Depuis juillet 2023, Jonathan Lament a pris la direction du groupiste Syltours, fondé par son père - Photo : Syltours
La guerre au Moyen-Orient n’épargne pas non plus les voyageurs du groupiste Syltours.
Alors que les perturbations aériennes compliquent actuellement certains retours, l’entreprise doit déjà gérer plusieurs situations sur le terrain.
Un groupe de 38 clients est notamment bloqué en Thaïlande après l’annulation de son vol retour opéré par Emirates.
Les voyageurs, qui devaient rentrer en France le 4 mars, sont pour l’instant hébergés à Cha-Am, au sud de Bangkok, dans l’attente d’une solution de rapatriement. « Nous cherchons des alternatives, mais les vols sont pleins. En attendant, ils sont pris en charge sur place », explique Jonathan Lament, le PDG de Syltours.
Pour les départs à venir, le groupiste a également pris des mesures d’anticipation.
Sur une vingtaine de groupes programmés en mars, quatre à cinq ont déjà été reportés. « Nous restons très dépendants des informations des compagnies aériennes. Nous avons pris les devants sur deux ou trois groupes, lorsque nous savions qu’il était possible de décaler sans frais avec le réceptif sur place, car c’est aussi un sujet important », précise le dirigeant.
L’agence bénéficie toutefois d’une certaine diversification de ses partenaires aériens. « Aujourd’hui, nous avons une chance : le très gros de notre activité sur l’Asie passe cette année par Turkish Airlines. Pour l’instant, la Turquie n’est pas concernée », souligne Jonathan Lament.
Alors que les perturbations aériennes compliquent actuellement certains retours, l’entreprise doit déjà gérer plusieurs situations sur le terrain.
Un groupe de 38 clients est notamment bloqué en Thaïlande après l’annulation de son vol retour opéré par Emirates.
Les voyageurs, qui devaient rentrer en France le 4 mars, sont pour l’instant hébergés à Cha-Am, au sud de Bangkok, dans l’attente d’une solution de rapatriement. « Nous cherchons des alternatives, mais les vols sont pleins. En attendant, ils sont pris en charge sur place », explique Jonathan Lament, le PDG de Syltours.
Pour les départs à venir, le groupiste a également pris des mesures d’anticipation.
Sur une vingtaine de groupes programmés en mars, quatre à cinq ont déjà été reportés. « Nous restons très dépendants des informations des compagnies aériennes. Nous avons pris les devants sur deux ou trois groupes, lorsque nous savions qu’il était possible de décaler sans frais avec le réceptif sur place, car c’est aussi un sujet important », précise le dirigeant.
L’agence bénéficie toutefois d’une certaine diversification de ses partenaires aériens. « Aujourd’hui, nous avons une chance : le très gros de notre activité sur l’Asie passe cette année par Turkish Airlines. Pour l’instant, la Turquie n’est pas concernée », souligne Jonathan Lament.
Une passation entre père et fils
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Voilà près de trois ans que le chef d'entreprise a pris la suite de son père, Sylvain Lament.
Depuis, il poursuit le développement de Syltours dans la continuité, tout en accélérant sa structuration.
L’entreprise, forte d’une soixantaine de collaborateurs et d’une dizaine de bureaux en France, revendique un positionnement clair : « On fait 100% de groupes constitués, uniquement en direct auprès des CSE, associations et groupes d’amis. »
En 2025, Syltours a fait voyager environ 730 groupes, soit près de 25 000 passagers, pour un chiffre d’affaires supérieur à 55 millions d’euros, contre 49 millions en 2024. « C’est une croissance saine, portée à la fois par le volume et par l’augmentation du panier moyen », souligne le dirigeant.
L’entreprise s’appuie sur des équipes renforcées : « On a beaucoup recruté. L’équipe grandit et se stabilise. Sans les équipes, on n’est rien. »
Depuis, il poursuit le développement de Syltours dans la continuité, tout en accélérant sa structuration.
