Nos bureaux sont fermés du 01/08 au 21/08. Retour de la newsletter quotidienne le 22/08/2022. Bel été !
TourMaG.com, le média spécialiste du tourisme francophone


Carnaval en Guyane Amazonie : saveurs pimentées…j’ai adoré !



« Roi Vaval », « Touloulou », « Jé Farine », « La Caroline », « Bobi », « Zombi baré yo », « Soussouri » … voici bien des noms énigmatiques …. Pourtant, ils n’auront bientôt plus de secret pour vous en vivant au rythme du carnaval. En Guyane, s’il y a des événements phares annuels pour tous les goûts, à caractère culturel, musical, gastronomique, sportif ou festif, le carnaval est sans conteste La manifestation considérée comme une véritable institution par les habitants du territoire.


Rédigé par Comité du tourisme de la Guyane le Lundi 28 Février 2022

Carnaval de Guyane : des spécificités uniques au monde

Mardi Gras à Cayenne © jean-emmanuelhay
Mardi Gras à Cayenne © jean-emmanuelhay
Il peut être judicieux de programmer votre voyage en Amazonie française en fonction d’un festival ou d’une manifestation. Vous vivrez alors un moment convivial qui rassemble en une communion les cultures et traditions guyanaises uniques au monde, autour de personnages mythiques et de danses frénétiques.

Événement incontournable, fêté depuis plus de 2 siècles en Guyane, on dit que c’est le carnaval le plus long du monde. Durant deux mois c’est la fête ! Chaque année tout commence en janvier, le premier samedi après l’Epiphanie. C’est le « Roi Vaval », personnage symbolique qui, accueilli par une foule impatiente ouvre les festivités au rythme de futurs tubes carnavalesques.

Intégrés à un cortège bariolé, libérant les corps, les sens et les esprits, vous y rencontrerez d’autres costumes de personnages malicieux, et parfois inquiétants. Le carnaval se termine en février ou en mars, le mercredi des Cendres, déterminant le début du carême. Ce dernier jour, les costumes ont les couleurs du deuil pour marquer la disparition imminente de « Vaval ». Il est symboliquement incinéré sur la place des palmistes, laissant pour seuls souvenirs, la mémoire de plusieurs semaines d’euphorie autour de la danse, du chant et des déguisements.

Spectateurs dans Cayenne © JB
Spectateurs dans Cayenne © JB
Le carnaval guyanais attire deux publics distincts : celui qui participe ou s’investit dans les défilés de rues et celui qui fréquente les dancings des bals parés maqués. Les plus téméraires peuvent tout aussi bien profiter de ces deux ambiances qui perpétuent les traditions.

Les « Touloulous » aux bals parés masqués ?

Belles touloulous reines éphémères © CTG
Belles touloulous reines éphémères © CTG
Les bals parés masqués sont des ambiances musicales qui font toute la spécificité et la renommée internationale du carnaval guyanais. Ils se caractérisent et s’animent par la présence de personnages typiques, les « Touloulous ». Ces femmes « Reines » du carnaval, parées de leurs plus belles robes, sont dans les starting blocs pour endiabler les salles dédiées à ces moments de détente et de « lâcher prise ». Le bal paré-masqué est un véritable rituel où les codes, le jeu carnavalesque sont conduits par ce personnage emblématique.

Ici c’est le principe de l’inversion qui se réalise tous les samedis, de 23h à l’aube. Seules les femmes se déguisent, les « Touloulous », choisissent leur cavalier et l’invitent à danser. Le tout est cadencé par un orchestre en Live, qui accompagne les déplacements et les déhanchés sur des rythmes spécifiques. La seule règle veut que le « Touloulou » préserve son anonymat et cache tout ce qui pourrait l’identifier, jusqu’à la couleur de ses yeux. Gant, masques, collant, robe longue, cagoule, perruque, bijoux … sont les accessoires utilisés. De même, il est généralement proscrit de danser 2 fois avec le même cavalier. Ce dernier, ne doit pas refuser une danse et il est de bon ton qu’il offre à son Touloulou une boisson en guise de remerciement.

