De nombreux voyageurs d’affaires sont bloqués dans le Golfe, et en Asie, depuis le 28 février 2026, date de l’offensive américano-israélienne. @depositphotos/SIphotography
L’opération conjointe menée par Israël et les États-Unis, lancée samedi 28 mars contre l’Iran, a entraîné la fermeture des espaces aériens d’Israël, du Qatar, des Émirats arabes unis, du Bahreïn et du Koweït, en plus de celui de l’Iran. Une situation qui a fortement perturbé le transport aérien international et, par ricochet, l’industrie touristique, dont le marché du voyage d’affaires.
« Ça a été beaucoup d’appels dès le week-end. Nos services 24 heures sur 24 ont été submergés, raconte Valérie Sasset, directrice générale de BCD Travel France. Et ça a continué lundi et mardi avec énormément d’appels de clients. »
Certaines agences ont dû gérer des situations particulièrement délicates. « On a des centaines de personnes bloquées à Tel-Aviv depuis une semaine et d’autres en Asie. Elles ne peuvent pas rentrer à Marseille. Pour l’instant, nous sommes dans l’attente », explique Philippe Korcia, directeur général de Voyages Eurafrique.
Car les hubs aériens du Golfe constituent des carrefours majeurs du transport aérien mondial, notamment pour les liaisons vers l’Asie. « Beaucoup de nos clients au départ de Nice et de Marseille transitent par Dubaï », poursuit-il.
Pour d’autres acteurs du secteur, l’impact reste plus mesuré. « Le début de semaine a été un peu compliqué, mais ce n’est rien en comparaison de nos collègues sur le marché loisir », nuance Maxime Pialat, CEO de Supertripper, dont quelques clients bloqués à Doha ou à Dubaï ont pu être rapatriés.
« Ça a été beaucoup d’appels dès le week-end. Nos services 24 heures sur 24 ont été submergés, raconte Valérie Sasset, directrice générale de BCD Travel France. Et ça a continué lundi et mardi avec énormément d’appels de clients. »
Certaines agences ont dû gérer des situations particulièrement délicates. « On a des centaines de personnes bloquées à Tel-Aviv depuis une semaine et d’autres en Asie. Elles ne peuvent pas rentrer à Marseille. Pour l’instant, nous sommes dans l’attente », explique Philippe Korcia, directeur général de Voyages Eurafrique.
Car les hubs aériens du Golfe constituent des carrefours majeurs du transport aérien mondial, notamment pour les liaisons vers l’Asie. « Beaucoup de nos clients au départ de Nice et de Marseille transitent par Dubaï », poursuit-il.
Pour d’autres acteurs du secteur, l’impact reste plus mesuré. « Le début de semaine a été un peu compliqué, mais ce n’est rien en comparaison de nos collègues sur le marché loisir », nuance Maxime Pialat, CEO de Supertripper, dont quelques clients bloqués à Doha ou à Dubaï ont pu être rapatriés.
Détours, nouveaux billets et solutions improvisées
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Face à ces perturbations, les agences ont dû faire preuve d’une grande réactivité pour trouver des solutions alternatives.
Certaines ont organisé des rapatriements par des itinéraires détournés. « Pour ceux qui étaient bloqués du côté de Dubaï, on les a fait prendre la route vers Oman », explique Philippe Korcia.
D’autres voyageurs ont dû repartir sur de nouveaux vols, parfois à des prix très élevés. « On a dû racheter des billets, parfois des allers simples à des tarifs fous. Certains retours d’Asie ont coûté entre 3 000 et 4 000 euros », précise-t-il.
Ces dépenses imprévues posent désormais la question de leur prise en charge. « Est-ce que les compagnies vont rembourser la totalité du billet non utilisé ? Et est-ce que les assurances vont jouer ou est-ce que ce sera considéré comme un cas de force majeure ? » s’interroge le patron de Voyages Eurafrique.
Chez BCD Travel, dont les clients sont majoritairement des grands comptes, la gestion des crises passe souvent par d’autres canaux. « Ce sont généralement les partenaires sécurité et sûreté des grandes entreprises qui prennent en charge les opérations de rapatriement », explique Valérie Sasset.
