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Egypte : "Je suis excédée d'entendre les Français se plaindre du chômage partiel !"

l'interview de Gersende Meunier, gérante du centre de plongée 3 turtles



Après presque 18 ans d'existence et 12 salariés, le centre de plongée "3 turtles" basé en Egypte regarde l'avenir avec inquiétude. Engluée dans une crise sans fin, privée de clients depuis bientôt un an et d'aide de l'Etat, sa gérante a décidé de pousser un crie du cœur pour alerter sur la situation à destination. Alors qu'en France le gouvernement "nationalise" l'industrie ailleurs, les fournisseurs et prestataires se meurent.


Rédigé par le Mercredi 18 Novembre 2020

Si les 12 salariés du "3 Turtles" en Egypte sont toujours payés, à mesure que la crise dure, les perspectives s'assombrissent - DR
Si les 12 salariés du "3 Turtles" en Egypte sont toujours payés, à mesure que la crise dure, les perspectives s'assombrissent - DR
TourMaG.com - Vous êtes responsable du centre de plongée "3 Turtles" à Safaga en Egypte. Vous nous avez contactés pour nous faire part d'un véritable coup de gueule, pourquoi cette initiative ?

Gersende Meunier :
Après huit mois de crise, nous commençons avec mon partenaire encore présent en Egypte à lancer des fusées de détresse, pour alerter sur notre situation.

Cela devient très dur pour nous.

Etant présente en France, je vois que malgré le confinement allégé, les petits commerçants protestent beaucoup, mais les problèmes ne se cantonnent pas qu'à la France.

Les structures touristiques "Françaises" créées et gérées par des Français, pour recevoir nos compatriotes, sont en train de partir doucement en fumée.

TourMaG.com - Alors qu'en France le gouvernement a annoncé plusieurs mesures d'aides pour soutenir l'industrie, qu'en est-il en Egypte?

Gersende Meunier :
Le gouvernement avait justement dit qu'il allait nous venir en aide.

J'ai monté un dossier de 60 pages afin de plaider la cause de notre centre de plongée, pour au final avoir comme réponse : vous allez recevoir 50 euros.

Sur le coup j'étais plutôt satisfaite, car 50 euros par employé, cela représentait une aide intéressante. Sauf que je n'ai en tout et pour tout que 50 euros depuis le début de la crise de la part de l'Etat.

N'étant pas répertoriée comme une société française, nous n'avons pas le droit aux plans du gouvernement français. Nous sommes les grands oubliés.

Cela me fait mal.

"nous sommes passés de 7 000 clients sur Safaga à moins de 100 cette année"

TourMaG.com - L'Office de tourisme d'Egypte a fait pas mal de publicité pour attirer les touristes l'été dernier, avez-vous pu accueillir des plongeurs ?

Gersende Meunier :
Nous en avons accueilli un tout petit peu, mais nous sommes passés de 7 000 clients sur Safaga à moins de 100 cette année.

Le confinement strict a fait qu'il n'y avait plus un seul avion dans le monde, alors que c'était le cœur de notre saison. Puis quand les vols ont bien repris, le 31 octobre, la compagnie aérienne avec laquelle je travaille a stoppé ses vols.

Elle m'a dit qu'elle travaillait à vide, qu'elle allait ramener les clients et que c'était la fin des vols.

Sauf que les vacances de la Toussaint représentent pour nous le pic de notre saison, c'est le moment durant lequel nous reconstituons notre trésorerie.

Actuellement nous avons deux clients français qui ont rusé en passant par la Suisse pour venir.

TourMaG.com - C'est assez dramatique pour vous...

Gersende Meunier :
D'autant plus dramatique que depuis 2011 et la révolution en Egypte, nous avons consommé énormément de notre trésorerie.

Nous avons pu la reconstituer un petit peu. Pendant le 1er confinement en France, je n'étais pas trop inquiète sur la pérennité de l'entreprise.

J'ai essayé de maintenir le lien avec la clientèle en publiant sur la page Facebook, j'ai monté des vidéos et créé des événements pour impliquer nos clients.

