Pari réussi en Egypte pour le 24e Forum des Pionniers ! - Photo : Forum des Pionniers, Jules DESPRETZ
Le Forum des Pionniers vient de refermer un nouveau chapitre de son histoire.
L’événement, imaginé par Pierre Amalou en l’an 2000 a tenu sa 24e édition en Égypte, du 30 mai au 4 juin 2026, empreint d’une très grande émotion.
Il faut dire que son fondateur a tiré sa révérence en avril dernier. « Ce qu'il a inventé avec le Forum des Pionniers en 2000, ce n’est pas un congrès, pas un salon, mais un lieu où la profession entière se retrouve, entre concurrents, pour échanger, débattre, confronter sans agressivité, sans complaisance », a rappelé à son sujet Julie Panadero, la directrice de l’Escaet, en ouverture de ce rassemblement.
Après de multiples éditions, c’est l’école du tourisme aixoise qui a hérité de l’événement. « En 2014, l'Escaet a fêté ses 30 ans et en guise de cadeau d'anniversaire, Pierre nous a légué deux cadeaux : le Forum des Pionniers et le magazine Strategos. Il aurait pu vendre ces marques à n'importe quelle entreprise, n'importe quel organisateur d'événements ou médias. Il a choisi une école », a poursuivi Julie Panadero.
« Ce qu'il nous a transmis ce jour-là, ce n'est pas forcément un actif, c'est surtout un mandat. Il nous a dit en substance : "modernisez les outils et le casting si vous voulez, rajeunissez les codes, mais ne touchez pas à ce qui fait l'âme de cet événement : la qualité du dialogue, la diversité des participants et la liberté de parole entre pairs" ».
L’événement, imaginé par Pierre Amalou en l’an 2000 a tenu sa 24e édition en Égypte, du 30 mai au 4 juin 2026, empreint d’une très grande émotion.
Il faut dire que son fondateur a tiré sa révérence en avril dernier. « Ce qu'il a inventé avec le Forum des Pionniers en 2000, ce n’est pas un congrès, pas un salon, mais un lieu où la profession entière se retrouve, entre concurrents, pour échanger, débattre, confronter sans agressivité, sans complaisance », a rappelé à son sujet Julie Panadero, la directrice de l’Escaet, en ouverture de ce rassemblement.
Après de multiples éditions, c’est l’école du tourisme aixoise qui a hérité de l’événement. « En 2014, l'Escaet a fêté ses 30 ans et en guise de cadeau d'anniversaire, Pierre nous a légué deux cadeaux : le Forum des Pionniers et le magazine Strategos. Il aurait pu vendre ces marques à n'importe quelle entreprise, n'importe quel organisateur d'événements ou médias. Il a choisi une école », a poursuivi Julie Panadero.
« Ce qu'il nous a transmis ce jour-là, ce n'est pas forcément un actif, c'est surtout un mandat. Il nous a dit en substance : "modernisez les outils et le casting si vous voulez, rajeunissez les codes, mais ne touchez pas à ce qui fait l'âme de cet événement : la qualité du dialogue, la diversité des participants et la liberté de parole entre pairs" ».
« L'Égypte, aussi bien une bénédiction qu'une malédiction »
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Mais depuis quatre ans désormais, la responsabilité de faire perdurer l’esprit des Pionniers repose à la fois sur les épaules de l’Escaet et sur celles de l’agence Travel Insight.
Elle aura été particulièrement mise à l’épreuve cette année, alors que le Moyen-Orient est en proie avec une nouvelle guerre.
Car si l’Égypte n’est pas touchée par le conflit entre l’Iran et Israël, sa proximité géographique a pu inquiéter certains participants. « L'Égypte, c'est aussi bien une bénédiction qu'une malédiction », a déclaré Stanislas Lucien, le directeur de Travel Insight, lors de l’ouverture du Forum.