Lire aussi : International SOS : rien n'indique la résolution du conflit à court terme
Certaines agences ont également pu limiter la casse. « Dès qu’on a eu connaissance du conflit, on s’est mobilisés immédiatement , souligne José Martinez, PDG d’Amplitudes. On a réussi à recaser quasiment tout le monde. »
Pour Sylvie Perez, gérante de Mop Voyages et déléguée régionale Selectour Midi-Pyrénées, la situation est restée relativement maîtrisée côté corporate. « Sur les vols en transit par le Qatar, nous avons enregistré plusieurs annulations. Heureusement, comme il s’agissait souvent de billets flex, les remboursements ont été intégraux et sans difficulté majeure. »
Lire aussi : Sylvie Perez (Mop Voyages) : "Malgré l’incertitude, nos clients apprécient notre accompagnement"
Certaines ont organisé des rapatriements par des itinéraires détournés. « Pour ceux qui étaient bloqués du côté de Dubaï, on les a fait prendre la route vers Oman », explique Philippe Korcia.
D’autres voyageurs ont dû repartir sur de nouveaux vols, parfois à des prix très élevés. « On a dû racheter des billets, parfois des allers simples à des tarifs fous. Certains retours d’Asie ont coûté entre 3 000 et 4 000 euros », précise-t-il.
Ces dépenses imprévues posent désormais la question de leur prise en charge. « Est-ce que les compagnies vont rembourser la totalité du billet non utilisé ? Et est-ce que les assurances vont jouer ou est-ce que ce sera considéré comme un cas de force majeure ? » s’interroge le patron de Voyages Eurafrique.
Chez BCD Travel, dont les clients sont majoritairement des grands comptes, la gestion des crises passe souvent par d’autres canaux. « Ce sont généralement les partenaires sécurité et sûreté des grandes entreprises qui prennent en charge les opérations de rapatriement », explique Valérie Sasset.
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Certaines agences ont également pu limiter la casse. « Dès qu’on a eu connaissance du conflit, on s’est mobilisés immédiatement , souligne José Martinez, PDG d’Amplitudes. On a réussi à recaser quasiment tout le monde. »
Pour Sylvie Perez, gérante de Mop Voyages et déléguée régionale Selectour Midi-Pyrénées, la situation est restée relativement maîtrisée côté corporate. « Sur les vols en transit par le Qatar, nous avons enregistré plusieurs annulations. Heureusement, comme il s’agissait souvent de billets flex, les remboursements ont été intégraux et sans difficulté majeure. »
Lire aussi : Sylvie Perez (Mop Voyages) : "Malgré l’incertitude, nos clients apprécient notre accompagnement"
Des déplacements professionnels déjà reportés
Au-delà de la gestion immédiate, les professionnels anticipent déjà les conséquences sur les prochains mois.
« La situation est assez anxiogène pour les gens qui doivent voyager, estime Valérie Sasset. Certains déplacements vers l’Asie vont probablement être reportés. »
Dans l’immédiat, de nombreux voyages professionnels sont simplement décalés. « Sauf urgence absolue, les voyageurs d’affaires ne veulent pas prendre le risque de se retrouver bloqués à l’autre bout du monde », explique José Martinez.
Outre les contraintes logistiques, c’est aussi l’état d’esprit des voyageurs qui évolue. « Ce n’est jamais bon pour le business, résume Maxime Pialat. Au-delà du voyage, cette situation inquiète le monde entier sur le plan économique. »
Pour l’heure, les acteurs du secteur restent prudents quant à l’ampleur réelle de l’impact. « On suit ça comme le lait sur le feu », conclut Valérie Sasset. Il est encore trop tôt, toutefois, pour mesurer précisément les conséquences sur l’activité.
« La situation est assez anxiogène pour les gens qui doivent voyager, estime Valérie Sasset. Certains déplacements vers l’Asie vont probablement être reportés. »
Dans l’immédiat, de nombreux voyages professionnels sont simplement décalés. « Sauf urgence absolue, les voyageurs d’affaires ne veulent pas prendre le risque de se retrouver bloqués à l’autre bout du monde », explique José Martinez.
Outre les contraintes logistiques, c’est aussi l’état d’esprit des voyageurs qui évolue. « Ce n’est jamais bon pour le business, résume Maxime Pialat. Au-delà du voyage, cette situation inquiète le monde entier sur le plan économique. »
Pour l’heure, les acteurs du secteur restent prudents quant à l’ampleur réelle de l’impact. « On suit ça comme le lait sur le feu », conclut Valérie Sasset. Il est encore trop tôt, toutefois, pour mesurer précisément les conséquences sur l’activité.






Publié par Caroline Lelievre 













