TourMaG - Comment se porte l'activité de Centrale Voyages dans le contexte que l'on connaît ?
François Lévêque : Chez Centrale Voyage, nous travaillons sur deux pans d'activité. La partie business va plutôt pas trop trop mal. Après une année 2025 difficile, liée aux incertitudes gouvernementales en France, l'activité est plutôt repartie de façon correcte.
Par contre, sur la partie loisirs, comme tout le monde le sait, nous vivons des temps un peu difficiles grâce à notre ami Donald (Trump ndlr).
Il ne faut pas oublier aussi le conflit Ukraine-Russie qui nous a fait souffrir pendant quelques mois. À cela s'est rajouté le conflit au Moyen-Orient depuis le 28 février.
Nous ne souffrons pas uniquement pour les voyages à destination du Moyen-Orient, mais aussi sur les destinations asiatiques, puisque les trois quarts des vols sont opérés par des compagnies aériennes du Moyen-Orient qui passent par les hubs de Dubaï, Abou Dabi ou le Qatar. Cette situation place les clients dans l'incertitude.
François Lévêque : Chez Centrale Voyage, nous travaillons sur deux pans d'activité. La partie business va plutôt pas trop trop mal. Après une année 2025 difficile, liée aux incertitudes gouvernementales en France, l'activité est plutôt repartie de façon correcte.
Par contre, sur la partie loisirs, comme tout le monde le sait, nous vivons des temps un peu difficiles grâce à notre ami Donald (Trump ndlr).
Il ne faut pas oublier aussi le conflit Ukraine-Russie qui nous a fait souffrir pendant quelques mois. À cela s'est rajouté le conflit au Moyen-Orient depuis le 28 février.
Nous ne souffrons pas uniquement pour les voyages à destination du Moyen-Orient, mais aussi sur les destinations asiatiques, puisque les trois quarts des vols sont opérés par des compagnies aériennes du Moyen-Orient qui passent par les hubs de Dubaï, Abou Dabi ou le Qatar. Cette situation place les clients dans l'incertitude.
Centrale Voyages rachète Meltour à Saint-Maur-des-Fossés
TourMaG - Quel est le poids du business travel aujourd'hui chez Centrale Voyages ?
François Lévêque : L'ADN de Centrale Voyages, c'est vraiment le business travel. Quand j'ai repris cette société il y a deux ans, c'était 80% du chiffre d'affaires.
Mon objectif est de rééquilibrer le chiffre d'affaires entre le loisir, le MICE - dont je m'occuperai plus tard - et la partie business travel. Aujourd'hui, le voyage d'affaires reste prédominant.
TourMaG - Sur la partie loisir, vous êtes en train de réaliser des rachats où en êtes vous ?
François Lévêque : Comme TourMaG l'a annoncé il y a quelques semaines, je viens de racheter deux agences en région parisienne, une à Montigny-le-Bretonneux et une à Saint-Maur-des-Fossés : Meltour.
L'objectif est d'acheter du chiffre d'affaires et du portefeuille clients mais aussi des compétences complémentaires à celles que nous avons déjà.
Nous avons mis en place toute une communication digitale depuis maintenant six semaines. Nous avons signé pour un an, en espérant que cela ramène des nouveaux clients et des leads pour développer le loisir chez Centrale Voyages.
Nous avons déployé des moyens au moment où nous sommes confrontés à cette crise au Moyen-Orient. Cela ne tombe pas très bien.
Mais à priori, dans le tourisme, il faut s'habituer à vivre des événements comme cela. Il y a régulièrement des rattrapages qui se font en sortie de crise, donc je reste confiant pour l'avenir.
François Lévêque : L'ADN de Centrale Voyages, c'est vraiment le business travel. Quand j'ai repris cette société il y a deux ans, c'était 80% du chiffre d'affaires.
Mon objectif est de rééquilibrer le chiffre d'affaires entre le loisir, le MICE - dont je m'occuperai plus tard - et la partie business travel. Aujourd'hui, le voyage d'affaires reste prédominant.