Sauf que depuis ce 2e confinement léger, je suis nettement plus inquiète. Les charters se sont arrêtés pour l'Egypte, avec seulement des vols Air France et Egypte Air, avec des prix astronomiques.

Dans le même temps, les hôtels et nos bateaux ont vu leur capacité réduite de 50% afin de lutter contre la propagation de l'épidémie. Nous ne pouvons plus recevoir comme avant.

La situation est telle que j'ai dû ouvrir une cagnotte sur internet, afin de faire appel à la solidarité de nos clients, pour couvrir une partie de mes frais fixes.

Même en bouclant tout et en nous serrant la ceinture le plus possible, nous sortons plus de 1 000 euros par mois. Nous voulons éviter que la trésorerie fonde trop vite.

TourMaG.com - Qu'en est-il de cette cagnotte ?

Gersende Meunier :
Plusieurs clients ont déjà répondu présent.

Je les remercierai personnellement quand nous la fermerons. Ils n'ont pas hésité à mettre la main à la poche pour nous aider. D'ailleurs j'ai eu un message très touchant d'une cliente.

"Je n'oublierais jamais ma première plongée, tu étais mon encadrante. Nous avons vu une raie manta. Vous avez pris soin de nous, maintenant c'est à nous de prendre soin de vous."

C'est touchant, j'en avais la larme à l'œil. Ils ne me demandent rien en contrepartie, ils le font par solidarité pour ne pas voir le centre mourir.

"Pour le gouvernement égyptien, tu vis tant mieux, tu meurs tant pis"

TourMaG.com - Les frais fixes rassemblent quoi ?

Gersende Meunier :
Ils représentent la location du centre, mais aussi les salaires de nos employés.

Nous avons pris le parti de ne pas baisser les salaires de nos 12 salariés, depuis le début de la crise. Ils ont des familles à nourrir, des maisons à rembourser, si nous ne les payons plus ils tomberont dans la misère.

Contrairement à nos gros concurrents, nous ne pouvons pas baisser les salaires, sinon nous mettons nos salariés à terre. Puis nous avons un bateau à entretenir.

En tant que chefs d'entreprise, avec mon associé, nous ne nous versons plus de salaire.

Déjà l'année dernière j'ai passé les bénéfices en trésorerie exceptionnelle, de façon à ce que le gouvernement n'y touche pas et de manière à reconstituer notre matelas.


Ainsi, depuis pratiquement deux ans, nous ne sortons plus un euro de la société par peur de l'avenir. Nous avons peur de mettre la clé sous la porte après 18 ans d'existence.

TourMaG.com - Le gouvernement a-t-il prévu de vous venir en aide ? Vous tient-il au courant d'avancées prochaines ?

Gersende Meunier :
Le gouvernement ne nous dit absolument rien.

Nous avons le sentiment d'être délaissés, nous nous sommes rapprochés de la chambre rassemblant tous les acteurs de la plongée en Egypte.

Même ce syndicat n'arrive pas à plaider notre cause dans les ministères. Le tourisme est en train de s'écrouler.

Le ministre du Tourisme mène actuellement une campagne de communication mondiale concernant la découverte de nouvelles momies et sarcophages, mais le tourisme en Egypte n'est pas seulement terrestre.

La mer Rouge est l'une des plus belles du monde pour la plongée, la destination a été élue deuxième plus beau spot de plongée selon un magazine anglais.

Malgré tout nous sommes la 3e roue du carrosse. Pour le gouvernement égyptien, tu vis tant mieux, tu meurs tant pis, quelqu'un reprendra la suite.

"D'un sens, j'ai envie de dire : arrêtez de vous plaindre en France"

Pour Gersende Meunier, les acteurs du tourisme ne doivent pas seulement penser à aux mais au sauvetage de toute la filière - DR
Pour Gersende Meunier, les acteurs du tourisme ne doivent pas seulement penser à aux mais au sauvetage de toute la filière - DR
TourMaG.com - Quand vous voyez les Français se plaindre et réclamer de l'argent, après les milliards déversés par l'exécutif, quelle est votre réaction ?

