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Hôtellerie Polynésie : "Nous faisons face à un goulet d'étranglement" à Moorea

manque de capacités hôtelières



Depuis la fermeture de l'Intercontinental Moorea, la Polynésie française fait face à un goulet d'étranglement au niveau de la capacité hôtelière sur l'île. Malgré cette contrainte, les voyagistes restent sereins pour la saison à venir et trouvent des solutions pour les cas qui coincent. Tour d'horizon.


Rédigé par le Mercredi 19 Janvier 2022

Polynésie : "Avec les reports des deux étés précédents et la réduction drastique des capacités hôtelières, nous sommes déjà extrêmement chargés" notamment sur Moorea avec la fermeture de l'Intercontinental Depositphotos.com Auteur PBphotos
Polynésie : "Avec les reports des deux étés précédents et la réduction drastique des capacités hôtelières, nous sommes déjà extrêmement chargés" notamment sur Moorea avec la fermeture de l'Intercontinental Depositphotos.com Auteur PBphotos
La Polynésie fait face depuis deux ans à une baisse de la capacité hôtelière. Résultats, pour les voyagistes il faut parfois jongler avec les disponibilités.

"Avec les reports des deux étés précédents et la réduction drastique des capacités hôtelières, nous sommes déjà extrêmement chargés" explique Hélion de Villeneuve, Directeur Général d'Austral Lagons.

En effet, la destination fait face depuis 2020 à plusieurs fermetures d'hôtels. Parmi elles, l'Intercontinental Moorea, Le Tahiti Ia Ora Beach Resort (ex-Méridien), ou encore les deux Sofitel à Bora Bora.

"L'Intercontinental représente plus de 40% de la capacité hôtelière de Moorea, c'est problématique" précise t-il.

Les voyagistes proposent en effet en catalogue essentiellement le triptyque Tahiti, Moorea, Bora Bora. "Nous nous retrouvons dans une sorte de goulet d'étranglement" analyse Gilbert Cisneros, PDG d'Exotismes.

Du côté d'Austral Lagons, on commence à adapter les programmes : "Moorea est située face à Tahiti et est accessible en 30 minutes en bateau. Nous proposons désormais Moorea en excursion à la journée et moins en séjour compte tenu des difficultés pour trouver de la capacité" souligne Hélion de Villeneuve.

Des solutions pour les voyageurs

Les solutions de substitution sont multiples : "Il est possible de découvrir Moorea à bord d'un catamaran à la cabine ou de modifier les itinéraires en allant à Rangiroa ou Huahine" lance Gilbert Cisneros.

Du côté de Beachcomber Tours en revanche pour l'instant le tour-opérateur ne constate pas de "problématique particulière" : "Ce phénomène n'est pas nouveau, cela fait deux ans que ça existe. Toutefois n'étant pas dans un contexte pré-covid, nous arrivons à nous débrouiller." ajoute Bruce McNamara, directeur de production de Beachcomber Tours avant de poursuivre.

"Il est vrai que les habitants de Tahiti vont depuis la crise davantage faire des séjours sur Moorea ce qui entraîne une concurrence supplémentaire.

Il manque effectivement un gros porteur sur cette île et les trois établissements qui restent Sofitel, Hilton et Manava sont toujours complets. Ces hôtels mériteraient une petit cure de rénovation mais en étant complets, c'est compliqué et du coup il y a une petite baisse de qualité."


D'ailleurs les données de l'Institut de la statistique de Polynésie française le confirment. Sur le 2ème trimestre 2021, les ventes à destination de la clientèle locale obtiennent leur meilleur résultat depuis 2012 avec 21 000 chambres vendues sur la période. Les hôtels de tourisme ont accueilli 10 % de la clientèle locale, contre 4 % pour la clientèle internationale.

Aérien : 73% de sièges en plus par rapport à la saison été 2021

Si l'archipel est en manque de chambres, elle ne manquera pas de capacité aérienne pour la haute saison.

Selon Tahiti Tourisme, l'offre en sièges entre la France et la Polynésie française est "en très forte progression pendant la saison été, puisque nous observons 73% de sièges en plus par rapport à la saison été 2021 , et +19% par rapport à la saison été 2019".

Reste que les professionnels polynésiens ont souffert de la crise liée au covid-19 et fragilisé les entreprises. "La remise en route a été très compliquée car les prestataires ne tenaient plus le choc. Il a fallu remettre la machine en route. Nous voyons une différence entre les destinations qui sont restées toujours ouvertes comme la République Dominicaine et celles qui ont fermé leurs frontières." témoigne Hélion de Villeneuve.

"Comme sur d'autres destinations il manque encore du personnel dans les hôtels et chez les prestataires, et les plans de vols cet hiver sont sujet à ajustements" reconnaît Bruce McNamara.

Résultat : les délais pour les requests sont plus longs qu'avant l'ère pre-covid. "Cela peut prendre plusieurs semaines avant d'avoir une réponse pour un circuit complet". ajoute le directeur de production de Beachcomber Tours.

Il faudra donc tenir compte de ces paramètres pour optimiser au mieux votre prochain dossier Polynésie.

Quelques points de repères :

Depuis le début de l'année, 70 225 touristes ont séjourné en Polynésie française, à l'instar de 2020 sur la même période, alors qu'ils étaient 220 000 en 2019. La durée moyenne de séjour est en hausse de 3,2 jours à 21,1 jours et le nombre de nuitées touristiques progresse de 15 % pour s'établir à 1,5 million.

Au second trimestre 2021, le parc hôtelier de la Polynésie française a proposé 152 000 chambres à la location, contre 14 000 en 2020 et 231 000 en 2019. Le coefficient moyen de remplissage s’établit à 35 % avec 8 hôtels à Bora Bora et la moitié des établissements de Tahiti et Moorea fermés entre février et avril.

Céline Eymery Publié par Céline Eymery Rédactrice en Chef - TourMaG.com
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Commentaires

1.Posté par Patrice le 22/01/2022 07:01 | Alerter
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Bonjour,
Je ne vais pas plaindre le tourisme polynésien.
Quand je vois la polémique autour des voiliers dans les lagons, accusés de tous les maux. C’est pathétique.
Une poignée d’élus remontent la population contre cette communauté.
Si rien n’est fait par le ministre d’outre-mer, nous ne pourrons plus faire escale en Polynésie.
La Nouvelle Caledonie nous tend les bras…
Bonne journée,
Patrice sur Ar-men

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