En ces périodes troublées, la Polynésie Française fait plus que jamais figure d’îlot de tranquillité et de destination refuge, loin des tourments du monde.
En 2025, le territoire a attiré exactement 281 227 touristes, en progression de 6,6% par rapport à 2024, selon les chiffres dévoilés par Tahiti Tourisme lors d’un workshop organisé à Paris.
La manifestation a permis à 44 tour-opérateurs de France et Belgique et une trentaine d’agences, parmi les meilleurs vendeurs de la destination, de rencontrer 24 partenaires polynésiens.
« La reprise s’installe durablement. Il s’agit de la troisième année record consécutive » s’est félicité Vaihere Lissant, qui a pris la direction générale de l’organisme dans le courant de l’année 2025.
En 2025, le territoire a attiré exactement 281 227 touristes, en progression de 6,6% par rapport à 2024, selon les chiffres dévoilés par Tahiti Tourisme lors d’un workshop organisé à Paris.
La manifestation a permis à 44 tour-opérateurs de France et Belgique et une trentaine d’agences, parmi les meilleurs vendeurs de la destination, de rencontrer 24 partenaires polynésiens.
« La reprise s’installe durablement. Il s’agit de la troisième année record consécutive » s’est félicité Vaihere Lissant, qui a pris la direction générale de l’organisme dans le courant de l’année 2025.
Le marché français, moteur de la croissance
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La bonne performance du territoire est largement portée par les visiteurs d’Amérique du Nord, qui représentent 42% du total, mais aussi par les Français (31%) qui plébiscitent la destination.
De 2019 (avant le Covid) à 2025, le nombre de nos compatriotes est passé de 60 400 à 85 600, soit une croissance de la fréquentation de 42%. Ils séjournent en moyenne 23 jours sur place, pour un budget moyen de 2835 € (hors vol international).
Par-delà les qualités intrinsèques de la Polynésie, cette progression est également imputable au développement de l’offre aérienne au départ de Paris, avec désormais trois compagnies (Air Tahiti Nui, Air France et French Bee), qui proposent entre 13 et 18 vols par semaine, selon les saisons.
Lire aussi : Lionel Guérin, Air Tahiti Nui : "être rentable dans les 3 ans"
De 2019 (avant le Covid) à 2025, le nombre de nos compatriotes est passé de 60 400 à 85 600, soit une croissance de la fréquentation de 42%. Ils séjournent en moyenne 23 jours sur place, pour un budget moyen de 2835 € (hors vol international).
Par-delà les qualités intrinsèques de la Polynésie, cette progression est également imputable au développement de l’offre aérienne au départ de Paris, avec désormais trois compagnies (Air Tahiti Nui, Air France et French Bee), qui proposent entre 13 et 18 vols par semaine, selon les saisons.
Lire aussi : Lionel Guérin, Air Tahiti Nui : "être rentable dans les 3 ans"
Une vague de rénovations hôtelières
Pour 2026, Tahiti Tourisme espère une progression du nombre de visiteurs de 2 à 4%, un chiffre jugé raisonnable par rapport à la conjoncture internationale, mais aussi une baisse de l’offre hôtelière.
L’année va en effet voir plusieurs établissements fermer leurs portes durant quelques mois pour des rénovations majeures et des montées en gamme, en particulier le Te Moana à Tahiti, le Sofitel à Moorea ou encore les Conrad et Intercontinental à Bora Bora, soit 18% du parc hôtelier.
A contrario, plusieurs nouveautés sont annoncées cette année, avec le Tahiti Lagoon Resort (142 chambres) à Tahiti, le Reva (43 chambres) à Tahiti et le Bloody Mary’s (53 clés) à Bora Bora.
L’année va en effet voir plusieurs établissements fermer leurs portes durant quelques mois pour des rénovations majeures et des montées en gamme, en particulier le Te Moana à Tahiti, le Sofitel à Moorea ou encore les Conrad et Intercontinental à Bora Bora, soit 18% du parc hôtelier.
A contrario, plusieurs nouveautés sont annoncées cette année, avec le Tahiti Lagoon Resort (142 chambres) à Tahiti, le Reva (43 chambres) à Tahiti et le Bloody Mary’s (53 clés) à Bora Bora.
Les tour-opérateurs français réclament des hôtels 3 et 4*
Cette tension sur l’offre hôtelière - notamment en haute saison d’avril à septembre - n’est pas sans inquiéter les tour-opérateurs français, alors que 60% des ventes sur le marché français sont intermédiées.
A l’instar du leader Austral Lagons, qui a fait voyager plus de 6 000 clients en Polynésie Française en 2025. « L’année a été dopée par quelques grosses opérations avec des réseaux de distribution. J’espère une année 2026 à l’étal » témoigne le PDG Hélion de Villeneuve.
Il regrette toutefois l’envolée des prix des hôtels 5* qui « deviennent inabordables pour le marché français, et le manque de chambres dans les catégories 3 et 4* » .