« Le territoire est exceptionnel et, dès l’annonce de la destination, en moins d'une semaine, nous avions trouvé tous nos parrains.
En revanche, il a été plus difficile pour eux de construire un casting. Nous aurions pu annuler huit fois, mais heureusement, nous sommes restés déterminés et nous avons réussi à mener à bien le projet jusqu'au bout, dans une destination historique, mythique ».
Et c’est accueillis comme des rois au pays des pharaons que les quelque 125 participants ont atterri au Caire, pour découvrir le nouveau musée du GEM, qui abrite plus de 100 000 objets datés de l'Égypte antique, dont l’ensemble du trésor de la tombe de Toutankhamon (voir vidéo). Avant de se diriger vers le plateau de Gizeh, pour y admirer les pyramides de Khéops, Khéphren, Mykérinos ainsi que le Grand Sphinx, quasiment déserté.
Il faut dire que la période de juin à août correspond à la basse saison touristique en Égypte, marquée par des températures avoisinant les 50 degrés. Une météo qui n’empêche pas les touristes – notamment les Espagnols et les Italiens – de découvrir la destination.
D’ailleurs, pour la petite anecdote, avant que le conflit ne jette un froid sur les réservations, l’Égypte était en train de pulvériser tous ses records de fréquentation.
En 2025, le pays a dépassé pour la première fois le seuil des 19 millions de visiteurs, dont 506 889 Français, soit une hausse de 30,7% par rapport à 2024. Il en allait de même début 2026, avec plus de 4,5 millions de touristes accueillis (+15,6% par rapport à la même période en 2025), selon les chiffres communiqués à TourMaG par l’Egyptian Tourism Authority.
« Le GEM, pleinement opérationnel depuis novembre 2025, devrait être un moteur essentiel de la croissance continue jusqu'en 2026 et au-delà », a ajouté son CEO, Ahmed Youssef.
Elle aura été particulièrement mise à l’épreuve cette année, alors que le Moyen-Orient est en proie avec une nouvelle guerre.
Car si l’Égypte n’est pas touchée par le conflit entre l’Iran et Israël, sa proximité géographique a pu inquiéter certains participants. « L'Égypte, c'est aussi bien une bénédiction qu'une malédiction », a déclaré Stanislas Lucien, le directeur de Travel Insight, lors de l’ouverture du Forum.
« Le territoire est exceptionnel et, dès l’annonce de la destination, en moins d'une semaine, nous avions trouvé tous nos parrains.
En revanche, il a été plus difficile pour eux de construire un casting. Nous aurions pu annuler huit fois, mais heureusement, nous sommes restés déterminés et nous avons réussi à mener à bien le projet jusqu'au bout, dans une destination historique, mythique ».
Et c’est accueillis comme des rois au pays des pharaons que les quelque 125 participants ont atterri au Caire, pour découvrir le nouveau musée du GEM, qui abrite plus de 100 000 objets datés de l'Égypte antique, dont l’ensemble du trésor de la tombe de Toutankhamon (voir vidéo). Avant de se diriger vers le plateau de Gizeh, pour y admirer les pyramides de Khéops, Khéphren, Mykérinos ainsi que le Grand Sphinx, quasiment déserté.
Il faut dire que la période de juin à août correspond à la basse saison touristique en Égypte, marquée par des températures avoisinant les 50 degrés. Une météo qui n’empêche pas les touristes – notamment les Espagnols et les Italiens – de découvrir la destination.
D’ailleurs, pour la petite anecdote, avant que le conflit ne jette un froid sur les réservations, l’Égypte était en train de pulvériser tous ses records de fréquentation.
En 2025, le pays a dépassé pour la première fois le seuil des 19 millions de visiteurs, dont 506 889 Français, soit une hausse de 30,7% par rapport à 2024. Il en allait de même début 2026, avec plus de 4,5 millions de touristes accueillis (+15,6% par rapport à la même période en 2025), selon les chiffres communiqués à TourMaG par l’Egyptian Tourism Authority.
