La BoC est confiante de pouvoir continuer à réduire les taux sans augmenter l'inflation. La BCE est plus prudente, ayant relevé sa prévision d'inflation pour 2025 à 2,2%, en raison de la hausse des salaires, d'une croissance plus forte, d'une productivité plus faible, et d'une inflation persistante dans les services.
Contrairement aux États-Unis, en Europe, les hausses de salaires ne sont pas compensées par une meilleure productivité. Ainsi, la BCE reste prudente. Si les prochaines données sur l’inflation le permettent, une nouvelle baisse de taux de 25 points de base pourrait avoir lieu en septembre.
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Toutefois, l’inflation étant volatile, le cycle d’assouplissement monétaire sera probablement irrégulier, contrairement à avant où les taux changeaient à chaque réunion. Désormais, les décisions dépendront des statistiques mensuelles et de la politique de la Réserve Fédérale américaine (Fed), même si Christine Lagarde ne l’admet pas ouvertement. En juillet, une pause est prévue car une baisse de taux est exclue.
Il y a aussi des signaux qui inquiètent la BCE, comme la hausse de près de 40% du prix du transport maritime en mai et la flambée des matières premières, y compris les denrées agricoles et les métaux. Par exemple, le prix du jus d'orange a augmenté à cause de mauvaises récoltes au Brésil et en Floride.
Le jus d'orange concentré coûte désormais 6000 dollars la tonne à Rotterdam, ce qui est comparable à deux sacs de voyage Louis Vuitton. Le beurre suit une tendance similaire avec des prix élevés depuis novembre 2023, causés par la sécheresse de 2020 et la hausse du prix des fertilisants depuis la guerre en Ukraine.
Ces facteurs pourraient maintenir la pression inflationniste à court terme, compliquant le travail des banques centrales et la vie des consommateurs et entreprises. Penser que les hausses de prix sont terminées serait une erreur. L'inflation, une fois lancée, est difficile à maîtriser.
Le point technique :
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La vraie nouvelle de la semaine dernière était la forte hausse du yen japonais. Cela est dû à deux raisons principales : les attentes que la Banque du Japon (BoJ) réduise ses rachats d'actifs lors de sa réunion du 14 juin, ce qui est une forme de durcissement monétaire léger, et la liquidation de positions de carry trade sur plusieurs paires comme le JPY/MXN (yen contre peso mexicain) et le JPY/INR (yen contre roupie indienne) après les élections en Inde et au Mexique.
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Ces phénomènes de court terme ne devraient pas inverser la tendance baissière du yen. Nous pensons que le yen faible va perdurer et que les autorités japonaises s'en accommodent. La récession a été évitée fin 2023 grâce à la bonne dynamique des exportations, en grande partie due à un yen faible.
À surveiller : l’appréciation du franc suisse face à l’euro. Ce n’est en aucun cas la conséquence d’interventions de la Banque Nationale Suisse (BNS). Il semble que les investisseurs institutionnels soient à la recherche de valeurs refuge. Comme il y a de moins en moins de dette souveraine de bonne qualité (notée AAA), ils se reportent sur l’or et sur le franc suisse. C’est structurel.
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SUPPORTS HEBDO |
RESISTANCES HEBDO |
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S1 |
S2 |
R1 |
R2 |
EUR/USD |
1,0711 |
1,0690 |
1,0945 |
1,1000 |
EUR/GBP |
0,8465 |
0,8423 |
0,8611 |
0,8690 |
EUR/CHF |
0,9643 |
0,9601 |
0,9898 |
1,0000 |
EUR/CAD |
1,4888 |
1,4709 |
1,4979 |
1,5010 |
EUR/JPY |
168,11 |
167,90 |
171,12 |
172,01 |
Les annonces à suivre :
La question n'est pas de savoir si les taux vont changer, car ils resteront inchangés. Ce qui est important, c'est de savoir quand la Fed prévoit que l'inflation descendra en dessous du seuil symbolique de 3%.
Pour que la Fed commence un cycle d'assouplissement, il faut que les prix à la consommation restent sous ce niveau pendant plusieurs mois consécutifs.
Cela n'est pas garanti. En avril, les prix à la consommation ont augmenté de 3,4% par rapport à l'année précédente.
Jour |
Heure |
Pays |
Indicateur |
A quoi s’attendre ? |
Impact |
12/06 |
14:30 |
États-Unis |
Prix à la consommation au mois de mai |
Précédent à 3,4% en variation mensuelle. |
Élevé |
12/06 |
20:00 |
États-Unis |
Réunion de la banque centrale |
Aucun changement de politique monétaire |
Élevé |
14/06 |
05:00 |
Japon |
Réunion de la banque centrale |
Pas de hausse des taux. En revanche, il est possible qu’un ralentissement du programme de rachats d’actifs soit annoncé. |
Élevé |
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