TourMaG - Sur la partie loisir, vous êtes en train de réaliser des rachats où en êtes vous ?
François Lévêque : Comme TourMaG l'a annoncé il y a quelques semaines, je viens de racheter deux agences en région parisienne, une à Montigny-le-Bretonneux et une à Saint-Maur-des-Fossés : Meltour.
L'objectif est d'acheter du chiffre d'affaires et du portefeuille clients mais aussi des compétences complémentaires à celles que nous avons déjà.
Nous avons mis en place toute une communication digitale depuis maintenant six semaines. Nous avons signé pour un an, en espérant que cela ramène des nouveaux clients et des leads pour développer le loisir chez Centrale Voyages.
Nous avons déployé des moyens au moment où nous sommes confrontés à cette crise au Moyen-Orient. Cela ne tombe pas très bien.
Mais à priori, dans le tourisme, il faut s'habituer à vivre des événements comme cela. Il y a régulièrement des rattrapages qui se font en sortie de crise, donc je reste confiant pour l'avenir.
"En période de crise, il ne faut surtout pas rester les bras croisés"
TourMaG - Rappelez nous le périmètre de votre réseau. Votre objectif est d'atteindre 15 à 20 agences au total ?
François Lévêque : Aujourd'hui, nous avons 11 agences : une à Marseille, une à Aix-en-Provence et le reste sur la région parisienne. Nous visons les 20 agences d'ici deux ans.
L'objectif, c'est vraiment de se dire qu'en période de crise, il ne faut surtout pas rester les bras croisés. Parce que sinon, comme me disait un de mes anciens mentors, tout va bien, le bateau coule tranquillement...
Je pense qu'il faut toujours réfléchir un peu aux opportunités qui s'ouvrent dans les périodes de crise. Et je me dis que là aujourd'hui, il y a effectivement des agences sur le terrain qui ne sont plus très rentables, qui ont des dirigeants qui n'ont pas pris l'évolution du digital à sa juste mesure et qu'il est possible, assez simplement, de réinsuffler un peu d'énergie dans ces agences et de les rendre à nouveau rentables. C'est le pari que je fais aujourd'hui sur cette période de crise.
François Lévêque : Aujourd'hui, nous avons 11 agences : une à Marseille, une à Aix-en-Provence et le reste sur la région parisienne. Nous visons les 20 agences d'ici deux ans.
L'objectif, c'est vraiment de se dire qu'en période de crise, il ne faut surtout pas rester les bras croisés. Parce que sinon, comme me disait un de mes anciens mentors, tout va bien, le bateau coule tranquillement...
Je pense qu'il faut toujours réfléchir un peu aux opportunités qui s'ouvrent dans les périodes de crise. Et je me dis que là aujourd'hui, il y a effectivement des agences sur le terrain qui ne sont plus très rentables, qui ont des dirigeants qui n'ont pas pris l'évolution du digital à sa juste mesure et qu'il est possible, assez simplement, de réinsuffler un peu d'énergie dans ces agences et de les rendre à nouveau rentables. C'est le pari que je fais aujourd'hui sur cette période de crise.
TourMaG - Comment choisissez-vous les dossiers ? Est-ce que c'est l'emplacement ? Est-ce que c'est le point de vente ? Le prix ? Comment ça se passe ?
François Lévêque : Très honnêtement c'est une histoire d'opportunité. La première opportunité, c'est Montigny-le-Bretonneux. L'agence est membre de Manor, et c'est le propriétaire qui m'a suggéré, puis proposé, de reprendre son agence.
La deuxième agence, en revanche, c'est mon cabinet d'expertise comptable qui suit cette société depuis 30 ans qui m'a soumis cette opportunité.
Quand vous rachetez une agence, la plus grande inquiétude, c'est de découvrir ce qui a été caché ou un peu maquillé pour rendre la mariée plus belle. L'avantage d'avoir le même cabinet comptable, c'est que vous savez que l'entreprise est parfaitement propre et qu'elle est suivie par des personnes que vous connaissez depuis longtemps.
Cela vous rend beaucoup plus serein au moment de la reprise et limite les mauvaises surprises que l'on peut parfois découvrir quelques mois plus tard.
