Fabrice Poulain, nouveau président des EDV Grand Est, a ouvert la convention qui se tient actuellement au Shandrani Beachcomber, à l'Ile Maurice - Photo CE
« Je suis heureux d'avoir fait le plein dans le contexte actuel » a lancé Fabrice Poulain directeur général de Fensch Voyages, qui ouvrait sa première convention des EDV Grand Est, qui se tient actuellement au Shandrani Beachcomber à l'Ile Maurice, sous sa nouvelle casquette de président.
« Je m'inscris dans la continuité du travail accompli par Michelle Kunegel (dirigeant de LK Tours et ex-présidente des EDV Grand Est, ndlr). Nous allons prolonger les échanges engagés l'an dernier sur l'intelligence artificielle et les comportements des clients » a-t-il poursuivi.
Le président, accompagné des administrateurs et d'un bureau composé de Delphine Schwanger (Josy Tourisme) vice-présidente Alsace, Bertrand Billerey (FAB Travel) vice-président Champagne, Sandra Fagnoni (Sangio Horizons) trésorière et Laetitia Jacques (EuroMoselle Loisirs) secrétaire, souhaite aussi engager une dynamique de recrutement de nouveaux adhérents.
L’événement réunit 46 participants, dont deux agences non adhérentes aux EDV, autour de conférences, de tables rondes, du traditionnel workshop inversé et d'ateliers pratiques.
« Je m'inscris dans la continuité du travail accompli par Michelle Kunegel (dirigeant de LK Tours et ex-présidente des EDV Grand Est, ndlr). Nous allons prolonger les échanges engagés l'an dernier sur l'intelligence artificielle et les comportements des clients » a-t-il poursuivi.
Le président, accompagné des administrateurs et d'un bureau composé de Delphine Schwanger (Josy Tourisme) vice-présidente Alsace, Bertrand Billerey (FAB Travel) vice-président Champagne, Sandra Fagnoni (Sangio Horizons) trésorière et Laetitia Jacques (EuroMoselle Loisirs) secrétaire, souhaite aussi engager une dynamique de recrutement de nouveaux adhérents.
L’événement réunit 46 participants, dont deux agences non adhérentes aux EDV, autour de conférences, de tables rondes, du traditionnel workshop inversé et d'ateliers pratiques.
Le rôle des EDV
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Guillaume Beurdeley, secrétaire général adjoint des Entreprises du Voyage, a ainsi rappelé que l'organisation repose sur deux grands piliers : la défense collective des intérêts de la profession et les services proposés aux adhérents.
Ces derniers comprennent notamment un accompagnement juridique, social et fiscal, la mise en place de webinaires d'experts et la publication de ressources consacrées à la facturation électronique ou encore à l'intelligence artificielle, sans oublier les services de formations via Travel Pro Formation.
Sur le volet de la défense des intérêts collectifs, le secrétaire général adjoint a ajouté que le syndicat intervient auprès des pouvoirs publics français et européens, notamment sur la directive Voyages à forfait, la convention collective, la réglementation aérienne ou encore la lutte contre l'exercice illégal de la profession.
Eva Gonzalez, cofondatrice de l'agence de voyages Rev' d'Evasion qui n'est pas adhérente aux EDV a apprécié les échanges : « Il y a un vrai échange, on découvre plein de choses. Le workshop inversé aussi était super. Les conférences sont aussi très bien. Mais surtout, le fait d’échanger, c’est important. Tout le monde est à l’écoute, il y a du partage.
Ça rebooste, et cela donne de nouvelles idées. On réapprend finalement à connaître les EDV ».
Ces derniers comprennent notamment un accompagnement juridique, social et fiscal, la mise en place de webinaires d'experts et la publication de ressources consacrées à la facturation électronique ou encore à l'intelligence artificielle, sans oublier les services de formations via Travel Pro Formation.
Sur le volet de la défense des intérêts collectifs, le secrétaire général adjoint a ajouté que le syndicat intervient auprès des pouvoirs publics français et européens, notamment sur la directive Voyages à forfait, la convention collective, la réglementation aérienne ou encore la lutte contre l'exercice illégal de la profession.
Eva Gonzalez, cofondatrice de l'agence de voyages Rev' d'Evasion qui n'est pas adhérente aux EDV a apprécié les échanges : « Il y a un vrai échange, on découvre plein de choses. Le workshop inversé aussi était super. Les conférences sont aussi très bien. Mais surtout, le fait d’échanger, c’est important. Tout le monde est à l’écoute, il y a du partage.
Ça rebooste, et cela donne de nouvelles idées. On réapprend finalement à connaître les EDV ».
Baromètre EDV : "en termes de prises de réservation, on trouve un certain retour à la normale"
Les participants à la convention EDV Grand Est dans le hall d'entrée du Shandrani Beachcomber à l'Ile Maurice - Photo CE
Au-delà de ces missions, la convention a également été l’occasion de faire le point sur la conjoncture et sur l’activité des opérateurs de voyage.
Guillaume Beurdeley a rappelé les chiffres du dernier baromètre des Entreprises du Voyage, issu des données Orchestra.
Après un printemps difficile, impacté par le conflit au Moyen-Orient, août a montré de premiers signaux positifs. Cependant, septembre 2026 reste en retrait en départs par rapport à septembre 2025, même si le recul est moins marqué qu'au mois précédent.
A lire aussi : Baromètre EDV - Orchestra : les vacances de la Toussaint en retard fin septembre
Le nombre de dossiers en départs diminue ainsi de 5,5% sur un an, contre -9% en août. Le volume d'affaires recule de 4,1%, tandis que le panier moyen progresse de 1,5%, à 1 853 euros.
