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II. Rouen, à vélo, sur les bords de Seine

Itinérance à deux-roues dans la cité de Jeanne d'Arc



La capitale normande se prête à l’itinérance à deux-roues. Du centre ancien aux bords de Seine, tout le patrimoine de Rouen s’offre aux cyclistes, depuis les édifices médiévaux jusqu’aux réalisations fluviales les plus contemporaines. Avec, bien entendu, le souvenir entêtant de Jeanne d’Arc, égérie d’une cité qui a su lui rendre hommage. Deuxième étape de notre périple à vélo.


Rédigé par Jean-François RUST le Mardi 1 Mai 2018

Les quais de Seine sont l’endroit le plus agréable pour pédaler et terminer en beauté l’itinéraire cycliste - DR : J.-F.R.
Les quais de Seine sont l’endroit le plus agréable pour pédaler et terminer en beauté l’itinéraire cycliste - DR : J.-F.R.
Un effort est nécessaire si l’on veut découvrir à vélo les rues en pente de Saint-Niçaise et de la Croix de Pierre.

Prolongeant à l’est le quartier de Bourg-l’Abbé, le secteur exhale une atmosphère médiévale, incarnée par les rues Coignebert, des Requis et Saint-Niçaise, toutes encadrées de maisons à pans de bois.

Le charme résidentiel est certain, l’envie de déposer le vélo pour profiter du confort d’un appartement sous les toits, aussi.

A deux-roues, il ne faut pas longtemps pour s’accaparer les lieux et se croire d’ici... Au passage, jetons un regard sur l’église Saint-Niçaise, bel exemple d’édifice en béton de style moderniste.

Passée l’avenue de la Porte des Champs, joli nom qui souligne l’ancien point de contact entre ville et campagne, le quartier de la Croix de Pierre rayonne autour de sa place centrale, où trône une fontaine.

Plus aéré, ce quartier vit de fonctions tertiaires, avec le CHU, le Conservatoire à rayonnement régional, la bibliothèque des Capucins… Mais sa vocation administrative pourrait changer : en 2020, un hôtel 5 étoiles s’installera dans l’ancienne caserne Philippon.

Aître Saint-Maclou, un cimetière différent…

Encore quelques hectomètres pour achever le critérium urbain. Roulant au sud, on arrive dans une petite voie originale : la rue Eau de Robec.

Originale car un ruisseau reconstitué y coule. Il évoque la présence d’un vrai cours d’eau, lorsque cette rue était aux Siècles d’Or le fief des drapiers.

Un autre indice rappelle cette saga. A bien regarder, assis sur son vélo, on voit que les inévitables maisons à pans de bois portent sous leurs toits des greniers dits à évents. Ces espaces ouverts servaient à faire sécher les tissus.

Vivante, avec de nombreux bars et restaurants, cette rue est l’une des plus agréables de Rouen.

Guidant son deux-roues à l’intuition, on se retrouve cette fois place du Lieutenant Aubert, typique du Rouen aux façades à hourdis.

En tournant à gauche rue Damiette, on dévale la rue la plus léchée de la ville, avec ses maisons rénovées et ses boutiques d’antiquités.

Au bout, un nouvel édifice religieux gothique détonne : l’église Saint-Maclou. Une miraculée. Des bombardements de 39-45, elle n’a conservé que son porche à arcades, aux splendides vantaux Renaissance. Le reste a été reconstruit.

Autour d’elle, le quartier se découvre en remontant la rue Martainville. Interdit d’y sprinter, au risque de louper l’élément architectural le plus étonnant de Rouen : l’aître Saint-Maclou. C’est l’un des derniers témoignages en Europe d’un cimetière de pestiférés.

Autour d’une cour centrale où étaient entassés les morts, un quadrilatère fermé de maisons à pans de bois fut construit au 16e s., pour éviter que les animaux ne viennent déterrer les cadavres… Les os étaient stockés dans un espace situé entre les deux niveaux de galeries.

Malgré ses sculptures en bois représentant des figures macabres, le lieu, parfaitement préservé et caché de la rue, respire la quiétude urbaine. Après avoir accueilli… une école paroissiale puis celle des Beaux-Arts, un projet prévoit de transformer le site en espace culturel, avec galeries d’art et d’artisanat.

Envie d’une pause ? Cap sur la place voisine Saint-Marc, où le dimanche matin se tient un marché très populaire.

Bords de Seine, l’échappée belle

Les quais de Seine sont l’endroit le plus agréable pour pédaler et terminer en beauté l’itinéraire cycliste. Surtout depuis qu’ils ont été aménagés en promenade, entre les ponts Corneille et Flaubert.

Roi de la petite reine, on admire le fleuve depuis le pont Boieldieu. Aux temps anciens, un seul ouvrage franchissait la Seine entre Paris et la Manche. Ici. D’où la fortune de Rouen, entonnoir obligé pour tous les marchands d’entre Flandres et Aquitaine !

Le paysage vers l’aval est large et aéré : des bâtiments en brique réaménagés ; l’eau calme et bleutée de la Seine ; et, surtout, la « cuve » massive du Panorama XXL, dernière attraction scénique de la ville, avec ses projections spectaculaires sur écran à 360°.

Dévalant la promenade Normandie-Niemen, on file le long de ce nouveau Rouen fluvial.

A droite, un ancien dock est devenu La Fabrik, siège de France Bleu Normandie ; plus loin, c’est Le Marégraphe, restaurant-terrasse à la mode ; au-delà du Panorama, voici le pôle d’activités Rives de Seine, le centre commercial Docks 76, le parc de loisirs Hangar 9, des immeubles de bureaux et d’habitat collectif.

Bref, un nouveau quartier, Luciline, bâti dans le plus pur style immobilier du 21e s. sur d’anciens quais industriels.

Berges bourgeoise et ouvrière réconciliées 

On franchit à vélo le pont-levant Gustave Flaubert, apercevant en aval le terminal de croisières. Une manne pour la ville, parmi lesquels on compte de nombreux Allemands et Britanniques.

La rive gauche, elle, se hisse peu à peu au niveau de sa voisine. Sous les cris des mouettes, respirant l’odeur douceâtre du fleuve, on croise le 106, scène des musiques actuelles installée dans d’anciens hangars, dont subsistent les grues.

Un chantier interpelle : c’est celui du futur bâtiment de l’Hôtel de la Métropole. En 2021, une passerelle piétonne devrait relier les deux rives, réconciliant enfin la berge bourgeoise (Rouen) et ouvrière (quartier Flaubert, Petit-Quevilly…).

Quelques péniches glissent sur le fleuve tandis que l’on remonte le quai sud. Voici la plage, on veux dire Rouen-Plage.

L’été, la prairie Saint-Sever prend des allures de station balnéaire, avec sable et transats.

Encore un effort et le pont Jeanne d’Arc est là. La Seine-Maritime, dont l’Hôtel de département moderne trône au loin rive gauche, a bien soigné les berges de sa capitale.

A LIRE AUSSI : Cyclotourisme : un week-end à vélo à Rouen

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