En 2025, les domaines skiables français ont engagé 555 millions d’euros d’investissements, selon l’enquête annuelle menée par le magazine Montagne Leaders, en partenariat avec Atout France et Domaines Skiables de France .
Un montant stable par rapport à 2024, mais qui confirme un niveau historiquement élevé : il se situe 50 % au-dessus de la moyenne décennale, selon le baromètre.
Rapporté au chiffre d’affaires hors taxes, l’effort d’investissement atteint 32 % du CA, soit 9 points au-dessus de la moyenne des dix dernières années.
Une performance qui illustre la forte mobilisation financière de la filière, dans un contexte de contraintes économiques et climatiques accrues.
A lire aussi : La montagne française, moteur touristique et solidaire de l’hiver 2025
Un montant stable par rapport à 2024, mais qui confirme un niveau historiquement élevé : il se situe 50 % au-dessus de la moyenne décennale, selon le baromètre.
Rapporté au chiffre d’affaires hors taxes, l’effort d’investissement atteint 32 % du CA, soit 9 points au-dessus de la moyenne des dix dernières années.
Une performance qui illustre la forte mobilisation financière de la filière, dans un contexte de contraintes économiques et climatiques accrues.
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Un investissement devenu plus exigeant
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Sur le long terme, les domaines skiables consacrent une part croissante de leurs ressources à l’investissement. Les projets sont aujourd’hui plus complexes, soumis à des réglementations renforcées et à des coûts d’équipements en hausse.
Le prix d’un télésiège débrayable neuf a notamment progressé plus rapidement entre 2019 et 2025 que le prix des forfaits de ski, accentuant la pression sur les modèles économiques.
Dans ce contexte, la performance du secteur ne se mesure plus uniquement aux montants investis, mais à sa capacité à maintenir cet effort dans la durée tout en préservant l’équilibre financier des exploitations.
La dépendance aux conditions climatiques, la maturité de la clientèle et la hausse des charges d’exploitation renforcent également cette exigence de pilotage stratégique.
Le prix d’un télésiège débrayable neuf a notamment progressé plus rapidement entre 2019 et 2025 que le prix des forfaits de ski, accentuant la pression sur les modèles économiques.
Dans ce contexte, la performance du secteur ne se mesure plus uniquement aux montants investis, mais à sa capacité à maintenir cet effort dans la durée tout en préservant l’équilibre financier des exploitations.
La dépendance aux conditions climatiques, la maturité de la clientèle et la hausse des charges d’exploitation renforcent également cette exigence de pilotage stratégique.
Des priorités réorientées vers l’expérience client
Les stratégies d’investissement deviennent plus sélectives et structurantes. En 2025, les remontées mécaniques neuves restent le premier poste de dépenses, avec 281 M€, soit la moitié de l’effort global.
Parmi les 48 nouvelles installations recensées, la moitié concerne des tapis d’apprentissage, traduisant une priorité donnée à la diversification des publics et à l’initiation.
Les 24 appareils structurants (télécabines, télésièges, téléskis) représentent un investissement moyen de 11 M€ par équipement, un niveau élevé lié à la montée en gamme des projets, notamment avec davantage de télécabines et des gares intégrant une forte dimension architecturale.
Autre tendance marquante : la montée en puissance des bâtiments d’accueil multiservices, qui constituent désormais le segment le plus dynamique. En 2025, 62 M€ ont été investis dans des restaurants d’altitude, espaces d’accueil, sanitaires ou consignes.
Ce poste affiche une progression de +80 % par rapport à la moyenne quinquennale et +125 % sur dix ans. Ces équipements sont conçus comme de véritables actifs économiques : ils structurent le parcours client, prolongent le temps de présence sur site, développent les recettes annexes et renforcent l’attractivité des stations, en hiver comme en été.
Parmi les 48 nouvelles installations recensées, la moitié concerne des tapis d’apprentissage, traduisant une priorité donnée à la diversification des publics et à l’initiation.
