Situation économique
Marché des changes : L’euro résiste, le yen s’enfonce et le dollar joue les refuges - Depositphotos.com Auteur Diloka107
Le fait marquant de ce début d’année, c’est le retour de la volatilité sur les marchés financiers. Pour l’instant, le phénomène touche davantage les actions que le Forex, mais il est illusoire de penser que les devises resteront longtemps à l’écart.
La cause n’est pas principalement géopolitique. Elle tient surtout au poids croissant des fonds spéculatifs dans la formation des prix. Ces acteurs, positionnés sur le court terme, représentent environ 25 % des volumes sur les actions et jusqu’à 60 % sur les dérivés de change. C’est considérable.
Or ils utilisent massivement l’effet de levier. L’an dernier, le levier moyen atteignait 2,98, en hausse par rapport aux années précédentes. Cette moyenne masque toutefois de fortes disparités : les fonds macro, par exemple, utilisent un levier proche de 9. Quand la confiance est intacte, ce levier amplifie la hausse et soutient les marchés.
Mais lorsque le sentiment se détériore, il accélère les ventes et accentue brutalement la volatilité, notamment sur les devises. Dans un système financier mondialisé, dominé par les flux et les algorithmes, les marchés sont interconnectés. Les tensions sur les actions finissent par se transmettre aux changes.
La hausse du dollar début février en est une illustration : elle a été déclenchée par la panique sur les valeurs technologiques américaines, en particulier les logiciels, jugés vulnérables face à l’essor de l’intelligence artificielle. Dans ce contexte d’aversion au risque, le dollar a joué son rôle de valeur refuge.
À l’avenir, le marché des changes sera de plus en plus influencé par ce qui se passe sur les actions et les obligations. Nous évoluons dans des marchés techniques, dominés par des logiques de flux et des niveaux de levier élevés, en progression constante ces dernières années.
Il faut donc s’attendre à des épisodes de volatilité plus fréquents, plus soudains et potentiellement éphémères. Les entreprises doivent intégrer cette nouvelle réalité dans leur stratégie de couverture de change.
La cause n’est pas principalement géopolitique. Elle tient surtout au poids croissant des fonds spéculatifs dans la formation des prix. Ces acteurs, positionnés sur le court terme, représentent environ 25 % des volumes sur les actions et jusqu’à 60 % sur les dérivés de change. C’est considérable.
Or ils utilisent massivement l’effet de levier. L’an dernier, le levier moyen atteignait 2,98, en hausse par rapport aux années précédentes. Cette moyenne masque toutefois de fortes disparités : les fonds macro, par exemple, utilisent un levier proche de 9. Quand la confiance est intacte, ce levier amplifie la hausse et soutient les marchés.
Mais lorsque le sentiment se détériore, il accélère les ventes et accentue brutalement la volatilité, notamment sur les devises. Dans un système financier mondialisé, dominé par les flux et les algorithmes, les marchés sont interconnectés. Les tensions sur les actions finissent par se transmettre aux changes.
La hausse du dollar début février en est une illustration : elle a été déclenchée par la panique sur les valeurs technologiques américaines, en particulier les logiciels, jugés vulnérables face à l’essor de l’intelligence artificielle. Dans ce contexte d’aversion au risque, le dollar a joué son rôle de valeur refuge.
À l’avenir, le marché des changes sera de plus en plus influencé par ce qui se passe sur les actions et les obligations. Nous évoluons dans des marchés techniques, dominés par des logiques de flux et des niveaux de levier élevés, en progression constante ces dernières années.
Il faut donc s’attendre à des épisodes de volatilité plus fréquents, plus soudains et potentiellement éphémères. Les entreprises doivent intégrer cette nouvelle réalité dans leur stratégie de couverture de change.
Taux de change : le point technique
Cela confirme que les autorités chinoises ne cherchent pas à dévaluer : la devise est déjà faible et une nouvelle dépréciation serait contre-productive. La triple dévaluation de l’été 2025 a laissé des traces durables, et Pékin ne veut pas répéter cette erreur.
Un point à surveiller concerne le yen. Le gouvernement japonais envisage d’utiliser une partie de ses importantes réserves de change pour financer le plan de relance annoncé en novembre et contenir la hausse des taux longs. La décision n’est pas actée, mais le ministre des Finances a évoqué cette option récemment. L’impact précis sur le yen reste incertain.