« En termes de prises de réservation, on trouve un certain retour à la normale », a toutefois précisé Guillaume Beurdeley lors de la convention. Les réservations enregistrées en septembre reculent en effet de seulement 1,7% en nombre de dossiers, tandis que le volume d’affaires progresse de 3,3%. Le panier moyen atteint 2 004 euros, soit une hausse de 5,1%.
Guillaume Beurdeley a rappelé les chiffres du dernier baromètre des Entreprises du Voyage, issu des données Orchestra.
Après un printemps difficile, impacté par le conflit au Moyen-Orient, août a montré de premiers signaux positifs. Cependant, septembre 2026 reste en retrait en départs par rapport à septembre 2025, même si le recul est moins marqué qu'au mois précédent.
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Le nombre de dossiers en départs diminue ainsi de 5,5% sur un an, contre -9% en août. Le volume d'affaires recule de 4,1%, tandis que le panier moyen progresse de 1,5%, à 1 853 euros.
« En termes de prises de réservation, on trouve un certain retour à la normale », a toutefois précisé Guillaume Beurdeley lors de la convention. Les réservations enregistrées en septembre reculent en effet de seulement 1,7% en nombre de dossiers, tandis que le volume d’affaires progresse de 3,3%. Le panier moyen atteint 2 004 euros, soit une hausse de 5,1%.
Les opérateurs du Grand Est sont plus résistants
Sur le terrain, Fatima Faivre, directrice du réseau Prêt-à-Partir, constate que la classe moyenne n’est plus là : « Les familles nous ont manqué cet été et ont été compensées par des personnes qui ont davantage de temps et d’argent, notamment des actifs et des retraités.
On perd des passagers, cela m'inquiète et m'interroge, mais c’est compensé par un prix moyen très important.
Nous avons aussi réalisé cet été des dossiers d’un montant que nous n’avions pas l’habitude de faire auparavant. Je reste cependant très optimiste. Cette année a quand même été positive. »
Pour Fabrice Poulain, les opérateurs du Grand Est sont plus résistants à la crise actuelle : « Notre positionnement géographique nous permet de bénéficier d'un grand nombre de possibilités, au départ de Strasbourg, de Bâle-Mulhouse mais aussi du Luxembourg.
Nous pouvons profiter des prix très compétitifs des tour-opérateurs allemands, et bénéficier aussi de la qualité des produits Luxair et LuxairTours, qui est le premier le tour-opérateur dans le Grand Est. »
On perd des passagers, cela m'inquiète et m'interroge, mais c’est compensé par un prix moyen très important.
Nous avons aussi réalisé cet été des dossiers d’un montant que nous n’avions pas l’habitude de faire auparavant. Je reste cependant très optimiste. Cette année a quand même été positive. »
Pour Fabrice Poulain, les opérateurs du Grand Est sont plus résistants à la crise actuelle : « Notre positionnement géographique nous permet de bénéficier d'un grand nombre de possibilités, au départ de Strasbourg, de Bâle-Mulhouse mais aussi du Luxembourg.
Nous pouvons profiter des prix très compétitifs des tour-opérateurs allemands, et bénéficier aussi de la qualité des produits Luxair et LuxairTours, qui est le premier le tour-opérateur dans le Grand Est. »
C'est surtout vrai pour les agences situées dans une zone proche des frontières.
Philippe Blanchet, directeur commercial d'Euro Moselle Loisirs le confirme. Son réseau situé en Moselle et Meurthe-et-Moselle profite de la proximité notamment du Luxembourg : « Notre clientèle française se compose à la fois d'actifs qui travaillent pour beaucoup au Luxembourg, où les salaires sont plus élevés, et de retraités qui ont également travaillé de l'autre côté de la frontière. Ils sont donc moins sensibles à l'inflation.
D'autre part, nous pouvons nous appuyer sur le large réseau moyen-courrier de Luxair qui nous permet de proposer un large éventail de destinations. »
Un constat partagé par Régis Heitzler, fondateur de Voyage De Rêve à Neuf-Brisach dans le Haut-Rhin, une commune proche de la Suisse et de l'Allemagne, où de nombreux Français travaillent, passant chaque jour de l'autre côté de la frontière : « Les salaires sont plus élevés, les problématiques de pouvoir d’achat moins prégnantes et nous bénéficions d’offres particulièrement compétitives de la part des voyagistes allemands. »
Philippe Blanchet, directeur commercial d'Euro Moselle Loisirs le confirme. Son réseau situé en Moselle et Meurthe-et-Moselle profite de la proximité notamment du Luxembourg : « Notre clientèle française se compose à la fois d'actifs qui travaillent pour beaucoup au Luxembourg, où les salaires sont plus élevés, et de retraités qui ont également travaillé de l'autre côté de la frontière. Ils sont donc moins sensibles à l'inflation.
D'autre part, nous pouvons nous appuyer sur le large réseau moyen-courrier de Luxair qui nous permet de proposer un large éventail de destinations. »
Un constat partagé par Régis Heitzler, fondateur de Voyage De Rêve à Neuf-Brisach dans le Haut-Rhin, une commune proche de la Suisse et de l'Allemagne, où de nombreux Français travaillent, passant chaque jour de l'autre côté de la frontière : « Les salaires sont plus élevés, les problématiques de pouvoir d’achat moins prégnantes et nous bénéficions d’offres particulièrement compétitives de la part des voyagistes allemands. »







Publié par Céline Eymery 














