Adriana Minchella, présidente du CEDIV, à l'ouverture du Convenc'Tour à bord du Club Med 2 avec, à ses côtés, Marie Allantaz - Photo CE
« Trouver l’équilibre dans un monde en déséquilibre ».
Tel est le thème choisi par le CEDIV pour le Convenc’Tour 2026 qui se tient à bord du Club Med 2.
Face aux 200 participants adhérents, partenaires et équipes réunis sur le célèbre voilier, la présidente du CEDIV n’a pas éludé les difficultés, revenant sur les turbulences traversées ces dernières années par le secteur du tourisme mais aussi par la coopérative elle-même.
« Ce thème n'est pas né d'une réflexion théorique. Il n'est pas né d'un effet de mode. Il est né de ce que nous avons vécu ensemble », a-t-elle expliqué dès l'ouverture de la convention.
A lire aussi : Transmission, IA, services : les grands chantiers du CEDIV pour 2026-2027
Tel est le thème choisi par le CEDIV pour le Convenc’Tour 2026 qui se tient à bord du Club Med 2.
Face aux 200 participants adhérents, partenaires et équipes réunis sur le célèbre voilier, la présidente du CEDIV n’a pas éludé les difficultés, revenant sur les turbulences traversées ces dernières années par le secteur du tourisme mais aussi par la coopérative elle-même.
« Ce thème n'est pas né d'une réflexion théorique. Il n'est pas né d'un effet de mode. Il est né de ce que nous avons vécu ensemble », a-t-elle expliqué dès l'ouverture de la convention.
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« Le CEDIV a traversé une période de débats, de divergences, d'interrogations et parfois de tensions »
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Pandémie, inflation, conflits géopolitiques, accélération de l'intelligence artificielle : Adriana Minchella a dressé le constat d'un environnement marqué par une succession de crises qui ne se remplacent plus, mais « se superposent ».
La présidente du CEDIV a également évoqué les questionnements internes qu'a traversés la coopérative ces derniers mois.
« Comme toute organisation vivante, le CEDIV a traversé une période de débats, de divergences, d'interrogations et parfois de tensions », a-t-elle reconnu devant les participants. « Il y a eu des moments où je me suis demandé si tout ce que nous avions construit ensemble pouvait résister, non pas aux crises extérieures, mais à nos propres déséquilibres.
Cette période m'a appris une leçon essentielle. L'équilibre n'est pas l'absence de déséquilibre. L'équilibre, c'est notre capacité à continuer à avancer. »
La présidente du CEDIV a également évoqué les questionnements internes qu'a traversés la coopérative ces derniers mois.
« Comme toute organisation vivante, le CEDIV a traversé une période de débats, de divergences, d'interrogations et parfois de tensions », a-t-elle reconnu devant les participants. « Il y a eu des moments où je me suis demandé si tout ce que nous avions construit ensemble pouvait résister, non pas aux crises extérieures, mais à nos propres déséquilibres.
Cette période m'a appris une leçon essentielle. L'équilibre n'est pas l'absence de déséquilibre. L'équilibre, c'est notre capacité à continuer à avancer. »
L'engagement des administrateurs salué
La présidente est revenue sur la convention organisée au Sénégal, qu'elle considère comme un moment charnière dans la vie du réseau.
« Nous avons recommencé à nous écouter, à nous parler. Nous avons recommencé à nous projeter ensemble », a-t-elle rappelé, soulignant que malgré les différences, les adhérents ont souhaité « continuer ensemble. »
Durant son discours, Adriana Minchella a tenu à remercier les adhérents qui l'ont accompagnée durant cette période.
« Ils ont parfois accepté l'inconfort, le doute, l'incompréhension, mais ils ont gardé la confiance », a-t-elle déclaré.
Elle a également salué l'engagement des administrateurs du réseau, qui ont accepté de prendre des responsabilités dans un contexte parfois difficile. « Ils ont accepté de monter à bord à un moment où il était plus confortable de rester spectateur », a-t-elle souligné.
« Nous avons recommencé à nous écouter, à nous parler. Nous avons recommencé à nous projeter ensemble », a-t-elle rappelé, soulignant que malgré les différences, les adhérents ont souhaité « continuer ensemble. »
Durant son discours, Adriana Minchella a tenu à remercier les adhérents qui l'ont accompagnée durant cette période.
« Ils ont parfois accepté l'inconfort, le doute, l'incompréhension, mais ils ont gardé la confiance », a-t-elle déclaré.
Elle a également salué l'engagement des administrateurs du réseau, qui ont accepté de prendre des responsabilités dans un contexte parfois difficile. « Ils ont accepté de monter à bord à un moment où il était plus confortable de rester spectateur », a-t-elle souligné.
