Chartes : des signatures à venir avec des compagnies aériennes et les réceptifs
Le Syndicat des Entreprises du Tour Operating (SETO) poursuit sa stratégie de rapprochement avec les transporteurs aériens. Après avoir signé le 10 mars avec Air Austral, le syndicat annonce plusieurs partenariats à venir avec Air Caraïbes, Corsair, Air Mauritius, et un intérêt également de Qatar Airways et Emirates.
Cette charte prévoit notamment des mesures clés en cas de crise.
Patrice Caradec Président du syndicat a rappelé, dans le cadre du Forum du SETO qui se tient au Maroc, que dans le cas de la surcharge carburant, un délai de grâce de 30 jours a été obtenu pour les tour-opérateurs.
Par ailleurs, une autre initiative récente répond également aux enjeux de relations et de bonnes pratiques entre TO et DMC, avec la mise en place d'une charte soutenue et cautionnée par le SETO, et rédigée notamment avec l'aide Sophie Aubriet, Présidente-Fondatrice de Planète.
Cette charte prévoit notamment des mesures clés en cas de crise.
Patrice Caradec Président du syndicat a rappelé, dans le cadre du Forum du SETO qui se tient au Maroc, que dans le cas de la surcharge carburant, un délai de grâce de 30 jours a été obtenu pour les tour-opérateurs.
Par ailleurs, une autre initiative récente répond également aux enjeux de relations et de bonnes pratiques entre TO et DMC, avec la mise en place d'une charte soutenue et cautionnée par le SETO, et rédigée notamment avec l'aide Sophie Aubriet, Présidente-Fondatrice de Planète.
Transparence salariale
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Hervé Tilmont, directeur général du SETO explique qu’une étude menée tous les deux à trois ans a permis d’analyser en détail 4 500 fiches de paie, réparties sur 76 fonctions, afin de mieux structurer et comparer les niveaux de rémunération selon les postes, la taille des entreprises et leur localisation sur le territoire.
Il souligne que ce travail vise à faciliter la mise en œuvre des obligations de transparence salariale, dans le cadre de la directive européenne en cours de transposition en droit français. « Nous avons désormais des repères solides pour objectiver les rémunérations et limiter les écarts injustifiés », précise-t-il.
Il rappelle aussi que les nouvelles règles interdiront de demander les salaires passés lors du recrutement et imposeront davantage d’équité entre postes comparables hors éléments objectifs (compétences, ancienneté...).
Il souligne que ce travail vise à faciliter la mise en œuvre des obligations de transparence salariale, dans le cadre de la directive européenne en cours de transposition en droit français. « Nous avons désormais des repères solides pour objectiver les rémunérations et limiter les écarts injustifiés », précise-t-il.
Il rappelle aussi que les nouvelles règles interdiront de demander les salaires passés lors du recrutement et imposeront davantage d’équité entre postes comparables hors éléments objectifs (compétences, ancienneté...).
Un nouvel outil statistique qui génère des revenus
Après le retrait du cabinet qui assurait la consolidation anonyme des données, le SETO a recréé avec Travelsoft, un outil statistique complet.
Aujourd’hui, 41 membres sur 70 y participent, représentant près de 80 % du volume d’activité du SETO (environ 5 milliards d’euros). Cet outil couvre l’ensemble des segments (B2B, B2C, groupes, individuels, clubs, circuits, sur-mesure) et met en évidence un équilibre actuel de 55 % de B2C contre 45 % de B2B, avec une forte dynamique sur le segment groupes, indique Patrice Caradec.
« Nous sommes très fiers de cet outil », qui devient également une nouvelle source de revenus grâce à des partenariats, notamment avec l'ADONET.
« 8 à 10 offices de tourisme sont prêts à signer pour recevoir les données consolidées sur leur destination ». Patrice Caradec regrette que « 2 ou 3 membres n’envoient pas leurs statistiques, mais nous ne lâchons pas l’affaire » a t-il lancé.
« Cet outil permet désormais de travailler à partir d’un requêteur. L’objectif est de déployer ce même outil auprès des adhérents, en passant d’un outil statique à un accès direct à une base de données. Il reste toutefois à définir le modèle économique pour mettre en place ce nouveau système. » a ajouté Hervé Tilmont.
