Ghislaine Homond, fondatrice de Flash Voyages, entourée de ses deux collaboratrices, Tatiana Leal et Mayanna Conhoc. @G.H.
Ghislaine Homond ne cache rien de son parcours : elle a quitté l’école à 16 ans, sans diplôme, avant de se construire seule.
Après des débuts dans l’animation commerciale et le spectacle, elle devient cheffe d’entreprise à 25 ans en reprenant un magasin de prêt-à-porter grâce à une opportunité. Quelques années plus tard, presque par hasard, elle se lance dans le tourisme en créant son agence en 1991, sans aucune expérience dans le domaine.
« J’ai appris sur le tas. Je suis autodidacte pure », affirme-t-elle.
Sa force ? « Sa capacité à vendre, à créer du lien et à inspirer confiance », répond-elle.
Aujourd’hui, elle porte un regard lucide mais fier sur son parcours : « une entreprise rentable, une trésorerie saine et une bonne équipe !, résume-t-elle. Je suis fière de mon parcours.»
A quand la retraite ? A 71 ans, Ghislaine Homond apprécie toujours autant son travail. « Je suis une passionnée, je me donne 5 ans avant de passer la main. »
Après des débuts dans l’animation commerciale et le spectacle, elle devient cheffe d’entreprise à 25 ans en reprenant un magasin de prêt-à-porter grâce à une opportunité. Quelques années plus tard, presque par hasard, elle se lance dans le tourisme en créant son agence en 1991, sans aucune expérience dans le domaine.
« J’ai appris sur le tas. Je suis autodidacte pure », affirme-t-elle.
Sa force ? « Sa capacité à vendre, à créer du lien et à inspirer confiance », répond-elle.
Aujourd’hui, elle porte un regard lucide mais fier sur son parcours : « une entreprise rentable, une trésorerie saine et une bonne équipe !, résume-t-elle. Je suis fière de mon parcours.»
A quand la retraite ? A 71 ans, Ghislaine Homond apprécie toujours autant son travail. « Je suis une passionnée, je me donne 5 ans avant de passer la main. »
Un contexte géopolitique sous surveillance… mais sans inquiétude
La Guerre au Moyen-Orient et la hausse des prix des carburants ont entraîné un recul de 20 % de l’activité de l’agence en mars. Malgré ce contexte, Ghislaine Homond reste sereine.
« Le mois de février a été bon, avec près de +30 % par rapport à 2025. En mars, nous sommes à -20 %. Nous travaillons malgré tout, il y a du trafic, mais la hausse des tarifs aériens et le contexte global peuvent inquiéter les clients. À nous de les rassurer », explique-t-elle. Le mois d’avril accuse pour l’instant un retard de 10 %.
L’agence mise sur le sur-mesure pour s’adapter : « Nous faisons beaucoup de voyages sur-mesure, ce qui permet de contourner certaines zones sensibles ou d’éviter les hubs du Golfe. »
« Certains clients préfèrent attendre avant de réserver. Les destinations asiatiques rassurent moins actuellement », observe Tatiana, experte sur-mesure au sein de l’agence.
À l’inverse, le bassin méditerranéen tire son épingle du jeu : « Sur cette période, les ventes se concentrent sur des destinations proches : Egypte, Turquie, Tunisie, Maroc... Et nous avons déjà des demandes pour des départs plus lointains en fin d’année, entre octobre et décembre. »
Elle ajoute avec humour : « L’idée, c’est de ne pas partir trop loin… au cas où il faudrait rentrer en train, en bus ou même à pied. »
Certaines destinations alternatives, comme l’Europe du Nord, les Açores ou encore le Brésil, gagnent également en attractivité.
Quelles que soient les évolutions géopolitiques, Ghislaine Homond conserve une ligne de conduite claire : « Inutile d’anticiper des crises hypothétiques. L’expérience du Covid nous a appris à gérer l’imprévisible au moment où il survient. »
« Le mois de février a été bon, avec près de +30 % par rapport à 2025. En mars, nous sommes à -20 %. Nous travaillons malgré tout, il y a du trafic, mais la hausse des tarifs aériens et le contexte global peuvent inquiéter les clients. À nous de les rassurer », explique-t-elle. Le mois d’avril accuse pour l’instant un retard de 10 %.
L’agence mise sur le sur-mesure pour s’adapter : « Nous faisons beaucoup de voyages sur-mesure, ce qui permet de contourner certaines zones sensibles ou d’éviter les hubs du Golfe. »
« Certains clients préfèrent attendre avant de réserver. Les destinations asiatiques rassurent moins actuellement », observe Tatiana, experte sur-mesure au sein de l’agence.