L’entreprise, forte d’une soixantaine de collaborateurs et d’une dizaine de bureaux en France, revendique un positionnement clair : « On fait 100% de groupes constitués, uniquement en direct auprès des CSE, associations et groupes d’amis. »
En 2025, Syltours a fait voyager environ 730 groupes, soit près de 25 000 passagers, pour un chiffre d’affaires supérieur à 55 millions d’euros, contre 49 millions en 2024. « C’est une croissance saine, portée à la fois par le volume et par l’augmentation du panier moyen », souligne le dirigeant.
L’entreprise s’appuie sur des équipes renforcées : « On a beaucoup recruté. L’équipe grandit et se stabilise. Sans les équipes, on n’est rien. »
L’Asie, valeur sûre du groupe
Malgré l’inflation, la demande reste dynamique. Le panier moyen dépasse désormais 2 000 euros, contre 1 700 à 1 800 euros avant le Covid. « Les prix ont augmenté, mais les gens continuent de partir. »
Côté destinations, l’Asie domine largement. Le Vietnam (près de 80 groupes) et le Sri Lanka (environ 60) figurent parmi les locomotives. L’Afrique du Sud confirme également son attractivité.
À l’inverse, l’Amérique du Sud reste plus technique. « S’il y avait plus de rotations aériennes, on pourrait baisser les tarifs. Mais on arrive malgré tout à s’en sortir », précise Jonathan Lament.
Côté destinations, l’Asie domine largement. Le Vietnam (près de 80 groupes) et le Sri Lanka (environ 60) figurent parmi les locomotives. L’Afrique du Sud confirme également son attractivité.
À l’inverse, l’Amérique du Sud reste plus technique. « S’il y avait plus de rotations aériennes, on pourrait baisser les tarifs. Mais on arrive malgré tout à s’en sortir », précise Jonathan Lament.
Sport, immersion et accessibilité
La soixantaine de collaborateurs de Syltours réunie lors d'un séminaire, en janvier 2025, à Copenhague - Photo : Syltours
Pour se différencier, Syltours investit de nouveaux segments.
Une cellule dédiée aux voyages sportifs a été lancée autour des grandes courses internationales. « Le marathon de New York, c’est le graal pour beaucoup de coureurs. Quand ils veulent y aller, ils ne se posent plus la question du prix », affirme Jonathan Lament.
Preuve de cet engouement : plus de 350 participants programmés en 2026, vendus en une semaine. L’offre s’étend aussi aux événements sportifs majeurs (Formule 1, sports américains, rugby), avec une logique d’expérience globale, pensée également pour les accompagnants.
Autre axe : les voyages immersifs et solidaires sous la bannière « Les Migrateurs Engagés », développés en partenariat avec Double Sens. « On est sur des petits groupes, 10 à 12 personnes, avec une vraie immersion locale. »
Jonathan Lament a également pris 15% du capital du Monde en Fauteuil, dédié aux voyages pour personnes à mobilité réduite.
« C’est une démarche d’inclusion qui a du sens. Nous accompagnons aussi la stratégie et le développement commercial auprès des CE », précise-t-il.
À l’international, un bureau a ouvert en Bolivie afin d’internaliser la production sur le pays. « L’idée, c’est d’être plus compétitif et plus expert sur la destination. »
Une cellule dédiée aux voyages sportifs a été lancée autour des grandes courses internationales. « Le marathon de New York, c’est le graal pour beaucoup de coureurs. Quand ils veulent y aller, ils ne se posent plus la question du prix », affirme Jonathan Lament.
Preuve de cet engouement : plus de 350 participants programmés en 2026, vendus en une semaine. L’offre s’étend aussi aux événements sportifs majeurs (Formule 1, sports américains, rugby), avec une logique d’expérience globale, pensée également pour les accompagnants.