Résister au mouvement ou l’accepter
Clément Leroy, champion du monde d'équilibre statique à vélo a mêlé performance sportive et conférence - Photo CE
Pour illustrer concrètement ce monde en perpétuel déséquilibre, Clément Leroy, champion du monde d'équilibre statique à vélo a démontré sur scène toute la difficulté de rester en équilibre.
Dans un format tout à fait atypique, qui mêle à la fois performance sportive et conférence, il a ajouté : « Face aux déséquilibres que nous choisissons et à ceux que nous subissons - les crises, les changements, les incertitudes - nous avons toujours le choix de notre réaction.
Nous pouvons résister, lutter contre le mouvement, ou au contraire l’accepter et transformer notre regard sur la situation. Lorsque je suis sur mon vélo, je suis en permanence dans une situation de déséquilibre.
Pourtant, c’est précisément grâce à ce déséquilibre que je tiens en équilibre. Il faut oser le déséquilibre pour se rendre compte de choses que l'on ne soupçonnait pas. »
Dans un format tout à fait atypique, qui mêle à la fois performance sportive et conférence, il a ajouté : « Face aux déséquilibres que nous choisissons et à ceux que nous subissons - les crises, les changements, les incertitudes - nous avons toujours le choix de notre réaction.
Nous pouvons résister, lutter contre le mouvement, ou au contraire l’accepter et transformer notre regard sur la situation. Lorsque je suis sur mon vélo, je suis en permanence dans une situation de déséquilibre.
Pourtant, c’est précisément grâce à ce déséquilibre que je tiens en équilibre. Il faut oser le déséquilibre pour se rendre compte de choses que l'on ne soupçonnait pas. »
L'hommage d'Adriana Minchella à Pierre Amalou
Adriana Minchella : « aucune organisation ne peut reposer durablement sur une seule personne, ni une entreprise, ni une coopérative »
Moment particulièrement émouvant de cette ouverture : l'hommage rendu à Pierre Amalou, figure historique du CEDIV disparue récemment.
« Pour moi, il a été bien davantage qu’un observateur de notre parcours. Il a été un compagnon de route, un confident, un soutien et parfois même une conscience. Pierre faisait partie de ces personnes rares qui savent voir plus loin, bien plus loin que les autres », a confié Adriana Minchella.
La présidente a rappelé l'influence durable qu'il a exercée sur le développement du réseau : « Pierre nous a construits. C’est lui qui nous a aidés à grandir, à nous dépasser et à accomplir des choses que nous n’aurions parfois même pas osé imaginer. Il a contribué à façonner ce que nous sommes aujourd’hui. »
Pierre Amalou a toujours cultivé l'art de la transmission. Une démarche dans laquelle la présidente du réseau entend aujourd'hui s'inscrire à son tour.
« Pour moi, il a été bien davantage qu’un observateur de notre parcours. Il a été un compagnon de route, un confident, un soutien et parfois même une conscience. Pierre faisait partie de ces personnes rares qui savent voir plus loin, bien plus loin que les autres », a confié Adriana Minchella.
La présidente a rappelé l'influence durable qu'il a exercée sur le développement du réseau : « Pierre nous a construits. C’est lui qui nous a aidés à grandir, à nous dépasser et à accomplir des choses que nous n’aurions parfois même pas osé imaginer. Il a contribué à façonner ce que nous sommes aujourd’hui. »
Pierre Amalou a toujours cultivé l'art de la transmission. Une démarche dans laquelle la présidente du réseau entend aujourd'hui s'inscrire à son tour.
Préparer l'avenir
« Pendant longtemps, j'ai considéré que ma responsabilité était de bâtir. Aujourd'hui, je sais qu'elle est aussi de préparer l'avenir, car aucune organisation ne peut reposer durablement sur une seule personne, ni une entreprise, ni une coopérative.
La transmission n'est pas un sujet que l'on traite quand on n'a plus le choix. Elle ne doit jamais être une solution de dernier recours. Elle est au contraire un acte de responsabilité. »
Pour conclure, la présidente du CEDIV a souligné le caractère symbolique du lieu choisi pour cette édition 2026 du Convenc’Tour.
« Un navire n'avance pas parce qu'un capitaine le dirige. Il avance parce qu'il y a un équipage qui choisit chaque jour de garder le cap », a-t-elle lancé devant les plus de 200 participants réunis à bord du Club Med 2.
La transmission n'est pas un sujet que l'on traite quand on n'a plus le choix. Elle ne doit jamais être une solution de dernier recours. Elle est au contraire un acte de responsabilité. »
Pour conclure, la présidente du CEDIV a souligné le caractère symbolique du lieu choisi pour cette édition 2026 du Convenc’Tour.
« Un navire n'avance pas parce qu'un capitaine le dirige. Il avance parce qu'il y a un équipage qui choisit chaque jour de garder le cap », a-t-elle lancé devant les plus de 200 participants réunis à bord du Club Med 2.








Publié par Céline Eymery 














