de sièges, portée notamment par l’expansion de Wizz Air (+35 %). La France arrive en cinquième position, avec 58 millions de sièges.

Et d’ailleurs, il se pourrait que ce soit le moment de réserver.

Pour contrer l’attentisme général, les compagnies baissent leurs prix. C’est du moins ce qu’a affirmé József Váradi, le directeur général de Wizz Air.

"Je ne pense pas que nous serons à court de carburant.

Je sais pertinemment que des pétroliers se rendent aux États-Unis pour charger du carburant et l’acheminer vers l’Europe.

Il y a une certaine hésitation, mais honnêtement, celle-ci peut être surmontée par des mesures de stimulation tarifaire. Par conséquent, à court terme, on observe déjà une baisse des prix
", a-t-il déclaré à nos confrères de la BBC.

Une pratique rendue possible grâce aux couvertures carburant, un mécanisme qui permet d’acheter à prix fixe, en début d’année, le kérosène pour tout ou partie de l’exercice.

Les compagnies européennes y ont plus souvent recours que leurs homologues américaines, qui considèrent cet outil comme une charge supplémentaire.

Les propos du dirigeant de Wizz Air qui rejoignent aussi le ressenti de Patrice Caradec, le président du Seto, qui nous confiait que "les prix n’ont jamais été aussi bas qu’actuellement."

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