« Le GEM, pleinement opérationnel depuis novembre 2025, devrait être un moteur essentiel de la croissance continue jusqu'en 2026 et au-delà », a ajouté son CEO, Ahmed Youssef.
Des moments de réflexion plus inclusifs
Le périple s’est ensuite poursuivi sur les bords du Nil, pour une croisière entre Louxor et Assouan, le tout orchestré d’une main de maître par les équipes du tour-opérateur Travel Evasion, présent en Égypte depuis 18 ans, et son partenaire réceptif Tarot Tours, qui possède aussi bien des navires sur le Nil que des hôtels en gestion.
Le format de la croisière a permis d’accentuer encore plus cette proximité entre les participants. Mais d’autres ingrédients ont également permis à la sauce de prendre.
À commencer par les moments de réflexion, plus inclusifs. Cette année, exit les conférences en plénière : les Pionniers ont été amenés à interagir au cours d’ateliers participatifs et de masterclass, autour du thème « Piloter l’incertain ».
Un thème plus que jamais d’actualité à l’heure où les crises en tous genres rythment le quotidien des professionnels du tourisme.
Catastrophes naturelles, tensions géopolitiques, déferlement de l'intelligence artificielle qui change déjà la manière dont les clients préparent leurs voyages… « C'est ce double mouvement qui nous intéresse : d'un côté des chocs exogènes, plus fréquents, plus coûteux, qui rendent le terrain de jeu instable, et de l'autre côté une transformation technologique qui réécrit silencieusement la relation client sans forcément nous attendre », a indiqué Laurent Gotman, le directeur général de l’Escaet devant les Pionniers.
Il a ajouté : « C'est dans cet environnement-là que s’inscrit notre thème "Comment, en tant que dirigeant du tourisme, apprendre non seulement à s'adapter, mais à piloter l'incertain ?" »
Les conclusions apportées par chaque groupe de réflexion devaient être dévoilées prochainement, nous aurons l’occasion d’y revenir plus en détails. Mais déjà, on peut dire que le format a suscité de nombreux échanges.
Si un animateur avait été désigné dans chaque groupe, afin de susciter et de structurer le débat, très vite, les pionniers n’ont pas hésité à se confier à propos de leurs propres expériences, transformant ces moments de partage en véritable thérapie de groupe !
Le format de la croisière a permis d’accentuer encore plus cette proximité entre les participants. Mais d’autres ingrédients ont également permis à la sauce de prendre.
À commencer par les moments de réflexion, plus inclusifs. Cette année, exit les conférences en plénière : les Pionniers ont été amenés à interagir au cours d’ateliers participatifs et de masterclass, autour du thème « Piloter l’incertain ».
Un thème plus que jamais d’actualité à l’heure où les crises en tous genres rythment le quotidien des professionnels du tourisme.
Catastrophes naturelles, tensions géopolitiques, déferlement de l'intelligence artificielle qui change déjà la manière dont les clients préparent leurs voyages… « C'est ce double mouvement qui nous intéresse : d'un côté des chocs exogènes, plus fréquents, plus coûteux, qui rendent le terrain de jeu instable, et de l'autre côté une transformation technologique qui réécrit silencieusement la relation client sans forcément nous attendre », a indiqué Laurent Gotman, le directeur général de l’Escaet devant les Pionniers.
Il a ajouté : « C'est dans cet environnement-là que s’inscrit notre thème "Comment, en tant que dirigeant du tourisme, apprendre non seulement à s'adapter, mais à piloter l'incertain ?" »
Les conclusions apportées par chaque groupe de réflexion devaient être dévoilées prochainement, nous aurons l’occasion d’y revenir plus en détails. Mais déjà, on peut dire que le format a suscité de nombreux échanges.
