… Après des débuts en fanfare couronnés par un million d’utilisateurs, SORA va donc tomber dans les oubliettes de l’IA, poussant son propriétaire à se recentrer sur des activités plus lucratives, notamment des outils professionnels.
L’expérience prometteuse au départ, aura fait long feu. Et cela, malgré ses qualités quasiment magiques pour l’utilisateur. En effet, quel graphiste, photographe, vidéaste, publicitaire n’a pas succombé à la tentation de faire appel à une IA pour produire en quelques secondes une œuvre totalement artificielle où aucun humain ne se reconnaitra et pourra réclamer un droit à l’image ?
Nul non plus ne pourra envoyer une facture pour récupérer les honoraires dus à sa minutieuse prestation ? Quant aux situations et aux paysages, aux monuments et autres sites… qui peuvent être transformés impunément, ils font d’ores et déjà partie des premières victimes d’une falsification à grande échelle qui n’est pas toujours appréciée.
L’expérience prometteuse au départ, aura fait long feu. Et cela, malgré ses qualités quasiment magiques pour l’utilisateur. En effet, quel graphiste, photographe, vidéaste, publicitaire n’a pas succombé à la tentation de faire appel à une IA pour produire en quelques secondes une œuvre totalement artificielle où aucun humain ne se reconnaitra et pourra réclamer un droit à l’image ?
Nul non plus ne pourra envoyer une facture pour récupérer les honoraires dus à sa minutieuse prestation ? Quant aux situations et aux paysages, aux monuments et autres sites… qui peuvent être transformés impunément, ils font d’ores et déjà partie des premières victimes d’une falsification à grande échelle qui n’est pas toujours appréciée.
Certes, la mention « Image générée par l’IA, sublimée par l’homme » était visible. Ce qui n’est pas toujours le cas.
Mais tout de même, elle suggérait que tant qu’une législation très stricte n’est pas en place, la transparence des techniques utilisées pour informer et séduire une clientèle, sont douteuses et trompeuses.
Les contre offensives : Occitanie, Intermarché…
Face à un tel déferlement techniquement, économiquement et souvent esthétiquement imbattables, les ennemis de l’IA générative sont montés au créneau.
Autre exemple parmi d’autres : la publicité d’Intermarché, en Décembre 2025, a eu à cœur de prouver son attachement aux processus traditionnels de création publicitaire en faisant réaliser son spot par une équipe d’une soixantaine d’humains !
De vrais artistes et techniciens travaillant en studio avec leur propre habilité et génie. Succès planétaire pour la marque et pour le méchant loup de la fable publicitaire devenu une vedette !
Moins connue mais tout aussi louable et probante la campagne Social media proposée par la région Occitanie avec le slogan suivant : « En Occitanie on ne génère pas nos voyages, on les vit ! ».
Animée par la ferme intention de démontrer qu’elle n’est pas victime des machines et de leur créativité approximative, la région affiche ses préférences pour de vrais gens et de vrais sites et paysages comme elle sait en offrir à ses visiteurs, et pour un vrai tourisme durable !
« Out » Sora ! Pour le moment en tout cas. Et pour ceux qui ont les moyens d’utiliser les bonnes vieilles techniques et de préserver un secteur extrêmement porteur pour la France où les industries culturelles et créatives (audiovisuel, cinéma, jeu vidéo, musique, spectacle vivant, livre, presse, radio et publicité) ont généré 102,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024 et emploient directement quelque 586 000 personnes auxquelles s’ajoutent 463 000 emplois indirects chez les fournisseurs et les prestataires !
Autre exemple parmi d’autres : la publicité d’Intermarché, en Décembre 2025, a eu à cœur de prouver son attachement aux processus traditionnels de création publicitaire en faisant réaliser son spot par une équipe d’une soixantaine d’humains !
De vrais artistes et techniciens travaillant en studio avec leur propre habilité et génie. Succès planétaire pour la marque et pour le méchant loup de la fable publicitaire devenu une vedette !
Moins connue mais tout aussi louable et probante la campagne Social media proposée par la région Occitanie avec le slogan suivant : « En Occitanie on ne génère pas nos voyages, on les vit ! ».
Animée par la ferme intention de démontrer qu’elle n’est pas victime des machines et de leur créativité approximative, la région affiche ses préférences pour de vrais gens et de vrais sites et paysages comme elle sait en offrir à ses visiteurs, et pour un vrai tourisme durable !
« Out » Sora ! Pour le moment en tout cas. Et pour ceux qui ont les moyens d’utiliser les bonnes vieilles techniques et de préserver un secteur extrêmement porteur pour la France où les industries culturelles et créatives (audiovisuel, cinéma, jeu vidéo, musique, spectacle vivant, livre, presse, radio et publicité) ont généré 102,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024 et emploient directement quelque 586 000 personnes auxquelles s’ajoutent 463 000 emplois indirects chez les fournisseurs et les prestataires !
