TourMaG.com, 1er journal des professionnels du tourisme francophone


TUI France : les salariés ont réalisé une opération coup-de-poing à la Direccte (Vidéo)

Une cinquantaine de salariés ont manifesté en bas de la Direccte, avant une invitation le 30 septembre 2020 au Sénat



Les salariés de TUI France étaient invités à manifester au siège des Hauts-de-Seine de la Direccte. Une cinquantaine de personnes se sont déplacées et ont été reçues par des responsables de l'instance. D'ores et déjà de nouvelles actions sont prévues, pour mettre en lumière le cas de TUI France.


Rédigé par La Rédaction le Mardi 22 Septembre 2020

Ce mardi 22 septembre, c'était jour de manifestation pour les salariés de TUI France.

Et cette fois-ci le rendez-vous n'était pas donné au siège du voyagiste, mais celui de la Direccte, pour dénoncer la "collusion entre l'instance et la direction de TUI," dénonce Razkallah Lazare secrétaire général (CGT) du Comité social et économique (CSE).

Une cinquantaine d'employés se sont déplacés et fait du bruit "lors d'une opération coup-de-poing" à Nanterre.

"Nous avons tellement fait de bruit qu'une responsable a voulu nous recevoir. Nous avons été reçus et nous avons pu discuter," confie le responsable syndical.

Les manifestants ont alors appris que le renouvellement du chômage partiel a été accepté jusqu'à la fin de l'année par la Direccte à l'aide... d'un robot. Une nouvelle qui n'a pas du tout été appréciée par les salariés présents.

Face à une situation économique délétère en France, des délégués de l'inspection du travail de l'instance en charge de l'application des règles du Code du travail ont révélé qu'ils étaient sous l'eau.

Les plans sociaux s'enchaînant en France, les salariés de la Direccte se retrouveraient totalement débordés.

Un plan de départ volontaire en préparation depuis janvier 2020 ?

"Nous concluons de ces discussions et de la situation, que les employés ont des consignes du ministère du Travail et de l'Economie, pour homologuer à la chaîne les PSE, quand le minimum légal est fourni par l'entreprise," déplore l'élu du CSE.

Toutefois, les salariés ont pu apprendre que l'instance vérifie actuellement que les moyens du groupe, les 92 millions d'euros reçus par TUI France, sont en corrélation avec le plan social mis en place.

"Nous saurons si les 9 mois de congés de reclassement suffisent pour les plus de 50 ans, mais surtout si l'entreprise à les moyens de mettre plus, aussi pour les 10 000 euros du budget de formation, etc," explique Razkallah Lazare secrétaire général (CGT) du Comité social et économique (CSE).

Avec un tel remue-ménage, le dossier de TUI France figure en haut de la pile, une place d'honneur qui ne satisfait pas les représentants du personnel.

D'ores et déjà de nouvelles actions sont prévues.

"Le 30 septembre 2020 une délégation du CSE sera reçue au Sénat sur le thème : l'utilisation de l'argent public par TUI France pour licencier 600 salariés.

Et le 7 octobre 2020, nous ferons la présentation du rapport d'expertise social d'Apex qui nous suit pour ce PSE,
" rapporte Razkallah Lazare.

D'autant que ce PSE ne daterait pas d'hier et n'aurait pas été provoqué par la crise sanitaire.

"En janvier, la direction a fait un appel d'offres avec des cabinets de reclassement, pour un plan de départ volontaire qui concernait alors 300 salariés. Le budget validé pour ces 300 salariés a été reconduit pour 600.

Nous espérons maintenant que la Direccte va se bouger, car nous allons le dénoncer tout ça auprès des Sénateurs,
" conclut le représentant syndical.

Lu 2635 fois

Notez

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Tous les commentaires discourtois, injurieux ou diffamatoires seront aussitôt supprimés par le modérateur.







QUARTIER LIBRE
vous offre

























  • Snapchat
  • Instagram
  • Twitter
  • Facebook
  • GooglePlay
  • appstore
  • DMCmag
  • Brochures en ligne
  •  La Travel Tech
  • Welcome To The Travel
  • AirMaG
  • Futuroscopie
  • CruiseMaG
  • Voyages Responsables
  • CampingMag
  • Partez en France
  • Partez en France
  • Ditex