Certes, selon Tahiti Tourisme, 38% des capacités d’hébergements sont constituées par des meublés touristiques, mais l’essentiel est commercialisé en direct, notamment via les plateformes de type Airbnb.
A l’instar du leader Austral Lagons, qui a fait voyager plus de 6 000 clients en Polynésie Française en 2025. « L’année a été dopée par quelques grosses opérations avec des réseaux de distribution. J’espère une année 2026 à l’étal » témoigne le PDG Hélion de Villeneuve.
Il regrette toutefois l’envolée des prix des hôtels 5* qui « deviennent inabordables pour le marché français, et le manque de chambres dans les catégories 3 et 4* » .
Certes, selon Tahiti Tourisme, 38% des capacités d’hébergements sont constituées par des meublés touristiques, mais l’essentiel est commercialisé en direct, notamment via les plateformes de type Airbnb.
La croisière, un fort relais de croissance
Tahiti Tourisme parie également sur le développement de la croisière (20% des touristes) pour compenser cette baisse passagère de l’offre hôtelière.
45 navires sont attendus en 2026, en très grande majorité de moins de 500 passagers, soit une offre en progression de 30% par rapport à 2025.
Outre les opérateurs à l’année, comme Paul Gauguin (Ponant), l’Aranui 5 ou le Star Breeze, de nouveaux bateaux saisonniers sont annoncés dans les prochains mois.
Parmi eux, citons le Jacques Cartier (Ponant) d’octobre à février 2027, le Silversea Whisper d’octobre à avril 2027 ou encore l’Evrima (Ritz Carlton) de janvier à mars 2027.
2027 verra également trois nouveaux navires s’installer à l’année, en particulier le Windspirit (74 cabines) et l’Aranoa (91 cabines).
« Cette activité profite aux professionnels locaux avec généralement des nuitées ou séjours, avant ou après la croisière. Elle permet également de répartir les flux dans les différentes îles » explique Bud Gilroy, président du conseil d’administration de Tahiti Tourisme.
45 navires sont attendus en 2026, en très grande majorité de moins de 500 passagers, soit une offre en progression de 30% par rapport à 2025.
Outre les opérateurs à l’année, comme Paul Gauguin (Ponant), l’Aranui 5 ou le Star Breeze, de nouveaux bateaux saisonniers sont annoncés dans les prochains mois.
Parmi eux, citons le Jacques Cartier (Ponant) d’octobre à février 2027, le Silversea Whisper d’octobre à avril 2027 ou encore l’Evrima (Ritz Carlton) de janvier à mars 2027.
2027 verra également trois nouveaux navires s’installer à l’année, en particulier le Windspirit (74 cabines) et l’Aranoa (91 cabines).
« Cette activité profite aux professionnels locaux avec généralement des nuitées ou séjours, avant ou après la croisière. Elle permet également de répartir les flux dans les différentes îles » explique Bud Gilroy, président du conseil d’administration de Tahiti Tourisme.
Diversifier les marchés émetteurs et développer la basse saison
Renouvelé en 2025, le comité de direction de Tahiti Tourisme espère désormais 400 000 touristes par an à moyen terme (mais qui dépensent davantage), quand le territoire visait le cap des 600 000 il y a quelques années.
L’organisme entend consolider ses principaux marchés tout en accélérant la diversification, pour ne pas trop dépendre de l’Amérique du Nord et de la France qui génèrent les trois quarts des arrivées.
L’ouverture, fin 2026, d’un vol Sydney-Papeete par Air Tahiti Nui devrait notamment doper le marché australien et le faire rapidement passer de 7000 touristes par an à plus de 35 000.
Tahiti Tourisme a également pour ambition de mieux répartir les flux entre les îles, de valoriser la diversité de l’offre touristique et de lisser la fréquentation dans l’année.
Lire aussi : Vers un tourisme inclusif et durable pour Tahiti Et Ses Îles
A ce titre, un plan de tourisme durable a été mis en place, avec 110 actions concrètes à conduire d’ici 2030, de la valorisation du patrimoine culturel à la gestion des déchets en passant par la mise en place de gouvernances durables.
L’organisme entend consolider ses principaux marchés tout en accélérant la diversification, pour ne pas trop dépendre de l’Amérique du Nord et de la France qui génèrent les trois quarts des arrivées.
L’ouverture, fin 2026, d’un vol Sydney-Papeete par Air Tahiti Nui devrait notamment doper le marché australien et le faire rapidement passer de 7000 touristes par an à plus de 35 000.
Tahiti Tourisme a également pour ambition de mieux répartir les flux entre les îles, de valoriser la diversité de l’offre touristique et de lisser la fréquentation dans l’année.
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A ce titre, un plan de tourisme durable a été mis en place, avec 110 actions concrètes à conduire d’ici 2030, de la valorisation du patrimoine culturel à la gestion des déchets en passant par la mise en place de gouvernances durables.






