Gersende Meunier :
Je suis excédée d'entendre en France les gens se plaindre d'être au chômage partiel, alors qu'ils peuvent garder leur toit au-dessus de leur tête.

Nous sommes bien logés en France, le gouvernement est très présent. Il faut penser aux autres. Dans un sens j'ai envie de dire : arrêtez de vous plaindre.

Je ne demande pas une intervention financière de la part de la France, mais une reconnaissance morale de la situation dans laquelle nous sommes (pour info, Guillaume Linton le patron d'Asia avait abordé cette thématique dasn TourMaG.)
Je ne dis pas que la situation est rose en France, loin de là. C'est dur de voir des commerces fermer, des entreprises péricliter, mais il n'y a pas que vous.

Il y a des personnes qui ont créé des sociétés à l'étranger pour vous recevoir, vous distraire et vous permettre de passer des vacances qui meurent à petit feu. Et personne ne s'occupe ou ne parle de nous.

TourMaG.com - Avez-vous encore des contacts avec les tour-opérateurs et agences de voyages françaises ?

Gersende Meunier :
Oui, le lien n'a pas été rompu.

Ce n'est pas facile pour eux non plus, nous avons l'impression que tout s'écroule. Les commerciaux sont en télétravail, les équipes au chômage partiel et tous les voyages sont reportés.

Malheureusement si vous prenez un vol Air France, vous arrivez au Caire et vous devez ensuite attendre 6h avant votre correspondance, sauf qu'il faut repasser un test PCR à cause de l'attente.

Les vols Egypt Air coûtent plus de 600 euros, quand les trajets avec Turkish Airlines mettent plus de 18h.


TourMaG.com - Comment voyez-vous l'avenir alors que ce 2e confinement s'annonce peut-être plus long que le premier ?

Gersende Meunier :
J'ai envisagé deux possibilités : d'une part tenir le plus possible jusqu'à ce que la trésorerie soit entièrement consommée, d'autre part réinjecter de l'argent pour la faire tenir, suite à un appel massif de nos clients.

Je croise les doigts pour tenir au moins jusqu'en avril 2021. D'après mon prévisionnel qui prévoit aucune rentrée de chiffre d'affaires, ce doit être bon.

D'après les informations que nous avons, après l'ouverture des vacances de décembre, la France repassera en confinement light.

Cela pourrait durer assez longtemps, donc pénaliser durablement notre activité.

"Des chefs d'entreprise ont mis la clé sous la porte... d'autres sont partis en dépression"

TourMaG.com - Trouvez-vous que l'industrie a trop vite oublié ceux qui font le tourisme à destination ? Et qu'elle a manqué de solidarité ?

Gersende Meunier :
C'est le sentiment que j'ai actuellement.

L'égoïsme un peu propre aux Français est ressorti avec cette crise, cela ne concerne pas tout le monde, comme j'ai pu le voir avec la cagnotte. Sauf que dans le travail, c'est un ressentiment très fort.

Si les avions ne partent pas de la France, alors nous n'avons pas de travail. Le tourisme ne se résume pas qu'aux hôtels français, cette mentalité me rend triste.

J'ai contacté mes concurrents pour faire une vidéo afin d'alerter sur la situation et ils n'ont pas voulu. J'ai envie de dire : "réveillez-vous, vous n'êtes pas tous seuls. Il y a des Français en dehors de la France qui sont en train de mourir."

TourMaG.com - Quel est l'état d'esprit dans le secteur d'après vos connaissances et amis présents sur place ?

Gersende Meunier :
C'est une catastrophe.

Des chefs d'entreprises ont mis la clé sous la porte, d'autres ont mis leurs bateaux en cale, d'autres sont partis en dépression. Il y a le deuxième effet confinement, autant le 1er a été encaissé correctement, autant celui-ci n'est pas du tout encaissé.

Nous pensions pouvoir vivre, malgré un taux de remplissage faible, l'herbe nous a été coupée sous le pied.

TourMaG.com - Y a-t-il des touristes en Egypte ?