À l’inverse, le bassin méditerranéen tire son épingle du jeu : « Sur cette période, les ventes se concentrent sur des destinations proches : Egypte, Turquie, Tunisie, Maroc... Et nous avons déjà des demandes pour des départs plus lointains en fin d’année, entre octobre et décembre. »
Elle ajoute avec humour : « L’idée, c’est de ne pas partir trop loin… au cas où il faudrait rentrer en train, en bus ou même à pied. »
Certaines destinations alternatives, comme l’Europe du Nord, les Açores ou encore le Brésil, gagnent également en attractivité.
Quelles que soient les évolutions géopolitiques, Ghislaine Homond conserve une ligne de conduite claire : « Inutile d’anticiper des crises hypothétiques. L’expérience du Covid nous a appris à gérer l’imprévisible au moment où il survient. »
Vous trouverez ici toute l’actualité touristique liée à la crise au Moyen Orient
Travel planners, facturation électronique...
Parmi les préoccupations majeures de Ghislaine Homond : la montée en puissance des travel planners et cette concurrence qu’elle juge déséquilibrée.
« Nous, on a des garanties financières, des assurances, des charges. Eux non. Ce n’est pas normal », regrette-t-elle.
Elle pointe également les dérives des formations de travel planner qui pullulent sur internet, promettant des revenus rapides dans le secteur.
La réforme de la facturation électronique est également source d’inquiétude.
« On va devoir s’adapter, mais ça reste encore flou. Ma crainte est que ça alourdisse encore la charge de travail », souligne-t-elle.
« Nous, on a des garanties financières, des assurances, des charges. Eux non. Ce n’est pas normal », regrette-t-elle.
Elle pointe également les dérives des formations de travel planner qui pullulent sur internet, promettant des revenus rapides dans le secteur.
La réforme de la facturation électronique est également source d’inquiétude.
« On va devoir s’adapter, mais ça reste encore flou. Ma crainte est que ça alourdisse encore la charge de travail », souligne-t-elle.
« Je ne comprends pas qu’une agence puisse rester seule »
Pour Ghislaine Homond, une chose est claire : « Ce métier ne s’exerce pas seul ! »
Très engagée au sein du CEDIV, des Entreprises du Voyage et des Femmes du Tourisme, elle insiste sur l’importance des réseaux professionnels. « Entraide, partage d’informations, accompagnement juridique, négociations commerciales… Je ne comprends pas qu’une agence puisse rester seule », confie-t-elle.
Au-delà des services, elle met surtout en avant l’esprit collectif : la capacité à s’entraider, à partager rapidement des solutions, ou encore à faire front en période de crise.
L’engagement personnel est, selon elle, tout aussi essentiel. « Il ne faut pas seulement prendre, il faut aussi donner », rappelle-t-elle.
Une philosophie qu’elle applique au quotidien auprès de ses clients. « Je suis disponible 24h/24 et 7j/7. Quand tu réponds à une cliente bloquée à l’aéroport à 2h du matin, tu sais que c’est une cliente pour la vie. Dans un monde de plus en plus digitalisé, l’humain reste essentiel. Les gens auront toujours besoin de lien, et même de plus en plus », conclut-elle.
Très engagée au sein du CEDIV, des Entreprises du Voyage et des Femmes du Tourisme, elle insiste sur l’importance des réseaux professionnels. « Entraide, partage d’informations, accompagnement juridique, négociations commerciales… Je ne comprends pas qu’une agence puisse rester seule », confie-t-elle.
Au-delà des services, elle met surtout en avant l’esprit collectif : la capacité à s’entraider, à partager rapidement des solutions, ou encore à faire front en période de crise.
L’engagement personnel est, selon elle, tout aussi essentiel. « Il ne faut pas seulement prendre, il faut aussi donner », rappelle-t-elle.
Une philosophie qu’elle applique au quotidien auprès de ses clients. « Je suis disponible 24h/24 et 7j/7. Quand tu réponds à une cliente bloquée à l’aéroport à 2h du matin, tu sais que c’est une cliente pour la vie. Dans un monde de plus en plus digitalisé, l’humain reste essentiel. Les gens auront toujours besoin de lien, et même de plus en plus », conclut-elle.







Publié par Caroline Lelievre 












