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Avoirs Covid : le consommateur sera remboursé quoiqu'il arrive, "parce que c'est la loi", précise J.-B. Lemoyne

Intervention du Secrétaire d'Etat au Tourisme sur RMC/BFM



Invité sur la matinale de BFM/RMC, Jean-Baptiste Lemoyne a évoqué le remboursement des avoirs Covid, qui devrait commencer à intervenir dès septembre prochain. A la question de savoir si le consommateur serait remboursé quoiqu'il arrive, le Secrétaire d'Etat en charge du Tourisme a répondu par l'affirmative, "parce que c'est la loi et il faut que l'on puisse aider les entreprises du voyage à faire face à cela".


Rédigé par La Rédaction le Vendredi 4 Juin 2021

Jean-Baptiste Lemoyne était l'invité de Jean-Jacques Bourdin ce vendredi 4 juin 2021 au matin, en direct sur RMC et BFM.

Après avoir fait un point détaillé sur les modalités d'entrée dans les pays verts, orange et rouge, le Secrétaire d'Etat en charge du tourisme a évoqué les avoirs Covid, relatifs à l'ordonnance du 25 mars 2020.

Et surtout la perspective de leur remboursement, alors que les 18 mois de validité du dispositif arrivent à échéance dès septembre 2021.

"Nous travaillons avec les Entreprises du Voyage et leur président Jean-Pierre Mas pour imaginer des dispositifs, le travail est en cours", a déclaré Jean-Baptiste Lemoyne.

"Je veux dire aux Français : faites confiance à vos agents de voyages"

Quand le journaliste lui demande si le Gouvernement songe à mettre en place une taxe sur les billets d'avion ou les voyages, il répond : "Aujourd'hui je ne peux pas vous donner la réponse puisque nous sommes à la tache avec les acteurs du tourisme pour trouver des solutions".

Et quand Jean-Jacques Bourdin insiste, "est-ce une solution ?", Jean-Baptiste Lemoyne rétorque : "Je n'ai pas dit ça"...

Avant de rajouter : "Lorsqu'il y aura un schéma qui fonctionnera, je viendrai vous le présenter. Ce qui est sûr, c'est que l'on a toujours voulu à la fois préserver les agences de voyage et en même temps les consommateurs.

Et nous continuerons à être aux côtés de ces acteurs, car les agences de voyages ont beaucoup souffert, les voyages internationaux dont elles s'occupent beaucoup ont été pénalisés.

Et d'ailleurs je veux dire aux Français, dans ce temps où se déplacer à l'international est compliqué, où il y a des règles édictées par tous les Etats, faites confiance à vos agents de voyages parce qu'ils vont vous faciliter le déplacement
".

A la dernière question, qui était de savoir si le consommateur serait remboursé quoiqu'il arrive de son avoir Covid, Jean-Baptiste Lemoyne répond par l'affirmative, "parce que c'est la loi et il faut que l'on puisse aider les entreprises du voyage à faire face à cela".

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Commentaires

1.Posté par Brossard le 04/06/2021 16:45 | Alerter
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L'exercice est très difficile pour notre secrétaire d’Etat au tourisme, car l’organisation même de l’Etat limite considérablement ses moyens d’action.

En réalité, la dénomination même de ce secrétariat est un symbole d’entrave à une action efficace de l’Etat. Car le « tourisme » est une notion obsolète, comme la notion de touriste est un notion archaïque et dépassée.

Il faudrait aujourd’hui privilégier la notion de mobilité, distinguer l’individu mobile de l’individu sédentaire. Le voyageur, comme le visiteur, ont un dénominateur commun : la mobilité.

Le territoire d’action de notre secrétaire d’Etat devrait devenir celui de la mobilité.

Mais, ce faisant, notre secrétaire d’Etat à la mobilité empièterait sur le territoire de notre secrétaire d’Etat au transport.

Donc demander à notre secrétaire d’Etat à la mobilité de traiter les questions de droit associées à la vente et au remboursement des billets d’avion, c’est demander à notre secrétaire d’Etat à la mobilité de légiférer sur les pratiques contractuelles des compagnies aériennes envers les clients finaux, de traiter du problème majeur de la sur-taxation des billets d’avion, c’est demander à notre secrétaire d’Etat de conserver l’indépendance publique des aéroports nationaux (ce qui n’exclut pas la privatisation des immeubles à vocation marchande des aéroports), et c’est finalement demander l’impossible à notre secrétaire d’Etat à la mobilité puisqu’il n’a pas la main sur le secteur des transports.

Lorsque notre secrétaire d’Etat à la mobilité (actuellement : « au tourisme ») déclare « Je veux dire aux Français : faites confiance à vos agents de voyages », il fait un exercice d’équilibriste. Chacun le comprend. Il ménage la chèvre et le chou.

Mais, très clairement, il faut bien comprendre que l’existence d’un réseau français d’agents de voyages, d’une part fournit de l’emploi en France, et d’autre part permet de conserver de la valeur ajoutée sur le territoire français.

En outre, il n’échappe à personne que le transfert à l’étranger (hors Union européenne) des outils de réservation (et des centres de décisions associés à ces outils), amoindrit considérablement la sécurité juridique de transactions sorties du champ du droit français et européen.

La sécurité des relations commerciales entre un client français et un agent de voyages français, se trouvant placée sous le droit français et européen, la protection du client français, est censée être beaucoup plus importante.

Donc notre secrétaire d’Etat à la mobilité aurait raison d’étendre le champ de son action opérationnelle, d’agir sur le secteur des transports qui influe sur les actes de visite et de voyage, d’agir de manière beaucoup plus vigoureuse sur l’actualisation du code de la mobilité («du tourisme»), et enfin d’ajuster, avec ses collègues européens, les contraintes qui s’appliquent aux agents de voyages français de sorte que les agents de voyages français soient - enfin - placés sur un terrain de concurrence loyale avec les opérateurs internationaux qui se soustraient aux contraintes du droit français et européen. Ajuster peut se faire dans les deux sens, alourdir, mais aussi alléger parfois. Notre législation française souffre souvent d’un retard important d’actualisation au regard des évolutions comportementales ou technologiques, et d’une insuffisante concertation anticipée avec les Etats membres de l’Union européenne.

Bref, il faudrait que les industries de la mobilité se dépoussièrent à la vitesse grand V, en matière de gestion gouvernementale, de concurrence, de droit et de fiscalité, et abandonnent les oripeaux du « tourisme à la papa » et du « tourisme de cueillette ».

Les professionnels français seront très certainement les meilleurs alliés des clients, comme de notre secrétaire d’Etat, dans une action offensive qui regarde le futur, déjà très marqué par une emprise asiatique de plus en plus visible.

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