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Lionel Rabiet, candidat à sa réélection, à la présidence des EDV Ile-de-France

Le président de la branche régionale du syndicat sera désigné début avril


Lors du cocktail annuel des EDV Ile-de-France, le président Lionel Rabiet a précisé qu’il était candidat pour un nouveau mandat de trois ans et a dévoilé les dates de la prochaine convention, du 12 au 16 novembre 2026. La destination sera annoncée au mois de juin.


Rédigé par le Jeudi 12 Mars 2026 à 12:15

Lionel Rabiet, accompagné de Germain Lelarge et Moana Lhopitallier (fondation Je pars, tu pars, il part) - Photo : T. Beaurepère
Lionel Rabiet, accompagné de Germain Lelarge et Moana Lhopitallier (fondation Je pars, tu pars, il part) - Photo : T. Beaurepère
Et de quatre ! A l’occasion du traditionnel cocktail des Entreprises du Voyage (EDV) Ile-de-France, qui a réuni environ 80 adhérents de la branche régionale du syndicat, le 11 mars 2026 à Paris, son président Lionel Rabiet (par ailleurs directeur de Voyages d’Exception) a annoncé qu’il était candidat pour un quatrième mandat.

Il occupe cette fonction depuis neuf ans.

Selon nos informations, Michel Jean-Richard, directeur général de Parfums du Monde et actuel vice-président des EDV Ile-de-France, devrait également être candidat pour le poste de président ; davantage pour la forme afin de proposer un choix aux adhérents.

Lionel Rabiet a également profité de la soirée pour encourager les adhérents à candidater afin de devenir administrateur. Ils doivent se manifester avant ce 13 mars.

« Nous avons besoin de sang neuf, de nouvelles énergies » a-t-il rappelé, tout en rendant hommage à l’équipe actuelle, dont une bonne partie devrait être partante pour un nouveau mandat de trois ans.

Lire aussi : Entreprises du Voyage : tout savoir sur le calendrier des futures élections !

Convention du 12 au 16 novembre, dans une destination inédite

Le président sera désigné début avril. Il aura notamment pour mission d’organiser la prochaine convention des EDV Ile-de-France.

Fidèle à sa politique, Lionel Rabiet a entretenu le suspense, précisant seulement les dates, du 12 au 16 novembre 2026.

Quant à la destination, dont il assure qu’elle sera inédite, elle sera dévoilée lors d’une prochaine soirée, dans le courant du mois de juin.

Dans un contexte particulièrement anxiogène pour la profession, le cocktail fut aussi l’occasion pour Lionel Rabiet de faire passer quelques messages, en listant les conséquences dramatiques de la guerre actuelle au Moyen-Orient.

Lire aussi : Les EDV Ile-de-France planchent sur la cybercriminalité et la succession

Des transporteurs et réceptifs critiqués

Il a commencé par avoir une pensée pour les habitants qui vivent sous les bombes, avant de remercier les professionnels qui bataillent encore pour rapatrier des passagers bloqués au bout du monde, « parfois malgré les compagnies aériennes ». Avec, à la clé, des coûts importants.

Il a ensuite rappelé que passé le choc, les annulations se multipliaient pour les prochains départs, regrettant que certains réceptifs ne jouent pas le jeu.

Et de constater, impuissant, que l’envolée du prix du pétrole, avec pour corollaire les premières augmentations des prix des billets d’avion, constituaient désormais un frein supplémentaire pour les réservations futures, alors même que nous entrons dans la haute -saison pour les prises de commandes.

« Une distorsion sur la responsabilité »

« Cette crise remet en lumière les contraintes de notre métier qui ne fait que subir, coincé entre les droits des passagers et les compagnies aériennes toutes puissantes », a dénoncé Lionel Rabiet. Et de lister quelques obligations déroutantes…

« Pourquoi le Code du tourisme nous impose-t-il de prendre en charge les trois premières nuitées des clients bloqués à destination, alors que nous ne sommes responsables de rien ? »

« Est-il normal que les compagnies aériennes nous imposent de travailler uniquement avec leurs compagnies partenaires pour trouver des solutions » ?

« Dans cette chaîne du voyage, il existe une distorsion sur la responsabilité et le risque économique. Nos entreprises sont généralement des PME, nous somme le maillon faible et devons supporter le risque le plus élevé ».

« Il est encore trop tôt pour tirer les conclusions mais demain, il faudra agir pour que la législation soit plus juste. Car d’autres crises, comme celle-ci, nous allons encore en connaître » a-t-il conclu.

Un soutien à la fondation « Je pars, tu pars, il part »

Lionel Rabiet a ensuite passé la parole à Germain Lelarge (ex-patron de la France du Nord au Sud), à l’origine de la fondation « Je pars, tu pars, il part » que les Entreprises du Voyage souhaitent accompagner.

Cette dernière sensibilise les professionnels et le public, collecte des dons (qui bénéficient d’une défiscalisation à hauteur de 60%) et récupère les invendus des hébergeurs et tour-opérateurs afin de les attribuer à des familles qui ne peuvent pas partir en vacances, via une quarantaine d’organismes de la solidarité comme le Secours Populaire.

« 40% des Français ne partent pas en vacances ; cette inégalité est une injustice invisible », a rappelé Germain Lelarge. Et d’ajouter qu’un quart des enfants grandissent sans jamais quitter leur quotidien.

En dix ans, la fondation a fait partir en vacances 17 500 personnes, enfants et adultes, dont 5 500 pour la seule année 2025. Elle souhaite inciter les professionnels « à devenir générateur de bonheur ».

Les Entreprises du Voyage ont fait un don de 10 000€ (5 000€ au niveau national et 5 000€ pour la branche francilienne) ; une somme complétée par Xplorassur qui, par l’intermédiaire de son président Boris Reibenberg, a ajouté 3 000€.

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