Situation économique
Marchés : l'euro profite du désamour pour le dollar sur fond de crise au Groenland - Depositphotos.com Auteur motortion
La Chine n’a pas une seule économie, mais plusieurs. Et les dernières statistiques le confirment clairement.
En décembre, les exportations montrent que la croissance chinoise continue de dépendre surtout de la demande extérieure, et cela devrait encore être le cas en 2026.
À l’inverse, les chiffres sur les prêts sont catastrophiques, les pires jamais enregistrés. Les entreprises et les ménages ne demandent quasiment plus de crédit, et c’est encore plus marqué pour le crédit privé. Autrement dit, la demande intérieure est très faible. Pékin dit vouloir la soutenir cette année, mais soyons lucides : ça va être compliqué.
Les causes restent les mêmes. L’immobilier, qui constitue l’essentiel de la richesse des ménages chinois, est toujours en crise. La Chine a réussi à éviter un effondrement brutal, mais un vrai redémarrage du secteur paraît irréaliste pour l’instant.
En parallèle, le chômage devient un problème social. Depuis un an et demi, certaines statistiques ont même disparu, notamment celles sur le chômage des jeunes, ce qui en dit long sur la dégradation de la situation.
La Chine maintiendra très probablement son objectif officiel de 5% de croissance cette année. Mais ce chiffre masque des fragilités importantes, avec des effets aussi géopolitiques. Tant que l’économie reste aussi dépendante des exportations, Pékin ne peut pas se permettre une guerre commerciale frontale avec Washington.
Cela explique aussi pourquoi le gouvernement chinois est resté relativement discret après la reprise en main du Venezuela, alors même que la Chine y était fortement présente, notamment dans les infrastructures pétrolières.
En décembre, les exportations montrent que la croissance chinoise continue de dépendre surtout de la demande extérieure, et cela devrait encore être le cas en 2026.
À l’inverse, les chiffres sur les prêts sont catastrophiques, les pires jamais enregistrés. Les entreprises et les ménages ne demandent quasiment plus de crédit, et c’est encore plus marqué pour le crédit privé. Autrement dit, la demande intérieure est très faible. Pékin dit vouloir la soutenir cette année, mais soyons lucides : ça va être compliqué.
Les causes restent les mêmes. L’immobilier, qui constitue l’essentiel de la richesse des ménages chinois, est toujours en crise. La Chine a réussi à éviter un effondrement brutal, mais un vrai redémarrage du secteur paraît irréaliste pour l’instant.
En parallèle, le chômage devient un problème social. Depuis un an et demi, certaines statistiques ont même disparu, notamment celles sur le chômage des jeunes, ce qui en dit long sur la dégradation de la situation.
La Chine maintiendra très probablement son objectif officiel de 5% de croissance cette année. Mais ce chiffre masque des fragilités importantes, avec des effets aussi géopolitiques. Tant que l’économie reste aussi dépendante des exportations, Pékin ne peut pas se permettre une guerre commerciale frontale avec Washington.
Cela explique aussi pourquoi le gouvernement chinois est resté relativement discret après la reprise en main du Venezuela, alors même que la Chine y était fortement présente, notamment dans les infrastructures pétrolières.
Taux de change : le point technique
Il profite du « debasement trade » : plusieurs investisseurs européens disent vouloir réduire leur exposition aux actifs en dollar, lassés de l’interventionnisme américain. Ray Dalio parle même de « guerre des capitaux ».
Le franc suisse, valeur refuge classique, a aussi bénéficié de ce mouvement. Mais il faut relativiser : quand les institutionnels sortent du dollar, ils se couvrent plus souvent avec l’or qu’avec d’autres devises. Le rebond du franc suisse pourrait donc n’être que temporaire.
Dans ce contexte de retour de l’aversion au risque, une devise fait exception : le yen japonais, qui continue de baisser. La raison est simple : le Japon a ses propres fragilités. Depuis le début de l’année, les taux obligataires à long terme montent fortement, ce qui alimente la crainte d’un risque financier domestique.
