La 49e édition du Salon mondial du tourisme (SMT) s'est ouverte, jeudi 12 mars 2026, à Paris, dans un contexte assombri par la guerre au Moyen-Orient.
Christel Marzullo, la directrice du SMT, s'affichait malgré tout "confiante". "Dès l'ouverture, ce matin, soulignait-elle, il y avait du monde".
Des seniors en fait, comme c'est l'habitude le premier jour du salon, les familles, elles, venant plutôt le week-end.
Au total, quelque 70 000 visiteurs, majoritairement franciliens, sont attendus d'ici dimanche au soir, soit tout de même bien moins qu'il y a dix ans (109 000, selon les chiffres publiés en 2015 par TourMaG).
"Je suis confiante dans les capacités du secteur du tourisme à s’adapter, à répondre au plus près de la demande du marché", insistait tout de même Christel Marzullo. "Ce salon est en préparation depuis un an. Tous les exposants qui avaient prévu de venir sont là", assurait-elle.
De fait, ce SMT 2026 accueille un peu plus de 200 exposants (soit autant que le salon Destination Nature organisé, désormais, de manière concomitante), soit également bien moins qu'il y a dix ans : 447 pour le seul SMT, en 2015, selon les chiffres publiés par TourMaG.
En effet, depuis quelques années, des destinations importantes comme l'Egypte et la République Dominicaine ne sont plus là.
"L'an dernier, 80% des visiteurs du salon avaient des projets de voyage, avec un panier moyen élevé. Cette année encore, les Franciliens projettent de partir massivement. Dans le contexte actuel, la vraie question, c'est : où ?", poursuivait Christel Marzullo, convaincue que "les professionnels sauront orienter les futurs voyageurs en fonction des changements de vols ou les rediriger vers d’autres destinations".
"La France, l'Europe, et les destinations nature qui apportent de vraies bouffée d'air pur seront peut-être privilégiées, selon l'évolution de la conjoncture et des budgets", pronostiquait ensuite la directrice du SMT.
En passant de stand en stand, il était cependant encore difficile de discerner si - et comment - l'envolée des cours du pétrole, la reprise possible de l'inflation et les incertitudes géopolitiques influenceront les vacanciers.
Chez les visiteurs, comme chez les exposants, l'inquiétude était bien là, mais l'attentisme dominait encore.
Christel Marzullo, la directrice du SMT, s'affichait malgré tout "confiante". "Dès l'ouverture, ce matin, soulignait-elle, il y avait du monde".
Des seniors en fait, comme c'est l'habitude le premier jour du salon, les familles, elles, venant plutôt le week-end.
Au total, quelque 70 000 visiteurs, majoritairement franciliens, sont attendus d'ici dimanche au soir, soit tout de même bien moins qu'il y a dix ans (109 000, selon les chiffres publiés en 2015 par TourMaG).
"Je suis confiante dans les capacités du secteur du tourisme à s’adapter, à répondre au plus près de la demande du marché", insistait tout de même Christel Marzullo. "Ce salon est en préparation depuis un an. Tous les exposants qui avaient prévu de venir sont là", assurait-elle.
De fait, ce SMT 2026 accueille un peu plus de 200 exposants (soit autant que le salon Destination Nature organisé, désormais, de manière concomitante), soit également bien moins qu'il y a dix ans : 447 pour le seul SMT, en 2015, selon les chiffres publiés par TourMaG.
En effet, depuis quelques années, des destinations importantes comme l'Egypte et la République Dominicaine ne sont plus là.
"L'an dernier, 80% des visiteurs du salon avaient des projets de voyage, avec un panier moyen élevé. Cette année encore, les Franciliens projettent de partir massivement. Dans le contexte actuel, la vraie question, c'est : où ?", poursuivait Christel Marzullo, convaincue que "les professionnels sauront orienter les futurs voyageurs en fonction des changements de vols ou les rediriger vers d’autres destinations".
"La France, l'Europe, et les destinations nature qui apportent de vraies bouffée d'air pur seront peut-être privilégiées, selon l'évolution de la conjoncture et des budgets", pronostiquait ensuite la directrice du SMT.
En passant de stand en stand, il était cependant encore difficile de discerner si - et comment - l'envolée des cours du pétrole, la reprise possible de l'inflation et les incertitudes géopolitiques influenceront les vacanciers.
Chez les visiteurs, comme chez les exposants, l'inquiétude était bien là, mais l'attentisme dominait encore.
Baisse des réservations en Egypte
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Malgré tout, de premières conséquences s'observent déjà.
Ainsi, Egypt Nile Cruises, petite agence spécialisée dans le sur-mesure qui a fait voyager l'an dernier plus de 8 000 personnes en Egypte, nous a confié avoir enregistré des annulations et des demandes de report.
Rien d'étonnant à cela : d'après les données Orchestra publiées par l’Alliance France Tourisme, les réservations vers le Moyen-Orient ont déjà chuté, avec un recul de 34% pour l’Égypte la semaine dernière.
"Nous nous efforçons de rassurer nos clients", assurait Yanis Mohamed Ali, le fils du fondateur d'Egypt Nile Cruises, supputant que le Pérou et la Bolivie - qu'entend promouvoir NCTravel, la deuxième marque de Egypt Nile Cruises - "puissent devenir des destinations de repli".
Egalement présente sur le salon, la Côte d'Ivoire estimait, elle, pouvoir tirer son épingle du jeu. "Parce que nous sommes un pays sûr et avons une offre très variée", selon Cathy, l'une des fondatrices de la plateforme Yafohi-travel.com.
Si, avec la crise moyen-orientale, plus de Français risquent malgré tout de rester en France et d'une manière plus générale, plus d'Européens de rester en Europe, beaucoup de destinations affichaient le calme des vieux sages. "Pour l'instant, les réservations continuent de rentrer de manière naturelle. Malte est une destination sûre. Cela rassure", affirmait Claude Zammit-Trevisan, directeur France de l'Office du Tourisme de Malte.
