TourMaG - Quelles sont les origines de l'entreprise et quelle est sa position actuelle sur le marché ouest-africain ?
Alberto Nicheli : J'ai créé TransAfrica par passion pour les voyages en Afrique de l'Ouest. Au départ, c'était un « one man show », puis l’agence s'est développée progressivement. Aujourd'hui, elle possède un bureau à Lomé et un à Dakar, avec des représentants dans tous les pays côtiers d'Afrique de l'Ouest. Nous avons 26 employés en Afrique et une équipe commerciale de 6 personnes basée à Milan, ville où je suis né.
TourMaG - Quelles sont vos principales destinations aujourd'hui ?
Alberto Nicheli : Depuis l’origine, notre voyage leader est un circuit combiné de 15 jours au Togo, Ghana et Bénin. Ces départs incluent un festival tribal, ce qui leur confère une dimension unique. Depuis plus de quarante ans, nous avons répertorié des dizaines de fêtes traditionnelles. En intégrant un tel évènement au début, au milieu ou à la fin d’un voyage, nous apportons une valeur ajoutée remarquable à l’expérience.
Le Sénégal, que nous proposons seul mais surtout en combinaison avec la Gambie et la Guinée-Bissau, est un voyage qui commence par des déplacements en véhicule et se termine par une navigation spectaculaire dans l’archipel des Bijagos. La Côte d’Ivoire, que nous proposons sur 13 jours, permet de découvrir de nombreux masques traditionnels encore en usage dans les villages.
Alberto Nicheli : J'ai créé TransAfrica par passion pour les voyages en Afrique de l'Ouest. Au départ, c'était un « one man show », puis l’agence s'est développée progressivement. Aujourd'hui, elle possède un bureau à Lomé et un à Dakar, avec des représentants dans tous les pays côtiers d'Afrique de l'Ouest. Nous avons 26 employés en Afrique et une équipe commerciale de 6 personnes basée à Milan, ville où je suis né.
TourMaG - Quelles sont vos principales destinations aujourd'hui ?
Alberto Nicheli : Depuis l’origine, notre voyage leader est un circuit combiné de 15 jours au Togo, Ghana et Bénin. Ces départs incluent un festival tribal, ce qui leur confère une dimension unique. Depuis plus de quarante ans, nous avons répertorié des dizaines de fêtes traditionnelles. En intégrant un tel évènement au début, au milieu ou à la fin d’un voyage, nous apportons une valeur ajoutée remarquable à l’expérience.
Le Sénégal, que nous proposons seul mais surtout en combinaison avec la Gambie et la Guinée-Bissau, est un voyage qui commence par des déplacements en véhicule et se termine par une navigation spectaculaire dans l’archipel des Bijagos. La Côte d’Ivoire, que nous proposons sur 13 jours, permet de découvrir de nombreux masques traditionnels encore en usage dans les villages.
TransAfrica : des voyages inédits
TourMaG – Vous proposez aussi des voyages encore plus inédits…
Alberto Nicheli : Nous voyageons en effet en Guinée (Conakry), Libéria et Sierra Leone sur une durée de 16 jours, dans des régions où nous sommes les seuls étrangers. La Mauritanie en 10 jours est un voyage innovant, avec toutes les nuits passées en hôtel sans renoncer aux incontournables du pays. Une expédition inédite de 11 jours est proposée pour traverser le Sahara Occidental, aujourd’hui partie intégrante du Maroc. Un voyage de 8 jours au Maroc combine les classiques villes impériales à des visites inédites.
Enfin, une Grande Expédition de Marrakech à Cotonou (Bénin) traverse le Maroc, le Sahara Occidental, la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée, la Sierra Leone, le Libéria, la Côte d'Ivoire, le Ghana et le Togo pour se terminer au Bénin. Les voyageurs peuvent participer à la partie de l'itinéraire de leur choix ou à la totalité du voyage, pour des durées allant de 6 à 56 jours.