Les 24 appareils structurants (télécabines, télésièges, téléskis) représentent un investissement moyen de 11 M€ par équipement, un niveau élevé lié à la montée en gamme des projets, notamment avec davantage de télécabines et des gares intégrant une forte dimension architecturale.
Autre tendance marquante : la montée en puissance des bâtiments d’accueil multiservices, qui constituent désormais le segment le plus dynamique. En 2025, 62 M€ ont été investis dans des restaurants d’altitude, espaces d’accueil, sanitaires ou consignes.
Ce poste affiche une progression de +80 % par rapport à la moyenne quinquennale et +125 % sur dix ans. Ces équipements sont conçus comme de véritables actifs économiques : ils structurent le parcours client, prolongent le temps de présence sur site, développent les recettes annexes et renforcent l’attractivité des stations, en hiver comme en été.
Maintenance, modernisation et impact économique
En 2025, la logique d’optimisation se traduit par un effort soutenu de maintenance et de modernisation du parc existant, avec plus de 220 interventions réalisées dans près de 100 stations pour un total de 71 M€, afin de prolonger la durée de vie des installations, d’améliorer leur sécurité et leur performance opérationnelle, dans un contexte où chaque euro doit être optimisé.
Pour Anne Marty, présidente de Domaines Skiables de France, l’investissement constitue plus que jamais un levier d’évolution des stations et de développement des territoires, tandis que Damien Zisswiller, Délégué Montagnes adjoint au sein de la délégation Montagne d’Atout France, souligne que le niveau d’investissement reflète l’intensification des contraintes économiques, réglementaires et climatiques et que la performance repose désormais sur la capacité à concilier modernisation, diversification et équilibre financier dans la durée.
Sur la dernière décennie (2016-2025), les domaines skiables français ont investi 3,96 milliards d’euros, confirmant le poids d’une filière qui place la France au second rang mondial en nombre de journées skieurs avec 54,7 millions de journées en 2024/2025, pour un marché estimé à 12 milliards d’euros de dépenses hivernales (10 millions de touristes), auxquels s’ajoutent 2 milliards d’euros en été, et plus de 120 000 emplois directement liés à l’ouverture des domaines, sans compter les nombreux emplois indirects dans l’écosystème de la montagne.
Pour Anne Marty, présidente de Domaines Skiables de France, l’investissement constitue plus que jamais un levier d’évolution des stations et de développement des territoires, tandis que Damien Zisswiller, Délégué Montagnes adjoint au sein de la délégation Montagne d’Atout France, souligne que le niveau d’investissement reflète l’intensification des contraintes économiques, réglementaires et climatiques et que la performance repose désormais sur la capacité à concilier modernisation, diversification et équilibre financier dans la durée.
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Des investissements largement concentrés dans les massifs alpins
En 2025, la répartition des investissements (hors damage) confirme la prépondérance des massifs alpins, avec 230,26 M€ en Savoie, 84 M€ en Haute-Savoie, 80,16 M€ en Isère et 71,84 M€ dans les Alpes du Sud, loin devant les autres territoires, 34,9 M€ dans les Pyrénées, 5,61 M€ dans le Massif Central, 1,17 M€ dans le Jura et 0,88 M€ dans les Vosges.
Cette concentration s’inscrit dans un contexte marqué par la contraction du marché de la neige de culture depuis la crise du Covid et par des arbitrages de plus en plus stratégiques, alors que la France reste en retrait par rapport à certains voisins alpins en matière d’équipement.
Les prochains renouvellements de délégations de service public devraient néanmoins maintenir un niveau d’investissement soutenu, avec des priorités ciblées sur les transports, les bâtiments, la diversification et l’adaptation climatique, dans une logique désormais multi-usage intégrant l’hiver comme l’été, comme en témoigne la hausse de +40 % des équipements de loisirs en 2025 par rapport à la moyenne des quatre dernières années.
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Publié par Amelia Brille 