Si un animateur avait été désigné dans chaque groupe, afin de susciter et de structurer le débat, très vite, les pionniers n’ont pas hésité à se confier à propos de leurs propres expériences, transformant ces moments de partage en véritable thérapie de groupe !
Incertitudes et résilience : la leçon de l'Egypte
Enfin, le Forum ne serait pas ce qu’il est sans les moments de convivialité, qui contribuent également à la construction d'un réseau entre professionnels.
Et quoi de mieux que l’Égypte, son histoire millénaire, sa lumière, ses sites, la tranquillité de son fleuve et la chaleur de l’accueil réservé aux participants pour tisser des liens, et remettre les choses en perspective ?
Car, quel peuple plus résilient que les Égyptiens ? Ne serait-ce que par leur histoire récente : depuis 2010, et alors que le tourisme constitue la 3e source de richesse, le pays a connu les révolutions du Printemps arabe, la pandémie de Covid et, désormais, une guerre qui touche ses proches voisins.
Pourtant, ses professionnels veulent y croire. Lors d’un workshop consacré à la destination, tous ont martelé aux participants à quel point la destination est « safe », tout en dévoilant leurs nouveautés pour l’hiver 2026-2027.
C’est aussi le message que souhaitait faire passer Travel Evasion. Les Pionniers en ont eu la démonstration.
Et quoi de mieux que l’Égypte, son histoire millénaire, sa lumière, ses sites, la tranquillité de son fleuve et la chaleur de l’accueil réservé aux participants pour tisser des liens, et remettre les choses en perspective ?
Car, quel peuple plus résilient que les Égyptiens ? Ne serait-ce que par leur histoire récente : depuis 2010, et alors que le tourisme constitue la 3e source de richesse, le pays a connu les révolutions du Printemps arabe, la pandémie de Covid et, désormais, une guerre qui touche ses proches voisins.
Pourtant, ses professionnels veulent y croire. Lors d’un workshop consacré à la destination, tous ont martelé aux participants à quel point la destination est « safe », tout en dévoilant leurs nouveautés pour l’hiver 2026-2027.
C’est aussi le message que souhaitait faire passer Travel Evasion. Les Pionniers en ont eu la démonstration.
La Côte d’Ivoire, destination 2027 du Forum des Pionniers ?
Après une dernière soirée sur une île privée d’Assouan, l’heure est venue de refermer la parenthèse jusqu’à l’an prochain… ou presque !
Car les rencontres réalisées en Égypte entraineront, à coup sûr, une continuité des échanges et du business, permettant aux Pionniers de faire vivre le Forum.
Le prochain rendez-vous devrait avoir lieu en septembre, concordant avec l’annonce de la destination 2027. Si rien n’a été signé pour le moment, la Côte d’Ivoire s’est officiellement positionnée pour accueillir l’événement.
A noter également : les tarifs pour les parrains devraient augmenter, les co-organisateurs du Forum souhaitant « ne pas dépendre uniquement de la destination, pouvoir organiser d'une manière beaucoup plus indépendante et pouvoir faire les choses encore plus grand », comme l’a annoncé Stanislas Lucien.
Rendez-vous donc dans quelques mois !
Car les rencontres réalisées en Égypte entraineront, à coup sûr, une continuité des échanges et du business, permettant aux Pionniers de faire vivre le Forum.
Le prochain rendez-vous devrait avoir lieu en septembre, concordant avec l’annonce de la destination 2027. Si rien n’a été signé pour le moment, la Côte d’Ivoire s’est officiellement positionnée pour accueillir l’événement.
A noter également : les tarifs pour les parrains devraient augmenter, les co-organisateurs du Forum souhaitant « ne pas dépendre uniquement de la destination, pouvoir organiser d'une manière beaucoup plus indépendante et pouvoir faire les choses encore plus grand », comme l’a annoncé Stanislas Lucien.
Rendez-vous donc dans quelques mois !






Publié par Anaïs Borios 













