Ce ne devait être qu'une escale de trois jours, qui s'est finalement transformée en 10 jours et quelques frayeurs.
Alors que Dubaï figurait sur le trajet d'un vol retour, après des vacances en Asie, dans le cadre de son travail pour Partir.com, Damien Marx s'est retrouvé bloqué dans l'Émirat à cause de la guerre en Iran.
Ils sont encore près de 7 500 Français coincés dans les pays du Golfe, selon le dernier décompte du Quai d'Orsay.
Et alors que les vols ont repris avec parcimonie, les différentes ripostes de l'Iran sur ses voisins complexifient la tâche des compagnies aériennes : l'opération rapatriement est longue et pourrait s'éterniser encore un peu.
Dans le même temps, Air France ne dessert toujours pas ces destinations, notamment Dubaï, faute d'autorisation de la part du gouvernement français, du moins selon l'argument donné par le transporteur national.
L'abonné au MemberShip Club by TourMaG.com revient sur les derniers jours vécus dans ce qui ressemble un peu à une vie dystopique.
D'un côté, des touristes qui se baignent dans les piscines des hôtels, tout en entendant les détonations du très efficace bouclier antimissile interceptant les engins lancés depuis Téhéran ; de l'autre, certains sont envahis par le stress des explosions et par l'incertitude de leur retour.
Alors que Dubaï figurait sur le trajet d'un vol retour, après des vacances en Asie, dans le cadre de son travail pour Partir.com, Damien Marx s'est retrouvé bloqué dans l'Émirat à cause de la guerre en Iran.
Ils sont encore près de 7 500 Français coincés dans les pays du Golfe, selon le dernier décompte du Quai d'Orsay.
Et alors que les vols ont repris avec parcimonie, les différentes ripostes de l'Iran sur ses voisins complexifient la tâche des compagnies aériennes : l'opération rapatriement est longue et pourrait s'éterniser encore un peu.
Dans le même temps, Air France ne dessert toujours pas ces destinations, notamment Dubaï, faute d'autorisation de la part du gouvernement français, du moins selon l'argument donné par le transporteur national.
L'abonné au MemberShip Club by TourMaG.com revient sur les derniers jours vécus dans ce qui ressemble un peu à une vie dystopique.
D'un côté, des touristes qui se baignent dans les piscines des hôtels, tout en entendant les détonations du très efficace bouclier antimissile interceptant les engins lancés depuis Téhéran ; de l'autre, certains sont envahis par le stress des explosions et par l'incertitude de leur retour.
"Le téléphone se met à vibrer, une voix dit : c'est une alerte missile"
"Nous avons entendu quelques explosions, assez fortes : la situation est devenue un peu plus stressante" nous explique Damien Marx - Crédit photo : DM
Samedi 28 février, la guerre débute, alors qu'il doit rentrer en France quelques heures plus tard.
"J'ai commencé à recevoir des messages d'amis pour savoir si mon vol était maintenu, puis finalement ça s'est vite emballé.
Nous avons entendu quelques explosions, assez fortes : la situation est devenue un peu plus stressante. Dans la nuit de samedi, nous avons reçu une alerte missile sur nos téléphones.
Le téléphone se met à vibrer, c'est même une sonnerie très stridente et stressante. Une voix dit : 'c'est une alerte missile, mettez-vous à l'abri, trouvez un endroit sécurisé, éloignez-vous des fenêtres et et des portes.'
Donc en pleine nuit, on se demande un peu ce qu'il faut faire.
Le lendemain, on a décidé de ne pas rester, vu le contexte et pour éviter de prendre des risques", nous explique le fondateur de Partir.com.
A lire : Guerre Moyen-Orient : pourquoi les vols de rapatriement de la France sont payants
Certains quittent leur chambre d'hôtel pour dormir dans des parkings ou des sous-sols, afin d'être protégés si jamais un drone ou un missile tombe sur l'établissement.
Le patron du site d'inspiration aux voyageurs décide, lui, de s'éloigner de la ville de Dubaï.
Après avoir quitté un lieu où les explosions étaient trop fréquentes pour s'isoler à la frontière avec Oman, Damien Marx se souvient des bruits des explosions et de journées qui se répètent à l'infini, dans des destinations assez peu faites pour de longs séjours.
"J'ai commencé à recevoir des messages d'amis pour savoir si mon vol était maintenu, puis finalement ça s'est vite emballé.
Nous avons entendu quelques explosions, assez fortes : la situation est devenue un peu plus stressante. Dans la nuit de samedi, nous avons reçu une alerte missile sur nos téléphones.