François Lévêque : Très honnêtement c'est une histoire d'opportunité. La première opportunité, c'est Montigny-le-Bretonneux. L'agence est membre de Manor, et c'est le propriétaire qui m'a suggéré, puis proposé, de reprendre son agence.
La deuxième agence, en revanche, c'est mon cabinet d'expertise comptable qui suit cette société depuis 30 ans qui m'a soumis cette opportunité.
Quand vous rachetez une agence, la plus grande inquiétude, c'est de découvrir ce qui a été caché ou un peu maquillé pour rendre la mariée plus belle. L'avantage d'avoir le même cabinet comptable, c'est que vous savez que l'entreprise est parfaitement propre et qu'elle est suivie par des personnes que vous connaissez depuis longtemps.
Cela vous rend beaucoup plus serein au moment de la reprise et limite les mauvaises surprises que l'on peut parfois découvrir quelques mois plus tard.
Les agences qui bénéficient d'un bon emplacement ont encore un véritable avenir
TourMaG - Il y a pas mal d'opportunités, il y a pas mal de départs à la retraite ?
François Lévêque : Il y a beaucoup de départs à la retraite. L'agence de Saint-Maur en est un exemple, mais c'est aussi le cas de la plupart des dossiers que je reçois. Ils sont souvent portés par des dirigeants qui arrivent à l'âge de la retraite. Depuis le Covid, le métier a changé, il évolue, et beaucoup se disent qu'il est temps de passer la main. Effectivement, il y a aujourd'hui énormément de dossiers sur le marché.
TourMaG - Vous croyez aux agences de voyages physiques à l'heure de l'intelligence artificielle ?
François Lévêque : Je n'ai malheureusement pas de boule de cristal. J'ai fermé une agence en décembre dernier, parce qu'il n'y avait plus de flux et qu'il n'y avait plus de logique à la conserver. Aujourd'hui, je me pose la question pour plusieurs autres agences.
En revanche, je pense que les agences qui bénéficient d'un bon emplacement ont encore un véritable avenir. Il y a toujours du business à faire en physique, notamment auprès d'une clientèle qui recherche des voyages sur mesure et qui a besoin d'avoir confiance dans l'agent qui l'accompagne et construit son voyage.
François Lévêque : Il y a beaucoup de départs à la retraite. L'agence de Saint-Maur en est un exemple, mais c'est aussi le cas de la plupart des dossiers que je reçois. Ils sont souvent portés par des dirigeants qui arrivent à l'âge de la retraite. Depuis le Covid, le métier a changé, il évolue, et beaucoup se disent qu'il est temps de passer la main. Effectivement, il y a aujourd'hui énormément de dossiers sur le marché.
TourMaG - Vous croyez aux agences de voyages physiques à l'heure de l'intelligence artificielle ?
François Lévêque : Je n'ai malheureusement pas de boule de cristal. J'ai fermé une agence en décembre dernier, parce qu'il n'y avait plus de flux et qu'il n'y avait plus de logique à la conserver. Aujourd'hui, je me pose la question pour plusieurs autres agences.
En revanche, je pense que les agences qui bénéficient d'un bon emplacement ont encore un véritable avenir. Il y a toujours du business à faire en physique, notamment auprès d'une clientèle qui recherche des voyages sur mesure et qui a besoin d'avoir confiance dans l'agent qui l'accompagne et construit son voyage.
TourMaG - Plutôt sur de la clientèle premium ?
François Lévêque : Oui, nous nous positionnons plutôt sur le segment premium, haut de gamme. Aujourd'hui, nous nous présentons vraiment comme une agence spécialisée dans le voyage sur mesure haut de gamme. Nous ne sommes pas dans le luxe, car cela implique encore d'autres contraintes.
En revanche, nous nous adressons à une clientèle haut de gamme, très fidèle, qui nous fait confiance depuis longtemps et continue de faire appel à nous pour l'ensemble de ses voyages.
TourMaG - Sur la partie business travel quels sont les challenges ? Est-ce que vous trouvez des nouvelles entreprises à servir ?