Aujourd’hui, 41 membres sur 70 y participent, représentant près de 80 % du volume d’activité du SETO (environ 5 milliards d’euros). Cet outil couvre l’ensemble des segments (B2B, B2C, groupes, individuels, clubs, circuits, sur-mesure) et met en évidence un équilibre actuel de 55 % de B2C contre 45 % de B2B, avec une forte dynamique sur le segment groupes, indique Patrice Caradec.
« Nous sommes très fiers de cet outil », qui devient également une nouvelle source de revenus grâce à des partenariats, notamment avec l'ADONET.
« 8 à 10 offices de tourisme sont prêts à signer pour recevoir les données consolidées sur leur destination ». Patrice Caradec regrette que « 2 ou 3 membres n’envoient pas leurs statistiques, mais nous ne lâchons pas l’affaire » a t-il lancé.
« Cet outil permet désormais de travailler à partir d’un requêteur. L’objectif est de déployer ce même outil auprès des adhérents, en passant d’un outil statique à un accès direct à une base de données. Il reste toutefois à définir le modèle économique pour mettre en place ce nouveau système. » a ajouté Hervé Tilmont.
5 nouveaux adhérents et 8 nouveaux membres associés
5 nouveaux adhérents ont rejoint le SETO : Aya Voyages, LMX, Açores Voyages – Féroé Voyages, Travelfactory et Secrets de voyages ainsi que 8 nouveaux membres associés : APST, AFIDIUM, KeepCall, Travel Tech Factory, Adonet, Laurent Magnin avec M2C Parnets, Assurever et Viaxoft.
Le SETO va aussi créer un club des partenaires experts pour apporter du services aux membres et des revenus supplémentaires. « Ils seront agréés SETO, ce sont des sociétés dans le consulting, dans la cybersécurité, dans l’IA… et qui veulent s’investir dans le SETO pour apporter un plus aux membres. Ils payeront une petite cotisation. Nous tablons sur environ 6 ou 7 membres experts.» explique Patrice Caradec.
Le SETO va aussi créer un club des partenaires experts pour apporter du services aux membres et des revenus supplémentaires. « Ils seront agréés SETO, ce sont des sociétés dans le consulting, dans la cybersécurité, dans l’IA… et qui veulent s’investir dans le SETO pour apporter un plus aux membres. Ils payeront une petite cotisation. Nous tablons sur environ 6 ou 7 membres experts.» explique Patrice Caradec.
Tanzanie : une tentative d'aide avec Jean-Baptiste Djebbari qui a échoué
Les problématiques qui ont touché la Tanzanie a été le "baptême du feu" pour Patrice Caradec qui venait tout juste de prendre la présidence du SETO. Rappelez vous, les compagnies aériennes tanzaniennes étaient placées sur la liste noire des transporteurs interdits dans l'Union Européenne.
« Avec les EDV nous avons tout de suite réagi, et nous avons demandé à Jean-Baptiste Djebbari, ancien Ministre des Transports de rencontrer les autorités tanzaniennes. Il a fallu faire preuve de diplomatie et leur tendre la main. Nous étions convaincus que cette démarche permettrait de dénouer les blocages avec l’Union européenne et de récupérer les certifications nécessaires ainsi que les autorisations de vol. » détaille le Président du SETO.
Cependant cette tentative n'a pas abouti : « Ils ne voulaient pas de notre aide. C’était mon premier dossier, et il n’a pas connu le succès attendu, pour des raisons qui nous échappent encore. Nous sommes néanmoins fiers de l’avoir mené, même si cela s’est révélé impossible. Cela a bien sûr un coût, surtout lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous. » a t-il reconnu.
A cela s'est ajoutée une recommandation négative des Conseils aux Voyageurs du MEAE, lors des élections dans le pays. Hervé Tilmont précise que cette fois « le SETO a pris la décision de ne pas suivre l’avis du Quai d’Orsay concernant la destination. »
« Avec les EDV nous avons tout de suite réagi, et nous avons demandé à Jean-Baptiste Djebbari, ancien Ministre des Transports de rencontrer les autorités tanzaniennes. Il a fallu faire preuve de diplomatie et leur tendre la main. Nous étions convaincus que cette démarche permettrait de dénouer les blocages avec l’Union européenne et de récupérer les certifications nécessaires ainsi que les autorisations de vol. » détaille le Président du SETO.
