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Vins, monastères et marionnettes : l’envol du tourisme en Géorgie

Les tour-opérateurs français sous le charme



25 ans après l’éclatement du bloc soviétique et 10 ans après son dernier conflit armée avec la Russie, la petite République du Caucase fait valoir son incroyable diversité culturelle et ravit de plus en plus de touristes.


Rédigé par Pierre Georges, à Tbilissi, le Jeudi 13 Décembre 2018

La Cathédrale de la Trinité de Tbilissi haut lieu de la culture orthodoxe © PG TM
La Cathédrale de la Trinité de Tbilissi haut lieu de la culture orthodoxe © PG TM
Avis aux amateurs d’aventure, d’architecture et d’eau-de-vie locale. Témoin de plusieurs millénaires d’histoire, mosaïque de cultures et de paysages, la Géorgie, accessible en quelques heures de vol depuis Paris, voit sa fréquentation touristique grimper en flèche. Coincée entre la mer et la haute montagne, la « perle du Caucase » a ces dernières années fait de l’ouverture au tourisme l’une de ses priorités nationales. Et, alors que l’ex-diplomate française Salomé Zourabichvili y a été élue présidente, jeudi 29 novembre 2018, le pays poursuit son opération de séduction des touristes venus d’Europe de l’Ouest.

Les tours-opérateurs français ne s’y trompent pas, programmant de plus en plus la destination. Prenant la suite des voyagistes spécialisés, comme Nomade Aventure, Tsar Voyages Caucase, Terres de Charme ou encore Salaün holidays, de grands TO généralistes, comme Asia, lorgnent maintenant avec insistance sur le Caucase. En premier lieu, le groupe TUI, via sa filiale Nouvelles Frontières, propose dès cet hiver un inédit « Grand voyage en terre caucasienne » (voir encadré).

Un peu d’histoire

Déjà, à l’ère soviétique, la petite république du Caucase était réputée comme la plus touristique de l’URSS, pour son climat, pour ses spots balnéaires au bord de la mer Noire, pour ses routes des vins ou encore pour ses stations de skis. Staline, né en Géorgie, y avait d’ailleurs installé de nombreuses maisons de repos pour les travailleurs soviétiques.

La chute du bloc soviétique et le début des conflits civils dans le Caucase marqueront ensuite le début de longues années noires pour le pays et pour son attrait touristique. Jusqu’en 2008 et la guerre-éclair que se sont livrés Russes et Géorgiens pour le contrôle des deux républiques autoproclamées d’Abkhazie et d’Ostéite du Sud, des régions toujours formellement déconseillées d’accès par le quai d’Orsay.

C’est à ce moment que les professionnels du tourisme locaux datent le début de la renaissance de l’activité touristique dans le pays. « Après ce conflit éclair perdu, où la Géorgie a été vu comme l’agresseur, nous devions rebondir », raconte Nino, une guide touristique francophone indépendante basée à Tbilissi, la capitale géorgienne. Mikheil Saakachvili, alors à la tête du pays, place le tourisme comme l’une des nouvelles priorités nationales. Il lance un vaste plan de rénovation des infrastructures, notamment routières, développe l’hôtellerie, rénove l’aéroport de Tbilissi, et rend le pays accessible sans visa.

+23% de touristes en 2017

Les résultats, transmis par le gouvernement géorgien, parlent d’eux-mêmes : si en 2008, la Géorgie avait accueilli moins d’1 million de visiteurs étrangers, 7,6 millions de visiteurs s’y sont rendus en 2017. Un chiffre en augmentation de 18% (et de 23% pour les seuls séjours de loisir) et qui sera sans doute dépassé en 2018.

« Et le gouvernement continue de pousser les habitants vers ce secteur », poursuit Nino. « Il finance notamment des formations pour les Géorgiens qui veulent se lancer dans les chambres d’hôtes ». Pour s’en rendre compte, il suffit d’arpenter les rues des grands sites touristiques du pays. Comme à Mtskheta, l’ancienne capitale religieuse du pays, où le nombre de boutiques de souvenirs et de petits hôtels familiaux explose. « Tout le monde s’y met peu à peu », se réjouit la guide, précisant que le tourisme représentera bientôt plus de 10% du PIB national.

