« Le commandant, c’est le chef de l’expédition maritime sur un bateau. »
La formule d’Adrien Eyssautier, actuel commandant du Lapérouse tombe presque sous le sens mais elle résume une philosophie, vécue par les agents de voyages le temps de trois nuits de traversée entre Rotterdam et Bergen.
Sur les navires de 130 mètres de la classe Explorer, le commandant n’est pas seulement celui qui conduit le navire du point A au point B.
Il est garant d’un esprit, celui d’une compagnie qui « a été monté par des marins ». « Mon rôle, c’est de transmettre la passion de la marine et de l’expédition maritime. Il n’y a pas que les escales qui comptent. Il y a la traversée, la mer qui change chaque jour. »
La formule d’Adrien Eyssautier, actuel commandant du Lapérouse tombe presque sous le sens mais elle résume une philosophie, vécue par les agents de voyages le temps de trois nuits de traversée entre Rotterdam et Bergen.
Sur les navires de 130 mètres de la classe Explorer, le commandant n’est pas seulement celui qui conduit le navire du point A au point B.
Il est garant d’un esprit, celui d’une compagnie qui « a été monté par des marins ». « Mon rôle, c’est de transmettre la passion de la marine et de l’expédition maritime. Il n’y a pas que les escales qui comptent. Il y a la traversée, la mer qui change chaque jour. »
Passerelle ouverte pour les passagers
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À bord, cela se traduit concrètement : passerelle ouverte lorsque les conditions le permettent, échanges directs avec les passagers, dîners partagés, moments informels loin du micro et des discours trop formels. « Je suis plus à l’aise sur la passerelle. Là, on échange vraiment. »
Les unités Explorer affichent un tirant d’eau limité (4,70 mètres), ce qui permet d’accéder à des zones peu profondes – comme les Bijagos – inaccessibles aux grands navires.
Mais cette légèreté implique aussi une autre relation à l’élément. « On est sur des bateaux légers. On sent passer un bateau taxi à Rotterdam. Sur un gros paquebot, on ne ressentirait rien. »
Cette proximité avec la mer fait partie de l’expérience qui n’est pas un simple décor, certains passagers qui pensaient avoir le pied marin s’en souviendront pour mieux en plaisanter ensuite.
Les unités Explorer affichent un tirant d’eau limité (4,70 mètres), ce qui permet d’accéder à des zones peu profondes – comme les Bijagos – inaccessibles aux grands navires.
Mais cette légèreté implique aussi une autre relation à l’élément. « On est sur des bateaux légers. On sent passer un bateau taxi à Rotterdam. Sur un gros paquebot, on ne ressentirait rien. »
Cette proximité avec la mer fait partie de l’expérience qui n’est pas un simple décor, certains passagers qui pensaient avoir le pied marin s’en souviendront pour mieux en plaisanter ensuite.
Adapter, observer, décider
Chez Ponant, l’expérience repose sur la navigation, l’environnement, le respect des zones traversées et l’optimisation des vitesses pour limiter l’impact environnemental.
Propulsion électrique, gestion fine des groupes, vitesse calculée : « Nos transits sont optimisés. On ne part pas à fond pour arriver avant les autres. »
Le commandant dispose d’une latitude réelle, notamment sur les croisières expédition.
« Je me suis déjà détourné pour observer une femelle cachalot et son petit, entre Aldabra et Zanzibar. » Ces décisions supposent expérience et sens de l’observation. « Notre métier, c’est l’observation. À force, on aiguise ce sens. Et j’essaie de transmettre ça aux passagers : ne pas attendre les dauphins, mais les chercher. »
En Antarctique, aux Seychelles ou aux Bijagos, la lumière permanente facilite l’observation. Sur des transits nocturnes courts, la marge de manœuvre est plus réduite. Chaque zone impose ses contraintes.
Propulsion électrique, gestion fine des groupes, vitesse calculée : « Nos transits sont optimisés. On ne part pas à fond pour arriver avant les autres. »
Le commandant dispose d’une latitude réelle, notamment sur les croisières expédition.
« Je me suis déjà détourné pour observer une femelle cachalot et son petit, entre Aldabra et Zanzibar. » Ces décisions supposent expérience et sens de l’observation. « Notre métier, c’est l’observation. À force, on aiguise ce sens. Et j’essaie de transmettre ça aux passagers : ne pas attendre les dauphins, mais les chercher. »
En Antarctique, aux Seychelles ou aux Bijagos, la lumière permanente facilite l’observation. Sur des transits nocturnes courts, la marge de manœuvre est plus réduite. Chaque zone impose ses contraintes.
Une proximité assumée avec les passagers
Arrivé chez Ponant il y a un an et demi, ce commandant enchaîne les contrats de deux mois embarqué, deux mois à terre.
Il a navigué sur le Dumont-d’Urville, le Bougainville et effectue son troisième contrat sur le Lapérouse. Avant cela, il a commandé pendant plus de quatre ans le Marion Dufresne, navire ravitailleur des Terres australes et antarctiques françaises.
Une expérience qui nourrit sa vision du métier : mix entre transport, mission scientifique, logistique et aventure humaine.
« Ce qui m’a attiré chez Ponant, c’est la volonté d’aller voir ailleurs, de découvrir. » Au-delà de la sécurité, le commandant participe directement à la promesse commerciale. Dans un modèle à capacité réduite, la personnalisation est centrale. « On veut que chaque passager soit une personne, pas un numéro. »
Cette proximité - passerelle ouverte, dîners, échanges - constitue un argument fort pour les agents de voyages. Elle matérialise la différence entre une croisière expédition premium et un produit de masse.
Il a navigué sur le Dumont-d’Urville, le Bougainville et effectue son troisième contrat sur le Lapérouse. Avant cela, il a commandé pendant plus de quatre ans le Marion Dufresne, navire ravitailleur des Terres australes et antarctiques françaises.
Une expérience qui nourrit sa vision du métier : mix entre transport, mission scientifique, logistique et aventure humaine.
« Ce qui m’a attiré chez Ponant, c’est la volonté d’aller voir ailleurs, de découvrir. » Au-delà de la sécurité, le commandant participe directement à la promesse commerciale. Dans un modèle à capacité réduite, la personnalisation est centrale. « On veut que chaque passager soit une personne, pas un numéro. »
Cette proximité - passerelle ouverte, dîners, échanges - constitue un argument fort pour les agents de voyages. Elle matérialise la différence entre une croisière expédition premium et un produit de masse.







Publié par Laurent Guéna 