Cependant cette tentative n'a pas abouti : « Ils ne voulaient pas de notre aide. C’était mon premier dossier, et il n’a pas connu le succès attendu, pour des raisons qui nous échappent encore. Nous sommes néanmoins fiers de l’avoir mené, même si cela s’est révélé impossible. Cela a bien sûr un coût, surtout lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous. » a t-il reconnu.
A cela s'est ajoutée une recommandation négative des Conseils aux Voyageurs du MEAE, lors des élections dans le pays. Hervé Tilmont précise que cette fois « le SETO a pris la décision de ne pas suivre l’avis du Quai d’Orsay concernant la destination. »
Directive des voyages à forfait
Dans le cadre de la révision de la directive sur les voyages à forfait, Hervé Tilmont, directeur général du SETO, alerte sur deux points. Il souligne notamment l’importance de clarifier la notion de « lieu de départ » et les circonstances exceptionnelles permettant une annulation : « Il va falloir très clairement définir ce que l’on entend par lieu de départ et quelles sont les circonstances qui permettront, demain, d’annuler un voyage. Nous serons attentifs lors de la transposition. »
A lire aussi : Directive européenne : quid du remboursement sans frais pour les CEI au point de départ ?
Il reste également vigilant sur les avis officiels (Exemple : conseils aux voyageurs du Quai d'Orsay ndlr), qui pourraient devenir déterminants dans la décision d’annulation.
« Ce qui prime ce sont les textes de dernière minute et non les cartes verte, jaune, orange ou rouge. Si demain les avis du Quai d'Orsay deviennent déterminants, les voyageurs pourraient annuler 28 jours avant le départ. Cela pourrait être un vrai sujet car les chancelleries européennes ont des avis différents... »
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Il reste également vigilant sur les avis officiels (Exemple : conseils aux voyageurs du Quai d'Orsay ndlr), qui pourraient devenir déterminants dans la décision d’annulation.
« Ce qui prime ce sont les textes de dernière minute et non les cartes verte, jaune, orange ou rouge. Si demain les avis du Quai d'Orsay deviennent déterminants, les voyageurs pourraient annuler 28 jours avant le départ. Cela pourrait être un vrai sujet car les chancelleries européennes ont des avis différents... »
Facturation électronique
Le SETO et les EDV ont publié un livre blanc sur la facturation électronique pour accompagner les professionnels face à la réforme à venir. Hervé Tilmont rappelle que celle-ci impose des règles strictes, notamment en matière de formats normalisés et de transmission des données, incluant facturation, reporting et suivi des paiements.
« L’objectif est de rendre les entreprises conformes tout en clarifiant leurs relations avec leurs prestataires », précise-t-il. Il insiste également sur l’importance d’anticiper le choix d’une plateforme agréée, devenue indispensable, et alerte sur les délais déjà très contraints pour s’y préparer sereinement.
« L’objectif est de rendre les entreprises conformes tout en clarifiant leurs relations avec leurs prestataires », précise-t-il. Il insiste également sur l’importance d’anticiper le choix d’une plateforme agréée, devenue indispensable, et alerte sur les délais déjà très contraints pour s’y préparer sereinement.
Setosphère
Depuis 2024, le SETO a choisi de financer la réduction de gaz à effet de serre via le programme de foyers de cuisson améliorés nommé Jiko Sawa, développé par EcoAct au Kenya et certifié par Gold Standard.
Le projet compte une vingtaine de membres. « Nous nous sommes engagés sur 15 ans pour un don de 6,5 millions d'euros. Sur les deux premières années nous avons déjà collecté un peu plus d'un million et demi d'euros. 25 000 foyers de cuisson vont être distribués au Kenya, au moment où je vous parle, nous en avons distribué 15 073. » a indiqué Patrice Caradec.
Ce projet a aussi un rôle économique et social avec la création de près de 50 emplois sur place pour le gérer.
A noter que les sites Setosphère et du SETO ont également fait peau neuve.
Le projet compte une vingtaine de membres. « Nous nous sommes engagés sur 15 ans pour un don de 6,5 millions d'euros. Sur les deux premières années nous avons déjà collecté un peu plus d'un million et demi d'euros. 25 000 foyers de cuisson vont être distribués au Kenya, au moment où je vous parle, nous en avons distribué 15 073. » a indiqué Patrice Caradec.
Ce projet a aussi un rôle économique et social avec la création de près de 50 emplois sur place pour le gérer.
A noter que les sites Setosphère et du SETO ont également fait peau neuve.



