À court terme, la dynamique demeure clairement baissière face à l’euro comme au dollar. Nous maintenons un objectif de 190 sur l’EUR/JPY.
Enfin, les devises émergentes montrent une solidité notable, notamment en Amérique latine. Le peso colombien progresse de 2,30 % face à l’euro depuis le début de l’année.
Deux facteurs expliquent ce mouvement : une hausse de 100 points de base du taux directeur début février pour contenir les tensions inflationnistes liées à l’augmentation surprise du salaire minimum, et des flux d’investissements étrangers vers les actions émergentes. Ces entrées de capitaux soutiennent mécaniquement les monnaies locales.
Le Brésil illustre bien ce phénomène : en janvier, plus de 2,3 milliards de dollars ont afflué vers les actifs brésiliens et le real s’est apprécié de 4 %. Tout indique que 2026 pourrait être favorable aux devises émergentes.
| SUPPORTS HEBDO | RÉSISTANCES HEBDO | |||
| S1 | S2 | R1 | R2 | |
| EUR/USD | 1,1790 | 1,1688 | 1,2040 | 1,2200 |
| EUR/GBP | 0,8590 | 0,8545 | 0,8733 | 0,8748 |
| EUR/CHF | 0,9100 | 0,9059 | 0,9288 | 0,9332 |
| EUR/CAD | 1,5900 | 1,5848 | 1,6190 | 1,6294 |
| EUR/JPY | 181,22 | 180,88 | 185,44 | 186,00 |
Les annonces à suivre
Le calendrier économique est quasiment vide cette semaine. Quelques statistiques américaines sont attendues, mais aucune n’est réellement majeure.
En revanche, les volumes sur le Forex devraient reculer. Les marchés américains seront fermés lundi pour l’anniversaire de George Washington, et le Nouvel An chinois s’étend sur toute la semaine. Moins de liquidité signifie mécaniquement plus de sensibilité aux flux marginaux.
Dans ce contexte, des mouvements brusques et désordonnés peuvent apparaître sur certaines paires, surtout en cas d’actualité négative. La prudence s’impose.
En revanche, les volumes sur le Forex devraient reculer. Les marchés américains seront fermés lundi pour l’anniversaire de George Washington, et le Nouvel An chinois s’étend sur toute la semaine. Moins de liquidité signifie mécaniquement plus de sensibilité aux flux marginaux.
Dans ce contexte, des mouvements brusques et désordonnés peuvent apparaître sur certaines paires, surtout en cas d’actualité négative. La prudence s’impose.
| Jour | Heure | Pays | Indicateur | À quoi s'attendre ? | Impact |
| 19/02 | 14:30 | USA | Indice manufacturier de la Fed de Philadelphie (Février) | Précédent à 12,6. | Faible |
| 20/02 | 14:30 | USA | Première estimation du PIB au T4 | Précédent à 4,4% sur un an. | Moyen |
| 20/02 | 15:45 | USA | PMI manufacturier (Février) | Précédent à 52,4 (en phase d'expansion) | Moyen |
Autres articles
-
Marché des changes : L’euro résiste, le yen s’enfonce et le dollar joue les refuges [ABO]
-
Défiance du dollar : sommes-nous entrés dans une nouvelle phase monétaire ? [ABO]
-
Marchés : l'euro profite du désamour pour le dollar sur fond de crise au Groenland [ABO]
-
Taux de change : le dollar reste sous pression [ABO]
-
EUR/USD : L'euro résiste à l’offensive arctique de Washington [ABO]
Mondial Change est un établissement financier français, fondé en 2015, spécialisé dans la gestion des paiements internationaux et du risque de change.
Mondial Change accompagne notamment de nombreux acteurs du tourismes, agences de voyages, groupistes, tour-opérateurs, réceptifs...
www.mondialchange.com
Contact : nicolas@mondialchange.com
Mondial Change accompagne notamment de nombreux acteurs du tourismes, agences de voyages, groupistes, tour-opérateurs, réceptifs...
www.mondialchange.com
Contact : nicolas@mondialchange.com


