Gersende Meunier :
Un petit peu grâce à la Suisse.

Nous avons ainsi quelques Français, mais avec l'incertitude croissante, ils sont très peu nombreux. Puis nous avons des vols qui viennent d'Allemagne.

La semaine prochaine, Air Cairo va remettre en place des liaisons à partir de l'Italie, puis un autre depuis Prague.

TourMaG.com - Quelle est la situation sanitaire en Egypte ?

Gersende Meunier :
Ils vivent quasiment normalement, avec le respect des gestes barrières. Il n'y a pas de dépistage massif comme en France, donc il n'est pas possible de connaître la circulation exacte du virus.

Je pense que le coronavirus est très présent, mais la mentalité est très différente ici. Les gens ont beaucoup moins peur et ils se disent : si Dieu le veut je l'aurais ou non.

Il y a une hausse de la mortalité, mais personne n'est vraiment choqué.

Romain Pommier Publié par Romain Pommier Journaliste - TourMaG.com
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Commentaires

1.Posté par jean-christophe le 19/11/2020 08:59
Respect Gersende pour ce témoignage touchant de réalisme et courageux.
Si vos "confrères" en Egypte la joue individualistes, nous pouvons à travers le monde nous unir aussi.
Pour notre part nous avons l'agence réceptive et une filiale spécialisée équestre horseriding by Sport Travel avec 2 ranchs au Maroc et 31 chevaux qu'il faut continuer à nourrir, à sortir tous les jours, à soigner avec un coût de 7000 euros par mois... et l'activité n'a pas été affiliée au tourisme donc aucune aide minimum à ce jour de l'état pour nous aider... Comme toi heureusement nous avons le soutien moral de nos partenaires étrangers qui faute de pouvoir nous soutenir financièrement le font au moins moralement.
J'ai pu expérimenter personnellement la plongée en Mer Rouge et ce fut une expérience inoubliable et que je ne manquerai pas un jour de renouveler avec ton équipe si je le peux. Tenez bon !!! et merci à Romain d'avoir su se faire l'écho de ce témoignage

2.Posté par Christian Jean le 19/11/2020 11:02
Bonjour,

« N'étant pas répertoriée comme une société française, nous n'avons pas le droit aux plans du gouvernement français. Nous sommes les grands oubliés. »


Si je comprends bien (mais je peux me tromper) cela sous entend que l’état, devrait financer (avec l’argent des contribuables et entreprises françaises) les entreprises étrangères qui ne versent aucun impôt ni cotisations sociales en France mais dont les gérants ont la nationalité française ?
Si je me trompe j’en suis désolé et surtout n’hésitez pas à me corriger.
Cordialement.

3.Posté par jean-christophe le 19/11/2020 11:34
oui Christian vous vous trompez... ce n'est pas le sens des propos. Juste une demande de reconnaissance morale que tout est loin d'être "aussi rose" en matière d'aide qu'en France (entre guillemets car la situation est désespérante pour l'ensemble de l'industrie touristique en France) et l'espérance d'un soutien dans l'avenir pour les petites et moyennes structures à l'étranger qui auront survécu en continuant à soutenir dans un esprit solidaire et équitable par tous les moyens leur personnel contrairement parfois à des grosses structures qui s'en lavent les mains.

4.Posté par Christian Jean le 19/11/2020 12:06
Merci Jean Christophe, j'ai donc mal compris, mais avouez que certaine phrases :

"Nous sommes bien logés en France, le gouvernement est très présent. Il faut penser aux autres. Dans un sens j'ai envie de dire : arrêtez de vous plaindre." ... /... "Il y a des personnes qui ont créé des sociétés à l'étranger pour vous recevoir, vous distraire et vous permettre de passer des vacances qui meurent à petit feu. Et personne ne s'occupe ou ne parle de nous."

Peuvent prêter à confusion.
Cordialement.