François Lévêque : Sur le business travel, le digital fonctionne extrêmement bien. Je rends hommage à mon prédécesseur, qui avait mis en place une collaboration avec une société qui nous accompagne aujourd'hui sur l'achat de mots-clés et le référencement naturel. Franchement, elle fait un très bon travail.
Je suis surpris par la qualité des leads que nous recevons chaque semaine. Après, comme toujours, recevoir un lead ne suffit pas : il faut savoir le transformer. Aujourd'hui, nos équipes sont plutôt efficaces puisque nous affichons un taux de transformation supérieur à 50 %, ce qui est assez énorme.
Cela fonctionne très bien sur le business travel, mais aussi sur l'activité événements et groupes.
François Lévêque : Oui, nous nous positionnons plutôt sur le segment premium, haut de gamme. Aujourd'hui, nous nous présentons vraiment comme une agence spécialisée dans le voyage sur mesure haut de gamme. Nous ne sommes pas dans le luxe, car cela implique encore d'autres contraintes.
En revanche, nous nous adressons à une clientèle haut de gamme, très fidèle, qui nous fait confiance depuis longtemps et continue de faire appel à nous pour l'ensemble de ses voyages.
TourMaG - Sur la partie business travel quels sont les challenges ? Est-ce que vous trouvez des nouvelles entreprises à servir ?
François Lévêque : Sur le business travel, le digital fonctionne extrêmement bien. Je rends hommage à mon prédécesseur, qui avait mis en place une collaboration avec une société qui nous accompagne aujourd'hui sur l'achat de mots-clés et le référencement naturel. Franchement, elle fait un très bon travail.
Je suis surpris par la qualité des leads que nous recevons chaque semaine. Après, comme toujours, recevoir un lead ne suffit pas : il faut savoir le transformer. Aujourd'hui, nos équipes sont plutôt efficaces puisque nous affichons un taux de transformation supérieur à 50 %, ce qui est assez énorme.
Cela fonctionne très bien sur le business travel, mais aussi sur l'activité événements et groupes.
"Sur le business travel, nous sommes sur des marges très faibles"
TourMaG - Il y a un enjeu sur les marges dans le business travel. On pourrait le résumer ainsi, plus ça va, moins ça va... Comment comptez-vous rester dans la course ?
François Lévêque : C'est clair que nous évoluons sur des marges très faibles, plus faibles que dans le loisir. Les grilles de frais facturés aux clients se sont fortement dégradées, notamment avec l'arrivée des acteurs digitaux comme Navan, qui font preuve d'une agressivité commerciale considérable.
Ils ne raisonnent pas selon des logiques économiques classiques, mais davantage selon des logiques de valorisation boursière. La rentabilité à court terme n'est pas leur priorité, ils s'inscrivent dans une stratégie de long terme. Dans ces conditions, il est très difficile de lutter uniquement sur les prix.
Nous devons donc mettre encore davantage en avant la qualité de service, la proximité et tout ce qui nous différencie auprès de nos clients. Et, en parallèle, piloter chaque compte au plus près afin de continuer à dégager des marges sur l'activité business travel. Oui, c'est devenu beaucoup plus difficile depuis deux ans.
TourMaG - À coté du loisir, vous souhaitez aussi développer le MICE. Pourquoi ?
François Lévêque : Les trois métiers existent aujourd'hui chez Centrale Voyages et je n'ai pas envie de me couper une jambe. J'aimerais que ce tabouret à trois pieds soit le plus équilibré possible, avec le business travel, le loisir et le MICE.
Nous disposons d'une équipe très compétente sur l'événementiel et les groupes, mais elle a aujourd'hui besoin de grandir. Les collaborateurs sont contraints de refuser des dossiers parce qu'ils ont trop de demandes. Pour un chef d'entreprise et un entrepreneur, c'est toujours compliqué de dire à un client : "Je n'ai pas le temps de m'occuper de vous." Ce n'est pas dans notre ADN.
Dès que l'activité loisirs sera pleinement sur pied, je compte donc renforcer cette équipe. D'autant que chaque métier présente ses avantages.
