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Voyages Fram : la CGT réclame 24 mois de salaire pour les indemnités de licenciement

Le CE reporté au 14 novembre 2012



Rien ne va plus chez Voyages Fram. Direction et Syndicats s’affrontent sur le montant des indemnités de licenciement, ce qui retarde mois après mois, l’accord sur le plan social qui prévoit désormais 60 suppressions de postes. Mais l'entreprise a-t-elle vraiment encore les moyens de passer à la caisse ?


Rédigé par Jean da LUZ le Mardi 6 Novembre 2012

Georges Colson va devoir jouer serré pour désamorcer la crise de mécontentement et remettre l'entreprise sur les rails... /photo JDL
Georges Colson va devoir jouer serré pour désamorcer la crise de mécontentement et remettre l'entreprise sur les rails... /photo JDL
La pierre d’achoppement selon le “Parisien” porte notamment sur l'indemnité supralégale de licenciement, comme indique Mathilde Graves, élue CGT au comité d'entreprise.

Une revendication qui tient compte de la situation géographique du voyagiste et compte tenu du fait qu’à Toulouse il sera bien plus difficile de trouver du travail dans le même secteur qu’à Paris.

Du coup, explique le quotidien citant l’AFP, “la CGT demande 24 mois d'indemnités par salarié, alors que la direction en propose neuf. 183 des 289 salariés de Voyages FRAM touchent moins de 2.000 euros brut, d'après la CGT.”

Autre motif de discorde : le déménagement envisagé d'une quarantaine de salariés du centre de Toulouse vers Cornebarrieu, dans la banlieue toulousaine, qui réclame pour cela une indemnité compensatoire.

Pour les syndicalistes, l’entreprise a les moyens d’indemniser les personnes licenciées. La preuve : le parachute doré d’Olivier de Nicola qui, après 9 mois de présidence, est parti avec 300 000 euros.

Ajoutons pour faire bonne mesure que, malgré la situation, les actionnaires se sont versés 2,6 millions d'euros de dividendes... après 16,7 millions en 2010 !

Quelle est la vraie valeur des actifs de Voyages Fram ?

Par ailleurs, les représentants du personnel se basent sur les récentes déclarations de Georges Colson concernant la solvabilité de l'entreprise et de son patrimoine.

Des déclarations à double tranchant....

Selon lui, il représente 121 millions d'euros, plus la valeur de la marque, évaluée entre 25 et 30 millions.

Nous n'avons pas tout à fait les mêmes ratios.

Le président du Directoire évoque des actifs immobiliers situés souvent dans des pays frappés depuis près de 2 ans par le Printemps arabe : Egypte, Maroc, Tunisie... mais quid de leur vrai valeur réelle aujourd'hui ?

Qui serait prêt à racheter (à ce prix) de tels biens ?

Surtout quand on sait que avec un déficit de 7,39 millions (+47,3 %), le pôle hôtelier du Groupe a été particulièrement touché en 2011.

Quant à la marque, elle est prestigieuse certes, mais difficilement monnayable. Une chose est certaine : les finances du voyagiste toulousain semblent exsangues, après les pertes enregistrées en 2011 et sa stratégie à géométrie variable.

Très rapidement il aura besoin d'argent frais et d'emprunter. Pour la première fois, Georges Colson envisageait ouvertement d'ouvrir son capital. Et il va falloir faire vite, car les comptes ne vont pas vraiment s'améliorer en 2012.

Selon notre confrère Les Echos, dans le document déposé au greffe concernant les comptes de l'exercice écoulé (2011) "Il est ainsi fait état d'une perte d'exploitation pouvant atteindre jusqu'à 10 millions d'euros." (en 2012).

Ceci après la perte nette part du groupe de Fram de 23,48 millions, pour un chiffre d'affaires consolidé de 441,78 millions, en baisse de 8,41 % en 2011...

LIRE AUSSI - Faut-il démanteler Voyages Fram pour rendre l’entreprise bankable ?

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1.Posté par Une agent de voyages le 07/11/2012 09:46 | Alerter
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J'aimerais bien moi aussi faire 9 mois -me faire débarquer et repartir avec 300 000 euros comme Monsieur Nicola.Il y a des gens qui trouvent toujours les bons plans avec ses parachutes dorés ( je croyais que c'était fini ce temps là)- et dans le même temps, les petits comme nous, on n'a que nos yeux pour pleurer après s'être sacrifiés pour une boite pendant plusieurs années.Ne vous laissez pas faire et allez jusqu'au bout. Il doit bien leur rester un peu de leurs dividendes de 2010, sur 16 millions quand même, j'espère qu'ils n ont pas tout dépensé!!

2.Posté par harry cover le 07/11/2012 12:15 | Alerter
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Même si je comprends aisément la situation d’un agent de voyage qui risque de subir un PSE, faut aussi regarder la situation d’un PDG qui lui ne cotise pas aux ASSEDIC et qui lors d’un débarquement ce retrouve au chômage sans aucune indemnité.

Et pour ce genre de fonction, le nombre de poste vacant est beaucoup (beaucoup) moins important que ceux qu’il dirige.

Et oui c’est aussi la risque d’être en haut de la pyramide … donc même si 300K€ est une belle somme pour un licenciement, le risque de retrouver du boulot est aussi important.

Ensuite les syndicats peuvent aussi demander 24, 48 mois ou même 300K€ pour un agent, de toute façon c’est pas leur argent et surtout eux ils restent en poste !

