Situation économique
EUR/USD : L'euro résiste à l’offensive arctique de Washington - Depositphotos.com Auteur rmcarvalhobsb
La géopolitique s’agite dès le début de l’année. Après le Venezuela, l’administration Trump se focalise sur le Groenland, territoire danois devenu stratégique avec la fonte des glaces. De nouvelles routes maritimes s’ouvrent et, surtout, le sous-sol regorge de ressources critiques.
Le site de Kvanefjeld, au sud, concentre à lui seul les sixièmes réserves mondiales d’uranium, ainsi que du zinc, du cuivre, de nombreuses terres rares et du pétrole offshore. Ces ressources sont clés pour l’énergie, l’industrie et l’intelligence artificielle américaines. Washington évoque une intervention militaire, mais ce scénario est peu crédible.
L’hypothèse la plus réaliste est un accord d’association proche de celui de Porto Rico, avec une large autonomie locale et une prise en charge de la défense et des affaires étrangères par les États-Unis. L’Europe réagirait probablement par des condamnations symboliques sur les réseaux sociaux, sans action concrète.
Sur le marché des changes, l’impact serait sans doute limité. L’épisode vénézuélien n’a pas provoqué d’aversion au risque, bien au contraire, les actifs risqués avaient progressé après la capture de Nicolas Maduro. Rien n’indique qu’un rattachement du Groenland aux États-Unis provoquerait une réaction marquée des devises.
Sur le plan économique, le début d’année est dominé par des données globalement positives qui confortent le scénario d’une croissance mondiale solide. L’inflation reste maîtrisée en zone euro, à 2,0 % en Allemagne et 0,7 % en France en décembre. Le seul point faible vient des États-Unis, avec un indice ISM manufacturier en contraction à 47,9, son plus bas niveau depuis 14 mois, sans que cela remette en cause la dynamique globale, les services restant en expansion.
En Chine, le gouvernement maintient un objectif de croissance de 5 %, porté par un soutien accru aux industries émergentes, à l’intelligence artificielle et à la robotique, ainsi qu’à la consommation. Les autorités reconnaissent toutefois que les effets seront progressifs.
Pékin a également confirmé l’ouverture de négociations avec l’Union européenne en vue d’un accord de libre-échange. Le processus sera long et ses implications restent incertaines. À ce stade, il est trop tôt pour dire si ce sera une opportunité ou un risque pour les entreprises européennes.
A lire aussi : Taux de change : un marché calme en surface, mais des mouvements techniques à surveiller
Le site de Kvanefjeld, au sud, concentre à lui seul les sixièmes réserves mondiales d’uranium, ainsi que du zinc, du cuivre, de nombreuses terres rares et du pétrole offshore. Ces ressources sont clés pour l’énergie, l’industrie et l’intelligence artificielle américaines. Washington évoque une intervention militaire, mais ce scénario est peu crédible.
L’hypothèse la plus réaliste est un accord d’association proche de celui de Porto Rico, avec une large autonomie locale et une prise en charge de la défense et des affaires étrangères par les États-Unis. L’Europe réagirait probablement par des condamnations symboliques sur les réseaux sociaux, sans action concrète.
Sur le marché des changes, l’impact serait sans doute limité. L’épisode vénézuélien n’a pas provoqué d’aversion au risque, bien au contraire, les actifs risqués avaient progressé après la capture de Nicolas Maduro. Rien n’indique qu’un rattachement du Groenland aux États-Unis provoquerait une réaction marquée des devises.
Sur le plan économique, le début d’année est dominé par des données globalement positives qui confortent le scénario d’une croissance mondiale solide. L’inflation reste maîtrisée en zone euro, à 2,0 % en Allemagne et 0,7 % en France en décembre. Le seul point faible vient des États-Unis, avec un indice ISM manufacturier en contraction à 47,9, son plus bas niveau depuis 14 mois, sans que cela remette en cause la dynamique globale, les services restant en expansion.