Des émotions humaines pour et par des humains
De toute évidence, la guerre entre anciens et modernes semble une nouvelle fois bien ouverte. Et elle n’est pas près de se calmer tant ce tsunami que représente l’arrivée de l’IA a été puissant et rapide. Cette gué guerre est-elle pour autant fondée ? Ou non fondée ?
Pendant que les agents de voyages et tant d’autres professions se demandent soit à quelle sauce ils seront mangés, soit quel parti ils pourront tirer de cette aide inattendue qui leur est tombée du ciel, gratuitement, avec autant d’efficacité, les psychologues, sociologues, autres spécialistes des sciences humaines cherchent à comprendre les transformations en cours dans nos cerveaux donc nos comportements.
Parmi eux, Bruno Patino (président d’Arte) vient de publier un ouvrage intitulé « Le temps de l’obsolescence humaine ».
Une analyse sérieuse et néanmoins facile à lire, comparant comme beaucoup d’autres, l’arrivée de l’IA avec l’invention de l’imprimerie. Laquelle, il y a 500 ans, a permis de diffuser la connaissance et de reconnaitre les auteurs comme des experts intouchables.
Heureux temps de la stabilité cognitive se nourrissant d’une information vérifiée venue d’en haut !
Et puis, Internet est arrivé et a produit une sorte de chaos qui génère certes une bibliothèque universelle mais aussi ce que l’auteur nomme une sorte de fragmentation. Nous nous fragmentons, nous nous émiettons, nous sombrons…tout en croyant nous libérer ! Pire ! Nous nous mentons en lisant les mensonges des autres.
Nous chassons la vérité en croyant être armés pour la découvrir et la renforcer. A travers les connections permanentes suintant sur nos écrans, nous croyons participer à « une conversation circulaire ininterrompue » alors que nous nous enfermons à coup d’algorithmes dans le silence et la solitude tout en remplissant les data centers de millions de données qui seront revendues au plus offrant et aggraveront pénuries d’eau et émissions de CO2 !
Une étude de Grand View Research prédit que d’ici 2030, le marché de l’intelligence artificielle devrait représenter 1.811.75 milliards de dollars, soit un taux de croissance annuel moyen de 37,3 %entre aujourd’hui et la fin de cette décennie.
Pendant que les agents de voyages et tant d’autres professions se demandent soit à quelle sauce ils seront mangés, soit quel parti ils pourront tirer de cette aide inattendue qui leur est tombée du ciel, gratuitement, avec autant d’efficacité, les psychologues, sociologues, autres spécialistes des sciences humaines cherchent à comprendre les transformations en cours dans nos cerveaux donc nos comportements.
Parmi eux, Bruno Patino (président d’Arte) vient de publier un ouvrage intitulé « Le temps de l’obsolescence humaine ».
Une analyse sérieuse et néanmoins facile à lire, comparant comme beaucoup d’autres, l’arrivée de l’IA avec l’invention de l’imprimerie. Laquelle, il y a 500 ans, a permis de diffuser la connaissance et de reconnaitre les auteurs comme des experts intouchables.
Heureux temps de la stabilité cognitive se nourrissant d’une information vérifiée venue d’en haut !
Et puis, Internet est arrivé et a produit une sorte de chaos qui génère certes une bibliothèque universelle mais aussi ce que l’auteur nomme une sorte de fragmentation. Nous nous fragmentons, nous nous émiettons, nous sombrons…tout en croyant nous libérer ! Pire ! Nous nous mentons en lisant les mensonges des autres.
Nous chassons la vérité en croyant être armés pour la découvrir et la renforcer. A travers les connections permanentes suintant sur nos écrans, nous croyons participer à « une conversation circulaire ininterrompue » alors que nous nous enfermons à coup d’algorithmes dans le silence et la solitude tout en remplissant les data centers de millions de données qui seront revendues au plus offrant et aggraveront pénuries d’eau et émissions de CO2 !
Une étude de Grand View Research prédit que d’ici 2030, le marché de l’intelligence artificielle devrait représenter 1.811.75 milliards de dollars, soit un taux de croissance annuel moyen de 37,3 %entre aujourd’hui et la fin de cette décennie.
Les menaces comportementales déjà à l’œuvre
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Autre chiffre : 15 à 30 milliards de vidéo sont en ligne ! Dont beaucoup certes sont de mauvaise qualité… Le chiffre est spectaculaire.
Mais, il ne dit pas tout. Il ne dit pas en particulier que plus que 60% des professionnels craignent que leur emploi soit remplacé par l’IA et que les méfaits comportementaux sont déjà à l’œuvre parmi cette moitié de l’humanité qui a la candeur de se laisser tenter par un usage abusif des IA. Notamment de leurs images.
Pour l’utilisateur : où est le vrai ? où est le faux ?
Du côté des utilisateurs, la plupart des psychologues travaillant sur le sujet sont d’accord : l’utilisation abusive de l’IA génère une tendance à la paresse. Notamment parmi les étudiants.
Elle encourage par la même occasion une perte de créativité et une diminution des processus imaginatifs et des processus de mémorisation.
