Situation économique
Pour l’instant, les flux sortant du dollar ont surtout profité à l’euro et aux devises émergentes, qui résistent bien depuis le début de l’année- Depositphotos.com, alexkalina
La volatilité reste faible sur le marché des changes.
Les grandes paires devraient évoluer sans rupture tant que les taux courts réels, corrigés de l’inflation, restent maîtrisés sur le marché obligataire.
En revanche, le positionnement des investisseurs institutionnels contre le dollar est extrême et potentiellement déstabilisant.
Selon la dernière enquête de Bank of America, les gérants n’avaient pas autant vendu le dollar depuis quatorze ans. Ils cherchent massivement à réduire leur exposition.
Les raisons avancées sont claires : doutes sur l’indépendance future de la Réserve fédérale après le départ de Jerome Powell, crainte d’une bulle technologique aux États-Unis et affaiblissement du marché du travail, notamment pour les nouveaux entrants. Cette dégradation semble davantage liée au cycle électoral qu’à l’intelligence artificielle.
Pour l’instant, les flux sortant du dollar ont surtout profité à l’euro et aux devises émergentes, qui résistent bien depuis le début de l’année.
Certains estiment que le dollar est survendu et qu’un rebond est inévitable. C’est souvent le cas, mais rien ne le garantit. Les marchés ne sont pas parfaitement rationnels. Tant que les inquiétudes sur l’économie et les marchés actions américains persistent, la pression vendeuse peut continuer.
Il faut aussi intégrer le risque géopolitique. Le dossier du Groenland n’est pas clos et pourrait revenir au premier plan au printemps, une fois l’hiver passé. Cela ajouterait une source d’incertitude supplémentaire.
La baisse du dollar reste donc le thème dominant sur le marché des devises cette année, comme en 2025.
Sur le plan macroéconomique, la Chine inquiète. La consommation reste pénalisée par l’effondrement de l’immobilier. Environ 70% du patrimoine des ménages chinois est lié à la pierre, contre moins de 30% dans les pays développés.
Depuis 2021, les prix reculent en continu, avec des baisses d’au moins 20% dans les grandes villes. À Shenzhen, certains appartements sont passés de 110 000 à 50 000 yuans le mètre carré. Des millions de ménages voient la valeur de leur patrimoine s’effondrer tout en continuant à rembourser des crédits supérieurs à la valeur de leur bien.
À Zhengzhou, environ 500 000 foyers sont déjà en défaut de paiement. Les banques limitent les saisies car moins d’un logement saisi sur cinq trouve acheteur.
La crise immobilière chinoise est plus grave que prévu. Elle bloque la reprise de la croissance et constitue un risque majeur pour l’économie mondiale.
Lire aussi : Dollar, Euro, Yen : le retour de la volatilité pour vos devises ?
Les grandes paires devraient évoluer sans rupture tant que les taux courts réels, corrigés de l’inflation, restent maîtrisés sur le marché obligataire.
En revanche, le positionnement des investisseurs institutionnels contre le dollar est extrême et potentiellement déstabilisant.
Selon la dernière enquête de Bank of America, les gérants n’avaient pas autant vendu le dollar depuis quatorze ans. Ils cherchent massivement à réduire leur exposition.
Les raisons avancées sont claires : doutes sur l’indépendance future de la Réserve fédérale après le départ de Jerome Powell, crainte d’une bulle technologique aux États-Unis et affaiblissement du marché du travail, notamment pour les nouveaux entrants. Cette dégradation semble davantage liée au cycle électoral qu’à l’intelligence artificielle.
Pour l’instant, les flux sortant du dollar ont surtout profité à l’euro et aux devises émergentes, qui résistent bien depuis le début de l’année.
Certains estiment que le dollar est survendu et qu’un rebond est inévitable. C’est souvent le cas, mais rien ne le garantit. Les marchés ne sont pas parfaitement rationnels. Tant que les inquiétudes sur l’économie et les marchés actions américains persistent, la pression vendeuse peut continuer.
Il faut aussi intégrer le risque géopolitique. Le dossier du Groenland n’est pas clos et pourrait revenir au premier plan au printemps, une fois l’hiver passé. Cela ajouterait une source d’incertitude supplémentaire.
La baisse du dollar reste donc le thème dominant sur le marché des devises cette année, comme en 2025.
Sur le plan macroéconomique, la Chine inquiète. La consommation reste pénalisée par l’effondrement de l’immobilier. Environ 70% du patrimoine des ménages chinois est lié à la pierre, contre moins de 30% dans les pays développés.
Depuis 2021, les prix reculent en continu, avec des baisses d’au moins 20% dans les grandes villes. À Shenzhen, certains appartements sont passés de 110 000 à 50 000 yuans le mètre carré. Des millions de ménages voient la valeur de leur patrimoine s’effondrer tout en continuant à rembourser des crédits supérieurs à la valeur de leur bien.