Et tant pis si ils mettent l’entreprise (déjà fragile) dans le gouffre, une fois encore c’est pas leur argent.

L’histoire se répète souvent …. J’ai rien contre les syndicats d’une façon générale, mais lors d’un PSE, soit vous avez un actionnaire qui ouvre son chéquier soit vous mourrez !


A bon entendeur ..

PS: bon courage Monsieur COLSON

3.Posté par une agent de voyages toujours mécontente le 07/11/2012 13:29 | Alerter
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Harry Cover
Vous allez nous faire pleurer.
Quand on voit la difficulté pour retrouver du boulot donner 9 mois ce n'est pas réclamer l'aumone.
On en reparlera mais dans ce métier les chaises musicales fonctionnent toujours très bien et je ne me fais pas de souci pour Mr de Nicola on le reverra bientôt à la tête d'autre chose pour encore 9 mois peut être et pour retoucher encore 300 K€.
La situation de FRAM est difficile ( et cela ne date pas d'hier 2011 et 2010 ce nes' pas si loin )mais cela ne les a pas empêché de se verser de confortables dividendes -c'est sûr quand tout va bien on palpe mais on n 'anticipe jamais des lendemains qui déchantent et pour les salariés qui se battent tous les jours "aussi" pour s'occuper de leurs clients et faire en sorte que cela tourne.Alors vous savez moi avec 300 000 euros je pourrais déjà payer une maison à ma famille et prévoir des études pour mes enfants.
A bon entendeur. Salut
PS : bon courage à tous et pas seulement à mr Colson

4.Posté par Désabusé le 07/11/2012 16:02 | Alerter
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Bon courage à tous les salariés de FRAM qui s'échinent depuis des années pour garder à flot un bateau qui prend l'eau de toutes parts au gré des erreurs de stratégie et des luttes fratricides.
Bon courage à tous ces gens qui depuis des années subissent les réorganisations stériles, les départs non remplacés, les sous dimensionnements d'effectifs, le chômage partiel, la suppression sauvage de prime historique, la stagnation des salaires, les PSE ...
Enfin bon courage à toutes ces personnes que le bateau FRAM ne fait plus rêver et qui ont vu un bref instant leurs espoirs de sauvetage renaitre avec Olivier de Nicola avant de retomber à fond de cale.



5.Posté par Le management à la française le 07/11/2012 19:31 | Alerter
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Voici une petite blague de circonstance :

Deux entreprises, dont une française, décident de faire une course d'aviron dans le but de montrer leur savoir-faire dans le domaine de la "galvanisation" des troupes. Les deux équipes s'entraînent dur. Lors de la première épreuve, les étrangers gagnent avec plus d'un kilomètre d'avance. Les français sont très affectés. Le management français se réunit pour chercher la cause de l'échec. Une équipe d'audits constituée de seniors managers est désignée. Après enquête, ils constatent que l'équipe française, qui est constituée de dix personnes, n'a qu'un rameur, alors que l'équipe étrangère comporte un barreur et neuf rameurs.
La direction française décide de faire appel au service de consultants internes. Leur avis, entouré de précautions oratoires, semble préconiser l'augmentation du nombre de rameurs. Après réflexion, la direction décide de procéder à une organisation. Elle décide de mettre en place un manuel qualité, des procédures d'application, des documents de suivi...Une nouvelle stratégie est mise en place, basée sur une forte synergie. Elle doit améliorer le rendement et la productivité grâce à des modifications structurelles. On parle même de zéro défaut dans tous les repas brainstorming. La nouvelle équipe constituée comprend maintenant :
1 directeur général d'aviron
1 directeur adjoint d'aviron
1 manager d'aviron
1 superviseur d'aviron
1 consultant de gestion d'aviron
1 contrôleur de gestion d'aviron
1 chargé de communication d'aviron
1 coordinateur d'aviron
1 barreur
1 rameur
La course a lieu et les français ont deux kilomètres de retard Humiliée, la direction prend des décisions rapides et courageuses :elle licencie le rameur n'ayant pas atteint ces objectifs, vend le bateau et annule tout investissement. Avec l'argent économisé, elle récompense les managers et superviseurs en leur donnant une prime, augmente les salaires des directeurs et s'octroie une indemnité exceptionnelle de fin de mission.

6.Posté par Kathy Oucha le 07/11/2012 20:46 | Alerter
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Avec ODN, on jouait une carte du futur et d'une meilleure équité. Le jeu du "je te savonne le bas du dos et je te cire les pompes" n'était pas efficace. Bon, il a juste emporté un bon parachute, mais il ne sautait pas de haut... Et il me fait marrer, le haricot coco... Comme si ce genre de poste passait par Pôle Emploi. LOL XXL. C'est du recrutement par degrés interposés... Bref. De l'intérieur, faut voir la dégaine du bateau... Le Titanic, les fissures grossissent à la vitesse de la lumière. Y en a plus pour longtemps. Alors, on peut trouver tous les arguments qu'on veut, on en a oublié un, essentiel, énorme : LA VIEILLERIE. Tout est obsolète dans cette galère. En premier, les individus ancrés dans leur passé, infoutus d'avoir passé la vitesse du futur. Ils ont mangé dans tous les râteliers, et maintenant qu'il n'y a plus de paille, ils boiront la tasse.

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