Crise dans le Golfe : "La priorité ce sont les voyageurs bloqués à destination" - Depositphotos.com Auteur sserdarbasak
Les agences et les tour-opérateurs sont sur le pont.
Les frappes militaires qui touchent actuellement les pays du Golfe persique entraînent des mesures de fermeture de l’espace aérien et des annulations et reports de vols.
Face à cette situation, les professionnels du tourisme sont en cellule de crise depuis samedi.
"La priorité est aux clients présents à destination. Il faut réorganiser les retours notamment ceux qui vont transiter par Dubaï, le Qatar, Abu Dhabi" nous explique Christophe Jacquet, directeur général de Marietton Développement.
"Tout est en ordre de marche, avec un alignement du SETO et des EDV pour sécuriser nos clients. L'enjeu, c'est que les tour-opérateurs et les agences collaborent en toute intelligence. J'espère que les compagnies aériennes prendront leurs responsabilités, car elles ont un rôle déterminant quand les clients sont bloqués sur place. La profession doit rester unie pour gérer avec bon sens les reprotections."
Chez Eden Tour, Isabelle Jaecques, directrice commerciale est également mobilisée : "Nous avons 8 dossiers qui concernent des clients à destination : deux sont à Oman et les autres sont en Asie et doivent transiter par les pays du Golfe". La responsable a demandé à ses clients de s'inscrire sur le fil d'Ariane.
Les frappes militaires qui touchent actuellement les pays du Golfe persique entraînent des mesures de fermeture de l’espace aérien et des annulations et reports de vols.
Face à cette situation, les professionnels du tourisme sont en cellule de crise depuis samedi.
"La priorité est aux clients présents à destination. Il faut réorganiser les retours notamment ceux qui vont transiter par Dubaï, le Qatar, Abu Dhabi" nous explique Christophe Jacquet, directeur général de Marietton Développement.
"Tout est en ordre de marche, avec un alignement du SETO et des EDV pour sécuriser nos clients. L'enjeu, c'est que les tour-opérateurs et les agences collaborent en toute intelligence. J'espère que les compagnies aériennes prendront leurs responsabilités, car elles ont un rôle déterminant quand les clients sont bloqués sur place. La profession doit rester unie pour gérer avec bon sens les reprotections."
Chez Eden Tour, Isabelle Jaecques, directrice commerciale est également mobilisée : "Nous avons 8 dossiers qui concernent des clients à destination : deux sont à Oman et les autres sont en Asie et doivent transiter par les pays du Golfe". La responsable a demandé à ses clients de s'inscrire sur le fil d'Ariane.
ÔVoyages : une centaine de clients à Dubaï, "la priorité c'est l'assistance aux voyageurs"
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ÔVoyages compte une centaine de clients à Dubaï. "Une soixantaine de voyageurs sont dans notre Ôclub et une quarantaine d'autres dans des hôtels de l'Emirat" nous détaille Samia Benslimane, CEO du tour-opérateur que nous avons contacté par téléphone.
Les équipes du voyagiste réalisent un point toutes les 4 heures : "Tout ce qui compte aujourd'hui, c'est l'assistance à nos clients. A destination, ils peuvent parfois avoir l'impression que l'on ne s'occupe pas d'eux comme il le faudrait, et pourtant nous étudions toutes les possibilités pour les reprotéger.
Mais aujourd'hui, nous n'avons aucune solution, que ce soit par voie terrestre, par les airs ou par la mer. Nous avions envisagé un transfert à autocar vers Oman pour décoller depuis Mascatte, mais l'Emirat a lui aussi été touché par des tirs".
Les équipes du tour-opérateur ont d'ores et déjà booké des places sur les vols ouverts, mais la dirigeante ne se fait guerre d'illusion : "Dès que nous pouvons, nous "bookons" sur les vols ouverts dès le 3 mars sur les compagnies du Golfe, mais je pense que ces vols ne décolleront pas. Nous savons déjà que nous devrons à chaque fois répéter ces réservations en espérant que ces vols puissent décoller".
Les équipes du voyagiste réalisent un point toutes les 4 heures : "Tout ce qui compte aujourd'hui, c'est l'assistance à nos clients. A destination, ils peuvent parfois avoir l'impression que l'on ne s'occupe pas d'eux comme il le faudrait, et pourtant nous étudions toutes les possibilités pour les reprotéger.
Mais aujourd'hui, nous n'avons aucune solution, que ce soit par voie terrestre, par les airs ou par la mer. Nous avions envisagé un transfert à autocar vers Oman pour décoller depuis Mascatte, mais l'Emirat a lui aussi été touché par des tirs".
Les équipes du tour-opérateur ont d'ores et déjà booké des places sur les vols ouverts, mais la dirigeante ne se fait guerre d'illusion : "Dès que nous pouvons, nous "bookons" sur les vols ouverts dès le 3 mars sur les compagnies du Golfe, mais je pense que ces vols ne décolleront pas. Nous savons déjà que nous devrons à chaque fois répéter ces réservations en espérant que ces vols puissent décoller".
Une centaine de voyageurs bloqués aussi chez Asia
Chez Asia, la cellule de crise a été déclenché dès samedi matin. pour lister les passagers en départ, en transit et à destination.
"Entre la Thaïlande, le Vietnam, l'Inde, le Sri Lanka et les Emirats, nous avons une centaine de voyageurs bloqués sur place, censés initialement rentrer ce week-end et lundi avec Qatar Airways, Emirates, Etihad et Air India (dont les vols vers l'Europe ont également été suspendus faute de pouvoir survoler la région)" détaille Guillaume Linton Président du tour-opérateur.
"Avec l'aide de nos équipes locales, nous prenons en charge nos voyageurs sur place, les hébergeons et les assistons, avec l'espoir de leur trouver rapidement un vol retour sur leur compagnie d'origine ou une autre compagnie. C'est notre priorité."
