Situation économique
Le dollar a été légèrement soutenu par la panique boursière qui dure depuis plusieurs semaines. Les investisseurs redoutent que l’essor de l’intelligence artificielle pénalise certains secteurs, surtout les logiciels et la cybersécurité.
Des entreprises comme Adobe ou Salesforce ont perdu plus de 50 % depuis leur sommet. La chute touche l’ensemble de la technologie, Microsoft compris. Cette réaction est en grande partie excessive, mais elle pousse les investisseurs vers les valeurs refuges. D’après le rapport Commitment of Traders, ils privilégient surtout le franc suisse et le yen.
La durée de cette phase est impossible à prévoir, mais les signaux de stress se multiplient : la volatilité des actions américaines est anormalement élevée et les publications alarmistes sur l’impact de l’IA s’enchaînent.
Fait notable, les marchés émergents sont épargnés. Les actions progressent en Asie et en Amérique latine, et leurs devises résistent, ce qui est inhabituel en période d’aversion au risque.
Cela s’explique en partie par les nouvelles taxes douanières américaines, moins pénalisantes pour beaucoup de pays émergents. L’Amérique latine bénéficie du nouveau cadre protectionniste, alors que l’Europe, notamment l’Italie, est désavantagée. Il faut rester prudent : la politique commerciale américaine peut changer très vite.
Cette panique ne remet pas en cause la tendance de fond défavorable au dollar. Le « debasement trade » désigne en théorie une perte de confiance liée à un déficit public incontrôlé, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui aux États-Unis. En réalité, il s’agit d’un rééquilibrage des portefeuilles mondiaux après des années de surpondération des actifs américains depuis la crise Covid.
Ce mouvement a commencé il y a un an. En 2025, il a surtout profité aux actions européennes et à l’euro. En 2026, les flux se dirigent davantage vers les marchés émergents et le Japon. Nous anticipons une baisse structurelle du dollar, mais moins marquée que l’an dernier. Pour l’EUR/USD, un pic entre 1,22 et 1,25 est envisageable cette année.
Le seuil de 1,22 constitue une résistance clé. Une cible à 1,30 supposerait une crise institutionnelle majeure aux États-Unis, par exemple une remise en cause de l’indépendance de la Fed, scénario qui reste très improbable.
Au Japon, la perspective d’une baisse des taux s’éloigne. Il y a une semaine, le marché l’envisageait dès ce mois-ci ou en avril. Ce n’est plus le cas. Le Premier ministre a rappelé la nécessité de prudence sur le rythme d’évolution des taux lors d’un échange avec la Banque du Japon.
Officiellement indépendante, la BoJ coopère étroitement avec le gouvernement. Il est donc probable que toute modification significative de politique monétaire soit repoussée au second semestre, comme anticipé en début d’année.
Des entreprises comme Adobe ou Salesforce ont perdu plus de 50 % depuis leur sommet. La chute touche l’ensemble de la technologie, Microsoft compris. Cette réaction est en grande partie excessive, mais elle pousse les investisseurs vers les valeurs refuges. D’après le rapport Commitment of Traders, ils privilégient surtout le franc suisse et le yen.
La durée de cette phase est impossible à prévoir, mais les signaux de stress se multiplient : la volatilité des actions américaines est anormalement élevée et les publications alarmistes sur l’impact de l’IA s’enchaînent.
Fait notable, les marchés émergents sont épargnés. Les actions progressent en Asie et en Amérique latine, et leurs devises résistent, ce qui est inhabituel en période d’aversion au risque.
Cela s’explique en partie par les nouvelles taxes douanières américaines, moins pénalisantes pour beaucoup de pays émergents. L’Amérique latine bénéficie du nouveau cadre protectionniste, alors que l’Europe, notamment l’Italie, est désavantagée. Il faut rester prudent : la politique commerciale américaine peut changer très vite.
Cette panique ne remet pas en cause la tendance de fond défavorable au dollar. Le « debasement trade » désigne en théorie une perte de confiance liée à un déficit public incontrôlé, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui aux États-Unis. En réalité, il s’agit d’un rééquilibrage des portefeuilles mondiaux après des années de surpondération des actifs américains depuis la crise Covid.
Ce mouvement a commencé il y a un an. En 2025, il a surtout profité aux actions européennes et à l’euro. En 2026, les flux se dirigent davantage vers les marchés émergents et le Japon. Nous anticipons une baisse structurelle du dollar, mais moins marquée que l’an dernier. Pour l’EUR/USD, un pic entre 1,22 et 1,25 est envisageable cette année.