5.Posté par Alain le 19/11/2020 12:25
D'un autre côté combien de ces entrepreneurs du tourisme se sont installés à l'étranger pour bénéficier d'un cout de main d'oeuvre nettement moins cher qu'en France... et ont donc gagné beaucoup d'argent grâce à cela, et tant mieux...mais on ne peut avoir le beurre et... le chômage partiel protège justement les entreprises qui ont un cout salarial extrêmement élevé dans notre beau pays et cela tous les jours, toute l'année, depuis toujours et pour encore très longtemps !

6.Posté par Guillaume Linton (Asia) le 20/11/2020 09:51
Bravo pour votre témoignage Gersende et bravo à Tourmag pour ce coup de projecteur absolument indispensable !

Vous êtes effectivement des dizaines de milliers d'opérateurs français à travers le monde (réceptifs, bases de loisirs, hébergeurs, restaurateurs, moniteurs, loueurs, guides...) passionnés par votre métier et dédiés depuis des années à l'accueil des français à l'étranger pour faire de leur vacances un vrai moment de bonheur et de partage.

Faute de pouvoir vous soutenir financièrement tant que les réservations ne sont pas reparties, je peux vous assurer que les voyagistes que nous sommes (agences de voyages et TO français) sommes pleinement conscients des énormes sacrifices que vous endurez à destination, pour maintenir coûte que coûte vos entreprises et vos équipes à flots, avec des aides bien maigres de la part des Etats étrangers.

De tout cœur avec vous et nous saurons nous en souvenir quand la reprise sera là. Il en va de notre responsabilité collective à garantir la pleine réussite des vacances et des voyages de nos clients.

7.Posté par Adrien le 22/11/2020 14:41
Avant de commencer, sachez qu'en tant que confrère je me sent concerné par votre détresse et en suis bien désolé. Vous n'êtes pas un cas isolé Monsieur et nous souffrons nous aussi. Tous mes vœux vous accompagne pour un retour à la normal le plus rapide possible.

Je suis complètement d'accord avec Christian Jean qui a une manière très élégante de tourner les choses...

Contrairement à ce que vous sembler croire, je pense que beaucoup de Français ont parfaitement conscience de la chance qu'ils ont en matière d'aides aux entreprises lors de certains coup dur comme lors de cette crise sanitaire.

Il faut quand même rappeler que l'on nous fait fermer littéralement nos entreprises. Nous n'avons plus le droit d'exercer ! Il est donc normal que l'on nous aide en retour !

Faut il vous rappeler les charges auxquelles nous sommes soumis sur le territoire. TVA, URSAAF, CFE, IS et j'en passe et des meilleurs. Le coût de travail en France est le plus élevé en Europe et probablement dans le monde.

Voilà plus de 18 ans que vous ne versez plus aucun impôt en France (arrêtez moi aussi si je me trompe).
Lorsque nous gagnons 100 euros ici, on nous en prend 60 ! Je ne pense pas que vous pouvez en dire autant en Egypte. Si nous comparons nos bilans respectifs Monsieur (mais je pense que vous avez déjà fait le calcul de nombreuses fois...), notre situation fiscale est loin d'être à enviée.

En toute état de cause vous n'avez aucune légitimité pour réclamer quelque aide française que ce soit. De la même manière que notre état n'en a aucune à vous réclamer quelque impôt qu'il soit. (situation qui vous convenait jusqu'à lors très bien). Et jusqu'ici jamais nous ne nous serions permis de vous en tenir rigueur.

En quittant le territoire, vous avez fait un choix somme toute très simple. Gagnez plus mais perdre en sécurité. J'imagine d'ailleurs que vous avez déjà dû critiquer le système français de nombreuses fois (et surement à juste titre, comme moi probablement). Je ne vous demanderais donc qu'une chose Monsieur : ASSUMEZ CE CHOIX !

Il vous est semble-t-il insupportable d'entendre les français se plaindre ? Il m'est de la même manière que vous insupportable de vous entendre vous plaindre en nous traitant d'égoîste. Nous ne vous avons pas demander pendant ces 18 dernières années de partager vos bénéfices avec nous. Alors ne nous demandez pas de partager nos aides !

Ceci étant dit je vous souhaite sincèrement beaucoup de courage pour faire face à cette adversité.

Bien cordialement

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