La nouvelle équipe dirigeante autour de Didier Rabaux (fondateur) et Patrice Arezina (DG), à droite. Photo: T.Beaurepère
C’est en période de crise qu’il faut être dynamique et créatif. Le groupe Visiteurs/Partir, qui fête cette année ses 40 ans, a fait de cette maxime son leitmotiv.
Pour sa production 2027, qui sera accessible aux agences de voyages dès la fin du mois de juin sur son site internet et en septembre en brochure, Visiteurs (la marque BtoB du groupe, spécialisée sur les circuits accompagnés en GIR et voyages à la carte) proposera une quinzaine de nouvelles destinations, qui s’ajouteront aux 45 actuellement programmées.
Le long courrier demeure le cœur de l’activité de Visiteurs, avec des offres nouvelles au Sénégal, Rwanda, Malaisie, Philippines, Australie ou encore Corée du sud.
Le TO va également multiplier les propositions en lien avec des fêtes emblématiques, comme la fête des morts au Mexique ou la fête des couleurs en Inde.
Pour sa production 2027, qui sera accessible aux agences de voyages dès la fin du mois de juin sur son site internet et en septembre en brochure, Visiteurs (la marque BtoB du groupe, spécialisée sur les circuits accompagnés en GIR et voyages à la carte) proposera une quinzaine de nouvelles destinations, qui s’ajouteront aux 45 actuellement programmées.
Le long courrier demeure le cœur de l’activité de Visiteurs, avec des offres nouvelles au Sénégal, Rwanda, Malaisie, Philippines, Australie ou encore Corée du sud.
Le TO va également multiplier les propositions en lien avec des fêtes emblématiques, comme la fête des morts au Mexique ou la fête des couleurs en Inde.
La Grèce, la Turquie et Chypre complètent la production
Par ailleurs, Visiteurs entend se positionner plus fortement sur le moyen-courrier, qui ne génère pour l’heure que 5 à 6% de l’activité.
Avec en nouveauté la Grèce, Chypre ou encore la Turquie, à découvrir à travers une offre de voyages à la carte et de circuits en petits groupes (14 à 16 passagers) proposant des expériences inédites. Des réflexions sont également en cours en Espagne, Portugal ou Italie.
« Il nous manquait une profondeur d’offres sur le moyen-courrier. L’arrivée de Charlotte Peltier au poste de directrice achats et production, avec de nouvelles destinations dans ses valises, va nous permettre d’élargir nos propositions » se félicite Patrice Arezina, qui a pris la direction générale du groupe en début d’année.
En parallèle, Visiteurs va développer une offre d’autotours pré-packagés, incluant l’aérien et avec des dates de départ programmées, afin de simplifier le travail des agences.
Dans la même logique, l'accès à l’offre aérienne au départ des régions sur le site BtoB du TO sera amélioré d’ici le mois de septembre, afin de permettre aux distributeurs d’effectuer une réservation totalement en ligne.
Avec en nouveauté la Grèce, Chypre ou encore la Turquie, à découvrir à travers une offre de voyages à la carte et de circuits en petits groupes (14 à 16 passagers) proposant des expériences inédites. Des réflexions sont également en cours en Espagne, Portugal ou Italie.
« Il nous manquait une profondeur d’offres sur le moyen-courrier. L’arrivée de Charlotte Peltier au poste de directrice achats et production, avec de nouvelles destinations dans ses valises, va nous permettre d’élargir nos propositions » se félicite Patrice Arezina, qui a pris la direction générale du groupe en début d’année.
En parallèle, Visiteurs va développer une offre d’autotours pré-packagés, incluant l’aérien et avec des dates de départ programmées, afin de simplifier le travail des agences.
Dans la même logique, l'accès à l’offre aérienne au départ des régions sur le site BtoB du TO sera amélioré d’ici le mois de septembre, afin de permettre aux distributeurs d’effectuer une réservation totalement en ligne.
Une nouvelle équipe aux commandes
Cet élargissement de l’offre témoigne des nouvelles ambitions du groupe, présentées à l’ensemble des salariés la semaine dernière.
Créé par Didier Rabaux et Didier Blanchard en 1986, d’abord avec la marque Partir spécialisée sur les voyages en groupes constitués puis avec Visiteurs revendue presque exclusivement via les agences, l’entreprise a été rachetée par le fond d’investissement B& Capital en décembre 2025.
Si les deux fondateurs demeurent actionnaires, ce changement s’est traduit par un passage de témoin. Jusqu’à présent directeur commercial, Patrice Arezina a pris la direction générale, et s’est entouré d’une nouvelle équipe.
A ses côtés, on retrouve donc Charlotte Peltier (ex NG Travel), Blandine Bonnay au poste de directrice des transports depuis deux ans, et depuis quelques semaines Stéphane Le Coz (passé par Marmara et Kuoni), qui reprend la direction commerciale.
Il pourra notamment s'appuyer sur le nouveau référencement par Salaün Holidays, le seul grand réseau avec qui Visiteurs n'avait pas d'accord.
Lire aussi : Visiteurs : le tour-opérateur vendu à un fonds d'investissement… et après ?
Créé par Didier Rabaux et Didier Blanchard en 1986, d’abord avec la marque Partir spécialisée sur les voyages en groupes constitués puis avec Visiteurs revendue presque exclusivement via les agences, l’entreprise a été rachetée par le fond d’investissement B& Capital en décembre 2025.