Le tourisme loisirs apporte une trésorerie plus confortable, alors qu'en business travel nous sommes plutôt sur des règlements à 45 jours fin de mois, avec les contraintes de prélèvement d'IATA et de la SNCF.
Quant au MICE, il offre des marges un peu plus élevées, car ce sont les entreprises qui financent directement les prestations. Elles ont des attentes très fortes sur la qualité des événements, mais elles sont aussi un peu moins regardantes sur les marges, ce qui nous permet de mieux vivre.
François Lévêque : C'est clair que nous évoluons sur des marges très faibles, plus faibles que dans le loisir. Les grilles de frais facturés aux clients se sont fortement dégradées, notamment avec l'arrivée des acteurs digitaux comme Navan, qui font preuve d'une agressivité commerciale considérable.
Ils ne raisonnent pas selon des logiques économiques classiques, mais davantage selon des logiques de valorisation boursière. La rentabilité à court terme n'est pas leur priorité, ils s'inscrivent dans une stratégie de long terme. Dans ces conditions, il est très difficile de lutter uniquement sur les prix.
Nous devons donc mettre encore davantage en avant la qualité de service, la proximité et tout ce qui nous différencie auprès de nos clients. Et, en parallèle, piloter chaque compte au plus près afin de continuer à dégager des marges sur l'activité business travel. Oui, c'est devenu beaucoup plus difficile depuis deux ans.
TourMaG - À coté du loisir, vous souhaitez aussi développer le MICE. Pourquoi ?
François Lévêque : Les trois métiers existent aujourd'hui chez Centrale Voyages et je n'ai pas envie de me couper une jambe. J'aimerais que ce tabouret à trois pieds soit le plus équilibré possible, avec le business travel, le loisir et le MICE.
Nous disposons d'une équipe très compétente sur l'événementiel et les groupes, mais elle a aujourd'hui besoin de grandir. Les collaborateurs sont contraints de refuser des dossiers parce qu'ils ont trop de demandes. Pour un chef d'entreprise et un entrepreneur, c'est toujours compliqué de dire à un client : "Je n'ai pas le temps de m'occuper de vous." Ce n'est pas dans notre ADN.
Dès que l'activité loisirs sera pleinement sur pied, je compte donc renforcer cette équipe. D'autant que chaque métier présente ses avantages.
Le tourisme loisirs apporte une trésorerie plus confortable, alors qu'en business travel nous sommes plutôt sur des règlements à 45 jours fin de mois, avec les contraintes de prélèvement d'IATA et de la SNCF.
Quant au MICE, il offre des marges un peu plus élevées, car ce sont les entreprises qui financent directement les prestations. Elles ont des attentes très fortes sur la qualité des événements, mais elles sont aussi un peu moins regardantes sur les marges, ce qui nous permet de mieux vivre.
"Les clients sont de plus en plus difficiles"
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TourMaG - Il y a eu une problématique RH après le Covid. Est-ce que chez vous, il y a encore des problèmes de recrutement et est-ce que vous recrutez ?
François Lévêque : Nous recrutons parce que certains collaborateurs partent à la retraite, tandis que d'autres choisissent de quitter l'agence, voire le métier. Les deux situations se présentent aujourd'hui.
Et non, ce n'est pas simple de recruter. On entend dire que certaines agences ferment, mais cela ne facilite pas pour autant le recrutement de conseillers en voyages. Je parle surtout du tourisme de loisirs. Nous avons davantage de facilité à recruter sur la partie business travel, qui est un métier plus technique et moins orienté vers la vente.
À l'inverse, dans les loisirs, c'est un véritable métier commercial. Le conseiller construit et vend son dossier, mais tant que le client n'a pas signé, il peut très bien partir avec quelqu'un d'autre. Cette dimension rend le métier plus exigeant.
Les clients sont aussi de plus en plus difficiles et les agents souffrent parfois d'un manque de reconnaissance. Ils sont sollicités à toute heure, y compris le soir et le week-end, parce que cela est devenu presque normal aujourd'hui. Comme tout le monde, ils aimeraient pouvoir déconnecter et profiter de leur temps libre.
