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Tunisie : un « sitting » a repoussé l'ouverture du Club Marmara de Djerba

blocage de l'hôtel pour cause de licenciements



La révolution tunisienne du 14 janvier dernier met les hôteliers tunisiens dans une situation financière de plus en plus difficile. Avec la démocratie leurs salariés multiplient les revendications, exigent des augmentations, découvrent les effets du « sitting » et lancent des grèves sans préavis.


Rédigé par La Rédaction le Mardi 1 Mars 2011

D'anciens salariés, licenciés de longue date, exigeaient une réintégration. Pour se faire entendre ils étaient revenus en force pour bloquer l'accès de l'hôtel la veille de son ouverture. / photo plage dr
D'anciens salariés, licenciés de longue date, exigeaient une réintégration. Pour se faire entendre ils étaient revenus en force pour bloquer l'accès de l'hôtel la veille de son ouverture. / photo plage dr
Pour un licenciement notifié de longue date à 5 de ses salariés, Marmara n'a pas pu accueillir les premiers clients de son Club de Djerba pour cause de... « sitting !».

Aujourd'hui cet incident est clos. Le Club Marmara de Djerba a retrouvé sa clientèle et sa sérénité. Mais ce type de situation risque de se reproduire ailleurs.

La révolution du Jasmin se traduit aussi par une crise et un désordre social que personne ne semble pouvoir maîtriser.

Les hôteliers de Tunisie qui se préparent à relancer leur activité sont confrontés à des problèmes sociaux impossibles à régler dans l'instant.

Avec impatience les employés exigent de meilleurs salaires. C'est de bonne guerre : ils étaient trop souvent sous-payés.

Dans les mois qui viennent le mot « bradage » sera certainement à exclure du vocabulaire professionnel.

On parlera plutôt d'une juste majoration des prix pour répondre aux revendications des salariés.

Un licenciement ça vous bloque 2 hôtels et 300 salariés

Un simple licenciement suffit à bloquer l'outil de travail. Ce fut le cas le dimanche 20 février au Club Marmara Dar de Djerba.

Le premier employeur de l'île – 750 emplois directs en haute saison - devait accueillir ses premiers clients d'après révolution.

Accueil impossible : d'anciens salariés, licenciés de longue date, exigeaient une réintégration. Pour se faire entendre ils étaient revenus en force pour bloquer l'accès de l'hôtel la veille de son ouverture.

Le TO a du, dans l'urgence, trouver une solution de remplacement - un hôtel ouvert capable d'accueillir ses clients - et s'organiser pour fournir des prestations proches de celles du Dar.

On devine la suite : le mécontentement des clients, réclamations : « prestations fournies non conformes au contrat... modification unilatérale du contrat...etc ».

Tout est rentré dans l'ordre...

Sébastien Boucher, directeur marketing et communication de Marmara s'explique : « Une minorité d'anciens salariés, 5 très exactement, licenciés depuis 18 mois pour des raisons de compétence et de qualité de services ont rallié à leur cause une trentaine de personnes.

Ils ont profité du laxisme actuel des forces de police pour faire un « sitting » et empêcher les premiers clients de rentrer dans le club.

Depuis le week-end dernier tout est rentré dans l'ordre. Notre Club Marmara de Djerba accueille normalement tous ses clients.

Cet incident bien indépendant de notre volonté est très regrettable pour nos clients et pour la Tunisie. L'Office du Tourisme de Tunisie en est bien conscient.

Nous allons traiter ce problème comme tous nos courriers de Service Après Ventes, dans un délai moyen de 9 jours . Nous rembourserons 50 % de la partie terrestre tous les clients qui sont restés au Sun Club le premier établissement qui les a accueillis. »


Relancer l'économie tunisienne par son tourisme, sur les rives nord de la Méditerranée les professionnels du secteur s'y emploient avec cœur et détermination. Mais ensuite ?

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Tags : marmara, tunisie
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1.Posté par dom31 le 02/03/2011 09:50 | Alerter
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C'est énervant un peuple qui se réveille à la démocratie... Il revendique et demande qu'il soit considéré et aussi que l'on réévalue son salaire. Il faut dire que certains ont profité des années Ben Ali pour exercer de petits chantages auprès du personnel. Mais que dire de ceux qui de l'autre côté de la mer, profitent odieusement de chantage mais cette fois ci du côté des salariés en bloquant depuis 5 semaines un port. Odieux chantage car ces salariés ont un salaire qui varie de 4000 à 8000 euros pour combien d'heures et de jours travaillés ???. Et dans leur quête de l'impossible et de la destruction, ils n'ont qu'un seul but mettre à genoux une compagnie maritime, un port et des milliers d'emplois dans le tourisme. Certaines compagnies vont décider très prochainement de quitter Marseille pour aller vers l'Italie, l'Espagne ou Toulon au mieux si de la place se fait (en prenant sur le port militaire). Cette CGT, ne l'oubliez pas à mis à bas le Havre, Saint Nazaire, la Ciotat, La Rochelle et maintenant Marseille. A qui profite le crime ?

2.Posté par Mourad Belajouza le 02/03/2011 11:13 | Alerter
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Voilà comment parle de nous la presse spécialisée française.

Merci Mr Jrad.

3.Posté par patricia reta le 02/03/2011 12:49 | Alerter
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Enfin,
un juste retour à la normalité. Non pas de l'ouverture du Club qui me paraît heureusement inévitable, plutôt de la majoration des salaires des employés tunisiens dans le domaine du tourisme.
Il n'est plus socialement et humainement acceptable de continuer à brader les prix au détriment d'une juste valeur qu'il convient de donner à toute personne qui travaille;

4.Posté par Jean-Eudes Delaunay le 02/03/2011 14:22 | Alerter
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Si le Produit Tunisien n'attire plus par son prix alors qu'il est notoirement connu pour sa mediocrite , la consequence sera immediate : les clients iront ailleurs.
Point.

5.Posté par pierre le 02/03/2011 20:29 | Alerter
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Vous avez été longs à diffuser ce type d'infos... c 'est valable depuis le debut de la revolution pour beaucoup d'hotels qui accueillent des clients individuels
En plus ils y a souvent des morts en Tunisie aujourd hui encore... les touristes risquent de se méfier.. d'autant qu 'avec les prix bas , ils n 'étaient pas trop regardants sur la qualité du service .. si les prix montent... ça va changer

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