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Grande Bretagne : le marché du tour operating stagne depuis 10 ans

Thomas Cook compte sur les produits financiers pour progresser



La France subira-t-elle le même sort que la Grande Bretagne ? Depuis 10 ans, Thomas Cook constate que le marché du tour operating n'a pas évolué. La faute à qui ? Aux compagnies low cost et à l'Internet qui banalise et rend accessibles les destinations au plus grand nombre. Il va falloir trouver de nouveaux segments de croissance. Thomas Cook qui figure désormais parmi les 100 premières entreprises cotées à la City, abat ses "cartes"...


Rédigé par Geneviève BIEGANOWSKI le Mardi 18 Mars 2008

Manny Fontenla-Novoa, le patron du groupe n’y va pas par quatre chemins. « Cela fait dix ans que le marché se partage 19 millions de clients. Rien ne laisse espérer que ce volume va progresser ».

Même si, comme l’indique l’article du Sunday Times, les vacances annuelles des Britanniques apparaissent comme le bien de consommation qui serait sacrifié bien après l’habillement, les sorties, les nouvelles voitures ou l’amélioration de l’habitat.

La stagnation des forfaits s'explique. Il est vrai que le marché britannique a subit avant le continent l’assaut des low cost et la banalisation de l’internet. Deux éléments qui ont détourné des forfaits traditionnels bon nombre de clients potentiels.

Le phénomène se vérifie d’ailleurs avec retard en France où certaines destinations comme le Maroc ou certains types de produits comme les courts séjours se consomment de moins en moins sous forme de forfaits.

Sans abandonner son cœur de métier qui restera l’organisation de voyages, le patron de Thomas Cook entend placer désormais le développement de son groupe sur les produits financiers : change, cartes de crédit et assurances.

Le voyagiste a des atouts dans ses cartes...

C'est un véritable come back pour Thomas Cook dont l'activité avait démarré par des bureaux de change...
C'est un véritable come back pour Thomas Cook dont l'activité avait démarré par des bureaux de change...
D’ores et déjà cette activité secondaire a réalisé un chiffre d’affaires de 215 millions d’euros entre 2005 et 2006. L’objectif serait d’atteindre 370 millions d’euros à la fin de l’exercice 2009-10. Dans le même temps, le chiffre d’affaires réalisé sur le voyage passerait de 80% du total des revenus à 72%.

Thomas Cook a décroché le contrat des bureaux de change dans le tout nouveau terminal 5 de l’aéroport d’Heathrow et il vient par ailleurs de racheter l’entreprise indienne de change fonctionnant déjà sous la marque Thomas Cook. Et le groupe place des cartes de crédit à travers une coopération avec la banque Barclays.

Les analystes interrogés par le Sunday Times se montrent assez sceptiques sur le développement de ces produits : les clients ont pris l’habitude de retirer de l’argent dans les distributeurs à l’étranger.

Même si cela coûte plus cher, ils auront du mal à changer cette habitude; la fermeture des 144 agences de voyages du groupe depuis la fusion réduit implicitement les possibilités de placer des produits financiers ou d’assurances…

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1.Posté par jean louis le 20/03/2008 14:08 | Alerter
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Cette étude de thomas cook est tres interéssante,pourquoi ne fait on pas la meme étude en france, a t'on peur des résultats?
Se diversifier par la création de nouveaux produits financiers,cartes de crédits,bureaux de change,assurances est peut etre une solution ponctuelle quand le marché reste atone et stagnant,mais en aucun cas suffisant .
Malgré l'emergence des low coast, d 'internet, de la distribution en grande surfaces,le marché reste plombé par le manque de pouvoir d'achat,la montée en puissance de la surtaxation de l aérien,l insécurité internationale et la faiblesse de l innovation en matiére de produits...
Depuis plusieurs décennies nous vendons les memes produits,vols secs,forfait semaine en sejour,circuit organisé,cette trilogie se retrouve dans tous les catalogues des grandes marques, tous les produits se resemblent étrangement d'un catalogue à l 'autre, ou est l innovation ????
L'offre correspond elle encore a la demande ?c est la question qu il faut se poser.
Certaines typologies de clientelle ne fréquentent plus les agv, les jeunes par exemple , les familles aussi, actuellement seuls les seniors constituent le fond de commerce du point de vente,et il est fort possible que lui aussi se lasse du manque d innovation en matière de produits.
Autre phénomène inquietant,depuis quelques temps,certains to et agv ont augmenté leurs frais de dossiers aprés parution des catalogues, l ' unique raison est le manque de ca,au lieu de reduire les frais de dossier quand on a peu de client on les augmente,,,,,comment le consomateur s'y retrouve ?,,, sur un billet d avion a 500 E sur les usa,il y a en plus la ribambelle de taxes pour 300 E environs, plus les frais de dossier ,,, a méditer !!!!!



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