Résultat, le yen ne joue plus son rôle de valeur refuge. Nous pensons qu’il devrait continuer à reculer, même si les tensions géopolitiques s’aggravent.
| SUPPORTS HEBDO | RÉSISTANCES HEBDO | |||
| S1 | S2 | R1 | R2 | |
| EUR/USD | 1,1630 | 1,1590 | 1,1850 | 1,1888 |
| EUR/GBP | 0,8570 | 0,8541 | 0,8788 | 0,8803 |
| EUR/CHF | 0,9190 | 0,9155 | 0,9301 | 0,9345 |
| EUR/CAD | 1,6002 | 1,5931 | 1,6290 | 1,6385 |
| EUR/JPY | 183,22 | 182,90 | 186,90 | 187,20 |
Les annonces à suivre
Cette semaine, toute l’attention est tournée vers la Fed. Le consensus attend un statu quo monétaire, et nous aussi.
La raison est simple : l’économie américaine tient bien. Les économistes restent divisés sur 2026. Certains voient une poursuite de 2025 avec une économie en K, où certains secteurs et catégories de la population sont en plein boom tandis que d’autres restent en forte difficulté. L’an dernier, par exemple, les fonctionnaires et les ouvriers ont clairement été du mauvais côté de la courbe.
D’autres anticipent au contraire une réaccélération au second semestre, portée par les baisses de taux, des prix de l’énergie plus bas et un soutien budgétaire, notamment via des chèques aux ménages évoqués par l’administration Trump. C’est notre scénario central.
Le marché du travail, lui, stagne mais ne décroche pas. La Fed n’a donc aucune urgence à agir. Les chiffres ADP montrent en moyenne 11 750 créations nettes d’emplois privés par semaine sur les quatre semaines précédant le 20 décembre. Cela colle avec les 50 000 emplois non agricoles créés en décembre selon le Département du Travail. C’est moins qu’il y a un an, mais ce n’est pas un signal de récession. Le marché du travail ralentit, sans s’effondrer.
Conclusion : la Fed peut attendre avant de baisser ses taux. Elle devrait le faire au printemps, une fois qu’elle disposera de données plus solides sur le début de 2026, avec une baisse supplémentaire de 25 points de base.
Reste que cela risque d’irriter la Maison Blanche, qui devrait accentuer la pression sur Jerome Powell d’ici là.
La raison est simple : l’économie américaine tient bien. Les économistes restent divisés sur 2026. Certains voient une poursuite de 2025 avec une économie en K, où certains secteurs et catégories de la population sont en plein boom tandis que d’autres restent en forte difficulté. L’an dernier, par exemple, les fonctionnaires et les ouvriers ont clairement été du mauvais côté de la courbe.
D’autres anticipent au contraire une réaccélération au second semestre, portée par les baisses de taux, des prix de l’énergie plus bas et un soutien budgétaire, notamment via des chèques aux ménages évoqués par l’administration Trump. C’est notre scénario central.
Le marché du travail, lui, stagne mais ne décroche pas. La Fed n’a donc aucune urgence à agir. Les chiffres ADP montrent en moyenne 11 750 créations nettes d’emplois privés par semaine sur les quatre semaines précédant le 20 décembre. Cela colle avec les 50 000 emplois non agricoles créés en décembre selon le Département du Travail. C’est moins qu’il y a un an, mais ce n’est pas un signal de récession. Le marché du travail ralentit, sans s’effondrer.
Conclusion : la Fed peut attendre avant de baisser ses taux. Elle devrait le faire au printemps, une fois qu’elle disposera de données plus solides sur le début de 2026, avec une baisse supplémentaire de 25 points de base.
Reste que cela risque d’irriter la Maison Blanche, qui devrait accentuer la pression sur Jerome Powell d’ici là.
| Jour | Heure | Pays | Indicateur | À quoi s'attendre ? | Impact |
| 27/01 | 16:00 | USA | Confiance du consommateur du Conference Board (Janvier) | Précédent à 89,1. | Faible |
| 28/01 | 20:00 | USA | Réunion de la Fed | Aucun changement au niveau des taux | Élevé |
| 30/01 | 07:30 | France | PIB trimestriel (T4) | Précédent à 0,5%. | Faible |
Mondial Change est un établissement financier français, fondé en 2015, spécialisé dans la gestion des paiements internationaux et du risque de change.
Mondial Change accompagne notamment de nombreux acteurs du tourismes, agences de voyages, groupistes, tour-opérateurs, réceptifs...
www.mondialchange.com
Contact : nicolas@mondialchange.com
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