TourMaG – Votre philosophie du voyage repose sur la rencontre avec les cultures tribales et l'immersion dans la nature. Comment organisez-vous cela sur le terrain ?
Alberto Nicheli : Il nous faut d'abord mener des recherches afin d'identifier les fêtes et les cérémonies, et contacter les responsables, tels que les chefs tribaux, les chefs de village, les prêtres du fétiche et les initiés aux masques. Une fois les dates ou périodes obtenues, nous négocions les autorisations de visite en coïncidence avec les fêtes pour nos itinéraires.
Alberto Nicheli : Nous voyageons en effet en Guinée (Conakry), Libéria et Sierra Leone sur une durée de 16 jours, dans des régions où nous sommes les seuls étrangers. La Mauritanie en 10 jours est un voyage innovant, avec toutes les nuits passées en hôtel sans renoncer aux incontournables du pays. Une expédition inédite de 11 jours est proposée pour traverser le Sahara Occidental, aujourd’hui partie intégrante du Maroc. Un voyage de 8 jours au Maroc combine les classiques villes impériales à des visites inédites.
Enfin, une Grande Expédition de Marrakech à Cotonou (Bénin) traverse le Maroc, le Sahara Occidental, la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée, la Sierra Leone, le Libéria, la Côte d'Ivoire, le Ghana et le Togo pour se terminer au Bénin. Les voyageurs peuvent participer à la partie de l'itinéraire de leur choix ou à la totalité du voyage, pour des durées allant de 6 à 56 jours.
TourMaG – Votre philosophie du voyage repose sur la rencontre avec les cultures tribales et l'immersion dans la nature. Comment organisez-vous cela sur le terrain ?
Alberto Nicheli : Il nous faut d'abord mener des recherches afin d'identifier les fêtes et les cérémonies, et contacter les responsables, tels que les chefs tribaux, les chefs de village, les prêtres du fétiche et les initiés aux masques. Une fois les dates ou périodes obtenues, nous négocions les autorisations de visite en coïncidence avec les fêtes pour nos itinéraires.
"Un nombre croissant de voyageurs recherche des expériences authentiques et de vrais contacts"
TourMaG – Qui sont vos partenaires locaux ?
Alberto Nicheli : À part les autorités traditionnelles, nous entretenons de bonnes relations avec les autorités frontalières. Nos correspondants sont les loueurs de véhicules, les hôtels et les agences de voyages locales avec lesquels nous collaborons pour légaliser notre présence dans chaque pays. Dans toutes les destinations nous envoyons toujours nos guides.
Nous organisons des formations hebdomadaires pour eux, ou, en basse saison, nous les invitons et les hébergeons pour une dizaine de jours de formation sur l’histoire africaine, l’ethnographie, la sécurité, les relations avec les autorités locales, la psychologie et les dynamiques de groupe des voyageurs, pour terminer par une formation aux premiers secours en collaboration avec la Croix-Rouge.
Nos guides parlent tous majoritairement français, souvent leur langue nationale, mais également anglais, et pour certains, allemand, espagnol et portugais. Nous disposons des meilleures guides en Afrique Occidentale mais si le TO souhaite envoyer son guide, il est le bienvenu.
TourMaG – Vos principaux marchés émetteurs semblent se situer en Europe. Qui sont vos clients principaux ?
Alberto Nicheli : Notre marché n’est pas lié à une nationalité mais aux langues. Notre premier groupe de clients est anglophone, suivi des germanophones, mais aussi des francophones et des italophones.
TourMaG – Si vous avez des ambitions spécifiques sur le marché français, comment comptez-vous l'aborder, sachant que vous préférez participer à ITB Berlin plutôt qu’à IFTM Paris ?
Alberto Nicheli : Nous avons participé dans le passé à IFTM et prévoyons d’être présent à l'édition de septembre prochain.
TourMaG – Diriez-vous que l'Afrique de l'Ouest est un marché touristique à fort potentiel ?