Si les deux fondateurs demeurent actionnaires, ce changement s’est traduit par un passage de témoin. Jusqu’à présent directeur commercial, Patrice Arezina a pris la direction générale, et s’est entouré d’une nouvelle équipe.
A ses côtés, on retrouve donc Charlotte Peltier (ex NG Travel), Blandine Bonnay au poste de directrice des transports depuis deux ans, et depuis quelques semaines Stéphane Le Coz (passé par Marmara et Kuoni), qui reprend la direction commerciale.
Il pourra notamment s'appuyer sur le nouveau référencement par Salaün Holidays, le seul grand réseau avec qui Visiteurs n'avait pas d'accord.
Lire aussi : Visiteurs : le tour-opérateur vendu à un fonds d'investissement… et après ?
Les Etats-Unis à la peine depuis deux ans
Le capital de l’entreprise sera ouvert aux managers d’ici la fin de l’année. Partir/Visiteurs peut également s’appuyer sur une équipe de 80 collaborateurs, dont une petite vingtaine de spécialistes des voyages à la carte, pour atteindre l’objectif de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires dans les cinq ans, contre 76 millions en 2025.
Les fondamentaux de l’entreprise sont bons, avec un Ebitda d’environ 4 M€ l’année dernière, même si l’activité a stagné en 2025, tant en chiffre d’affaires qu’en nombre de clients (environ 35 000). Les groupes constitués (avec la marque Partir vendue exclusivement en BtoC, et Visiteurs Groupes) représentent environ 35% de l’activité.
La faute notamment aux Etats-Unis, première destination du groupe qui n’a séduit « que » 2 200 clients en 2025, contre 3 000 un an plus tôt. Le pays de l’Oncle Sam devance le Japon, le Canada, la Tanzanie et le Sri Lanka dans les Top 5 des meilleures ventes.
Les fondamentaux de l’entreprise sont bons, avec un Ebitda d’environ 4 M€ l’année dernière, même si l’activité a stagné en 2025, tant en chiffre d’affaires qu’en nombre de clients (environ 35 000). Les groupes constitués (avec la marque Partir vendue exclusivement en BtoC, et Visiteurs Groupes) représentent environ 35% de l’activité.
La faute notamment aux Etats-Unis, première destination du groupe qui n’a séduit « que » 2 200 clients en 2025, contre 3 000 un an plus tôt. Le pays de l’Oncle Sam devance le Japon, le Canada, la Tanzanie et le Sri Lanka dans les Top 5 des meilleures ventes.
Des réservations en recul de 28% en avril
Cette diversification de l’offre est également la bienvenue alors que les effets de la guerre au Moyen-Orient continuent à se faire sentir.
Dans les trois premières semaines de mars, il a fallu rapatrier une centaine de clients, avec des situations complexes en Inde et au Vietnam, pour un coût d’environ 150 000 €.
Puis l’entreprise a dû annuler (et parfois reporter) des départs prochains qui comportaient des vols transitant par les pays du Golfe, soit un petit millier de passagers concernés.
Désormais, comme l’ensemble de la profession, Visiteurs fait face à un attentisme qui se prolonge. Après un recul des réservations de 18% en mars comparé à 2025, le chiffre atteint -28% en avril.
Si les destinations asiatiques sont particulièrement concernées, Patrice Arezina évoque aussi des réservations pour les Etats-Unis toujours à la peine, à l’étal par rapport à 2025 mais en décrochage de 40% comparé à 2024.
Dans les trois premières semaines de mars, il a fallu rapatrier une centaine de clients, avec des situations complexes en Inde et au Vietnam, pour un coût d’environ 150 000 €.
Puis l’entreprise a dû annuler (et parfois reporter) des départs prochains qui comportaient des vols transitant par les pays du Golfe, soit un petit millier de passagers concernés.
Désormais, comme l’ensemble de la profession, Visiteurs fait face à un attentisme qui se prolonge. Après un recul des réservations de 18% en mars comparé à 2025, le chiffre atteint -28% en avril.
Si les destinations asiatiques sont particulièrement concernées, Patrice Arezina évoque aussi des réservations pour les Etats-Unis toujours à la peine, à l’étal par rapport à 2025 mais en décrochage de 40% comparé à 2024.
Des objectifs 2026 revus à la baisse
« La bonne nouvelle est que les clients témoignent toujours d’un intérêt pour partir, mais ils font preuve d’attentisme » se rassure Patrice Arezina,
« Nous sommes multi-spécialiste, avec un panel de destinations qui sont autant de refuges possibles même si pour l'heure, aucune n'émerge vraiment. Mais ce qui n’a pas été réservé ne sera pas totalement récupérable » ajoute le directeur général, qui a revu à la baisse ses objectifs.
Alors qu’il espérait un chiffre d’affaires de 81 M€ en 2026, en progression de 8% par rapport à 2025, il table désormais sur 68 à 70 M€ , sans certitude. Et de conclure : « la situation nous apprend à faire preuve d’humilité ».
« Nous sommes multi-spécialiste, avec un panel de destinations qui sont autant de refuges possibles même si pour l'heure, aucune n'émerge vraiment. Mais ce qui n’a pas été réservé ne sera pas totalement récupérable » ajoute le directeur général, qui a revu à la baisse ses objectifs.
Alors qu’il espérait un chiffre d’affaires de 81 M€ en 2026, en progression de 8% par rapport à 2025, il table désormais sur 68 à 70 M€ , sans certitude. Et de conclure : « la situation nous apprend à faire preuve d’humilité ».

