Autre axe : les voyages immersifs et solidaires sous la bannière « Les Migrateurs Engagés », développés en partenariat avec Double Sens. « On est sur des petits groupes, 10 à 12 personnes, avec une vraie immersion locale. »
Jonathan Lament a également pris 15% du capital du Monde en Fauteuil, dédié aux voyages pour personnes à mobilité réduite.
« C’est une démarche d’inclusion qui a du sens. Nous accompagnons aussi la stratégie et le développement commercial auprès des CE », précise-t-il.
À l’international, un bureau a ouvert en Bolivie afin d’internaliser la production sur le pays. « L’idée, c’est d’être plus compétitif et plus expert sur la destination. »
Transport et États-Unis : vigilance permanente
Sur le ferroviaire, la suppression au 31 décembre 2025 puis le retour de la plateforme groupes SNCF, le 25 février dernier, a compliqué l’organisation.
« Nous avons eu 10 jours, au moment des fêtes pour confirmer, émettre et payer toutes les options, c'était compliqué et une perte de temps énorme », se souvient le PDG de Syltours qui, depuis le début d'année, a été contraint de passer sur le site individuels de la SNCF et de se tourner vers Trenitalia.
« Aujourd'hui, la plateforme groupes SNCF est opérationnelle, mais pas ergonomique », regrette-t-il.
Lire aussi : Quand la SNCF fait dérailler la distribution B2B !
Côté aérien, Syltours privilégie les compagnies régulières long-courriers. « On ne travaille pas avec les low cost : leur modèle n’est pas compatible avec le nôtre. Nous avons besoin de flexibilité et d’options. »
Les États-Unis enregistrent un recul de 30 à 40% sur certains segments, notamment les city breaks à New York. « Il y a un contexte géopolitique qui freine certains clients, et les hôteliers n’ont pas vraiment baissé leurs tarifs. »
« Nous avons eu 10 jours, au moment des fêtes pour confirmer, émettre et payer toutes les options, c'était compliqué et une perte de temps énorme », se souvient le PDG de Syltours qui, depuis le début d'année, a été contraint de passer sur le site individuels de la SNCF et de se tourner vers Trenitalia.
« Aujourd'hui, la plateforme groupes SNCF est opérationnelle, mais pas ergonomique », regrette-t-il.
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Côté aérien, Syltours privilégie les compagnies régulières long-courriers. « On ne travaille pas avec les low cost : leur modèle n’est pas compatible avec le nôtre. Nous avons besoin de flexibilité et d’options. »
Les États-Unis enregistrent un recul de 30 à 40% sur certains segments, notamment les city breaks à New York. « Il y a un contexte géopolitique qui freine certains clients, et les hôteliers n’ont pas vraiment baissé leurs tarifs. »
2026 : cap sur les 60 millions d'euros
Malgré un environnement international incertain, notamment au Moyen-Orient et en Iran, ou encore entre la Chine et Taïwan, le dirigeant reste confiant.
« Nous avons l’habitude d’évoluer dans un monde instable. La diversification est la clé de notre développement », affirme Jonathan Lament.
L’objectif est clair : franchir la barre des 60 millions d’euros en 2026. « Nous sommes aujourd’hui mieux armés pour continuer à grandir. Ce qui est le plus enrichissant, c’est de voir les équipes évoluer et s’épanouir. »
Un cap assumé pour un acteur qui entend rester fidèle à son ADN : le voyage de groupes sur-mesure, avec agilité et spécialisation.
« Nous avons l’habitude d’évoluer dans un monde instable. La diversification est la clé de notre développement », affirme Jonathan Lament.
L’objectif est clair : franchir la barre des 60 millions d’euros en 2026. « Nous sommes aujourd’hui mieux armés pour continuer à grandir. Ce qui est le plus enrichissant, c’est de voir les équipes évoluer et s’épanouir. »
Un cap assumé pour un acteur qui entend rester fidèle à son ADN : le voyage de groupes sur-mesure, avec agilité et spécialisation.






Publié par Caroline Lelievre 

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