TourMaG - Avez-vous ramené tous les clients bloqués à destination en France et quelle a été la principale difficulté ?
Christine Crispin : Nous avons ramené tous nos clients, les derniers repartent cette semaine. Le problème, c'est le comportement de certaines compagnies aériennes. Si certaines ont joué le jeu d'autres, notamment une que je ne citerai pas, ne nous a pas permis de reprotéger les clients sur d'autres transporteurs. Selon moi, elle n’assume pas sa responsabilité de ramener les passagers à leur point de départ.
À mon avis, c’est presque une faute. Nous, les professionnels, devons faire quelque chose pour que cela change et pour ne plus travailler avec des compagnies qui nous laissent dans cette situation et qui laissent surtout nos passagers ainsi.
Au-delà du coût que cela représente pour nous, cela peut également placer les passagers dans une situation de sécurité potentiellement grave.
Nous, tour-opérateurs et agences de voyage, devrions exiger de toutes les compagnies aériennes avec lesquelles nous travaillons qu’elles signent une véritable convention. Celle-ci devrait les engager clairement à rapatrier les clients si elles ne sont pas en mesure d’assurer le vol.
Et ce rapatriement ne devrait pas intervenir dans huit ou quinze jours, mais dans un délai maximum de 72 heures.
A lire aussi : Crise pays du Golfe : le casse-tête kafkaïen des tour-opérateurs
TourMaG - Vous avez dû prendre à votre charge ces billets retour avec des prix qui ont augmenté ?
Christine Crispin : Oui. Nous allons récupérer 250 €, 300 € sur les billets non volés alors que nous avons payé des vols à 2000 €. C'est, comment dire... inadéquat ! Ce que je souhaite dire également, c'est que l’État se décharge totalement de sa responsabilité et de son obligation d’assistance envers les voyageurs clients des agences et des tour-opérateurs.
Il reporte entièrement le problème sur les professionnels, et cela semble presque considéré comme normal. Chaque année, la responsabilité des agents de voyage et des tour-opérateurs augmente ; elle devient de plus en plus importante et de plus en plus lourde. Il faudrait que l’État prenne en charge tout passager français et le traite de la même manière, qu’il soit parti seul ou par l’intermédiaire d’un organisme de voyage.
Christine Crispin : Nous avons ramené tous nos clients, les derniers repartent cette semaine. Le problème, c'est le comportement de certaines compagnies aériennes. Si certaines ont joué le jeu d'autres, notamment une que je ne citerai pas, ne nous a pas permis de reprotéger les clients sur d'autres transporteurs. Selon moi, elle n’assume pas sa responsabilité de ramener les passagers à leur point de départ.
À mon avis, c’est presque une faute. Nous, les professionnels, devons faire quelque chose pour que cela change et pour ne plus travailler avec des compagnies qui nous laissent dans cette situation et qui laissent surtout nos passagers ainsi.
Au-delà du coût que cela représente pour nous, cela peut également placer les passagers dans une situation de sécurité potentiellement grave.
Nous, tour-opérateurs et agences de voyage, devrions exiger de toutes les compagnies aériennes avec lesquelles nous travaillons qu’elles signent une véritable convention. Celle-ci devrait les engager clairement à rapatrier les clients si elles ne sont pas en mesure d’assurer le vol.
Et ce rapatriement ne devrait pas intervenir dans huit ou quinze jours, mais dans un délai maximum de 72 heures.
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TourMaG - Vous avez dû prendre à votre charge ces billets retour avec des prix qui ont augmenté ?
Christine Crispin : Oui. Nous allons récupérer 250 €, 300 € sur les billets non volés alors que nous avons payé des vols à 2000 €. C'est, comment dire... inadéquat ! Ce que je souhaite dire également, c'est que l’État se décharge totalement de sa responsabilité et de son obligation d’assistance envers les voyageurs clients des agences et des tour-opérateurs.
Il reporte entièrement le problème sur les professionnels, et cela semble presque considéré comme normal. Chaque année, la responsabilité des agents de voyage et des tour-opérateurs augmente ; elle devient de plus en plus importante et de plus en plus lourde. Il faudrait que l’État prenne en charge tout passager français et le traite de la même manière, qu’il soit parti seul ou par l’intermédiaire d’un organisme de voyage.
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TourMaG - Et pour les clients sur le départ qui doivent passer par les hubs des Émirats, quelle est la situation ?
Christine Crispin : Nous avons eu très peu de cas d'annulation, mais cela nous pose malgré tout de gros problèmes car les prestataires terrestres, notamment les hôtels déjà réservés, ne se sentent pas concernés. Il n’est donc pas toujours facile d’obtenir l’annulation des réservations hôtelières, ce qui devient un véritable casse-tête pour le tour-opérateur.
Dans d’autres situations, nous avons reprotégé les passagers sur d’autres compagnies. Et lorsque la différence de prix n’était pas trop importante, nous avons pris cette différence à notre charge.
Christine Crispin : Nous avons eu très peu de cas d'annulation, mais cela nous pose malgré tout de gros problèmes car les prestataires terrestres, notamment les hôtels déjà réservés, ne se sentent pas concernés. Il n’est donc pas toujours facile d’obtenir l’annulation des réservations hôtelières, ce qui devient un véritable casse-tête pour le tour-opérateur.
Dans d’autres situations, nous avons reprotégé les passagers sur d’autres compagnies. Et lorsque la différence de prix n’était pas trop importante, nous avons pris cette différence à notre charge.


