C'est souvent parce qu'ils sont très professionnels et très investis qu'ils finissent par s'épuiser face à cette disponibilité permanente. Aujourd'hui, il n'est donc pas simple de recruter de bons conseillers en voyages qui soient encore heureux dans leur métier et qui aient envie de s'épanouir dans le tourisme de loisirs.
François Lévêque : Nous recrutons parce que certains collaborateurs partent à la retraite, tandis que d'autres choisissent de quitter l'agence, voire le métier. Les deux situations se présentent aujourd'hui.
Et non, ce n'est pas simple de recruter. On entend dire que certaines agences ferment, mais cela ne facilite pas pour autant le recrutement de conseillers en voyages. Je parle surtout du tourisme de loisirs. Nous avons davantage de facilité à recruter sur la partie business travel, qui est un métier plus technique et moins orienté vers la vente.
À l'inverse, dans les loisirs, c'est un véritable métier commercial. Le conseiller construit et vend son dossier, mais tant que le client n'a pas signé, il peut très bien partir avec quelqu'un d'autre. Cette dimension rend le métier plus exigeant.
Les clients sont aussi de plus en plus difficiles et les agents souffrent parfois d'un manque de reconnaissance. Ils sont sollicités à toute heure, y compris le soir et le week-end, parce que cela est devenu presque normal aujourd'hui. Comme tout le monde, ils aimeraient pouvoir déconnecter et profiter de leur temps libre.
C'est souvent parce qu'ils sont très professionnels et très investis qu'ils finissent par s'épuiser face à cette disponibilité permanente. Aujourd'hui, il n'est donc pas simple de recruter de bons conseillers en voyages qui soient encore heureux dans leur métier et qui aient envie de s'épanouir dans le tourisme de loisirs.
"Mon objectif, c'est d'atteindre 20 agences, 50 millions d'euros de volume d'affaires"
TourMaG - Centrale Voyage, dans trois ans, ça pèsera combien ? Quelle sera l'ergonomie du groupe ?
François Lévêque : Mon objectif, c'est d'atteindre 20 agences, 50 millions d'euros de volume d'affaires, avec un tiers de l'activité en business travel, un tiers en loisirs et un tiers en MICE. Pour moi, c'est la photo idéale.
Cet équilibre permet de mieux répartir les risques. Il y a toujours une activité qui traverse une période plus difficile que les autres. L'idée est donc que les deux autres puissent soutenir l'entreprise et l'aider à passer les crises du troisième métier.
Pourquoi 50 millions d'euros ? Je ne sais pas vraiment d'où vient ce chiffre, mais depuis que je suis arrivé, il y a deux ans, on me dit qu'à partir de ce seuil, les fournisseurs commencent à vous regarder différemment et que cela permet d'obtenir de meilleures conditions de négociation, notamment sur les marges.
Cet objectif évoluera peut-être avec le temps, mais c'est celui que je me suis fixé et que nous allons essayer d'atteindre dans les trois prochaines années.
François Lévêque : Mon objectif, c'est d'atteindre 20 agences, 50 millions d'euros de volume d'affaires, avec un tiers de l'activité en business travel, un tiers en loisirs et un tiers en MICE. Pour moi, c'est la photo idéale.
Cet équilibre permet de mieux répartir les risques. Il y a toujours une activité qui traverse une période plus difficile que les autres. L'idée est donc que les deux autres puissent soutenir l'entreprise et l'aider à passer les crises du troisième métier.
Pourquoi 50 millions d'euros ? Je ne sais pas vraiment d'où vient ce chiffre, mais depuis que je suis arrivé, il y a deux ans, on me dit qu'à partir de ce seuil, les fournisseurs commencent à vous regarder différemment et que cela permet d'obtenir de meilleures conditions de négociation, notamment sur les marges.
Cet objectif évoluera peut-être avec le temps, mais c'est celui que je me suis fixé et que nous allons essayer d'atteindre dans les trois prochaines années.

