À Zhengzhou, environ 500 000 foyers sont déjà en défaut de paiement. Les banques limitent les saisies car moins d’un logement saisi sur cinq trouve acheteur.
La crise immobilière chinoise est plus grave que prévu. Elle bloque la reprise de la croissance et constitue un risque majeur pour l’économie mondiale.
Lire aussi : Dollar, Euro, Yen : le retour de la volatilité pour vos devises ?
Taux de change : le point technique
Les investisseurs institutionnels continuent de réduire leur exposition aux actifs en dollar au profit d’actifs libellés dans d’autres devises.
En 2025, ce mouvement a largement soutenu l’euro. En ce début d’année, l’euro en bénéficie moins. Les flux se dirigent surtout vers l’Asie, aussi bien vers les économies développées que vers les émergents. Ce repositionnement semble structurel plutôt que temporaire.
En Europe, la livre sterling reste sous pression. La confirmation du ralentissement du marché du travail britannique renforce la probabilité d’une baisse de taux de 25 points de base par la Banque d’Angleterre en mars. Les autorités attribuent officiellement cette détérioration à la hausse du salaire minimum.
Si la dynamique des taux diverge davantage entre la zone euro et le Royaume-Uni, cela plaide pour une progression de l’EUR/GBP à moyen terme.
Enfin, l’EUR/JPY recule légèrement sur un mois (-0,67%). Ce mouvement ne signale pas un retournement durable. Il s’agit plus probablement de prises de bénéfices après une phase de hausse. La tendance de fond reste, selon nous, orientée à la hausse.
| SUPPORTS HEBDO | RÉSISTANCES HEBDO | |||
| S1 | S2 | R1 | R2 | |
| EUR/USD | 1,1700 | 1,1680 | 1,1945 | 1,2000 |
| EUR/GBP | 0,8599 | 0,8540 | 0,8788 | 0,8800 |
| EUR/CHF | 0,9090 | 0,9050 | 0,9244 | 0,9300 |
| EUR/CAD | 1,5911 | 1,5840 | 1,6190 | 1,6245 |
| EUR/JPY | 181,00 | 180,45 | 184,04 | 185,00 |
Les annonces à suivre
Le début de semaine devrait être calme. En Asie, les volumes sont restés faibles en raison du dernier jour des célébrations du Nouvel An chinois.
En Europe, l’indice IFO du climat des affaires est attendu en légère hausse en février en Allemagne.
Le plan de relance massif annoncé par Berlin il y a un an commence à produire des effets. Une première tranche des 1 000 milliards d’euros engagés a été déployée fin 2025. Nous anticipons une sortie de la stagnation cette année, avec une croissance autour de 1,5% en Allemagne, contre 1,2% pour l’ensemble de la zone euro et environ 1% pour la France.
Aux États-Unis, l’attention se portera sur l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board pour février. La confiance des ménages recule nettement depuis plusieurs mois, probablement en lien avec le ralentissement du marché du travail.
À ce stade, cela ne remet pas en cause la solidité globale de l’économie américaine, soutenue par des investissements massifs dans l’intelligence artificielle. Mais c’est un point de vulnérabilité. Si la dégradation se poursuit, la Réserve fédérale pourrait être amenée à réduire ses taux plus fortement que prévu.
En Europe, l’indice IFO du climat des affaires est attendu en légère hausse en février en Allemagne.
Le plan de relance massif annoncé par Berlin il y a un an commence à produire des effets. Une première tranche des 1 000 milliards d’euros engagés a été déployée fin 2025. Nous anticipons une sortie de la stagnation cette année, avec une croissance autour de 1,5% en Allemagne, contre 1,2% pour l’ensemble de la zone euro et environ 1% pour la France.
Aux États-Unis, l’attention se portera sur l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board pour février. La confiance des ménages recule nettement depuis plusieurs mois, probablement en lien avec le ralentissement du marché du travail.
À ce stade, cela ne remet pas en cause la solidité globale de l’économie américaine, soutenue par des investissements massifs dans l’intelligence artificielle. Mais c’est un point de vulnérabilité. Si la dégradation se poursuit, la Réserve fédérale pourrait être amenée à réduire ses taux plus fortement que prévu.
| Jour | Heure | Pays | Indicateur | À quoi s'attendre ? | Impact |
| 23/02 | 10:00 | Allemagne | Indice IFO du climat des affaires (Février) | Précédent à 87,6. | Moyen |
| 24/02 | 16:00 | USA | Confiance du consommateur américain (Février) | Précédent à 84,5. | Moyen |
| 27/02 | 08:45 | France | Première estimation de l’inflation (Février) | Précédent à -0,3% en variation mensuelle. | Faible |
Mondial Change est un établissement financier français, fondé en 2015, spécialisé dans la gestion des paiements internationaux et du risque de change.
Mondial Change accompagne notamment de nombreux acteurs du tourismes, agences de voyages, groupistes, tour-opérateurs, réceptifs...
www.mondialchange.com
Contact : nicolas@mondialchange.com
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