"Les Français ont envie d'oublier leurs soucis. Et Malte est une destination facilement accessible en avion pour eux", affirmait-il.
Même discours sur le Stand de Chypre : "Chypre est un pays sûr. Pour l'instant, nous n'avons pas enregistré d'annulations".
Ainsi, Egypt Nile Cruises, petite agence spécialisée dans le sur-mesure qui a fait voyager l'an dernier plus de 8 000 personnes en Egypte, nous a confié avoir enregistré des annulations et des demandes de report.
Rien d'étonnant à cela : d'après les données Orchestra publiées par l’Alliance France Tourisme, les réservations vers le Moyen-Orient ont déjà chuté, avec un recul de 34% pour l’Égypte la semaine dernière.
"Nous nous efforçons de rassurer nos clients", assurait Yanis Mohamed Ali, le fils du fondateur d'Egypt Nile Cruises, supputant que le Pérou et la Bolivie - qu'entend promouvoir NCTravel, la deuxième marque de Egypt Nile Cruises - "puissent devenir des destinations de repli".
Egalement présente sur le salon, la Côte d'Ivoire estimait, elle, pouvoir tirer son épingle du jeu. "Parce que nous sommes un pays sûr et avons une offre très variée", selon Cathy, l'une des fondatrices de la plateforme Yafohi-travel.com.
Si, avec la crise moyen-orientale, plus de Français risquent malgré tout de rester en France et d'une manière plus générale, plus d'Européens de rester en Europe, beaucoup de destinations affichaient le calme des vieux sages. "Pour l'instant, les réservations continuent de rentrer de manière naturelle. Malte est une destination sûre. Cela rassure", affirmait Claude Zammit-Trevisan, directeur France de l'Office du Tourisme de Malte.
"Les Français ont envie d'oublier leurs soucis. Et Malte est une destination facilement accessible en avion pour eux", affirmait-il.
Même discours sur le Stand de Chypre : "Chypre est un pays sûr. Pour l'instant, nous n'avons pas enregistré d'annulations".
Le terrorisme islamique, un danger
Plus circonspect, Francisco Tapinassi, président de l'Agence de promotion touristique de la Toscane, jugeait qu'il était "trop tôt pour apprécier les conséquences de la guerre sur la fréquentation touristique de l'Italie".
"Si la situation au Moyen-Orient s'apaise, l'Europe et notamment l'Italie, pourront apparaître comme des destinations sûres et attirer plus de visiteurs", jugeait-il. Mais, "la crise moyen-orientale peut aussi inciter plus d'Américains et plus d'Asiatiques à rester chez eux et nous faire perdre des clientèles à fort pouvoir d'achat".
"Le vrai danger pour l'avenir du tourisme chez nous comme en Europe, c'est une éventuelle reprise du terrorisme islamique. Pour limiter ce danger, il est très important que nos pays ne soient pas dans le conflit", ajoutait-il encore.
L'appréciation de la situation est, évidemment, plus urgente pour des pays comme la Thaïlande, où des touristes français sont encore coincés.
C'est autant pour rapatrier ceux qui sont encore sur place que pour éviter que les touristes se détournent d'elle dans les semaines et mois à venir que la Thaïlande se démène ces jours-ci.
Sur le stand de ce pays d'Asie, Prakit Saiporn, responsable marketing de l'Office de tourisme thaï en France, insistait sur les vols supplémentaires (4 d'ici le 20 mars) mis en place par Air France comme sur ceux qui le seront par Thai Airways.
"Pour l'aérien, on règle les problèmes au jour le jour. Pour l'été à venir, nous travaillons étroitement avec les opérateurs. C'est vrai, on peut avoir des craintes mais les Français sont courageux et les voyages restent nécessaires pour eux", nous a-t-il assuré.
Et qu'adviendra-t-il si la flambée des prix du pétrole entraîne celle des tarifs de l'aérien ?
"On peut penser que, comme pendant le Covid, cela dirigera vers la Thaïlande davantage de clientèle haut de gamme".
"Si la situation au Moyen-Orient s'apaise, l'Europe et notamment l'Italie, pourront apparaître comme des destinations sûres et attirer plus de visiteurs", jugeait-il. Mais, "la crise moyen-orientale peut aussi inciter plus d'Américains et plus d'Asiatiques à rester chez eux et nous faire perdre des clientèles à fort pouvoir d'achat".
"Le vrai danger pour l'avenir du tourisme chez nous comme en Europe, c'est une éventuelle reprise du terrorisme islamique. Pour limiter ce danger, il est très important que nos pays ne soient pas dans le conflit", ajoutait-il encore.
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Sur le stand de ce pays d'Asie, Prakit Saiporn, responsable marketing de l'Office de tourisme thaï en France, insistait sur les vols supplémentaires (4 d'ici le 20 mars) mis en place par Air France comme sur ceux qui le seront par Thai Airways.
"Pour l'aérien, on règle les problèmes au jour le jour. Pour l'été à venir, nous travaillons étroitement avec les opérateurs. C'est vrai, on peut avoir des craintes mais les Français sont courageux et les voyages restent nécessaires pour eux", nous a-t-il assuré.
Et qu'adviendra-t-il si la flambée des prix du pétrole entraîne celle des tarifs de l'aérien ?
"On peut penser que, comme pendant le Covid, cela dirigera vers la Thaïlande davantage de clientèle haut de gamme".
Publié par Paula Boyer Responsable rubrique LuxuryTravelMaG - TourMaG.com Voir tous les articles de Paula Boyer























