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Paris-Papeete : Air Tahiti Nui va réduire la voilure en basse saison

améliorer significativement le remplissage



La compagnie tahitienne, devenue aujourd’hui le transporteur numéro un sur la Polynésie française, réduit son offre sur les dessertes où ses résultats sont insuffisants, à commencer par sa ligne–phare Paris-Papeete en basse saison. Des code-shares avec Air France et Delta Airlines sont à l’étude.


Rédigé par Vincent de MONICAULT le Jeudi 2 Octobre 2008

Air Tahiti Nui fête ses dix ans. La compagnie tahitienne est devenue aujourd’hui le transporteur numéro un sur la Polynésie française, y acheminant 72% des touristes (156 200 sur 218 200 en 2007). Reconnue pour la qualité de son service à bord, elle exploite aujourd’hui une flotte de cinq A340-300.

Faute de couverture carburant, Air Tahiti Nui a toutefois subi de plein fouet la forte hausse du kérosène ces derniers mois.

«Nous avons décidé d’une double couverture carburant et dollar pour 2009, a toutefois annoncé hier Christian Vernaudon, depuis cet été le Pdg d’Air Tahiti Nui tout en conservant cette même fonction au sein de la compagnie domestique Air Tahiti.

«Notre retour à l’équilibre passe aussi par une amélioration significative de notre remplissage, lequel doit passer à 75% contre 66% aujourd’hui. Nous allons aussi supprimer des lignes et réduire des fréquences là où les résultats sont insuffisants».


Osaka-Papeete est supprimé, New York maintenue en haute-saison

Paris-Papeete : Air Tahiti Nui va réduire la voilure en basse saison
Le vol Osaka-Papeete est supprimé. La ligne sur New York va être maintenue uniquement en haute-saison.

«La modification du programme concerne aussi Paris-Papeete, notre ligne-phare qui représente à elle seule la moitié de notre activité et sur laquelle nous sommes leader incontesté avec 55 à 60% de parts de marché" a poursuivi Christian Vernaudon.

A l'instar d'Air France, la compagnie polynésienne va ainsi réduire la voilure. Alors que la compagnie nationale va passer sur cet axe de quatre à trois fréquences par semaine en avril prochain, Air Tahiti Nui conserve un vol quotidien en haute et très haute saison, mais va descendre jusqu’à trois fréquences hebdomadaires en très basse saison (soit environ une dizaine de semaines par an).

"Nous discutons avec Air France, y compris sur un possible code-share, afin d’optimiser l’offre proposée sur cette ligne» a ajouté le patron d'Air Tahiti Nui. La compagnie polynésienne bénéficierait ainsi d'une capacité renforcée sur le tronçon Paris-Los Angeles et Air France sur la desserte Los Angeles-Papeete.

Un rapprochement avec Delta (Northwest) est aussi à l'étude, portant sur son offre sur l’Australie et la Nouvelle-Zélande via Papeete, un partenariat pouvant déboucher sur un code-share sur cet axe.


Une offre «Dix ans dix îles» avec les TO
Air Tahiti Nui propose, en partenariat avec les voyagistes, à compter du 15 octobre prochain une offre baptisée «Dix ans dix îles», permettant aux passagers d’un Paris-Papeete de voler sur le réseau domestique polynésien.

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Commentaires

1.Posté par Eric A. le 03/10/2008 11:33 | Alerter
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Transporteur numéro 1 vers la Polynésie !
C'est un peu compréhensible... c'est pour ainsi dire le seul.
10 ans d'existence pour arriver à cette terrible conclusion : un échec cuisant financé par le contribuable au nom de la continuité ... territoriale (soit dit en passant, dégageant par la même occasion l'habile actionnaire Air France d'un pénible fardeau, laissant la nouvelle compagnie pour l'instant hors de Skyteam, du système, mais grdant une discrète domination).
Les orientations stratégiques de la compagnie tahitienne n'ont pas été judicieuses, tant envers le réseau de distribution que des choix de commercialisation, notamment pour ce qui concerne les escales américaines.
En effet il n'est pas rare de constater des écarts de prix importants entre la distribution traditionnelle en agences, réseaux nationaux inclus et certains gros sites internet (clairement favorisés sur la haute contribution). Il n'a forcément pas été question de tendre l'autre joue, ce segment de marché étant trop essentiel pour être négligé.
Les augmentations tarifaires importantes, y compris dans les classes avant, n'ont pas aidé les remplissages, d'autant que la destination, paradisiaque autant que coûteuse, est en concurrence avec un balnéaire certes d'un autre type, mais ne justifiant pas systématiquement de tels écarts, le reste du monde ayant aussi évolué.
De plus il y a fort à parier qu'une éventuelle collaboration future avec Air France, le transporteur national n'impose à son vassal de drastiques conditions, comme à son habitude.
On ne peut parler de transporteur numéro 1 sur un marché, car encore eut-il fallu qu'il y ait un marché digne de ce nom.
Le grand perdant s'appelle l'usager - oh pardon - le contribuable.
EA

2.Posté par Papik le 03/10/2008 15:04 | Alerter
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J'ai eu la chance de prendre l'un des derniers vol Corsair pour Tahiti (Décembre 2002).
Sur place les polynésiens ne décoléraient pas. Ils estimaient que Corsair avait été "indemnisé" avec leurs impôts, pour laisser la place à Air Tahiti Nui. De plus, avec les nouveaux tarifs, leurs chances de visiter un jour la métropole s'évanouissaient.
Votre nouvelle va sans doute encore les attrister.
Pourquoi Corsair a-t-il abandonné Tahiti ? Poussé par l'état français ?
On peut en douter quand on voit que sur les sites officiels du gouvernement Corsair dessert toujours Tahiti : http://www.outre-mer.gouv.fr/?societe-polynesie-francaise.html&artpage=2

3.Posté par Eric A. le 03/10/2008 15:15 | Alerter
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Quelle chance !
Mais Corsair d'aujourd'hui n'est plus celle d'hier ...
Le rachat par Tui a fait de Corsair une compagnie comme les autres, omnubilée par la rentabilité.
Quant à l'état français, c'est à mon humble avis une administration de plus, elle peine à être à la page.
Pourquoi Corsair a-t-elle abandonné la desserte de Papeete ?
Honnêtement je n'en sais rien.
Poussé par l'état, pour Air France ?
Perte d'une subvention ?
Des remplissages insuffisants au regard de toute une année ?
Un appareil plus rentable s'il est réparti dans la même durée sur plusieurs autres dessertes ?

Ce ne sont, cher ami, que certaines des explications possibles, nous ne sommes pas dans le secret.
Le tourisme est un métier de plus en plus difficile, c'est désormais un art divinatoire.
Bien à Vous.
EA

4.Posté par charles th le 21/01/2010 17:11 | Alerter
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amis et passionnés de la Polynésie, soyons réalistes et concrets! puisque des echanges (de toutes sortes) se pratiquent avec la métropole depuis plusieurs décennies, il y aurait bien un moyen de favoriser le rapprochement des familles en pro-posant un tarif "préférentiel moins élevé" des billets d'avion si le(ou la)ministre des DOM-TOM avait cette volonté? cela me permettrait de voir mes petits-enfants, plutot qu'être contraint d'économiser le prix du voyage pendant 3ans?? ce constat est le même du coté des Polynésiens dont les enfants viennent faire leurs études en France Merci a tous de soutenir cette idée...

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