« Cela ne nous est jamais arrivé, en 6000 ans d’histoire ! », s’enthousiasme aussi Leo Gabriatze, grande figure culturelle géorgienne, à la tête du mondialement célèbre théâtre de marionnette Gabriatze, dans le centre historique de Tbilissi. Il poursuit : « Que ce soit dans la production de vins, dans la musique et la culture, on assiste ces dernières années à une vraie renaissance géorgienne ! ».

Les plus vieux vins du monde

Mtskheta, capitale spirituelle de la Géorgie, classée au patrimoine mondial de l'Unesco et située à 20km de Tbilissi © PG TM
Mtskheta, capitale spirituelle de la Géorgie, classée au patrimoine mondial de l'Unesco et située à 20km de Tbilissi © PG TM
Il faut dire que très peu de pays parvienne à concentrer un tel étalage d’histoire, de culture et de paysages en si peu d’espace. En commençant par Tbilissi, la sublime petite capitale géorgienne, coincée depuis des millénaires entre Moyen-orient et Russie. Se positionnant comme une destination « city-break » pour les visiteurs européens, elle fait valoir une architecture indéfinissable, où se côtoient bâtisses médiévales aux balcons de bois, monastères orthodoxes, cathédrales et ovnis architecturaux du 21e siècle, mais aussi ses nuits branchées ou son culte pour le vin (la Géorgie revendique les plus vieilles vignes du monde).

« Grâce aux low-cost, on peut aisément trouver une formule attractive pour un week-end à Tbilissi. Nous conseillons d’ailleurs les services d’un guide francophone pour optimiser son séjour », décrypte Djaffar Razkallah, chef de produit circuits TUI / Nouvelles frontières. « Ce qui attire les voyageurs ce sont ces constructions typiques de l’Union soviétique qui se mêlent aux magnifiques bâtiments médiévaux. En quelques jours, on peut visiter des musées, découvrir les bains sulfureux, faire une courte randonnée au pied du mont Kazbek et en été se baigner dans le lac Tbilissi », ajoute-t-il.

A quelques kilomètres des ruelles pavées du centre-ville, les excursions sont aussi nombreuses : du centre spirituel de Mtskheta, à l’extraordinaire cité troglodyte d’Ouplistsikhé, en passant par la cathédrale d’Alaverdi, au village perché de Sirnari mais aussi et surtout par les nombreuses routes traversant les régions viticoles verdoyantes, au premier rang desquelles la Kakhétie.

Enfin, pour les plus aventuriers, la Géorgie constituera aussi un excellent point de départ pour une grande traversée du Caucase. Le voyage se poursuivra vers le sud, vers les terres nettement plus sauvages de l’Arménie, ou à l’est, vers les grandioses montagnes d’Azerbaïdjan et sa capitale, Bakou, la « Dubaï » du Caucase sur les rives de la mer Caspienne.

TUI s’ouvre au Caucase

Dès cette saison d’hiver, le leader européen du voyage lance, via son tour-opérateur Nouvelles Frontières, un tout nouveau « Grand voyage en terre caucasienne », traversant l’Azerbaïdjan, la Géorgie et l’Arménie sur 12 jours et 11 nuits en pension complète à partir de 1999€. « Ce voyage est dans la continuité du développement de notre gamme de circuits Grands Voyages que nous avons lancé en 2017 », explique Djaffar Razkallah, en charge du projet. « Nos clients sont demandeurs de ce type de formule qui permet de découvrir plusieurs pays en un seul voyage, vers cette région qui rassemble des populations d’origines diverses, ayant des langues, des coutumes, des religions différentes et surtout des capitales historiques ». Le tour-opérateur y propose des rencontres et des déjeuners chez les familles géorgiennes et encadre aussi le voyage par des guides spécialisés en monuments historiques.

Renseignements et réservations sur TUI.fr ou en agences de voyages et au 0825 000 825.


Pierre Georges Publié par Pierre Georges Journaliste - TourMaG.com
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