Le téléphone se met à vibrer, c'est même une sonnerie très stridente et stressante. Une voix dit : 'c'est une alerte missile, mettez-vous à l'abri, trouvez un endroit sécurisé, éloignez-vous des fenêtres et et des portes.'
Donc en pleine nuit, on se demande un peu ce qu'il faut faire.
Le lendemain, on a décidé de ne pas rester, vu le contexte et pour éviter de prendre des risques", nous explique le fondateur de Partir.com.
A lire : Guerre Moyen-Orient : pourquoi les vols de rapatriement de la France sont payants
Certains quittent leur chambre d'hôtel pour dormir dans des parkings ou des sous-sols, afin d'être protégés si jamais un drone ou un missile tombe sur l'établissement.
Le patron du site d'inspiration aux voyageurs décide, lui, de s'éloigner de la ville de Dubaï.
Après avoir quitté un lieu où les explosions étaient trop fréquentes pour s'isoler à la frontière avec Oman, Damien Marx se souvient des bruits des explosions et de journées qui se répètent à l'infini, dans des destinations assez peu faites pour de longs séjours.
"Au moindre bruit, nous regardons un peu partout pour voir ce qu'il se passe"
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"C'est une ville très paisible, très propre : tout y est neuf.
Les touristes et les habitants sont en maillot de bain dans les piscines, tout en entendant les explosions. Il existe un contraste saisissant entre la situation et la vie qui continue.
La plus grande difficulté a été de comprendre ce qu'il se passait et de trouver des sources fiables.
Quand on apprend que ce sont des missiles balistiques qui ont été interceptés, c'est un peu stressant. Au moindre bruit, nous regardons un peu partout pour voir ce qu'il se passe.
C'est très ubuesque", nous explique celui qui aurait dû être dans le vol retour ce mardi 10 mars 2026.
Entre le fait de trouver des informations sur les attaques, il a aussi fallu se loger.
Comme des milliers d'autres touristes coincés dans les Émirats, bon nombre ont dû se reloger, car leurs réservations arrivaient à échéance, ou pour s'éloigner des bases américaines et donc des explosions du bouclier anti-missiles.
"Il y a beaucoup d'expatriés ; les gens se posent des questions : qu’est-ce que vous faites ? Est-ce que vous avez trouvé un hôtel ?
Il n'est pas si simple de trouver des sources d'information fiables. Ça fait du bien de partager des infos, ce que l'on ressent et ce que chacun fait. Il y a aussi des personnes parties à Oman, où il y a jusqu'à 10h d'attente à la frontière.
Cela fait 10 jours que j'essaie de revenir, c'est compliqué. Il y a des vols disponibles qui sont annulés à la dernière minute en fonction des événements. Les sites sont saturés, on doit payer, mais nous ne sommes pas remboursés immédiatement.
Puis les services clients sont submergés par les appels : il faut être patient, le temps peut paraître un peu long," conclut Damien Marx, le patron de Partir.com.
Les touristes et les habitants sont en maillot de bain dans les piscines, tout en entendant les explosions. Il existe un contraste saisissant entre la situation et la vie qui continue.
La plus grande difficulté a été de comprendre ce qu'il se passait et de trouver des sources fiables.
Quand on apprend que ce sont des missiles balistiques qui ont été interceptés, c'est un peu stressant. Au moindre bruit, nous regardons un peu partout pour voir ce qu'il se passe.
C'est très ubuesque", nous explique celui qui aurait dû être dans le vol retour ce mardi 10 mars 2026.
Entre le fait de trouver des informations sur les attaques, il a aussi fallu se loger.
Comme des milliers d'autres touristes coincés dans les Émirats, bon nombre ont dû se reloger, car leurs réservations arrivaient à échéance, ou pour s'éloigner des bases américaines et donc des explosions du bouclier anti-missiles.
"Il y a beaucoup d'expatriés ; les gens se posent des questions : qu’est-ce que vous faites ? Est-ce que vous avez trouvé un hôtel ?
Il n'est pas si simple de trouver des sources d'information fiables. Ça fait du bien de partager des infos, ce que l'on ressent et ce que chacun fait. Il y a aussi des personnes parties à Oman, où il y a jusqu'à 10h d'attente à la frontière.
Cela fait 10 jours que j'essaie de revenir, c'est compliqué. Il y a des vols disponibles qui sont annulés à la dernière minute en fonction des événements. Les sites sont saturés, on doit payer, mais nous ne sommes pas remboursés immédiatement.
Puis les services clients sont submergés par les appels : il faut être patient, le temps peut paraître un peu long," conclut Damien Marx, le patron de Partir.com.






Publié par Romain Pommier 

















