Pour le fonds Elliott, détenteur de plus de 10% du capital de Norwegian Cruise Line Holdings, Great Stirrup Cay, l'île privée de NCL aux Bahamas, n'a pas été assez rentabilisée - Photo : NCL
La tension monte chez Norwegian Cruise Line Holdings.
Le fonds Elliott Investment Management a adressé une lettre et une présentation détaillée au conseil d’administration du groupe, le 17 février dernier, appelant à une refonte complète du board et à l’adoption d’un nouveau plan stratégique.
Elliott, qui détient désormais plus de 10% du capital, estime que l’action pourrait atteindre 56 dollars, soit +159% par rapport aux niveaux actuels, si un redressement ambitieux est engagé.
En effet, depuis la sortie de crise sanitaire, l’écart se creuse avec Royal Caribbean Group.
Le fonds Elliott Investment Management a adressé une lettre et une présentation détaillée au conseil d’administration du groupe, le 17 février dernier, appelant à une refonte complète du board et à l’adoption d’un nouveau plan stratégique.
Elliott, qui détient désormais plus de 10% du capital, estime que l’action pourrait atteindre 56 dollars, soit +159% par rapport aux niveaux actuels, si un redressement ambitieux est engagé.
En effet, depuis la sortie de crise sanitaire, l’écart se creuse avec Royal Caribbean Group.
Une sous-performance persistante face à Royal Caribbean
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Sur un an, Royal Caribbean progresse d’environ +30%, contre +16% pour Norwegian.
Depuis le début de l’année, l’écart reste marqué (+24% vs +6% environ). Sur cinq ans, Elliott évoque une sous-performance d’environ 400% face à Royal Caribbean.
Dans sa lettre, le fonds parle d’« une décennie d’erreurs stratégiques et d’exécution insuffisante », dénonçant des opportunités de revenus mal exploitées, une discipline de coûts défaillante, des prévisions financières régulièrement manquées, une érosion durable de la confiance des investisseurs.
Elliott cite notamment Great Stirrup Cay, l’île privée de Norwegian aux Bahamas.
Première compagnie à acquérir une île privée, Norwegian n’aurait pas pleinement capitalisé sur cet actif stratégique, alors même que ces destinations exclusives sont devenues un moteur clé de rentabilité pour l’industrie.
Depuis le début de l’année, l’écart reste marqué (+24% vs +6% environ). Sur cinq ans, Elliott évoque une sous-performance d’environ 400% face à Royal Caribbean.
Dans sa lettre, le fonds parle d’« une décennie d’erreurs stratégiques et d’exécution insuffisante », dénonçant des opportunités de revenus mal exploitées, une discipline de coûts défaillante, des prévisions financières régulièrement manquées, une érosion durable de la confiance des investisseurs.
Elliott cite notamment Great Stirrup Cay, l’île privée de Norwegian aux Bahamas.
Première compagnie à acquérir une île privée, Norwegian n’aurait pas pleinement capitalisé sur cet actif stratégique, alors même que ces destinations exclusives sont devenues un moteur clé de rentabilité pour l’industrie.
Gouvernance : le cœur du débat
L’attaque vise directement le conseil d’administration.
Elliott estime que le board n’a pas rempli sa mission première : choisir le bon leadership.
L’éviction de Harry Sommer au profit de John W. Chidsey, sans expérience opérationnelle dans le secteur des croisières, est considérée comme un mauvais choix.
Le fonds réclame une refonte complète du conseil, l’arrivée d’administrateurs réellement indépendants et expérimentés dans la croisière, une revue de l’équipe dirigeante, un nouveau business plan visant une performance « best-in-class ».
Parmi les noms évoqués dans le débat figure Adam Goldstein, ancien dirigeant du groupe Royal Caribbean.
Elliott se dit prêt à privilégier une solution négociée, mais prévient qu’il pourrait porter le dossier directement devant les actionnaires lors de la prochaine assemblée générale.
Elliott estime que le board n’a pas rempli sa mission première : choisir le bon leadership.
L’éviction de Harry Sommer au profit de John W. Chidsey, sans expérience opérationnelle dans le secteur des croisières, est considérée comme un mauvais choix.
Le fonds réclame une refonte complète du conseil, l’arrivée d’administrateurs réellement indépendants et expérimentés dans la croisière, une revue de l’équipe dirigeante, un nouveau business plan visant une performance « best-in-class ».
Parmi les noms évoqués dans le débat figure Adam Goldstein, ancien dirigeant du groupe Royal Caribbean.
Elliott se dit prêt à privilégier une solution négociée, mais prévient qu’il pourrait porter le dossier directement devant les actionnaires lors de la prochaine assemblée générale.


