Touloulou qui es tu  ? © CTG
Touloulou qui es tu ? © CTG
À Cayenne, les dancings appelés également les « Universités » qui subsistent à travers les âges sont le « Soleil Levant » ou (Chez Nana) et « Polina ». Ces établissements sont fréquentés par les Touloulous et les cavaliers et n’ouvrent qu’en période de Carnaval. En région parisienne, des groupes leur emboîtent le pas et participent activement à ce moment particulier, en animant des bals parés masqués dans des lieux éphémères, sur le même calendrier : les orchestres « Dokonon, O’Dass … »

La musique des bals diffère de celle du carnaval de rues, ou plusieurs styles se jouent en alternance sur des paroles souvent sensuelles, satiriques, toujours très imagées et suivant l’actualité : valses, biguines ou mazurkas pour les rythmes lents…le mérengué ou le « piké djouk » pour les plus rapides et les plus « chauds ».

Le tube de l’année 2022 surfe sur la Covid 19 …

Défilés de rues et grandes parades

Parade du Littoral à Kourou © CTG
Parade du Littoral à Kourou © CTG
Coordonné par la Fédération et le Comité des festivités carnavalesques, le carnaval des rues perpétue une autre tradition ancestrale. Ces défilés se déroulent généralement chaque dimanche après-midi, à partir de 16h. La population locale s’y implique et y participe, parfois cachée sous des déguisements d’autres personnages symboliques : « Jé farine », « Coupeurs de cannes », « les Grosses têtes » etc.

Groupe Bobi a Cayenne © jean-emmanuelhay
Groupe Bobi a Cayenne © jean-emmanuelhay
Des groupes carnavalesques, dans le cadre d’un parcours prédéfini, empruntent les rues principales pour le plus grand plaisir des spectateurs. Ces groupes structurés décident d’un thème pour le costume et se dévoilent aux yeux de tous, mélangeant musiques, chorégraphies, couleurs, imagination débordante et bonne humeur. Petits et grands peuvent assister librement à ce spectacle en s’installant le long des voies de circulation, dans des tribunes ou pour les plus chanceux, chez soi en famille depuis le balcon d’une maison créole. En fin de soirée, pour clore les défilés, il est possible d’assister au « Vidé », qui consiste à suivre au rythme de pas de danse, un camion avec un orchestre ou qui diffuse de la musique entraînante.

Les communes de Kourou et de Cayenne proposent l’une après l’autre une grande parade, les deux derniers dimanches de carnaval. Ce sont des manifestations de 3h environ où les groupes, parés de leurs plus beaux costumes sont en compétition. Ils sont notés par un jury qui procède à des remises de prix. Ces parades sont retransmises en direct par les chaînes de la télévision locale ainsi que sur leurs réseaux sociaux.
Le dernier week-end suivi des trois jours gras, c’est la « dernière ligne droite » où la fête atteint son paroxysme, et offre aux visiteurs de passage les meilleurs moments d’un carnaval
PI MEN TÉ !
.

A partir de ce mardi 22 février 2022, plus aucune commune de la Guyane n'est soumise au couvre-feu. La saison carnavalesque qui avait été impactée depuis 2021 pour cause de Covid, peut retrouver toute son effervescence.

Lancée le 8 janvier 2022 mais avec des événements moins nombreux qu’à l’accoutumée, la saison carnavalesque peut désormais se déployer pour permettre à tous les amateurs de vivre les derniers instants de « lâcher prise » du vendredi 25/02 au mercredi des cendres 02/03/2022….

Bon Carnaval !

Carnaval 2022 © shutterstock
Carnaval 2022 © shutterstock

Vos conseillers voyages

Carnaval en Guyane Amazonie : saveurs pimentées…j’ai adoré !
Flavia Servé
flavia.serve@guyane-amazonie.fr

Sonia Cippe
sonia.cippe@guyane-amazonie.fr

Téléphone : +33 (0)1 42 94 15 16
Site web : Guyane-amazonie.fr
Annuaire : en savoir plus sur le Comité du Tourisme de Guyane

facebook instagramyoutube

Partez en Guyane


Lu 1067 fois
Notez

Dans la même rubrique :
< >









































TourMaG.com
  • Snapchat
  • Instagram
  • Twitter
  • Facebook
  • YouTube
  • LinkedIn
  • GooglePlay
  • appstore
  • Google News
  • Nos Médias
  • DMCmag
  • Brochures en ligne
  •  La Travel Tech
  • Welcome To The Travel
  • AirMaG
  • Futuroscopie
  • CruiseMaG
  • Voyages Responsables
  • #PartezEnOutreMer
  • Partez en France
  • TravelManagerMaG
 
Site certifié ACPM, le tiers de confiance - la valeur des médias