La perte d’esprit critique est également imputable à l’usage de l’IA. D’où la tendance à la standardisation de la pensée et du regard posé sur le monde.
On évoque aussi la surcharge mentale et le stress que peut engendrer son utilisation massive. On déplore enfin et surtout une tendance généralisée à la manipulation de la réalité hautement pénalisante pour la vérité, impliquant un effort permanent de la part du public pour distinguer le vrai du faux.
D’où, un climat général de défiance voire de paranoïa affectant le vivre ensemble, et la confiance dans ses dirigeants et la connaissance en général. Une dernière observation d’autant plus alarmante que les IA récentes deviennent très performantes et cachent bien leurs défauts.
Les biais cognitifs utilisés par l’IA sont aussi un accélérateur de discrimination. Attention à ce qu’ils ne soient pas mis en place sur les IA et leurs informations touristiques !
Donc ? Il convient d’anticiper le développement d’un monde parallèle, hyperréaliste où le regard humain naviguera dans une sorte de fiction et de rêve, coupés de la réalité, particulièrement déstabilisateurs.
Certes la création artistique pourra en bénéficier de plus en plus. Au spectateur d’être vigilant et conscient des risques d’asservissement de l’humain à la technologie qui ne se veut pas responsable et continue à engranger des milliards.
Obsolète, l’humain et ses atouts se périmeront. « L’individu augmenté sera un humain diminué ! » Et un touriste diminué ? Sans doute en partie.
… Enfin, j’ai aussi envie d’évoquer « Le mythe de la caverne » de Platon : « Une allégorie universelle qui met en scène des humains enchaînés et immobilisés dans une caverne. Ils tournent le dos à l'entrée et voient non pas les objets, mais les ombres des objets qui passent devant cette entrée et sont projetées contre le mur. Ils croient voir la réalité, alors qu'ils n'en voient qu'une projection ! »
Mais, il ne dit pas tout. Il ne dit pas en particulier que plus que 60% des professionnels craignent que leur emploi soit remplacé par l’IA et que les méfaits comportementaux sont déjà à l’œuvre parmi cette moitié de l’humanité qui a la candeur de se laisser tenter par un usage abusif des IA. Notamment de leurs images.
Pour l’utilisateur : où est le vrai ? où est le faux ?
Du côté des utilisateurs, la plupart des psychologues travaillant sur le sujet sont d’accord : l’utilisation abusive de l’IA génère une tendance à la paresse. Notamment parmi les étudiants.
Elle encourage par la même occasion une perte de créativité et une diminution des processus imaginatifs et des processus de mémorisation.
La perte d’esprit critique est également imputable à l’usage de l’IA. D’où la tendance à la standardisation de la pensée et du regard posé sur le monde.
On évoque aussi la surcharge mentale et le stress que peut engendrer son utilisation massive. On déplore enfin et surtout une tendance généralisée à la manipulation de la réalité hautement pénalisante pour la vérité, impliquant un effort permanent de la part du public pour distinguer le vrai du faux.
D’où, un climat général de défiance voire de paranoïa affectant le vivre ensemble, et la confiance dans ses dirigeants et la connaissance en général. Une dernière observation d’autant plus alarmante que les IA récentes deviennent très performantes et cachent bien leurs défauts.
Les biais cognitifs utilisés par l’IA sont aussi un accélérateur de discrimination. Attention à ce qu’ils ne soient pas mis en place sur les IA et leurs informations touristiques !
Donc ? Il convient d’anticiper le développement d’un monde parallèle, hyperréaliste où le regard humain naviguera dans une sorte de fiction et de rêve, coupés de la réalité, particulièrement déstabilisateurs.
Certes la création artistique pourra en bénéficier de plus en plus. Au spectateur d’être vigilant et conscient des risques d’asservissement de l’humain à la technologie qui ne se veut pas responsable et continue à engranger des milliards.
Obsolète, l’humain et ses atouts se périmeront. « L’individu augmenté sera un humain diminué ! » Et un touriste diminué ? Sans doute en partie.
… Enfin, j’ai aussi envie d’évoquer « Le mythe de la caverne » de Platon : « Une allégorie universelle qui met en scène des humains enchaînés et immobilisés dans une caverne. Ils tournent le dos à l'entrée et voient non pas les objets, mais les ombres des objets qui passent devant cette entrée et sont projetées contre le mur. Ils croient voir la réalité, alors qu'ils n'en voient qu'une projection ! »
Journaliste, consultante, conférencière, Josette Sicsic observe depuis plus de 25 ans, les mutations du monde afin d’en analyser les conséquences sur le secteur du tourisme.
Après avoir développé pendant plus de 20 ans le journal Touriscopie, elle est toujours sur le pont de l’actualité où elle décode le présent pour prévoir le futur. Sur le site www.tourmag.com, rubrique Futuroscopie, elle publie plusieurs fois par semaine les articles prospectifs et analytiques.
Contact : 06 14 47 99 04
Mail : touriscopie@gmail.com
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