Guillaume Linton, qui espère une désescalade rapide des tensions dans la région, tient à souligner la mobilisation immédiate dès samedi matin des équipes à Paris des compagnies impactées. Il ajoute "Nos agences partenaires se sont également montrées très réactives pour renseigner et rassurer leurs voyageurs bloqués à destination ou en partance. Cet engagement de tous, ici et à destination, est de nouveau la démonstration, en pareille situation, de notre grande utilité collective au service de nos voyageurs."
"Entre la Thaïlande, le Vietnam, l'Inde, le Sri Lanka et les Emirats, nous avons une centaine de voyageurs bloqués sur place, censés initialement rentrer ce week-end et lundi avec Qatar Airways, Emirates, Etihad et Air India (dont les vols vers l'Europe ont également été suspendus faute de pouvoir survoler la région)" détaille Guillaume Linton Président du tour-opérateur.
"Avec l'aide de nos équipes locales, nous prenons en charge nos voyageurs sur place, les hébergeons et les assistons, avec l'espoir de leur trouver rapidement un vol retour sur leur compagnie d'origine ou une autre compagnie. C'est notre priorité."
Guillaume Linton, qui espère une désescalade rapide des tensions dans la région, tient à souligner la mobilisation immédiate dès samedi matin des équipes à Paris des compagnies impactées. Il ajoute "Nos agences partenaires se sont également montrées très réactives pour renseigner et rassurer leurs voyageurs bloqués à destination ou en partance. Cet engagement de tous, ici et à destination, est de nouveau la démonstration, en pareille situation, de notre grande utilité collective au service de nos voyageurs."
Il faudrait "obtenir que Qatar Airways, et Emirates... puissent voler en direct de certains points"
Reste que pour l'heure, les professionnels comme les clients sont dans le flou. "Nous n'avons pas vraiment de date de reprise, compte tenu de la situation, cela va se décanter au fur et à mesure", estime Isabelle Jaecques.
"Les tour-opérateurs du groupe Marietton travaillent actuellement pour savoir comment rapatrier les clients qui passent par les zones qui sont en crise, c'est sur ce sujet qu'ils planchent très activement" ajoute, Christophe Jacquet.
Du côté du SETO, le syndicat est en train d'évaluer le nombre de voyageurs bloqués à destination : "des milliers entre les voyageurs présents dans les pays du Golfe et ceux dont les vols doivent transiter dans cette zone", estime Patrice Caradec président du SETO.
"Cela prendra beaucoup de temps de résorber tout cela, il faudrait obtenir que Qatar Airways, et Emirates... puissent voler en direct de certains points".
Un constat partagé également par Samia Benslimane : "l'espace aérien est fermé, et les aéroports de Dubaï ou d'Abu Dhabi ont été pris pour cible. Quand les vols seront à nouveau autorisés, cela prendra du temps pour faire partir tout le monde, il y aura un goulot d'étranglement. Et surtout nous ne savons pas quand les espaces aériens vont rouvrir."
Sur les réseaux sociaux, des voyageurs confinés à Dubaï témoignent : certains semblent assez sereins, quand d'autres s'inquiètent très fortement d'entendre les bruits des missiles.
C'est le cas d'Élodie Gossuin, ex-Miss France en vacances actuellement à Dubaï avec son mari et ses enfants qui a déclaré : "Je ne sais pas si c’est la pire journée de ma vie, mais je ne pensais pas vivre ça un jour."
Cette autre voyageuse partie au Cambodge devait rentrer ce dimanche par un vol qui devait transiter via Abu Dhabi : "Nous sommes bloqués et dans l'attente de savoir comment nous allons rentrer. Pour l'instant il n'y a plus aucun vol pour nous ramener". Elle a été prise en charge par la compagnie et son voyagiste et logée à l'hôtel.
"Les tour-opérateurs du groupe Marietton travaillent actuellement pour savoir comment rapatrier les clients qui passent par les zones qui sont en crise, c'est sur ce sujet qu'ils planchent très activement" ajoute, Christophe Jacquet.
Du côté du SETO, le syndicat est en train d'évaluer le nombre de voyageurs bloqués à destination : "des milliers entre les voyageurs présents dans les pays du Golfe et ceux dont les vols doivent transiter dans cette zone", estime Patrice Caradec président du SETO.
"Cela prendra beaucoup de temps de résorber tout cela, il faudrait obtenir que Qatar Airways, et Emirates... puissent voler en direct de certains points".
Un constat partagé également par Samia Benslimane : "l'espace aérien est fermé, et les aéroports de Dubaï ou d'Abu Dhabi ont été pris pour cible. Quand les vols seront à nouveau autorisés, cela prendra du temps pour faire partir tout le monde, il y aura un goulot d'étranglement. Et surtout nous ne savons pas quand les espaces aériens vont rouvrir."
Sur les réseaux sociaux, des voyageurs confinés à Dubaï témoignent : certains semblent assez sereins, quand d'autres s'inquiètent très fortement d'entendre les bruits des missiles.
C'est le cas d'Élodie Gossuin, ex-Miss France en vacances actuellement à Dubaï avec son mari et ses enfants qui a déclaré : "Je ne sais pas si c’est la pire journée de ma vie, mais je ne pensais pas vivre ça un jour."
Cette autre voyageuse partie au Cambodge devait rentrer ce dimanche par un vol qui devait transiter via Abu Dhabi : "Nous sommes bloqués et dans l'attente de savoir comment nous allons rentrer. Pour l'instant il n'y a plus aucun vol pour nous ramener". Elle a été prise en charge par la compagnie et son voyagiste et logée à l'hôtel.

