En Chine, le gouvernement maintient un objectif de croissance de 5 %, porté par un soutien accru aux industries émergentes, à l’intelligence artificielle et à la robotique, ainsi qu’à la consommation. Les autorités reconnaissent toutefois que les effets seront progressifs.
Pékin a également confirmé l’ouverture de négociations avec l’Union européenne en vue d’un accord de libre-échange. Le processus sera long et ses implications restent incertaines. À ce stade, il est trop tôt pour dire si ce sera une opportunité ou un risque pour les entreprises européennes.
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Taux de change : le point technique
En début d’année, c’est fréquent : le marché manque de direction, le temps d’y voir plus clair sur la dynamique macroéconomique.
Notre scénario reste une poursuite de la baisse du dollar, comme le prévoit le consensus, mais de manière plus modérée qu’en 2025. La chute du Dollar Index l’an dernier était exceptionnelle, la plus forte depuis 1973, et nous la considérons comme une anomalie qui n’a pas vocation à se répéter.
Un dollar faible devrait continuer de soutenir l’euro, avec un EUR/USD capable de monter vers 1,20 voire 1,25 au cours des deux prochains trimestres, avant un probable ajustement à la baisse. Cela devrait aussi rester favorable à la plupart des devises émergentes, comme en 2025.
Sur le yen, nous sommes en désaccord avec le scénario dominant. Beaucoup parient sur un renforcement mécanique après la hausse de taux de la Banque du Japon. Or, même après la hausse de décembre, le yen reste faible. Tant que les fonds spéculatifs restent vendeurs sur la devise japonaise, nous ne voyons pas de changement de tendance. Dans ce contexte, l’EUR/JPY pourrait encore inscrire de nouveaux plus hauts à court terme.
| SUPPORTS HEBDO | RÉSISTANCES HEBDO | |||
| S1 | S2 | R1 | R2 | |
| EUR/USD | 1.1580 | 1.1548 | 1.1710 | 1.1809 |
| EUR/GBP | 0.8590 | 0.8544 | 0.8700 | 0.8758 |
| EUR/CHF | 0.9255 | 0.9180 | 0.9388 | 0.9410 |
| EUR/CAD | 1.5900 | 1.5849 | 1.6200 | 1.6222 |
| EUR/JPY | 181.88 | 181.60 | 184.03 | 185.02 |
Les annonces à suivre
L’inflation américaine de décembre est surveillée, mais il est peu probable qu’elle déclenche une réaction notable. Le marché anticipe deux baisses de taux totalisant 50 points de base au premier semestre, ce qui correspond à notre scénario.
Si l’inflation reste légèrement au-dessus de la cible, c’est surtout le résultat d’un excès de crédit, avec une masse monétaire M2 à un niveau record, et d’une demande encore solide.
Dans ce contexte, ce n’est pas un signal inquiétant.
Si l’inflation reste légèrement au-dessus de la cible, c’est surtout le résultat d’un excès de crédit, avec une masse monétaire M2 à un niveau record, et d’une demande encore solide.
Dans ce contexte, ce n’est pas un signal inquiétant.
| Jour | Heure | Pays | Indicateur | À quoi s'attendre ? | Impact |
| 13/01 | 14:30 | USA | Indice des prix à la consommation (Décembre) | Précédent à 2,7% sur un an. | Élevé |
| 14/01 | 14:30 | USA | Indice des prix à la production (Novembre) | Précédent à 0,3% sur un mois. | Faible |
| 15/01 | 14:45 | USA | PMI manufacturier (Janvier) | Première estimation. Précédent à 52,2 (en phase d'expansion). | Moyen |
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Mondial Change accompagne notamment de nombreux acteurs du tourismes, agences de voyages, groupistes, tour-opérateurs, réceptifs...
www.mondialchange.com
Contact : nicolas@mondialchange.com
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