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Elections APST - Albane Cotin veut "accompagner les adhérents au sortir de cette période noire"

La dirigeante d'Exotis est candidate au poste d'administrateur



L'APST va renouveler son conseil d'administration dans le cadre d'élections organisées jusqu'au 30 juin 2022, selon les nouveaux statuts de l'association. Aujourd'hui, nous donnons la parole à l'une des candidates, Albane Cotin Raynal, la dirigeante d'Exotis et actuelle déléguée régionale de l'APST pour la région Basse-Normandie.


Rédigé par le Mardi 14 Juin 2022

TourMaG.com - Pour quelles raisons souhaitez-vous vous présenter au conseil d’administration de l'APST, quelles sont vos motivations ?

Albane Cotin Raynal :
Mes motivations restent les mêmes que lors de ma première candidature il y a 10 ans en tant que déléguée régionale pour la région Basse-Normandie dans un premier temps, puis administrateur depuis maintenant 5 ans : représenter et faire respecter les valeurs et le savoir-faire de notre profession au cœur de l’association.

Par ailleurs, la composition du conseil d’administration ne me semble pas suffisamment représentative à ce jour de la majorité des adhérents de l’APST, à savoir les petites et toutes petites structures (dont je fais partie) qui s’engagent sur leurs biens personnels pour la garantie financière, contrairement aux grosses entreprises…

TourMaG.com - Quelles sont vos priorités pour l’APST ?

Albane Cotin Raynal :
Mes priorités sont d’accompagner les adhérents au sortir de cette période noire que nous venons de traverser, et participer aux négociations engagées par la gouvernance actuelle auprès des pouvoirs publics.

Albane Cotin Raynal, dirigeante d'Exotis, est candidate au poste d'administrateur de l'APST - DR : Exotis
Albane Cotin Raynal, dirigeante d'Exotis, est candidate au poste d'administrateur de l'APST - DR : Exotis
TourMaG.com - Que pensez-vous des changements de statuts ? Cela était-il nécessaire ? Suffisant ?

Albane Cotin Raynal :
Oui, les changements de statuts étaient nécessaires et soumis à l’approbation de notre Gouvernement.

Ces trois dernières années nous ont démontré les limites du fonctionnement de l’association, qui ne s’avère plus vraiment adapté à l’évolution du marché du tourisme, secteur aussi vulnérable que prospère…

L’APST, créée et gérée par des professionnels du tourisme, ne peut pas posséder les mêmes compétences qu’une compagnie d’assurances à laquelle elle est trop souvent assimilée.

Pourtant, elle reste le principal et l’unique garant financier des agences de voyages à assurer la garantie en services, en plus de la garantie numéraire, et nous devons œuvrer pour que perdure l’ADN de l’association.

Afin de pallier les manques précédemment exposés, les nouveaux statuts prévoient l’alliance de compétences complémentaires avec la création des différents comités remplaçant le Bureau, ainsi qu’une représentation plus paritaire des adhérents au conseil d’administration (administrateurs élus désignés en fonction de leur tranche de volume d’affaires), tout en diminuant sensiblement la prépondérance des principaux réseaux…

TourMaG.com - Pensez-vous que le renforcement des contre-garanties est une bonne chose ?

Albane Cotin Raynal :
Oui le renforcement des contre-garanties est une bonne chose, notamment pour les gros risques qui impactent fortement l’APST depuis ces dernières années…

Les risques principaux ne viennent évidemment pas des petites structures, mais des grosses pour lesquelles il faut des contre-garanties réelles et sérieuses.

L’ère des affaires prospères basée sur la confiance, où l’on pensait que l’importance de l’entreprise était un gage de solidité, est révolue. L’avenir est aux petites structures qui possèdent une meilleure faculté d’anticipation et d’adaptation.

LIRE AUSSI : Elections APST : comment fonctionnera le nouveau conseil d'administration ?

TourMaG.com - Comment peut-on alors s'assurer du suivi des entreprises à risques et prévenir les risques ?

Albane Cotin Raynal :
La création du comité des risques est un vrai plus dans la nouvelle organisation de l’association et l’introduction de compétentes extérieures au tourisme en matière d’assurances et de finances ne peut qu’améliorer la vigilance nécessaire pour l’anticipation des gros sinistres.

Un suivi régulier des différents documents comptables des dossiers les plus sensibles pourrait être effectué de façon plus systématique, par exemple à une cadence semestrielle au lieu d’annuelle.

Il faudrait également soumettre l’acceptation des gros dossiers à une évaluation plus objective du facteur risques/rentabilité pour l’association, d’où l’intérêt des différents comités faisant intervenir des compétences extérieures à celles du tourisme (finance, assurance, etc.)

TourMaG.com - Etes-vous inquiète pour la réassurance publique, alors que celle-ci n’a toujours pas été validée par l’Europe ?

Albane Cotin Raynal :
La question de la réassurance publique devrait normalement être prochainement validée par l’Europe, puisqu’elle est en vigueur dans nos pays voisins…

Il semble difficile d’envisager un avenir serein pour l’association sans cette réassurance après le séisme Thomas Cook et au sortir de cette pandémie qui a affaibli de nombreux adhérents.

En outre, il me paraît primordial de solliciter à nouveau l’aval des pouvoirs publics pour valider le projet suivant qui fonctionne très bien dans nos pays voisins : il semble que les clients financent leur propre assurance en fonction des fonds engagés, comme c’est le cas dans de nombreux secteurs.

TourMaG.com - Vous attendez-vous à devoir davantage travailler avec les autorités de tutelle et peut-être le CIRI, après plusieurs mois de transition en 2021 et 2022 ?

Albane Cotin Raynal :
Il est très probable que nous devions travailler davantage avec les autorités de tutelle et peut-être également avec le CIRI, mais après la transition de 2021 et 2022 (période très exceptionnelle pour notre profession), les modalités de ce travail restent encore à définir dans la durée.

TourMaG.com - Envisagez-vous de vous présenter au poste de président de l’APST ?

Albane Cotin Raynal :
(Rires) Ce projet ne s’inscrit pas vraiment dans le programme de mes priorités, d’autant qu’il faudrait déjà être élue avec un nombre suffisant de voix pour envisager d’assumer le mandat maximal de 3 ans.

En effet, selon les nouveaux statuts de l’association, la durée du mandat (entre 1 et 3 années) s’effectuera en fonction du nombre de voix obtenues.

Quoi qu’il en soit, si je suis réélue, je continuerai à m’impliquer activement dans le tout nouveau conseil d’administration !

Retrouvez toutes les interviews des candidats au poste d'administrateur de l'APST en cliquant ici

Anaïs Borios Publié par Anaïs Borios Journaliste - TourMaG.com
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