Alberto Nicheli : Oui, le tourisme en Afrique de l'Ouest est l’exact opposé du « surtourisme ». Un nombre croissant de voyageurs recherche des expériences authentiques et de vrais contacts, loin des clichés du tourisme de masse.
TourMaG – Si oui, pour quelles raisons et comment voyez-vous son évolution dans les années à venir ?
Alberto Nicheli : Ces dernières décennies, de plus en plus de touristes ont visité l'Afrique, fascinés par sa faune sauvage. Certains découvrent qu’il existe aussi une Afrique humaine, avec sa diversité, ses mystères et sa vitalité, qui ne demande qu'à être explorée. C’est une niche de plus en plus consistante. Avec la prospérité économique croissante de ces dernières années, de nombreux voyageurs expérimentés ont épuisé leur liste de destinations classiques et recherchent de nouveaux pays à visiter, créant ainsi cette niche en expansion. La combinaison de ces deux créneaux est le secret du succès, à condition d’offrir une expérience de voyage complète et sécurisée, avec les meilleurs services disponibles, tant en termes d’hébergement, de transport, de qualité d’itinéraire, de guides et de professionnalisme.
Alberto Nicheli : À part les autorités traditionnelles, nous entretenons de bonnes relations avec les autorités frontalières. Nos correspondants sont les loueurs de véhicules, les hôtels et les agences de voyages locales avec lesquels nous collaborons pour légaliser notre présence dans chaque pays. Dans toutes les destinations nous envoyons toujours nos guides.
Nous organisons des formations hebdomadaires pour eux, ou, en basse saison, nous les invitons et les hébergeons pour une dizaine de jours de formation sur l’histoire africaine, l’ethnographie, la sécurité, les relations avec les autorités locales, la psychologie et les dynamiques de groupe des voyageurs, pour terminer par une formation aux premiers secours en collaboration avec la Croix-Rouge.
Nos guides parlent tous majoritairement français, souvent leur langue nationale, mais également anglais, et pour certains, allemand, espagnol et portugais. Nous disposons des meilleures guides en Afrique Occidentale mais si le TO souhaite envoyer son guide, il est le bienvenu.
TourMaG – Vos principaux marchés émetteurs semblent se situer en Europe. Qui sont vos clients principaux ?
Alberto Nicheli : Notre marché n’est pas lié à une nationalité mais aux langues. Notre premier groupe de clients est anglophone, suivi des germanophones, mais aussi des francophones et des italophones.
TourMaG – Si vous avez des ambitions spécifiques sur le marché français, comment comptez-vous l'aborder, sachant que vous préférez participer à ITB Berlin plutôt qu’à IFTM Paris ?
Alberto Nicheli : Nous avons participé dans le passé à IFTM et prévoyons d’être présent à l'édition de septembre prochain.
TourMaG – Diriez-vous que l'Afrique de l'Ouest est un marché touristique à fort potentiel ?
Alberto Nicheli : Oui, le tourisme en Afrique de l'Ouest est l’exact opposé du « surtourisme ». Un nombre croissant de voyageurs recherche des expériences authentiques et de vrais contacts, loin des clichés du tourisme de masse.
TourMaG – Si oui, pour quelles raisons et comment voyez-vous son évolution dans les années à venir ?
Alberto Nicheli : Ces dernières décennies, de plus en plus de touristes ont visité l'Afrique, fascinés par sa faune sauvage. Certains découvrent qu’il existe aussi une Afrique humaine, avec sa diversité, ses mystères et sa vitalité, qui ne demande qu'à être explorée. C’est une niche de plus en plus consistante. Avec la prospérité économique croissante de ces dernières années, de nombreux voyageurs expérimentés ont épuisé leur liste de destinations classiques et recherchent de nouveaux pays à visiter, créant ainsi cette niche en expansion. La combinaison de ces deux créneaux est le secret du succès, à condition d’offrir une expérience de voyage complète et sécurisée, avec les meilleurs services disponibles, tant en termes d’hébergement, de transport, de qualité d’itinéraire, de guides et de professionnalisme.




















