Laurent Abitbol, Président du directoire de Selectour et Président de Marietton Développement - Photo Marrietton
Dans un courrier adressé aux adhérents de Selectour, Laurent Abitbol, président du Directoire, et Natale Scaglia, président de la coopérative, répondent aux propos tenus par les voyagistes présents au Forum du SETO, qui se tient actuellement au Maroc.
Lire à ce sujet : Crise en Iran : les tour-opérateurs refusent de payer seuls la facture
"Dans le contexte de la crise actuelle liée à la guerre au Moyen-Orient, nous apprenons que les discussions en cours lors du séminaire du SETO envisageraient de faire supporter aux agences de voyages 50% des frais de rapatriement des clients. Il semblerait notamment que le tour-opérateur "Visiteurs" porte activement cette proposition.
Nous tenons à exprimer notre totale opposition à cette orientation. En effet, ni notre responsabilité ni notre rôle ne justifient que nous soyons mis à contribution dans ce cadre.
Nous restons pleinement mobilisés pour défendre vos intérêts avec détermination et vigilance. Soyez assurés de notre engagement total à vos côtés dans cette période".
Lire à ce sujet : Crise en Iran : les tour-opérateurs refusent de payer seuls la facture
"Dans le contexte de la crise actuelle liée à la guerre au Moyen-Orient, nous apprenons que les discussions en cours lors du séminaire du SETO envisageraient de faire supporter aux agences de voyages 50% des frais de rapatriement des clients. Il semblerait notamment que le tour-opérateur "Visiteurs" porte activement cette proposition.
Nous tenons à exprimer notre totale opposition à cette orientation. En effet, ni notre responsabilité ni notre rôle ne justifient que nous soyons mis à contribution dans ce cadre.
Nous restons pleinement mobilisés pour défendre vos intérêts avec détermination et vigilance. Soyez assurés de notre engagement total à vos côtés dans cette période".
Il aurait été plus élégant d'aborder ce sujet en face à face
Autres articles
-
La CPME veut faire du tourisme un levier à 10% du PIB d’ici 2035
-
Crise en Iran : les tour-opérateurs refusent de payer seuls la facture
-
Royal Air Maroc lance une desserte directe Paris-Tétouan
-
Les tour-opérateurs plongés dans l'incertitude, entre attentisme et plans de relance
-
Erwan Corre (Worldia) appelle la profession à faire de la crise un argument marketing
Contacté par nos soins, Laurent Abitbol ajoute : "Il aurait été plus élégant d'aborder ce sujet en face à face, entre tour-opérateurs et réseaux. Ce n'est pas un sujet à aborder en plénière lors du Forum. Je suis à la fois distributeur et tour-opérateur. J'ai 4 tour-opérateurs, et je sais qu'un tour-opérateur gagne plus d'argent qu'un distributeur."
Hier, Patrice Arezina, directeur général de Visiteurs a précisé que certains distributeurs avaient accepté un partage des frais. L'un d'eux qui a souhaité rester anonyme et qui pilote un autre réseau explique : "La priorité c'est la sécurité de nos clients. Dans l'urgence, nous avons participé au coût, nous voulions qu'ils rentrent".
"De notre côté nous nous sommes aussi arrangés et je parle en tant que tour-opérateur et agent de voyages" précise le Président de Marrietton Développement avant d'ajouter "j'ai aussi eu quelques TO au téléphone qui m'ont contacté hier, pour m'assurer qu'ils ne présenteraient pas de facture..."
Un autre dirigeant, gérant de plusieurs points de vente que nous avons joint indique : "Si les TO souhaitent cela alors je vais accélérer de mon côté sur le package dynamique, au moins je choisis mon transporteur, mon hôtel et le reste pour mes clients, et là je suis responsable."
Si Patrice Arezina a pris la parole publiquement, d'autres tour-opérateurs partagent également cette position, mais ils ne se sont pas manifestés publiquement. Le sujet devrait être à l'ordre du jour du prochain comité exécutif du SETO.
"Je trouve dommage d'opposer la distribution et la production alors que nous formons un même métier, le tourisme, c'est un combat d'arrière garde. Et c'est ce métier pour lequel je me bats et que j'aime" lance Laurent Abitbol en guise de conclusion.
Ce dernier n'était pas présent lors de ce Forum retenu par une réunion prévue de longue date avec ses actionnaires.
Hier, Patrice Arezina, directeur général de Visiteurs a précisé que certains distributeurs avaient accepté un partage des frais. L'un d'eux qui a souhaité rester anonyme et qui pilote un autre réseau explique : "La priorité c'est la sécurité de nos clients. Dans l'urgence, nous avons participé au coût, nous voulions qu'ils rentrent".
"De notre côté nous nous sommes aussi arrangés et je parle en tant que tour-opérateur et agent de voyages" précise le Président de Marrietton Développement avant d'ajouter "j'ai aussi eu quelques TO au téléphone qui m'ont contacté hier, pour m'assurer qu'ils ne présenteraient pas de facture..."
Un autre dirigeant, gérant de plusieurs points de vente que nous avons joint indique : "Si les TO souhaitent cela alors je vais accélérer de mon côté sur le package dynamique, au moins je choisis mon transporteur, mon hôtel et le reste pour mes clients, et là je suis responsable."
Si Patrice Arezina a pris la parole publiquement, d'autres tour-opérateurs partagent également cette position, mais ils ne se sont pas manifestés publiquement. Le sujet devrait être à l'ordre du jour du prochain comité exécutif du SETO.
"Je trouve dommage d'opposer la distribution et la production alors que nous formons un même métier, le tourisme, c'est un combat d'arrière garde. Et c'est ce métier pour lequel je me bats et que j'aime" lance Laurent Abitbol en guise de conclusion.
Ce dernier n'était pas présent lors de ce Forum retenu par une réunion prévue de longue date avec ses actionnaires.

















