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Grippe mexicaine : la fin de la haute saison devrait limiter la ''casse''

quelles conséquences financières pour les voyagistes ?



Si chez Vacances Transat, l’annulation des séjours Mexique en mai pourrait occasionner, au pire, 2 millions d’€ de pertes, les TO semblent plutôt sereins. Et pour cause : La haute saison du tourisme mexicain s’achève fin avril.


Rédigé par Yves Barraud le Mercredi 29 Avril 2009

Grippe mexicaine : la fin de la haute saison devrait limiter la ''casse''
« Je ne suis pas habilité à communiquer sur les conséquences financières de la grippe mexicaine sur les TO », avance René-Marc Chikli, Président du CETO.

« Pour autant, je peux vous fournir quelques données macroéconomiques. En moyenne, 10.000 Français séjournent au Mexique chaque mois. Le volume d’affaires était de 17 millions d’€ en mars, et de 77 millions sur la période novembre 2008 mars 2009 ».

Voilà pour les chiffres qui nous donnent quand même une petite idée du business généré par les forfaits Mexique. Mais du côté de Marsans (15.000 pax à l’année sur la destination), Bruno Gallois relativise immédiatement, attestant que la haute saison mexicaine s’achève fin avril.

Son de cloche comparable chez JetSet : « Nous faisons actuellement le point sur les départs en mai. Ce que je sais, c’est qu’ils sont peu nombreux. Cela nous donne du temps pour nous retourner », constate Vanessa Laîné.

Un mot d’ordre : Garantir les vacances de nos clients !

Et Bruno Gallois, de Marsans de préciser : « Nous sommes entraînés à réagir rapidement. Il ne se passe pas un an sans événement politique, sanitaire ou climatique majeur. Et puis, cette médiatisation extrême me laisse un peu perplexe. Chaque année, la grippe fait 5.000 morts en France. Aujourd’hui, on en dénombre 150 dans un pays de 100 millions d’habitants ».

Petit commentaire « épicé » avant de revenir aux affaires : « Nous nous fixons un objectif : Garantir les vacances de nos clients qui les avaient prévues au Mexique, en leur proposant des séjours en Croatie, en République Dominicaine, à Cuba. Ça, on sait très bien le gérer ! ».

Mais pour l’heure, tant du côté de Marsans, de Vacances Transat, de JetSet que du CETO, impossible de savoir comment se comporteront les clients Mexique : Report, changement de programme ou annulation. « Il est encore trop tôt. Nous n’avons pas les retours agences », argumente Gallois.

Vacances Transat : Au pire, 2 millions d’€ de pertes !

« Chez Vacances Transat, on ne subit pas cette crise, on la gère ! », assure d’une voix ferme Cyril Cousin, Directeur commercial et marketing.

« Une cellule est à pied d’œuvre. Nous rapatrions tous nos clients actuellement au Mexique, y compris ceux qui avaient prévu une extension. Nous faisons actuellement des contre-propositions aux 900 autres qui devaient y séjourner en mai, sur la Thaïlande, l’Égypte, le Canada ou Cuba. Au pire, nous pourrions perdre 2 millions d’€ (si tous refusent les contre-propositions, ndlr). Mais, raisonnablement, nous évaluons la perte entre 150.000 et 500.000 € ».

Et comme une mauvaise nouvelle peut parfois en cacher une bonne : « Ce matin, un dossier Mexique à 3.000 € s’est transformé en dossier Canada… à 7.000 € », se félicite Cyril.

Et pour ceux qui sont déjà sur place, comment cela se passe-t-il ?

« Aucun mouvement de panique chez nos clients qui, pour la plupart, sont à Cancun et sur la Riviera Maya, à 1.500 kilomètres du foyer infectieux. Ils rentrent quasiment tous samedi 2 mai. Nous demanderons à ceux qui veulent prolonger leur séjour mexicain de nous adresser une décharge de responsabilité », commente Bruno Gallois.

Mais il est probable que les autorités françaises exigent finalement leur rapatriement. Plus globalement, la profession gère avec transparence et retenue cette énième crise, comme on peut le constater sur le site Web d’Empreinte : http://www.empreinte.net/article-news.cfm?idarticle=8078

Mais il faudra patienter pour connaître l’ampleur des éventuels dégâts financiers.

René-Marc Chikli : ''Inutile de mettre de l’huile sur le feu !''

Le président du CETO est assez remonté contre certaines autorités françaises, et notamment contre « le Quai d’Orsay, une machine de fonctionnaires, auquel vous, TourMaG.com, vous accordez beaucoup trop d’importance, il me semble.

Nous, nous suivons les recommandations de l’OMS et du ministère de la Santé. Et quand l’OMS est passée au niveau 4, nous avons immédiatement appliqué la règle de prudence. Plus de départs pour le Mexique jusqu’au 31 mai !
»

Et Chikli d’ajouter : « Avec cette affaire, on dépasse les limites du tourisme. Ça touche tous les déplacements : entreprises, aériens… En l’état actuel, on ne peut rien faire de plus. Inutile de mettre de l’huile sur le feu ! ».

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