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Rapatriement Moyen-Orient : la France obtient davantage de vols vers Paris

La France a obtenu une hausse des fréquences des compagnies émiraties


L'opération de rapatriement des Français bloqués dans les Emirats arabes unis s'étire dans le temps et fait face à de nombreuses contraintes. Alors qu'Emirates a fait moins de rotations le 10 mars 2026 que la veille, permettant une reprise de l'activité à hauteur de seulement 57,86%, la France a obtenu des autorités émiriennes une augmentation significative du nombre de vols vers Paris.


Rédigé par le Mercredi 11 Mars 2026 à 17:05

Guerre Moyen-Orient : "2000 ressortissants français auront bénéficié des vols affrétés" - Depositphotos @albertoclemares.hotmail.com
Guerre Moyen-Orient : "2000 ressortissants français auront bénéficié des vols affrétés" - Depositphotos @albertoclemares.hotmail.com
La guerre en Iran, qui s'est ensuite propagée dans la région, n'en finit plus de provoquer des remous dans le secteur du tourisme.

Alors que les voyagistes rapatrient leurs derniers clients, que ce soit pour Fram ou NG Travel, ce dernier ayant pu faire rentrer 95% de ses voyageurs, l'opération est plus complexe pour l'État français.

Confrontée à la fermeture des ciels et à l'interdiction de voler dans la zone, les vols sont encore faibles et les affrètements rares.

Les taux de reprise sont encore loin d'une activité normale. Mardi 10 mars 2026, Emirates a réalisé moins de mouvements que la veille, avec une activité de seulement 57,86% par rapport au niveau d'avant-crise.

Pour des compagnies comme Qatar (11,12%) et Etihad Airways (16,79%), le retour du monde d'avant paraît une réalité lointaine.


Dans ces conditions, le ministère des Affaires étrangères et, plus largement, le gouvernement français se mobilisent pour obtenir une hausse des fréquences de ces mêmes transporteurs afin d'acheminer les Français qui souhaitent rentrer.

Lors d'une conférence de presse qui s'est tenue ce jour au Quai d'Orsay, le porte-parole du ministre s'est félicité de la promesse des autorités émiriennes d'augmenter les capacités des vols vers Paris.

Guerre Moyen-Orient : "2000 ressortissants français auront bénéficié des vols affrétés"

""Pour la France, cette escalade est porteuse de risques majeurs pour la sécurité de nos compatriotes, pour la sécurité de nos partenaires, pour la stabilité de la région et pour l'économie mondiale.

Nous le voyons chaque jour un peu plus.

Et dans ce contexte, la France agit en force de paix. Notre action collective est guidée par quatre priorités
", a précisé le porte-parole de Jean-Noël Barrot.

La première d'entre elle est donc d'assurer la sécurité des Français bloqués dans la région. Ils seraient autour de 400 000, dont 40 000 de passage.

Tous ne demandent pas à rentrer : ils seraient environ 7 400 à en avoir exprimé le besoin auprès des équipes du ministère des Affaires étrangères.

Pour mener à bien le retour de ceux qui le demandent, le gouvernement a bloqué des places dans des vols commerciaux, mis en place des vols spécialement affrétés par le MAE, puis enfin des vols militaires.

A lire : Dubaï : "Il existe un contraste saisissant entre la situation et la vie qui continue" (Vidéo)

"Au 11 mars, donc aujourd'hui, 12 vols ont été affrétés depuis le 28 février dernier, prioritairement destinés aux personnes vulnérables.

1 400 ressortissants ont pu bénéficier de ces vols, dont une cinquantaine d'étrangers, en grande partie des Européens, au titre du MPCU, le mécanisme de protection civile de l'Union européenne.


Six vols supplémentaires sont prévus dans les prochains jours et, au total, au terme des vols réalisés ou programmés, environ 2 000 ressortissants français auront bénéficié des vols affrétés d'ici la fin de semaine
", a poursuivi le représentant du ministre.

"La France a obtenu une hausse significative du nombre de vols vers Paris"

Toujours d'après le Quai d'Orsay, à ce jour, 15 000 personnes ont pu regagner la France, suite au conflit, grâce aux vols commerciaux.

Pour faire revenir les milliers de ressortissants tricolores encore bloqués sur place, le gouvernement pousse à une intensification des lignes qui desserviront l'Hexagone.

"Il y a cette semaine 30 000 places sur les vols commerciaux directement entre la région du Moyen-Orient et la France.

Notre objectif est de densifier le nombre de ces vols commerciaux, au départ notamment des Émirats arabes unis, d'où émanent près de 60% des 7 500 demandes d'aide au retour.

La France a notamment obtenu des autorités émiriennes une augmentation significative du nombre de vols vers Paris : les dispositifs montent en puissance.


D'un seul vol jeudi, nous en avons eu 5 vendredi et samedi dernier et 6 dimanche, lundi et depuis.

Le gouvernement encourage par ailleurs les compagnies aériennes à augmenter leurs rotations vers la France et à le faire avec des prix raisonnables.

Les dispositifs montent en puissance
", poursuit le porte-parole.

De plus, une cellule de crise a été mise en place pour venir en aide aux ressortissants français.

En tout, "3 500 à 4 000 Français seront rapatriés" par l'État

9 militaireElle a traité 12 400 appels et près de 16 550 e-mails.

"Vous imaginez bien que la France ne pouvait pas interdire à ses ressortissants de partir en vacances s'ils le souhaitaient, parce qu'il y avait des menaces depuis des mois, voire des années, sur le secteur.

Donc l'idée, ça a été vraiment de rapatrier les plus vulnérables avec nos collègues du ministère des Affaires étrangères.

On rappelle le coût de ces vols, à chaque fois, c'est des centaines de milliers d'euros. Bien sûr. Et puis on est sur 9 vols civils et 9 militaires, nous monterons à probablement 3 500 à 4 000 personnes qui seront rapatriées.

Mais on s'aperçoit vraiment aujourd'hui que les questions qui se posent, et l'agacement, portent sur le fait que, par exemple, les budgets de vacances sont multipliés par trois ou par quatre au final.

Mais je dirais qu'il n'y a plus un problème d'offre pour rapatrier nos concitoyens aujourd'hui, c'est plus un problème de moyens
", a expliqué Philippe Tabarot, le ministre chargé des Transports, au micro de France Info.

La deuxième priorité de la France est de soutenir les pays partenaires, en se positionnant comme partenaire de confiance, dans une stricte posture défensive.

Elle a notamment déployé le porte-avions Charles-de-Gaulle à Chypre.

La troisième priorité, c'est de préserver la liberté de navigation et la stabilité économique mondiale.

Une force défensive sera mise en place pour protéger le détroit d'Ormuz, pour permettre, à la sortie de la phase de haute intensité du conflit, l'escorte de porte-conteneurs ou de tankers.

Ce qui devrait permettre de rassurer les cours du pétrole et donc de faire baisser le prix à la pompe, aussi bien pour les automobilistes que pour les compagnies aériennes.

Le dernier axe de travail de la diplomatie est de sortir de ce conflit par une solution de paix.


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