Le seuil de 1,22 constitue une résistance clé. Une cible à 1,30 supposerait une crise institutionnelle majeure aux États-Unis, par exemple une remise en cause de l’indépendance de la Fed, scénario qui reste très improbable.
Au Japon, la perspective d’une baisse des taux s’éloigne. Il y a une semaine, le marché l’envisageait dès ce mois-ci ou en avril. Ce n’est plus le cas. Le Premier ministre a rappelé la nécessité de prudence sur le rythme d’évolution des taux lors d’un échange avec la Banque du Japon.
Officiellement indépendante, la BoJ coopère étroitement avec le gouvernement. Il est donc probable que toute modification significative de politique monétaire soit repoussée au second semestre, comme anticipé en début d’année.
Taux de change : le point technique
Le plan de relance de 1 000 milliards d’euros annoncé en février a commencé à être réellement déployé fin 2025, ce qui explique la solidité des indicateurs publiés en ce début d’année 2026.
À l’inverse, le dollar australien figure parmi les meilleures performances de la semaine passée. La raison est simple : malgré un ton prudent, la Banque de Réserve d’Australie laisse entendre qu’elle poursuivra le resserrement monétaire.
Le compte rendu de sa dernière réunion confirme qu’une nouvelle hausse de taux est probable en mai, vers 4,1 %. Cette perspective soutient directement la devise.
| SUPPORTS HEBDO | RÉSISTANCES HEBDO | |||
| S1 | S2 | R1 | R2 | |
| EUR/USD | 1,1702 | 1,1682 | 1,1922 | 1,2000 |
| EUR/GBP | 0,8612 | 0,8549 | 0,8780 | 0,8812 |
| EUR/CHF | 0,9099 | 0,9053 | 0,9200 | 0,9230 |
| EUR/CAD | 1,5990 | 1,5830 | 1,6192 | 1,6225 |
| EUR/JPY | 183,00 | 182,45 | 185,00 | 185,22 |
Les annonces à suivre
L’actualité autour de l’IA continuera probablement d’influencer le marché des changes.
La situation au Moyen-Orient est l’autre facteur clé, surtout après les bombardements du week-end. La volatilité est bien présente, mais le marché parie pour l’instant sur un conflit limité, à la fois dans l’espace et dans le temps. Un engagement prolongé serait politiquement coûteux à l’approche des élections de mi-mandat, ce qui réduit la probabilité d’une escalade durable.
Cette semaine, l’attention se portera aussi sur le marché du travail américain. Le rapport du Département du Travail, publié vendredi à 14h30, sera déterminant pour la Fed.
Les dernières statistiques montrent un ralentissement marqué des créations d’emplois depuis plusieurs mois. Si cette tendance se confirme, une baisse de taux dès mars deviendrait un scénario crédible.
La situation au Moyen-Orient est l’autre facteur clé, surtout après les bombardements du week-end. La volatilité est bien présente, mais le marché parie pour l’instant sur un conflit limité, à la fois dans l’espace et dans le temps. Un engagement prolongé serait politiquement coûteux à l’approche des élections de mi-mandat, ce qui réduit la probabilité d’une escalade durable.
Cette semaine, l’attention se portera aussi sur le marché du travail américain. Le rapport du Département du Travail, publié vendredi à 14h30, sera déterminant pour la Fed.
Les dernières statistiques montrent un ralentissement marqué des créations d’emplois depuis plusieurs mois. Si cette tendance se confirme, une baisse de taux dès mars deviendrait un scénario crédible.
| Jour | Heure | Pays | Indicateur | À quoi s'attendre ? | Impact |
| 03/03 | 11:00 | Zone euro | Inflation (Février) | Précédent à 1,9% sur un an. | Moyen |
| 04/03 | 14:45 | USA | Rapport sur l'emploi privé ADP (Février) | Précédent à 22k. | Faible |
| 06/03 | 14:30 | USA | Rapport sur l'emploi du Département du Travail (Février) | Précédent à 4,3% et créations d'emplois à 130k. | Élevé |
Mondial Change est un établissement financier français, fondé en 2015, spécialisé dans la gestion des paiements internationaux et du risque de change.
Mondial Change accompagne notamment de nombreux acteurs du tourismes, agences de voyages, groupistes, tour-opérateurs, réceptifs...
www.mondialchange.com
Contact : nicolas@mondialchange.com
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